Marine Le Pen : un jour sans fin
Je fais exactement la même analyse et le même pronostic que Guillaume Perrault.
C'est pourquoi je suis persuadé que l'UMPSFN existe. J'appelle ainsi la situation bloquée qui fait que le FN est la meilleure garantie que l'UMPS continuera à régner, quelle que soit son impopularité.
Marine Le Pen a une grande gueule, mais à part ça ? Et Florian Philippot, tout énarque qu'il est, a plus d'ambition que d'intelligence.
Robert Ménard et Marion Maréchal me semblent bien plus futés.
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mardi, mai 31, 2016
jeudi, mars 10, 2016
Les politiciens sont des traitres : la preuve par la nouvelle loi sur l'immigration
Immigration : cette loi votée en catimini qui élargit le droit du sol
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En pleine crise migratoire européenne, la loi socialiste du 8 mars 2016 affaiblit l'Etat dans la lutte contre l'immigration illégale. Aujourd'hui, seule une décision de reconduite à la frontière sur quatre prises par les préfets est appliquée (environ 15000 par an). Avec le nouveau dispositif, la paralysie du système ne peut que s'aggraver. Alors pourquoi une telle omerta sur un sujet aussi sensible ? Le silence général face à cette réforme reflète la situation politique. Le pouvoir socialiste n'est pas fier de cette concession à sa base militante, qui contraste si fortement avec ses postures de fermeté. Si le porte- parole des Républicains, Guillaume Larrivé s'est battu ardemment contre le projet de loi (il est intervenu 204 fois contre le texte), les grands leaders de la droite sont préoccupés par autre chose, tout comme d'ailleurs ceux d'extrême droite, plongés dans la course à la «dédiabolisation». Cette réforme, adoptée en catimini dans le dos des Français, alors que plusieurs pays d'Europe renforcent la rigueur de leurs lois sur l'immigration irrégulière, est un nouveau coup dur pour la démocratie.
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On remarque qu'ils sont tous à mettre dans le même sac, FN compris.
Quand j'écris qu'il faut fusiller des politiciens dans les fossés de Vincennes, cela devrait rester une fleur de rhétorique, que certains auraient loisir de juger d'assez mauvais goût. Pourtant, nos politiciens s'acharnent, jour après jour, à transformer cette tartarinade de comptoir en une nécessité vitale. Faut-il qu'ils soient convaincus de notre impuissance de sans-dents pour se laisser aller à ce comportement suicidaire. Mais tant va la cruche à l'eau ...
En complément, Zemmour sur Merkel :
Crise des migrants : "Le temps de toutes les... par rtl-fr
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En pleine crise migratoire européenne, la loi socialiste du 8 mars 2016 affaiblit l'Etat dans la lutte contre l'immigration illégale. Aujourd'hui, seule une décision de reconduite à la frontière sur quatre prises par les préfets est appliquée (environ 15000 par an). Avec le nouveau dispositif, la paralysie du système ne peut que s'aggraver. Alors pourquoi une telle omerta sur un sujet aussi sensible ? Le silence général face à cette réforme reflète la situation politique. Le pouvoir socialiste n'est pas fier de cette concession à sa base militante, qui contraste si fortement avec ses postures de fermeté. Si le porte- parole des Républicains, Guillaume Larrivé s'est battu ardemment contre le projet de loi (il est intervenu 204 fois contre le texte), les grands leaders de la droite sont préoccupés par autre chose, tout comme d'ailleurs ceux d'extrême droite, plongés dans la course à la «dédiabolisation». Cette réforme, adoptée en catimini dans le dos des Français, alors que plusieurs pays d'Europe renforcent la rigueur de leurs lois sur l'immigration irrégulière, est un nouveau coup dur pour la démocratie.
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On remarque qu'ils sont tous à mettre dans le même sac, FN compris.
Quand j'écris qu'il faut fusiller des politiciens dans les fossés de Vincennes, cela devrait rester une fleur de rhétorique, que certains auraient loisir de juger d'assez mauvais goût. Pourtant, nos politiciens s'acharnent, jour après jour, à transformer cette tartarinade de comptoir en une nécessité vitale. Faut-il qu'ils soient convaincus de notre impuissance de sans-dents pour se laisser aller à ce comportement suicidaire. Mais tant va la cruche à l'eau ...
En complément, Zemmour sur Merkel :
Crise des migrants : "Le temps de toutes les... par rtl-fr
mardi, décembre 15, 2015
vendredi, mai 01, 2015
Pourquoi l'arrivée du FN au pouvoir ne changerait rien
Pourquoi l'arrivée du FN au pouvoir ne changerait rien
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Le FN forme en réalité un système avec les partis qu'on dit à tort «républicains» alors qu'ils sont de purs simulacres, de simples écuries présidentielles ayant réussi à vider le débat politique de tout contenu, en détournant l'attention des Français vers un péril imaginaire, à chaque fois que de véritables choix politiques étaient nécessaires. Ces partis sont en réalité des factions, c'est-à-dire non des partis au sens de la partie au service du tout, poursuivant un véritable projet politique, mais des partis inféodés à l'ambition d'un homme ou de quelques-uns. Les divisions qui structurent le système des partis ne sont plus des divisions politiques, mais des divisions quant à la possession des places et l'obtention du pouvoir personnel. Le système des partis est ainsi devenu un système des factions -selon la fameuse distinction de Burke- incapable d'exprimer une véritable politique, et ne servant plus que des ambitions personnelles. Les Français sont conscients de cette évolution, d'où leur «populisme», c'est-à-dire leur refus de cautionner ce système des partis devenu système des factions. En cela ils ne font pas preuve d'extrémisme, mais d'un véritable désespoir républicain.
[…]
On ne peut en effet prendre la mesure de l'extraordinaire hallucination provoquée par le FN dans la vie de ce pays si l'on ne réalise pas qu'elle est le symptôme d'un désir profond que tout change pour que rien ne change. Si le FN est effrayant, ce n'est pas par son extrémisme, mais par la névrose de répétition de la société française dont il est le symptôme. Il incarne l'aboutissement de la dépolitisation totale de la France depuis l'après-guerre, par-delà le sursaut gaullien. L'évolution du FN vers une sorte de socialisme national est, à cet égard, tout à fait révélatrice. Ce que le FN veut conserver, ce n'est pas la tradition républicaine redécouverte par De Gaulle, c'est L'État-Providence réservé au nationaux. L'Immigration et l'Europe, là dedans, ne sont qu'une variable d'ajustement au système des partis: Mitterrand, c'était l'État-Providence grâce à l'Immigration et à l'Europe, Marine Le Pen c'est l'État-Providence grâce à l'absence d'Immigration et d'Europe. Dans les deux cas, il faut tout changer pour que rien ne change, c'est-à-dire pour que se poursuive l'illusion d'une réalisation totale de l'individu à l'ombre d'un État tout puissant. Les Français, là dedans, continuent à être pris pour des enfants, et non pour un peuple capable de liberté. *************
Vous imaginez bien que j'ai apprécié la référence à Burke !
J'ai fait la même analyse :
Le FN, glaciateur de la politique française
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Le FN forme en réalité un système avec les partis qu'on dit à tort «républicains» alors qu'ils sont de purs simulacres, de simples écuries présidentielles ayant réussi à vider le débat politique de tout contenu, en détournant l'attention des Français vers un péril imaginaire, à chaque fois que de véritables choix politiques étaient nécessaires. Ces partis sont en réalité des factions, c'est-à-dire non des partis au sens de la partie au service du tout, poursuivant un véritable projet politique, mais des partis inféodés à l'ambition d'un homme ou de quelques-uns. Les divisions qui structurent le système des partis ne sont plus des divisions politiques, mais des divisions quant à la possession des places et l'obtention du pouvoir personnel. Le système des partis est ainsi devenu un système des factions -selon la fameuse distinction de Burke- incapable d'exprimer une véritable politique, et ne servant plus que des ambitions personnelles. Les Français sont conscients de cette évolution, d'où leur «populisme», c'est-à-dire leur refus de cautionner ce système des partis devenu système des factions. En cela ils ne font pas preuve d'extrémisme, mais d'un véritable désespoir républicain.
[…]
On ne peut en effet prendre la mesure de l'extraordinaire hallucination provoquée par le FN dans la vie de ce pays si l'on ne réalise pas qu'elle est le symptôme d'un désir profond que tout change pour que rien ne change. Si le FN est effrayant, ce n'est pas par son extrémisme, mais par la névrose de répétition de la société française dont il est le symptôme. Il incarne l'aboutissement de la dépolitisation totale de la France depuis l'après-guerre, par-delà le sursaut gaullien. L'évolution du FN vers une sorte de socialisme national est, à cet égard, tout à fait révélatrice. Ce que le FN veut conserver, ce n'est pas la tradition républicaine redécouverte par De Gaulle, c'est L'État-Providence réservé au nationaux. L'Immigration et l'Europe, là dedans, ne sont qu'une variable d'ajustement au système des partis: Mitterrand, c'était l'État-Providence grâce à l'Immigration et à l'Europe, Marine Le Pen c'est l'État-Providence grâce à l'absence d'Immigration et d'Europe. Dans les deux cas, il faut tout changer pour que rien ne change, c'est-à-dire pour que se poursuive l'illusion d'une réalisation totale de l'individu à l'ombre d'un État tout puissant. Les Français, là dedans, continuent à être pris pour des enfants, et non pour un peuple capable de liberté. *************
Vous imaginez bien que j'ai apprécié la référence à Burke !
J'ai fait la même analyse :
Le FN, glaciateur de la politique française
Libellés :
Burke,
Front National,
trahison de la classe dirigeante,
UMPSFN
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