En Syrie, l'heure de vérité
Cela me fend le coeur. Si la France était resté aussi fidèle que la Russie à sa tradition politique en Orient, elle serait aujourd'hui un des pivots diplomatiques de cette région au lieu d'être reléguée sur la touche.
On peut aller vers l'orient compliqué avec des idées simples. Encore faut-il que ce soit les bonnes.
Merci Sarkozy et Hollande, les deux abrutis, ignares, incultes, petits magouilleurs sans vision, qui sont responsables et coupables de cette déchéance de rationalité.
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mercredi, février 17, 2016
jeudi, décembre 24, 2015
Libye : nous avons les conséquences
«Il manque un Lawrence d'Arabie pour unir toutes les tribus qui bouteront Daesh hors de Libye»
Le titre de l'article est con. Passons.
Toujours est-il que vous connaissez le phrase favorite de Jacques Bainville face à une politique idiote : « Vous aurez les conséquences».
Hé bien voilà, nous avons les conséquences.
Deux phrases de cet article suffisent à vous faire comprendre à qui et à quelles politiques je pense :
************
Quoiqu'en disent les responsables politiques français aux affaires à l'époque, cette intervention [en Libye] a été catastrophique pour la stabilité de l'ensemble de la région et a démontré un aveuglement coupable.
Les moyens militaires français sont actuellement au taquet.
************
Vous noterez l'expression très forte « aveuglement coupable ».
Le titre de l'article est con. Passons.
Toujours est-il que vous connaissez le phrase favorite de Jacques Bainville face à une politique idiote : « Vous aurez les conséquences».
Hé bien voilà, nous avons les conséquences.
Deux phrases de cet article suffisent à vous faire comprendre à qui et à quelles politiques je pense :
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Quoiqu'en disent les responsables politiques français aux affaires à l'époque, cette intervention [en Libye] a été catastrophique pour la stabilité de l'ensemble de la région et a démontré un aveuglement coupable.
Les moyens militaires français sont actuellement au taquet.
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Vous noterez l'expression très forte « aveuglement coupable ».
jeudi, juillet 30, 2015
Libye : allons-nous être contraints de soutenir Al-Qaida contre Daesh ?
Libye : allons-nous être contraints de soutenir Al-Qaida contre Daesh ?
Lugan décape, comme d'habitude.
L'affaire libyenne est une raison suffisante pour que plus jamais je ne vote Sarkozy.
Lugan décape, comme d'habitude.
L'affaire libyenne est une raison suffisante pour que plus jamais je ne vote Sarkozy.
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lundi, mars 17, 2014
Libye : à quand le procès de Bernard-Henri Lévy et de Nicolas Sarkozy ?
J'attends avec impatience le tribunal pénal international qui fera un procès à Nicolas Sarkozy et à Bernard-Henri Lévy pour l'éclatement de la Libye, le chaos, l'anarchie et la guerre civile qui s'en suivent.
Bien sûr, je sais que cela n'arrivera pas. Et pourtant, cela serait mérité.
J'ai une opinion mitigée de Nicolas Sarkozy, ni admirateur invétéré ni ennemi farouche, mais je pense que sa politique libyenne est une bourde gigantesque qui s'apparente à un crime.
Notons que François Hollande est capable des mêmes conneries : il n'a pas tenu à sa volonté de ne pas les répéter en Syrie, mais à l'intervention russe et au manque de soutien américain.
François Hollande et Nicolas Sarkozy ont un point commun. Qu'est leur métier, leur domaine d'expertise ? Le truc dont personne ne doute qu'ils y ont un savoir-faire, une opinion personnelle, un avis ? C'est l'électoralisme.
Pour le reste, ils sont des terrains vierges sur lequel s'opposent des conseillers et, avec un peu de chance, un avis pas trop débile l'emporte. Mais si, par malheur, un conseiller illuminé prend l'ascendant, ils n'ont guère de freins intérieurs, étant incultes et n'ayant réfléchi à rien en dehors de «comment me faire élire ?», pour les empêcher de prendre des décisions absurdes.
Ca fout les jetons.
Bien sûr, je sais que cela n'arrivera pas. Et pourtant, cela serait mérité.
J'ai une opinion mitigée de Nicolas Sarkozy, ni admirateur invétéré ni ennemi farouche, mais je pense que sa politique libyenne est une bourde gigantesque qui s'apparente à un crime.
Notons que François Hollande est capable des mêmes conneries : il n'a pas tenu à sa volonté de ne pas les répéter en Syrie, mais à l'intervention russe et au manque de soutien américain.
François Hollande et Nicolas Sarkozy ont un point commun. Qu'est leur métier, leur domaine d'expertise ? Le truc dont personne ne doute qu'ils y ont un savoir-faire, une opinion personnelle, un avis ? C'est l'électoralisme.
Pour le reste, ils sont des terrains vierges sur lequel s'opposent des conseillers et, avec un peu de chance, un avis pas trop débile l'emporte. Mais si, par malheur, un conseiller illuminé prend l'ascendant, ils n'ont guère de freins intérieurs, étant incultes et n'ayant réfléchi à rien en dehors de «comment me faire élire ?», pour les empêcher de prendre des décisions absurdes.
Ca fout les jetons.
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mardi, novembre 01, 2011
Qualifions le referendum grec
Voici les qualificatifs que j'ai trouvés dans la bouche de politiciens allemands ou français, dans un article du Figaro sur le referendum grec :
> étrange
> dangereux
> frivole
> incompréhensible
La tonalité d'ensemble est qu'Angela et Nicolas projettent de faire casser discrètement la gueule de Georges P. dans une ruelle sombre de Bruxelles par leurs gorilles et de lui faire une proposition qu'on ne peut pas refuser.
Ces réactions sont désastreuses : elles disent aux peuples que leur demander leur avis est étrange, dangereux, frivole, incompréhensible. On voudrait se mettre à dos les peuples qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Seuls les opposants, la Méluche et la Marine, ont eu des réactions positives.
Ce sont les mêmes dirigeants qui ont décidé de guerroyer pour installer la démocratie en Libye. On ne s'étonne donc pas que le pouvoir qui s'installe en Libye soit tout sauf démocratique : les démarcheurs qui ont vendu la démocratie à la Libye n'en avaient même pas un échantillon sur eux.
..
> étrange
> dangereux
> frivole
> incompréhensible
La tonalité d'ensemble est qu'Angela et Nicolas projettent de faire casser discrètement la gueule de Georges P. dans une ruelle sombre de Bruxelles par leurs gorilles et de lui faire une proposition qu'on ne peut pas refuser.
Ces réactions sont désastreuses : elles disent aux peuples que leur demander leur avis est étrange, dangereux, frivole, incompréhensible. On voudrait se mettre à dos les peuples qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Seuls les opposants, la Méluche et la Marine, ont eu des réactions positives.
Ce sont les mêmes dirigeants qui ont décidé de guerroyer pour installer la démocratie en Libye. On ne s'étonne donc pas que le pouvoir qui s'installe en Libye soit tout sauf démocratique : les démarcheurs qui ont vendu la démocratie à la Libye n'en avaient même pas un échantillon sur eux.
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dimanche, octobre 30, 2011
Le bordel libyen vu par Aymeric Chauprade
La France a dépensé 300 millions d’euros (au moins…) pour installer la Charia en Libye
Je suis d'accord avec Chauprade : la campagne de Libye fait partie de ces décisions désastreuses et contraires à leurs véritables intérêts prises par les Européens ces dernières années.
Que voulez vous ? C'est le genre de drames auxquels on s'expose quand on décide en fonction d'une conception du monde (en l'occurrence le mondialisme universaliste) totalement erronée.
Je suis d'accord avec Chauprade : la campagne de Libye fait partie de ces décisions désastreuses et contraires à leurs véritables intérêts prises par les Européens ces dernières années.
Que voulez vous ? C'est le genre de drames auxquels on s'expose quand on décide en fonction d'une conception du monde (en l'occurrence le mondialisme universaliste) totalement erronée.
samedi, octobre 29, 2011
lundi, octobre 24, 2011
La victoire des polygames « modérés »
En Libye, les masques sont vite tombés : dimanche 22 octobre, à Tripoli, devant une foule enthousiaste, le président du CNT, Mustapha Abdel Jalil, a ainsi déclaré que la charia serait désormais la base de la Constitution ainsi que du droit, que la polygamie, interdite sous Kadhafi, serait rétablie et que le divorce, autorisé sous l’ancien régime, était désormais illégal. Pour mémoire, Mustapha Abdel Jalil que le président Sarkozy a chaleureusement accueilli sur les marches de l’Elysée encore chaudes des pas du défunt colonel Khadafi, a un incontestable passé de « démocrate ». Dans les années 2000, ce sénoussiste proche des Frères musulmans présida la cour d’appel de Tripoli qui, par deux fois, confirma la condamnation à mort des infirmières bulgares. En 2007, pour le remercier de son zèle, le colonel Kadhafi le nomma ministre de la Justice, poste dont il démissionna en 2010 pour protester contre la politique anti islamiste du régime. Comme BHL ne cesse de l’affirmer, nous sommes donc bien en présence d’un islamiste « modéré »…
Depuis le premier jour, j’ai soutenu que l’intervention de l’OTAN en Libye était une erreur politique reposant sur une hypocrisie et qu’elle aurait des résultats contraires aux buts recherchés. Les faits ne m’ont hélas pas démenti.
Une politique se jugeant à ses résultats, faisons un bref rappel de cet engrenage libyen qui prépara le triomphe des islamistes aujourd’hui et qui annonce l’anarchie de demain :
1) Ce fut officiellement pour protéger les civils de Benghazi que la France arracha à l’ONU le droit d’imposer une zone d’exclusion aérienne.
2) Devant l’incapacité des rebelles à entamer les défenses du régime, la France fut peu à peu contrainte de s’immiscer dans une guerre civile qui lui était totalement étrangère.
3) La situation militaire étant bloquée, la France s’est alors engagée sur le terrain, notamment, mais pas exclusivement, à Misrata et dans le djebel Nefusa.
4) Enfin, outrepassant une fois encore le mandat de l’ONU, l’OTAN porta l’estocade finale en offrant ou en livrant le colonel Kadhafi aux insurgés avec le résultat que nous connaissons.
En Tunisie, c’est à une autre « grande avancée » démocratique que nous assistons avec les forts résultats obtenus par les islamistes du mouvement ennadha. Là encore, ce que j’écrivais au mois de décembre 2010, dès le début des évènements, s’est réalisé.
Ceux qui regardèrent la « révolution du jasmin » avec les yeux de Chimène sont donc aujourd’hui cocus. Mais ce sont des cocus contents puisque les médias leur disent qu’ennadha a rompu avec le fondamentalisme et qu’il est désormais « modéré » prônant un islam « à la turque »…
Vu de France, une grande leçon doit être retenue : les immigrés tunisiens qui y vivent ont majoritairement voté pour les islamistes, ce qui devrait naturellement encourager ceux qui veulent accorder le droit de vote aux étrangers à persévérer dans leur entreprise suicidaire.
L’aveuglement et la bêtise n’ont d’ailleurs pas de limites car, depuis plusieurs décennies, au nom des « droits de l’Homme », religion-vérité postulée universelle, les « Occidentaux » n’ont cessé de faire fausse route dans le monde arabo-musulman où ils ont préparé la voie à l’anarchie et à l’islamisme.
Bernard Lugan
24/10/2011
Depuis le premier jour, j’ai soutenu que l’intervention de l’OTAN en Libye était une erreur politique reposant sur une hypocrisie et qu’elle aurait des résultats contraires aux buts recherchés. Les faits ne m’ont hélas pas démenti.
Une politique se jugeant à ses résultats, faisons un bref rappel de cet engrenage libyen qui prépara le triomphe des islamistes aujourd’hui et qui annonce l’anarchie de demain :
1) Ce fut officiellement pour protéger les civils de Benghazi que la France arracha à l’ONU le droit d’imposer une zone d’exclusion aérienne.
2) Devant l’incapacité des rebelles à entamer les défenses du régime, la France fut peu à peu contrainte de s’immiscer dans une guerre civile qui lui était totalement étrangère.
3) La situation militaire étant bloquée, la France s’est alors engagée sur le terrain, notamment, mais pas exclusivement, à Misrata et dans le djebel Nefusa.
4) Enfin, outrepassant une fois encore le mandat de l’ONU, l’OTAN porta l’estocade finale en offrant ou en livrant le colonel Kadhafi aux insurgés avec le résultat que nous connaissons.
En Tunisie, c’est à une autre « grande avancée » démocratique que nous assistons avec les forts résultats obtenus par les islamistes du mouvement ennadha. Là encore, ce que j’écrivais au mois de décembre 2010, dès le début des évènements, s’est réalisé.
Ceux qui regardèrent la « révolution du jasmin » avec les yeux de Chimène sont donc aujourd’hui cocus. Mais ce sont des cocus contents puisque les médias leur disent qu’ennadha a rompu avec le fondamentalisme et qu’il est désormais « modéré » prônant un islam « à la turque »…
Vu de France, une grande leçon doit être retenue : les immigrés tunisiens qui y vivent ont majoritairement voté pour les islamistes, ce qui devrait naturellement encourager ceux qui veulent accorder le droit de vote aux étrangers à persévérer dans leur entreprise suicidaire.
L’aveuglement et la bêtise n’ont d’ailleurs pas de limites car, depuis plusieurs décennies, au nom des « droits de l’Homme », religion-vérité postulée universelle, les « Occidentaux » n’ont cessé de faire fausse route dans le monde arabo-musulman où ils ont préparé la voie à l’anarchie et à l’islamisme.
Bernard Lugan
24/10/2011
samedi, octobre 22, 2011
L'erreur de Khadafi
Khadafi a fait plusieurs erreurs, mais, à mon sens, son erreur fondamentale, celle qui lui a couté la vie, est de ne pas avoir donné assez de gages à la mondialisation.
Si au lieu de débarquer à Paris avec sa tente et de narguer Sarkozy, il était arrivé fringué comme un PDG de multinationale et avait acheté Rafales et TGVs, il serait toujours vivant. Plus quelques gros chèques supplémentaires aux familles victimes de l'attentat de Lockerbie.
Ce qui vient de se passer en Libye est une guerre tribale, pas une révolution populaire. Les deux camps se valent. Vis-à-vis de l'Occident, tout est une question d'apparence (comme BHL !). Si Khadafi s'était implanté dans la mondialisation à la manière des dirigeants chinois que personne n'emmerde, il aurait pu se présenter comme le progressiste à poigne en but à la révolte des tribus arriérées.
On peut même imaginer d'ici le discours : le dirigeant expérimenté, tenant d'un islamisme modéré, faisant rempart contre les tribus travaillées par un islamisme moyen-âgeux et terroriste. Nous aurions froncé les sourcils, protesté, puis détourné le regard.
Nul doute que les Algériens, dont c'est déjà la politique depuis vingt ans, n'observent les événements avec attention. Je ne serais pas étonné qu'une des conséquence des affaires de Libye soit un regain du commerce algérien avec l'Occcident.
Si au lieu de débarquer à Paris avec sa tente et de narguer Sarkozy, il était arrivé fringué comme un PDG de multinationale et avait acheté Rafales et TGVs, il serait toujours vivant. Plus quelques gros chèques supplémentaires aux familles victimes de l'attentat de Lockerbie.
Ce qui vient de se passer en Libye est une guerre tribale, pas une révolution populaire. Les deux camps se valent. Vis-à-vis de l'Occident, tout est une question d'apparence (comme BHL !). Si Khadafi s'était implanté dans la mondialisation à la manière des dirigeants chinois que personne n'emmerde, il aurait pu se présenter comme le progressiste à poigne en but à la révolte des tribus arriérées.
On peut même imaginer d'ici le discours : le dirigeant expérimenté, tenant d'un islamisme modéré, faisant rempart contre les tribus travaillées par un islamisme moyen-âgeux et terroriste. Nous aurions froncé les sourcils, protesté, puis détourné le regard.
Nul doute que les Algériens, dont c'est déjà la politique depuis vingt ans, n'observent les événements avec attention. Je ne serais pas étonné qu'une des conséquence des affaires de Libye soit un regain du commerce algérien avec l'Occcident.
vendredi, octobre 21, 2011
A propos de la mort de Khadafi
Je fais miennes ces conclusions d'un article de Causeur :
On ne le pleurera pas. Reste que le lyrisme droit-de-l’hommiste et l’enthousiasme démocratique manifestés en Occident semblent pour le moins décalés par rapport à la réalité. Le « printemps libyen » s’apparente beaucoup moins à ce que nous appelons « révolution » qu’à la conclusion – provisoire ?- d’une guerre tribale. La joie de Bernard-Henri Lévy pourrait bien, dans les mois qui viennent, se fracasser contre les faits.
Ayons le mauvaise esprit de remarquer, qu'une fois de plus, comme Saddam Hussein, c'est un anti-mondialiste, tribal, identitaire, pas du tout citoyen du monde, qui a été tué.
Si je ne puis regretter ni Saddam Hussein, ni Kahdafi, je ne puis non plus m'empêcher de poser cette simple question : ces morts sont-elles dans l'intérêt de la France ?
Bien sûr, si l'on fait de la France une entité abstraite, toute entière fondue dans l'Humanité (comme le voulait Victor Hugo), passionnée exclusivement des Droits de L'Homme, on peut éventuellement répondre positivement.
Mais si l'on considère la France pour ce qu'elle est, avec sa géographie, son histoire et ses habitants, d'ici et pas d'ailleurs, on est beaucoup plus dubitatif et, pour tout dire, inquiet.
Les Américains ont beau jeu de rigoler : ce ne sont pas eux qui auront les emmerdes outre-Méditerranée et devront accueillir des centaines de milliers d'inutiles sous prétexte d'asile politique.
On ne le pleurera pas. Reste que le lyrisme droit-de-l’hommiste et l’enthousiasme démocratique manifestés en Occident semblent pour le moins décalés par rapport à la réalité. Le « printemps libyen » s’apparente beaucoup moins à ce que nous appelons « révolution » qu’à la conclusion – provisoire ?- d’une guerre tribale. La joie de Bernard-Henri Lévy pourrait bien, dans les mois qui viennent, se fracasser contre les faits.
Ayons le mauvaise esprit de remarquer, qu'une fois de plus, comme Saddam Hussein, c'est un anti-mondialiste, tribal, identitaire, pas du tout citoyen du monde, qui a été tué.
Si je ne puis regretter ni Saddam Hussein, ni Kahdafi, je ne puis non plus m'empêcher de poser cette simple question : ces morts sont-elles dans l'intérêt de la France ?
Bien sûr, si l'on fait de la France une entité abstraite, toute entière fondue dans l'Humanité (comme le voulait Victor Hugo), passionnée exclusivement des Droits de L'Homme, on peut éventuellement répondre positivement.
Mais si l'on considère la France pour ce qu'elle est, avec sa géographie, son histoire et ses habitants, d'ici et pas d'ailleurs, on est beaucoup plus dubitatif et, pour tout dire, inquiet.
Les Américains ont beau jeu de rigoler : ce ne sont pas eux qui auront les emmerdes outre-Méditerranée et devront accueillir des centaines de milliers d'inutiles sous prétexte d'asile politique.
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samedi, août 27, 2011
Avons nous déconné en Libye ?
Comme vous le savez, je suis extrêmement sceptique sur l'intervention française en Libye. A mon avis, le grotesque duo Sarko-BHL a pris des décisions contraires aux intérêts de la France, à court, moyen et long termes. Bref, je pense que nous avons tout faux. Mais, hélas, les choses étant ce qu'elles sont, il va bien falloir faire avec.
A l'évidence, Bernard Lugan partage mes inquiétudes.
A court terme, il faut essayer de fourguer le maximum de camelote. Etre bien terre à terre, mercantiliste et cesser les envolées à la con sur lédrouâdelhoumme.
A plus long terme, il y a peu de doutes que le bordel va s'installer de l'autre coté de la Méditerranée.
On pressent d'ici la catastrophe migratoire : nos institutions s'abstiendront, au nom du droit d'asile, de repousser, comme elles en ont le devoir, ces gens dont nous n'avons que faire. D'autant plus que ces oiseaux-là nous inventeront je ne sais quel devoir de la France vis-à-vis de ces populations miséreuses.
Cependant, il arrive que le peuple français donne son avis tellement fort qu'il devient difficile même à ceux qui ne veulent pas l'écouter de ne pas l'entendre. Il se pourrait donc, espoir très ténu et quasi-irréaliste, que ce foutoir libyen et le surcroit de colonisation à rebours qui va s'ensuivre précipitent (au sens chimique) la lutte du peuple français pour sa survie.
Mais ne nous berçons pas d'illusions : si les Français avaient collectivement l'instinct de conservation, cela fait déjà longtemps qu'ils auraient renvoyé chez eux les nouveaux colons.
A l'évidence, Bernard Lugan partage mes inquiétudes.
A court terme, il faut essayer de fourguer le maximum de camelote. Etre bien terre à terre, mercantiliste et cesser les envolées à la con sur lédrouâdelhoumme.
A plus long terme, il y a peu de doutes que le bordel va s'installer de l'autre coté de la Méditerranée.
On pressent d'ici la catastrophe migratoire : nos institutions s'abstiendront, au nom du droit d'asile, de repousser, comme elles en ont le devoir, ces gens dont nous n'avons que faire. D'autant plus que ces oiseaux-là nous inventeront je ne sais quel devoir de la France vis-à-vis de ces populations miséreuses.
Cependant, il arrive que le peuple français donne son avis tellement fort qu'il devient difficile même à ceux qui ne veulent pas l'écouter de ne pas l'entendre. Il se pourrait donc, espoir très ténu et quasi-irréaliste, que ce foutoir libyen et le surcroit de colonisation à rebours qui va s'ensuivre précipitent (au sens chimique) la lutte du peuple français pour sa survie.
Mais ne nous berçons pas d'illusions : si les Français avaient collectivement l'instinct de conservation, cela fait déjà longtemps qu'ils auraient renvoyé chez eux les nouveaux colons.
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samedi, juillet 09, 2011
Libye : "Une guerre civile, pas une insurrection générale contre un dictateur"
Libye : "Une guerre civile, pas une insurrection générale contre un dictateur"
Nous n'avions vraiment rien à faire en Libye. Maintenant que Sarko One nous a mis dans la merde, ça serait bien qu'il nous en sorte, mais c'est vrai qu'il est idiot de compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre.
Nous n'avions vraiment rien à faire en Libye. Maintenant que Sarko One nous a mis dans la merde, ça serait bien qu'il nous en sorte, mais c'est vrai qu'il est idiot de compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre.
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jeudi, avril 14, 2011
dimanche, avril 10, 2011
Libye et Cote d'Ivoire : JD Merchet se réveille
JD Merchet s'éveille à ce que j'écris (avec d'autres) depuis des semaines :
Mon opinion : Libye et Cote d'Ivoire, dans quoi nous sommes-nous vraiment engagés ?
Il eut été préférable de s'en apercevoir avant d'agir plutôt qu'après. Maintenant, nous sommes dans la merde et pas bien sûrs d'en sortir propres.
Même l'avantage initial que je voyais à ces opérations, faire la publicité de l'armement français, s'émousse : nous avons des pudeurs ridicules, il n'y a donc pas eu tant de publicité que cela. Et, maintenant que la démonstration est faite, les semaines qui passent augmentent la probabilité d'un accident contre-productif.
Mon opinion : Libye et Cote d'Ivoire, dans quoi nous sommes-nous vraiment engagés ?
Il eut été préférable de s'en apercevoir avant d'agir plutôt qu'après. Maintenant, nous sommes dans la merde et pas bien sûrs d'en sortir propres.
Même l'avantage initial que je voyais à ces opérations, faire la publicité de l'armement français, s'émousse : nous avons des pudeurs ridicules, il n'y a donc pas eu tant de publicité que cela. Et, maintenant que la démonstration est faite, les semaines qui passent augmentent la probabilité d'un accident contre-productif.
mardi, avril 05, 2011
Cote d'Ivoire, Libye, et l'intérêt de la France dans tout cela ?
Tant en Cote d'Ivoire qu'en Libye, sous couvert de démocratie, qui est un mot creux dans ses pays et qu'on a tort de galvauder ainsi, la France prend parti dans des guerres tribales.
Je vois bien où est l'intérêt de certaines entreprises françaises (entre yachtmen, on se comprend), qui ont parié sur un camp, mais l'intérêt de la France, où est-il ?
A mon avis, nulle part.
J'en suis navré pour mon pays, engagé dans des guerres qui ne sont les les siennes.
En revanche, je suis pris d'une douce euphorie en voyant toutes ces Belles Ames, tous les donneurs de leçons médiatiques, nous jouer la grande scène du Bien contre le Mal, de la Communauté Internationale libératrice des peuples opprimés, alors qu'en réalité, nous assistons à des guerres civiles où chaque camp a sa légitimité particulière.
Voir tous ces fats, imbus de leur ignorance, qui ne daigneraient même pas poser les yeux sur moi, raconter des conneries totalement déconnectées de la réalité m'emplit d'une joyeuse hilarité.
Je regrette juste le fait qu'ils ne seront pas démentis de sitôt : les guerres tribales auxquelles nous mettons fin provisoirement en donnant la victoire à un camp reprendront, mais dans quelques années. Les Belles Ames pourront nous dire qu'Elles n'y sont pour rien.
Je vois bien où est l'intérêt de certaines entreprises françaises (entre yachtmen, on se comprend), qui ont parié sur un camp, mais l'intérêt de la France, où est-il ?
A mon avis, nulle part.
J'en suis navré pour mon pays, engagé dans des guerres qui ne sont les les siennes.
En revanche, je suis pris d'une douce euphorie en voyant toutes ces Belles Ames, tous les donneurs de leçons médiatiques, nous jouer la grande scène du Bien contre le Mal, de la Communauté Internationale libératrice des peuples opprimés, alors qu'en réalité, nous assistons à des guerres civiles où chaque camp a sa légitimité particulière.
Voir tous ces fats, imbus de leur ignorance, qui ne daigneraient même pas poser les yeux sur moi, raconter des conneries totalement déconnectées de la réalité m'emplit d'une joyeuse hilarité.
Je regrette juste le fait qu'ils ne seront pas démentis de sitôt : les guerres tribales auxquelles nous mettons fin provisoirement en donnant la victoire à un camp reprendront, mais dans quelques années. Les Belles Ames pourront nous dire qu'Elles n'y sont pour rien.
jeudi, mars 31, 2011
Leçon libyenne à l'usage des dictateurs : c'est mieux quand on a la bombinette
Dans les années 2000, Khadafi a renoncé à sa quête de l'arme atomique et s'est rapproché des occidentaux. Dix ans plus tard, nous essayons de le chasser du pouvoir. Serions nous si bravaches si il avait la bombinette ?
Le plus obtus des dictateurs ne peut en tirer qu'une leçon : un tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Foin des promesses et des yeux doux des démocrates, ces gens là ne sont pas fiables. Le bouton rouge qui lance la fusée avec les gros champignons, ça, c'est du solide pour qu'on ne vienne pas vous emmerder chez vous.
Nul doute que le message a été reçu cinq sur cinq en Perse et dans les contrées voisines.
Le plus obtus des dictateurs ne peut en tirer qu'une leçon : un tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Foin des promesses et des yeux doux des démocrates, ces gens là ne sont pas fiables. Le bouton rouge qui lance la fusée avec les gros champignons, ça, c'est du solide pour qu'on ne vienne pas vous emmerder chez vous.
Nul doute que le message a été reçu cinq sur cinq en Perse et dans les contrées voisines.
lundi, mars 28, 2011
D'une guerre à l'autre
D'une guerre à l'autre
Une remarque personnelle : en 2003, j'étais pour le guerre en Irak, au nom de l'universalisme. Ayant évolué sur l'universalisme, je suis nettement moins partisan des «ingérences humanitaires».
Nota : je ne vois qu'une seule bonne raison dans l'intérêt de la France d'intervenir en Afrique du nord : mettre fin à l'invasion migratoire. Mais je ne comprends pas en quoi notre intervention en Libye aide à atteindre ce but.
Une remarque personnelle : en 2003, j'étais pour le guerre en Irak, au nom de l'universalisme. Ayant évolué sur l'universalisme, je suis nettement moins partisan des «ingérences humanitaires».
Nota : je ne vois qu'une seule bonne raison dans l'intérêt de la France d'intervenir en Afrique du nord : mettre fin à l'invasion migratoire. Mais je ne comprends pas en quoi notre intervention en Libye aide à atteindre ce but.
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jeudi, mars 24, 2011
Libye : avec l'escalade de la violence, l'escalade du désamour ?
Je persiste à trouver cet engagement en Lybie idiot, mais au moins, essayons d'en tirer les fruits. C'est-à-dire qu'il faut faire vite. Plus facile à dire qu'à faire.
Le plus simple est de foutre un Scalp dans le baigneur du frère Guide :
Hélas, il est peu probable, sauf coup de chance, d'y arriver. Alors ?
La tentation est forte de temporiser en espérant un «miracle». Cela présente l'avantage pour MM. Cameron et Sarkozy de pouvoir poser plus longtemps aux chefs de guerre, ce qui n'est pas négligeable, vu leurs motivations électorales.
Cependant, procrastiner est très risqué : bavures, lassitude des opinions occidentales, retournement des Libyens.
Personne n'aime voir son pays bombardé, même pour la bonne cause. Rappelez vous la réaction des Français, y compris résistants, vis-à-vis des bombardements américains de 1944.
Personne n'aime voir non plus son pays envahi, même par des sauveurs. Rappelons que les Israéliens qui sont intervenus au Liban en 1982 ont été accueillis avec joie. La situation s'est renversée en quelques semaines.
Le risque est donc très réel que si les bombardements se prolongent ou si il y a une intervention au sol, les Libyens se retournent contre leurs «libérateurs».
Donc, il faut agir vite, mais comment ?
Armer les rebelles ? Certes, mais ils n'ont pas prouvé leur efficacité, c'est le moins qu'on puisse dire.
Intervenir nous-mêmes ? D'accord, mais à condition de ne pas s'enliser. Mais oserons nous abandonner un pays livré à l'anarchie par notre intervention ?
Bref, nous marchons sur des œufs et aucune option n'emporte l'adhésion.
Le plus simple est de foutre un Scalp dans le baigneur du frère Guide :
Hélas, il est peu probable, sauf coup de chance, d'y arriver. Alors ?
La tentation est forte de temporiser en espérant un «miracle». Cela présente l'avantage pour MM. Cameron et Sarkozy de pouvoir poser plus longtemps aux chefs de guerre, ce qui n'est pas négligeable, vu leurs motivations électorales.
Cependant, procrastiner est très risqué : bavures, lassitude des opinions occidentales, retournement des Libyens.
Personne n'aime voir son pays bombardé, même pour la bonne cause. Rappelez vous la réaction des Français, y compris résistants, vis-à-vis des bombardements américains de 1944.
Personne n'aime voir non plus son pays envahi, même par des sauveurs. Rappelons que les Israéliens qui sont intervenus au Liban en 1982 ont été accueillis avec joie. La situation s'est renversée en quelques semaines.
Le risque est donc très réel que si les bombardements se prolongent ou si il y a une intervention au sol, les Libyens se retournent contre leurs «libérateurs».
Donc, il faut agir vite, mais comment ?
Armer les rebelles ? Certes, mais ils n'ont pas prouvé leur efficacité, c'est le moins qu'on puisse dire.
Intervenir nous-mêmes ? D'accord, mais à condition de ne pas s'enliser. Mais oserons nous abandonner un pays livré à l'anarchie par notre intervention ?
Bref, nous marchons sur des œufs et aucune option n'emporte l'adhésion.
Totalitarian Humanism Versus Qaddafi
Voici un article que vous ne trouverez dans aucun journal français !
Totalitarian Humanism Versus Qaddafi
Totalitarian Humanism Versus Qaddafi
mardi, mars 22, 2011
Libye : «un commandement tournant»
Moi, ça m'évoque un truc : pourquoi, en salle d'opération, on ne ferait pas «chirurgie tournante» ? Chacun son coup de bistouri ? Ca serait égalitaire, non ?
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