Ah, si seulement la droite pouvait conclure de cette élection perdue que, lorsqu'on est élu par la droite et l'extrême-droite, il faut faire une politique de droite et l'assumer, ça serait bien.
Hélas, la droite sans couilles est tellement «stockholmisée» par la gauche qu'elle va encore nous sortir le «pacte républicain» et les «valeurs humanistes». C'est le signal habituel pour signifier «S'il te plaît, Grand Maître de Gauche, ne tape pas trop fort. Vois comme ton serviteur de droite s'humilie et se soumet à tes catégories et à ton vocabulaire».
Evidemment, comme tous les sadiques, le Grand Maitre de Gauche est excité par la soumission masochiste et tape encore plus fort sur cette pauvre droite molle.
Et il a bien raison : quand on veut être respecté, il faut commencer par se respecter soi-même et ne pas passer son temps à se soumettre.
lundi, mai 07, 2012
dimanche, mai 06, 2012
Les conneries commencent déjà
François Hollande a remplacé «mes chers compatriotes» par «mes chers concitoyens».
Ce n'est ni innocent ni anodin : tout le monde peut être citoyen, d'où l'expression «citoyens du monde». En revanche, il n'y a que les natifs d'une même patrie, ceux qui y ont leurs pères, qui peuvent être «compatriotes».
Toujours cette haine du père qui est la marque profonde de François Hollande. Appliquée à notre cas particulier, elle devient la haine de la France historique et des Français de souche.
Tout se déroule comme prévu.
Une leçon que devrait en tirer la droite : les gauchistes élus font une politique de gauche. Pourquoi les droitiers élus ne font-ils pas une politique de droite ?
Ce n'est ni innocent ni anodin : tout le monde peut être citoyen, d'où l'expression «citoyens du monde». En revanche, il n'y a que les natifs d'une même patrie, ceux qui y ont leurs pères, qui peuvent être «compatriotes».
Toujours cette haine du père qui est la marque profonde de François Hollande. Appliquée à notre cas particulier, elle devient la haine de la France historique et des Français de souche.
Tout se déroule comme prévu.
Une leçon que devrait en tirer la droite : les gauchistes élus font une politique de gauche. Pourquoi les droitiers élus ne font-ils pas une politique de droite ?
Libellés :
anti-France,
le socialisme partout
Psychologie du socialisme (G. Le Bon)
Comme vous le voyez, j'ai des lectures adaptées à l'actualité.
Ce livre écrit en 1905 est remarquable.
Au premier abord, il met mal à l'aise. Car, malgré sa prétention scientifique, c'est de la sociologie du XIXème siècle, très peu chiffrée, très littéraire, raisonnant par types et par catégories, peu étayés par des études et des données.
Mais, comme beaucoup des anticipations de Le Bon se sont avérées justes, cela rassure sur la pertinence du propos. Notamment, excusez du peu, il a prévu en 1895 la férocité des socialistes au pouvoir, il a prévu que la première guerre mondiale serait terrible et que Hitler était très dangereux dès 1924.
Que dit Le Bon ? Que le socialisme est la réaction tribale à l'individualisme moderne. Qu'il s'apparente à une religion et que, de ce fait, se battre contre lui avec des arguments rationnels est aussi futé que de combattre des moulins à vent.
Il n'est pas très optimiste mais pense que les ressources d'une vieille civilisation résident dans ses «fourmis».
Enfin, pour le sujet de notre décadence, sa théorie est limpide : la décadence est d'abord dans le caractère puis dans la morale, puis dans l'intelligence. Nous en sommes bien là : décadence du caractère dans les années 20, décadence de la morale dans les années 60, décadence de l'intelligence dans les années 80, jusqu'à nos jours.
Je vous présente un extrait sur mon dada, les demi-savants. J'ai laissé, par ironie mal-pensante, une note de bas de page sur l'affaire Dreyfus susceptible de choquer un crétin moderne, mais qui, remise dans le contexte, ne me dérange pas.
Quant à l'emploi du mot race, ne vous méprenez pas : il signifie simplement hérédité (Le Bon parle de race limousine et de race parisienne à propos des ouvriers).
Demi-savants et doctrinaires
Ce livre écrit en 1905 est remarquable.
Au premier abord, il met mal à l'aise. Car, malgré sa prétention scientifique, c'est de la sociologie du XIXème siècle, très peu chiffrée, très littéraire, raisonnant par types et par catégories, peu étayés par des études et des données.
Mais, comme beaucoup des anticipations de Le Bon se sont avérées justes, cela rassure sur la pertinence du propos. Notamment, excusez du peu, il a prévu en 1895 la férocité des socialistes au pouvoir, il a prévu que la première guerre mondiale serait terrible et que Hitler était très dangereux dès 1924.
Que dit Le Bon ? Que le socialisme est la réaction tribale à l'individualisme moderne. Qu'il s'apparente à une religion et que, de ce fait, se battre contre lui avec des arguments rationnels est aussi futé que de combattre des moulins à vent.
Il n'est pas très optimiste mais pense que les ressources d'une vieille civilisation résident dans ses «fourmis».
Enfin, pour le sujet de notre décadence, sa théorie est limpide : la décadence est d'abord dans le caractère puis dans la morale, puis dans l'intelligence. Nous en sommes bien là : décadence du caractère dans les années 20, décadence de la morale dans les années 60, décadence de l'intelligence dans les années 80, jusqu'à nos jours.
Je vous présente un extrait sur mon dada, les demi-savants. J'ai laissé, par ironie mal-pensante, une note de bas de page sur l'affaire Dreyfus susceptible de choquer un crétin moderne, mais qui, remise dans le contexte, ne me dérange pas.
Quant à l'emploi du mot race, ne vous méprenez pas : il signifie simplement hérédité (Le Bon parle de race limousine et de race parisienne à propos des ouvriers).
Demi-savants et doctrinaires
Libellés :
le socialisme partout,
livre
La France morte
Contrairement aux calculs des petits Machiavel du microcosme, qui espèrent que la (probable) défaite de Sarkozy leur ouvre la route pour 2017, la gauche est bien partie pour être au pouvoir pour dix à quinze ans.
En effet, la majorité de la droite molle se plante complètement dans son analyse de l'échec de Sarkozy : plutôt que de comprendre que Sarkozy a payé d'avoir trahi ses électeurs de 2007 en faisant l'ouverture à gauche, elle va nous raconter que Sarkozy était trop à droite.
Donc pas de conciliation avec le FN, donc encore victoire de la gauche en 2017.
On nous dit, sous prétexte que les chars soviétiques n'ont pas défilé sous l'Arc de Triomphe, que la victoire socialiste de 1981 n'était pas si grave. Effectivement, elle a juste créé ou amplifié des maux dont nous souffrons encore.
Ensuite, après dix ou quinze ans de socialisme ? Le grand remplacement aura fait son oeuvre et cela se verra dans les urnes : les patriotes français, ceux qui considèrent que la France est la terre de leurs pères, seront en minorité. La France ne sera plus qu'un terrain vague où s'affrontent des populations antagonistes, paupérisées, accrochées aux mamelles d'un Etat impécunieux.
Seule lueur d'espoir dans ce sombre tableau : les jeunes Français sont bien plus à droite que leurs ainés. Même minoritaires, sauront-ils constituer le noyau d'une renaissance ?
En effet, la majorité de la droite molle se plante complètement dans son analyse de l'échec de Sarkozy : plutôt que de comprendre que Sarkozy a payé d'avoir trahi ses électeurs de 2007 en faisant l'ouverture à gauche, elle va nous raconter que Sarkozy était trop à droite.
Donc pas de conciliation avec le FN, donc encore victoire de la gauche en 2017.
On nous dit, sous prétexte que les chars soviétiques n'ont pas défilé sous l'Arc de Triomphe, que la victoire socialiste de 1981 n'était pas si grave. Effectivement, elle a juste créé ou amplifié des maux dont nous souffrons encore.
Ensuite, après dix ou quinze ans de socialisme ? Le grand remplacement aura fait son oeuvre et cela se verra dans les urnes : les patriotes français, ceux qui considèrent que la France est la terre de leurs pères, seront en minorité. La France ne sera plus qu'un terrain vague où s'affrontent des populations antagonistes, paupérisées, accrochées aux mamelles d'un Etat impécunieux.
Seule lueur d'espoir dans ce sombre tableau : les jeunes Français sont bien plus à droite que leurs ainés. Même minoritaires, sauront-ils constituer le noyau d'une renaissance ?
La vie continue : bon courage, camarades !
Vous avez voulu le pouvoir, amis socialistes, vous l'avez (probablement, on n'a pas les résultats, hein ?).
Bien sûr, vous allez vous montrer aussi arrogants, moralisateurs, simplificateurs, donneurs de leçons que jamais. C'est ce charme qui vous rend si insupportables.
Mais la réalité devrait se rappeler à votre bon souvenir assez vite.
Quel dommage que les malheurs des socialistes soient aussi ceux de la France, car nous, infâmes conservateurs, nous aurions pu nous donner une sacrée tranche de rigolade.
Bien sûr, vous allez vous montrer aussi arrogants, moralisateurs, simplificateurs, donneurs de leçons que jamais. C'est ce charme qui vous rend si insupportables.
Mais la réalité devrait se rappeler à votre bon souvenir assez vite.
Quel dommage que les malheurs des socialistes soient aussi ceux de la France, car nous, infâmes conservateurs, nous aurions pu nous donner une sacrée tranche de rigolade.
Où je me suis trompé
Où me suis-je trompé ?
1) J'ai sous-estimé les effets de la trahison par Sarkozy de ses électeurs de 2007. Pour une fois, je vais être d'accord avec la gauche : les électeurs du FN (au moins une large part, qui s'est abstenue) sont des cons, mais Sarkozy leur avait donné des raisons de se comporter connement.
2) J'ai surestimé l'intelligence des Français. La campagne de François Hollande était totalement creuse, entièrement basée sur ce point si important pour l'avenir de la France qu'est l'anti-sarkozysme. Je suis con : je répète que l'intelligence des Français décline et je n'en tiens pas compte dans mes prévisions électorales.
3) La presse n'est pas le quatrième pouvoir, elle est le premier, quelles que soient les foutaises qu'elle raconte.
4) Un point où je ne me suis pas trompé : la droite est forte quand la participation est forte (premier tour), la gauche est forte quand la participation est faible (deuxième tour).
Tout est bien qui finit bien : les Français ont le président qu'ils méritent et le président a les Français qu'il mérite. Mais je n'ai pas donné de nom, hein ?
La droite la plus bête du monde : le point de vue de Philippe Tesson
Si François hollande est élu ce soir, cela sera parce que des gens de droite, qui détestent la gauche et et François Hollande, auront fait ce qu'il faut pour qu'il en soit ainsi. Cela mérite bien le qualificatif de «droite la plus bête du monde».
Le point de vue de Philippe Tesson :
Philippe Tesson : "Être de droite et voter à gauche : un suicide !"
Le point de vue de Philippe Tesson :
Philippe Tesson : "Être de droite et voter à gauche : un suicide !"
Nos politiciens sont des incultes
La culture, c'est ce qui permet que le monde ne reste pas un chaos insensé.
C'est reconnaître une musique à la radio, avoir une idée de l'histoire d'un endroit qu'on visite. C'est ce qui fait qu'une centrale nucléaire n'est pas une énigme, qu'on trouve les mots pour décrire l'émotion devant un paysage, qu'un sentiment ou une situation ne paraissent pas inédits même si on les rencontre pour la première fois etc. La culture est ce qui met de l'ordre dans la vision du monde.
De Gaulle n'a pas écrit au hasard que la culture générale est l'école du commandement.
Or, nos hommes politiques, pour ce que l'on peut en deviner, sont bien peu cultivés.
Notamment, ils ont une culture technique quasi-inexistante. On en arrive à l'absurdité de Michel Rocard, fils d'un physicien de génie, confondant trou dans la couche d'ozone et effet de serre. Et ce sont ces gens qui décident des politiques de santé, de nucléaire et d'OGM. Ils ne peuvent qu'être totalement prisonniers de leurs conseillers. Quant à leur inculture économique, elle éclate dans chacune de leurs décisions, dans chacun de leurs discours.
Ils ont tous un parcours similaire : ils se cultivent jusqu'aux alentours de 23 ans dans le but utilitaire de passer les concours puis, lancés dans la vie trépidante de la politique professionnelle, ils ne lisent guère plus de quatre ou cinq livres par an, voire moins. Leur culture est très étroite et datée.
Par comparaison, alors que j'estime que ma culture a de graves lacunes, j'achète quarante livres par an, j'en lis une trentaine (comme Umberto Eco, je pense que la partie la plus importante de ma bibliothèque est celle des livres que je n'ai pas encore lus). J'ai changé quatre fois d'employeur au début de ma carrière (dont un groupe public et une PME). Ma culture, vermisseau que je suis, est plus diversifiée et plus fraiche que celle de 90% de nos politiciens professionnels.
Le noeud du problème est évidemment qu'on fasse profession de politique de 23 à 80 ans, ce qui est un excellent moyen de se fermer totalement l'esprit.
Ce n'est pas un hasard si aucun de nos politiciens ne cultive l'amitié d'un non-politicien comme Clemenceau celle de Monet ou De Gaulle celle de Malraux.
La politique devrait être une occupation, non une profession. Cela passe par des mesures très concrètes : limites d'âge inférieures et supérieures, non-cumul des mandats, non-renouvellement.
Quelques contributions de commentateurs :
Curmudgeon :
Quand les politiques entrent en sacerdoce, généralement à un âge tendre, ils ont bouclé un bagage culturel qui est ce qu'il est, et qu'ils transportent à peu près tel quel dans leurs mornes pérégrinations.
Ainsi il est vraisemblable que, vu son parcours, Hollande, par exemple, est un peu plus "cultivé" que Sarkozy (au sens scolaire). Mais ensuite, comme la politique est une activité professionnelle et que, sous nos climats, on n'y voit pas pléthore de Cincinnatus, les politiques, dans leur généralité, n'ont quasiment jamais l'occasion de se poser, d'exercer un métier éloigné de leurs habitudes (donc, si possible, pas avocat de lobbying), de se donner des loisirs pour la réflexion de fond (économie, histoire, politologie, sociologie, géopolitique, philosophie, techniques, religion, etc., le genre de choses que vous évoquez), de voyager, de rencontrer toutes sortes de gens d'autres milieux et de parler longuement avec eux.
On se demande si le cumul des mandats en France n'est pas, pour une part, le résultat d'un sourd tenaillement : si je fais les marchés en période pré-électorale, est-ce que je ne vais pas finir par rencontrer, entre tomates et brocolis, quelques spécimens de ces animaux exotiques dont on m'a tant parlé, les "vrais gens" ? Vous avez remarqué aussi le grand classique du journalisme d'enquête pour baroudeur buriné : "Monsieur le Ministre, savez-vous quel est le prix d'un ticket de métro ?". Nos amis politiques, que nous chérissons tous à cause de leur fragilité psychologique et intellectuelle, souffrent donc d'un extrême rétrécissement culturel, d'un provincialisme étriqué, d'une ignorance noire de l'histoire ,à portée suffisante, de notre pays (avant la dernière guerre, la Révolution au mieux, c'est, grosso modo, le ténébreux tunnel du Moyen Age) et des pays voisins. Ils ne peuvent que s'imprégner des fluides ambiants et les restituer comme des éponges. Ce n'est pas entièrement de leur faute. Le temps est rare, et donc si on fait de la politique en permanence, on sacrifie sa vie familiale, et on sacrifie son appréhension du monde, de ce monde que, justement, on est censé dominer du regard en vue de l'action bien informée. Comme Sarkozy, par caractère, est vibrionnant, il donne l'impression d'être superficiel, agité, creux, inculte (je passe sur notre admiration commune, l'aède Galouzeau de Villepin, authentique tamponné du coquillard).
Mais la plupart des autres, sous leur vernis, leur prestance classique, le sont tout autant. Ils font illusion à ceux qui, du même club, partageant leur supposée culture, veulent bien s'auto-persuader que leur champion est un être tout de délicatesse. Si on n'a pas le temps de s'informer en profondeur, et on n'a en général pas le temps de s'informer en profondeur, alors il faut au moins acquérir des petites bases solides, et se donner un entourage de bons conseillers. Là encore, c'est facile à dire, mais aucune de ces deux procédures n'est à courte portée, elles supposent même le problème déjà résolu dans son principe. Si je ne sais rien en économie, comment diable est-ce que je vais bien pouvoir m'y prendre pour sélectionner de bons économistes comme conseillers ? Bon, je vais déléguer la sélection à mon grand ami de toujours, sur qui je pompais les exos de maths au lycée. Mais lui-même, fan de chichourle, comment va-t-il s'y prendre ?
Le sort qui accable les politiques est le même qui accable, mettons, un scientifique comme Axel Kahn quand cet estimable savant pérore sur le libéralisme, Adam Smith, l'égoïsme : ficeler tant bien que mal un vague vieux fagot d'à-peu-près, de poncifs creux, d'erreurs monumentales. Heureusement, finalement, que les mathématiques et les sciences dures ne font pas partie officiellement de La Culture, parce que sinon, vous imaginez un peu ? Etre obligé de faire semblant d'avoir des choses à dire sur, je ne sais pas, l'énergie nucléaire (Que Sais-Je ? n° 317) ?! J'ai une grosse suée rien que d'y penser. Pour améliorer un peu les choses, il y aurait bien une solution. Seulement elle va à rebours du "sens de l'Histoire" (l'expression est sortie de la mode, mais l'idée est toujours vivante) : si l'Etat décroît, parce que les politiques n'ont plus la prétention de tout savoir, alors les politiques, délivrés de la pression d'un encyclopédisme illusoire, se concentreront mieux sur les tâches qui sont à leur hauteur, celles où ils excellent.
Les Césars de l'Empire romain d'Orient se croyaient légitimés à intervenir dans les questions théologiques. Si vous acceptez l'idée d'une distinction entre Eglise et Etat, vous n'avez plus à être théologien, ou à imaginer que vous l'êtes, ou à feindre de l'être. Le principe est alors : "Chacun son métier, les vaches seront bien gardées". C'est une des raisons qui justifient la séparation du Politique et de l'Economique. Quel soulagement pour nos amis les politiques, dont voulons le bien, si nous n'attendions plus d'eux une compétence à 360° ! Sans doute avez-vous lu le roman Petit frère, d'Éric Zemmour. Le narrateur y décrit comment son ami, politicien « gaulliste », s'est desséché le cerveau à force de faire du « terrain » (c'est-à-dire non pas la connaissance concrète de la vie de la Cité, mais du tractage complètement clientéliste sur des marchés). Plus la fonction élective se borne à préparer sa réélection (ce qui est rationnel : qui n'est pas en campagne perpétuelle finit par être battu), plus l'homme politique moderne s'atrophie intellectuellement à parler à des cons. L'importance que les Français accordent à "la" "culture" est assurément sympathique, encore qu'il s'agisse souvent d'une pose, et que, on voudra bien l'observer, ladite culture soit exclusivement conçue comme littéraire, philosophique et artistique. Des messieurs qui ne savent pas ce que c'est qu'une marge d'erreur sur les sondages, qui croient qu'une augmentation de 200 % veut dire un doublage du nombre initial, ou qui verdissent de rage devant "le carbone", sont réputés être "cultivés". On peut trouver réconfortant qu'une nation unanime s'enthousiasme (à ce qu'on nous dit) pour ou contre le dernier Prix Goncourt. Et il n'est pas déshonorant d'être sensible à la belle rhétorique. Peut-être que c'est une scène sublime de voir François Hollande converser au sommet avec le Penseur de la Complexité©, Edgar Morin, l'homme qui vous sort tout à trac le dernier quatuor de Beethoven. Mais à force de demander au dernier sous-secrétaire d'Etat quel est actuellement son "livre de chevet", et à force de se gargariser des prétentions littéraires des gouvernants, on finit par l'oublier : la vertu principale d'un maire, d'un ministre, d'un président de la République ne réside pas là. Léon Blum était un homme très cultivé. Panégyrique ici : http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2000/lblum.htm Mais il a conduit une politique économique malavisée. Quand Alfred Sauvy l'a rencontré après la guerre, il s'est aperçu que Léon Blum n'avait toujours rien appris sur l'économie. Harry Truman, sans diplôme d'études supérieures, méprisé par Roosevelt, a été moqué comme ancien fermier et marchand de chemises. A-t-il été un président si mauvais pour autant ? François Mitterrand tournait des jolies phrases (un peu naphtalinées tout de même), mais s'est fait élire sur un programme économique affligeant (même pour moi à l'époque, qui n'étais pas un grand savant), ce qui, vu ses prétentions idéologiques à régenter l'économie d'un grand pays, est tout de même une escroquerie caractérisée. Pompidou, lui aussi cultivé dans le genre français, avait eu la sagacité de se frotter à l'économie et à la finance, ce qui est tout de même un peu plus futé. Mon plombier est un homme qui, tout en travaillant sur ses tuyaux, est équipé d'écouteurs lui diffusant de la musique classique super-raffinée. C'est très bien. Mais ce qui est encore mieux, c'est que c'est un bon plombier.
Roman Bernard :
Vous l'avez dit : la coquetterie française quant à « la culture » (entendue par l'intelligentsia auto-proclamée comme une création coupée de toute référence identitaire et traditionnelle) est une pose, qui, une fois déclamés les vers pompeux, n'embraye en général sur rien d'authentiquement culturel. Dominique de Villepin est un bon exemple de politique « cultivé », à cet égard : des discours ronflants pour celer sa vacuité. Mais c'est bien parce qu'il s'agit de pose que cette culture-là n'est pas requise chez les hommes politiques. En revanche, un authentique homme d'État doit avoir une certaine culture (authentique), sans laquelle il est incapable d'avoir une vision. Sarkozy est le pendant de Villepin : sous prétexte que la culture de celui-ci est creuse, il prétend que l'on n'a pas besoin d'avoir un minimum de culture pour gouverner un pays. Il aurait au moins pu s'instruire un peu sur l'histoire des idées avant de commencer sa carrière politique.
Cela lui aurait permis de voir que son discours dérivait vers la gauche.
C'est reconnaître une musique à la radio, avoir une idée de l'histoire d'un endroit qu'on visite. C'est ce qui fait qu'une centrale nucléaire n'est pas une énigme, qu'on trouve les mots pour décrire l'émotion devant un paysage, qu'un sentiment ou une situation ne paraissent pas inédits même si on les rencontre pour la première fois etc. La culture est ce qui met de l'ordre dans la vision du monde.
De Gaulle n'a pas écrit au hasard que la culture générale est l'école du commandement.
Or, nos hommes politiques, pour ce que l'on peut en deviner, sont bien peu cultivés.
Notamment, ils ont une culture technique quasi-inexistante. On en arrive à l'absurdité de Michel Rocard, fils d'un physicien de génie, confondant trou dans la couche d'ozone et effet de serre. Et ce sont ces gens qui décident des politiques de santé, de nucléaire et d'OGM. Ils ne peuvent qu'être totalement prisonniers de leurs conseillers. Quant à leur inculture économique, elle éclate dans chacune de leurs décisions, dans chacun de leurs discours.
Ils ont tous un parcours similaire : ils se cultivent jusqu'aux alentours de 23 ans dans le but utilitaire de passer les concours puis, lancés dans la vie trépidante de la politique professionnelle, ils ne lisent guère plus de quatre ou cinq livres par an, voire moins. Leur culture est très étroite et datée.
Par comparaison, alors que j'estime que ma culture a de graves lacunes, j'achète quarante livres par an, j'en lis une trentaine (comme Umberto Eco, je pense que la partie la plus importante de ma bibliothèque est celle des livres que je n'ai pas encore lus). J'ai changé quatre fois d'employeur au début de ma carrière (dont un groupe public et une PME). Ma culture, vermisseau que je suis, est plus diversifiée et plus fraiche que celle de 90% de nos politiciens professionnels.
Le noeud du problème est évidemment qu'on fasse profession de politique de 23 à 80 ans, ce qui est un excellent moyen de se fermer totalement l'esprit.
Ce n'est pas un hasard si aucun de nos politiciens ne cultive l'amitié d'un non-politicien comme Clemenceau celle de Monet ou De Gaulle celle de Malraux.
La politique devrait être une occupation, non une profession. Cela passe par des mesures très concrètes : limites d'âge inférieures et supérieures, non-cumul des mandats, non-renouvellement.
Quelques contributions de commentateurs :
Curmudgeon :
Quand les politiques entrent en sacerdoce, généralement à un âge tendre, ils ont bouclé un bagage culturel qui est ce qu'il est, et qu'ils transportent à peu près tel quel dans leurs mornes pérégrinations.
Ainsi il est vraisemblable que, vu son parcours, Hollande, par exemple, est un peu plus "cultivé" que Sarkozy (au sens scolaire). Mais ensuite, comme la politique est une activité professionnelle et que, sous nos climats, on n'y voit pas pléthore de Cincinnatus, les politiques, dans leur généralité, n'ont quasiment jamais l'occasion de se poser, d'exercer un métier éloigné de leurs habitudes (donc, si possible, pas avocat de lobbying), de se donner des loisirs pour la réflexion de fond (économie, histoire, politologie, sociologie, géopolitique, philosophie, techniques, religion, etc., le genre de choses que vous évoquez), de voyager, de rencontrer toutes sortes de gens d'autres milieux et de parler longuement avec eux.
On se demande si le cumul des mandats en France n'est pas, pour une part, le résultat d'un sourd tenaillement : si je fais les marchés en période pré-électorale, est-ce que je ne vais pas finir par rencontrer, entre tomates et brocolis, quelques spécimens de ces animaux exotiques dont on m'a tant parlé, les "vrais gens" ? Vous avez remarqué aussi le grand classique du journalisme d'enquête pour baroudeur buriné : "Monsieur le Ministre, savez-vous quel est le prix d'un ticket de métro ?". Nos amis politiques, que nous chérissons tous à cause de leur fragilité psychologique et intellectuelle, souffrent donc d'un extrême rétrécissement culturel, d'un provincialisme étriqué, d'une ignorance noire de l'histoire ,à portée suffisante, de notre pays (avant la dernière guerre, la Révolution au mieux, c'est, grosso modo, le ténébreux tunnel du Moyen Age) et des pays voisins. Ils ne peuvent que s'imprégner des fluides ambiants et les restituer comme des éponges. Ce n'est pas entièrement de leur faute. Le temps est rare, et donc si on fait de la politique en permanence, on sacrifie sa vie familiale, et on sacrifie son appréhension du monde, de ce monde que, justement, on est censé dominer du regard en vue de l'action bien informée. Comme Sarkozy, par caractère, est vibrionnant, il donne l'impression d'être superficiel, agité, creux, inculte (je passe sur notre admiration commune, l'aède Galouzeau de Villepin, authentique tamponné du coquillard).
Mais la plupart des autres, sous leur vernis, leur prestance classique, le sont tout autant. Ils font illusion à ceux qui, du même club, partageant leur supposée culture, veulent bien s'auto-persuader que leur champion est un être tout de délicatesse. Si on n'a pas le temps de s'informer en profondeur, et on n'a en général pas le temps de s'informer en profondeur, alors il faut au moins acquérir des petites bases solides, et se donner un entourage de bons conseillers. Là encore, c'est facile à dire, mais aucune de ces deux procédures n'est à courte portée, elles supposent même le problème déjà résolu dans son principe. Si je ne sais rien en économie, comment diable est-ce que je vais bien pouvoir m'y prendre pour sélectionner de bons économistes comme conseillers ? Bon, je vais déléguer la sélection à mon grand ami de toujours, sur qui je pompais les exos de maths au lycée. Mais lui-même, fan de chichourle, comment va-t-il s'y prendre ?
Le sort qui accable les politiques est le même qui accable, mettons, un scientifique comme Axel Kahn quand cet estimable savant pérore sur le libéralisme, Adam Smith, l'égoïsme : ficeler tant bien que mal un vague vieux fagot d'à-peu-près, de poncifs creux, d'erreurs monumentales. Heureusement, finalement, que les mathématiques et les sciences dures ne font pas partie officiellement de La Culture, parce que sinon, vous imaginez un peu ? Etre obligé de faire semblant d'avoir des choses à dire sur, je ne sais pas, l'énergie nucléaire (Que Sais-Je ? n° 317) ?! J'ai une grosse suée rien que d'y penser. Pour améliorer un peu les choses, il y aurait bien une solution. Seulement elle va à rebours du "sens de l'Histoire" (l'expression est sortie de la mode, mais l'idée est toujours vivante) : si l'Etat décroît, parce que les politiques n'ont plus la prétention de tout savoir, alors les politiques, délivrés de la pression d'un encyclopédisme illusoire, se concentreront mieux sur les tâches qui sont à leur hauteur, celles où ils excellent.
Les Césars de l'Empire romain d'Orient se croyaient légitimés à intervenir dans les questions théologiques. Si vous acceptez l'idée d'une distinction entre Eglise et Etat, vous n'avez plus à être théologien, ou à imaginer que vous l'êtes, ou à feindre de l'être. Le principe est alors : "Chacun son métier, les vaches seront bien gardées". C'est une des raisons qui justifient la séparation du Politique et de l'Economique. Quel soulagement pour nos amis les politiques, dont voulons le bien, si nous n'attendions plus d'eux une compétence à 360° ! Sans doute avez-vous lu le roman Petit frère, d'Éric Zemmour. Le narrateur y décrit comment son ami, politicien « gaulliste », s'est desséché le cerveau à force de faire du « terrain » (c'est-à-dire non pas la connaissance concrète de la vie de la Cité, mais du tractage complètement clientéliste sur des marchés). Plus la fonction élective se borne à préparer sa réélection (ce qui est rationnel : qui n'est pas en campagne perpétuelle finit par être battu), plus l'homme politique moderne s'atrophie intellectuellement à parler à des cons. L'importance que les Français accordent à "la" "culture" est assurément sympathique, encore qu'il s'agisse souvent d'une pose, et que, on voudra bien l'observer, ladite culture soit exclusivement conçue comme littéraire, philosophique et artistique. Des messieurs qui ne savent pas ce que c'est qu'une marge d'erreur sur les sondages, qui croient qu'une augmentation de 200 % veut dire un doublage du nombre initial, ou qui verdissent de rage devant "le carbone", sont réputés être "cultivés". On peut trouver réconfortant qu'une nation unanime s'enthousiasme (à ce qu'on nous dit) pour ou contre le dernier Prix Goncourt. Et il n'est pas déshonorant d'être sensible à la belle rhétorique. Peut-être que c'est une scène sublime de voir François Hollande converser au sommet avec le Penseur de la Complexité©, Edgar Morin, l'homme qui vous sort tout à trac le dernier quatuor de Beethoven. Mais à force de demander au dernier sous-secrétaire d'Etat quel est actuellement son "livre de chevet", et à force de se gargariser des prétentions littéraires des gouvernants, on finit par l'oublier : la vertu principale d'un maire, d'un ministre, d'un président de la République ne réside pas là. Léon Blum était un homme très cultivé. Panégyrique ici : http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2000/lblum.htm Mais il a conduit une politique économique malavisée. Quand Alfred Sauvy l'a rencontré après la guerre, il s'est aperçu que Léon Blum n'avait toujours rien appris sur l'économie. Harry Truman, sans diplôme d'études supérieures, méprisé par Roosevelt, a été moqué comme ancien fermier et marchand de chemises. A-t-il été un président si mauvais pour autant ? François Mitterrand tournait des jolies phrases (un peu naphtalinées tout de même), mais s'est fait élire sur un programme économique affligeant (même pour moi à l'époque, qui n'étais pas un grand savant), ce qui, vu ses prétentions idéologiques à régenter l'économie d'un grand pays, est tout de même une escroquerie caractérisée. Pompidou, lui aussi cultivé dans le genre français, avait eu la sagacité de se frotter à l'économie et à la finance, ce qui est tout de même un peu plus futé. Mon plombier est un homme qui, tout en travaillant sur ses tuyaux, est équipé d'écouteurs lui diffusant de la musique classique super-raffinée. C'est très bien. Mais ce qui est encore mieux, c'est que c'est un bon plombier.
Roman Bernard :
Vous l'avez dit : la coquetterie française quant à « la culture » (entendue par l'intelligentsia auto-proclamée comme une création coupée de toute référence identitaire et traditionnelle) est une pose, qui, une fois déclamés les vers pompeux, n'embraye en général sur rien d'authentiquement culturel. Dominique de Villepin est un bon exemple de politique « cultivé », à cet égard : des discours ronflants pour celer sa vacuité. Mais c'est bien parce qu'il s'agit de pose que cette culture-là n'est pas requise chez les hommes politiques. En revanche, un authentique homme d'État doit avoir une certaine culture (authentique), sans laquelle il est incapable d'avoir une vision. Sarkozy est le pendant de Villepin : sous prétexte que la culture de celui-ci est creuse, il prétend que l'on n'a pas besoin d'avoir un minimum de culture pour gouverner un pays. Il aurait au moins pu s'instruire un peu sur l'histoire des idées avant de commencer sa carrière politique.
Cela lui aurait permis de voir que son discours dérivait vers la gauche.
vendredi, mai 04, 2012
Economie française : vers un brutal effondrement ?
La prospérité ou la récession se font à la marge. Quelques pour cents de croissance en plus ou en moins, ce sont des chômeurs en plus ou moins, des salaires qui stagnent ou qui augmentent.
Mais en France, comme nous ne comprenons rien à l'économie, nous aimons bien les moyennes, les grosses masses et les agrégats, qui n'ont aucune pertinence.
C'est ainsi qu'on peut entendre des choses aussi intelligentes que «on n'a pas besoin des riches» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Il ne viendrait à personne l'idée de dire «on n'a pas besoin des médecins» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Les riches sont importants, non parce qu'ils sont riches, mais à cause de ce qu'ils ont fait pour devenir riches et par ce qu'ils peuvent encore faire.
Après ce petit détour par la marge, que j'ai déjà évoquée, je reviens à l'essentiel de mon propos. Le pendant de la marge, c'est l'effet de seuil. Quand une digue cède, la descente des eaux ne se fait pas symétriquement à la montée, elle est brutale. De même, à force de rogner la marge, l'activité ne diminue pas graduellement, il existe un seuil où l'activité s'arrête complètement, c'est la cessation de paiement.
Or, je crains un phénomène du même ordre pour l'économie française. A force que l'économie communiste charge l'économie marchande de taxes, d'impôts, de règlements, j'ai peur que celle-ci s'effondre d'un coup.
Nous ne sommes plus en 1981. Les capitaux, les hommes et le savoir, qui est dématérialisé, sont très mobiles. Il suffirait de pas grand'chose pour que les déménagements de sièges sociaux et d'usines s'enchainent, appauvrissant d'un coup le pays.
Le siège de Schneider a déjà déménagé de fait à Hong-Kong.
Mais en France, comme nous ne comprenons rien à l'économie, nous aimons bien les moyennes, les grosses masses et les agrégats, qui n'ont aucune pertinence.
C'est ainsi qu'on peut entendre des choses aussi intelligentes que «on n'a pas besoin des riches» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Il ne viendrait à personne l'idée de dire «on n'a pas besoin des médecins» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Les riches sont importants, non parce qu'ils sont riches, mais à cause de ce qu'ils ont fait pour devenir riches et par ce qu'ils peuvent encore faire.
Après ce petit détour par la marge, que j'ai déjà évoquée, je reviens à l'essentiel de mon propos. Le pendant de la marge, c'est l'effet de seuil. Quand une digue cède, la descente des eaux ne se fait pas symétriquement à la montée, elle est brutale. De même, à force de rogner la marge, l'activité ne diminue pas graduellement, il existe un seuil où l'activité s'arrête complètement, c'est la cessation de paiement.
Or, je crains un phénomène du même ordre pour l'économie française. A force que l'économie communiste charge l'économie marchande de taxes, d'impôts, de règlements, j'ai peur que celle-ci s'effondre d'un coup.
Nous ne sommes plus en 1981. Les capitaux, les hommes et le savoir, qui est dématérialisé, sont très mobiles. Il suffirait de pas grand'chose pour que les déménagements de sièges sociaux et d'usines s'enchainent, appauvrissant d'un coup le pays.
Le siège de Schneider a déjà déménagé de fait à Hong-Kong.
Libellés :
2012 année chiatique,
economie
Les amis des pauvres (2)
Les riches et les protégés sont à gauche. Le peuple et les exposés sont à droite.
L'explication théorique :
L'idéologie sans le peuple
L'explication théorique :
L'idéologie sans le peuple
Les amis des pauvres
Origine des leaders de droite
Sarkozy : né dans le 17ème ardt de Paris. Mère avocate qui élève seule ses 3 enfants après avoir été abandonnée par son mari.
Guaino : n’a pas connu son père. Élevé par sa mère, femme de ménage. Boursier à l'école.
Guéant : père petit employé. Élève boursier.
Juppé : père agriculteur, titulaire du certificat d'étude. Boursier.
Lagarde : père universitaire (meurt quand elle a 17 ans). Étudiante boursière
Dati : père maçon, famille de 12 enfants, HLM, bourses.
Amara : père ouvrier du bâtiment. HLM, bourses.
Bougrab : père ouvrier métallurgiste, HLM, bourses.
Yade : mère professeur, élève seule ses enfants, HLM, bourses.
Morano : père chauffeur poids lourds, mère standardiste.
Bertrand : parents employés de banque.
Jacob : agriculteur Bera : père tirailleur algérien, famille de 11 enfants.
Origine des leaders de gauche
DSK : très riche - né à Neuilly, père avocat, conseiller juridique et fiscal du grand Orient de France. A vécu au Maroc et à Monaco. Épouse née à New York, milliardaire, héritière d'une fortune en tableaux de maîtres (principalement des Picasso)
Aubry : « fille de… » - née dans le 17ème à Paris, études au lycée Notre-Dame des Oiseaux, père à la Banque de France, président de la Commission européenne. Époux bâtonnier, issu de la grande bourgeoisie du Nord
Montebourg : , père fonctionnaire des impôts, mère universitaire, marié à Hortense de La briffe, collaboratrice de Balladur et fille d’un Comte propriétaire d’un château dans les Yvelines! Divorcé, vit avec Audrey Pulvar, journaliste connue fort bien rémunérée.
Hollande : père médecin ORL. Enfance en pension catholique puis Lycée Pasteur de Neuilly.
Royal : père militaire, bourgeoisie catholique. Scolarisation dans écoles privées catholiques.
Guigou : née à Marrakech, père industriel (agro-alimentaire), grande famille bourgeoise.
Lang : Très riche famille de Nancy. Père directeur commercial de l'entreprise familiale.
Moscovici : père directeur du laboratoire européen de psychologie sociale et mère psychanalyste.
Fabius : père célèbre et richissime antiquaire (Rappelons nous que lorsqu'il était premier Ministre, Monsieur Fabius a fait voter une loi sur les plusvalues en prenant bien soin que les œuvres d'Art en soient exclues...). Mère américaine, issue d'une famille de bijoutiers de Francfort.
Delanoë : né à Tunis. Père géomètre et grand père, capitaine du port de Tunis.
Peillon : père banquier et mère chercheuse.
Valls : père artiste peintre, grand-père rédacteur en chef d'un journal espagnol catholique.
Hamon : père ingénieur, directeur des constructions navales de Brest. A vécu à Dakar. Éducation chez les Pères maristes.
Cambadélis : né à Neuilly, études dans le 16ème à Paris. Père diamantaire (mais lui-même d'abord trotskiste lambertiste)
Pas beaucoup d'enfants d'ouvriers qui rêvaient du grand soir dans tout ça !
1) autant on s'attend à trouver à droite des gens issus de la bourgeoisie, autant il est tout à fait surprenant d'y trouver considérablement plus de gens d'origine modeste qu'au PS !
2) C'est également au PS qu'on trouve non seulement les origines les plus bourgeoises, mais aussi les fortunes les plus considérables.
J'ai honte des politiciens français
Je n'ai pas seulement honte des Français, j'ai aussi honte de nos politiciens : François Bayrou et Marine Le Pen qui poursuivent leurs petits objectifs personnels (et font deux erreurs de calcul magistrales, à mon avis) au détriment des intérêts de la France tels qu'ils les ont eux-mêmes définis dans leur campagne.
Minable.
Quelquefois, j'en arrive à comprendre le slogan extrémiste «qu'ils partent tous».
Au moins, nous savons où nous en sommes : les délices et poisons des magouilles entre partis, à l'écart des Français, sont revenus comme aux plus beaux temps de la IIIème et de la IVème. On sait où ça mène ...
Minable.
Quelquefois, j'en arrive à comprendre le slogan extrémiste «qu'ils partent tous».
Au moins, nous savons où nous en sommes : les délices et poisons des magouilles entre partis, à l'écart des Français, sont revenus comme aux plus beaux temps de la IIIème et de la IVème. On sait où ça mène ...
jeudi, mai 03, 2012
Sarkozy bouc-émissaire : j'ai honte des Français
Je suis conservateur.
Je suis ce que Thomas Sowell appelle un tenant de la vision tragique : je ne crois pas au progrès de l'homme, je pense que les hommes d'une tribu juive du IIème siècle avant Jésus-Christ, d'une ville de la Renaissance italienne ou les Français du XXIème siècle ne sont ni meilleurs ni pires. Je pense que cela demande un effort gigantesque pour garder une parcelle de civilisation.
Bien que dépourvu d'illusions, j'ai honte de la campagne électorale que nous vivons.
Si Nicolas Sarkozy perdait les élections argument contre argument, je ne trouverais pas grand'chose à redire.
Mais non, pas du tout.
Nicolas Sarkozy a été chargé de tous les péchés de la tribu, couvert d'injures, d'insultes, d'anathèmes, dans un climat d'hystérie qui n'est pas sans rappeler les transes, et maintenant, on s'apprête à l'expédier dans le désert en espérant qu'ainsi tous les problèmes de la tribu disparaîtront.
J'ai honte.
Exorcismes
Je suis ce que Thomas Sowell appelle un tenant de la vision tragique : je ne crois pas au progrès de l'homme, je pense que les hommes d'une tribu juive du IIème siècle avant Jésus-Christ, d'une ville de la Renaissance italienne ou les Français du XXIème siècle ne sont ni meilleurs ni pires. Je pense que cela demande un effort gigantesque pour garder une parcelle de civilisation.
Bien que dépourvu d'illusions, j'ai honte de la campagne électorale que nous vivons.
Si Nicolas Sarkozy perdait les élections argument contre argument, je ne trouverais pas grand'chose à redire.
Mais non, pas du tout.
Nicolas Sarkozy a été chargé de tous les péchés de la tribu, couvert d'injures, d'insultes, d'anathèmes, dans un climat d'hystérie qui n'est pas sans rappeler les transes, et maintenant, on s'apprête à l'expédier dans le désert en espérant qu'ainsi tous les problèmes de la tribu disparaîtront.
J'ai honte.
Exorcismes
En lisant Psychologie du socialisme (G. Le Bon)
Vous voyez, je me prépare à l'après 6 mai : je lis Psychologie du socialisme, de Gustave Le Bon !
Je comprends qu'il ne soit pas en odeur de sainteté chez les socialistes : il les a percés à jour.
Voici un extrait :
Les luttes entre l'Orient et l'Occident, dont nous venons de tracer la genèse, ne font que commencer, et nous ne pouvons qu'en soupçonner l'issue.
Les rêveurs de paix perpétuelle et de désarmement universel, s'imaginent que les luttes guerrières sont les plus désastreuses. Elles font périr en bloc, en effet, un grand nombre d'individus mais il semble bien probable que les luttes industrielles et commerciales qui s'apprêtent seront plus meurtrières et accumuleront plus de désastres et de ruines que n'en firent jamais les guerres les plus sanglantes. Elles détruiront entièrement peut-être de grandes nations ce que n'ont jamais pu réaliser les armées les plus nombreuses. (...)
Le socialisme ne se préoccupe guère de tels problèmes. (...) Ce sera pour les nations où il [le socialisme] aura pris le plus de développement, que la lutte commerciale avec l'Orient sera le plus difficile et l'écrasement du vaincu le plus rapide. (...) Ce n'est pas le collectivisme, avec son idéal de basse égalité dans le travail et les salaires, qui pourra fournir aux ouvriers les moyens de lutter contre l'invasion des produits de l'Orient. Où prendra-t-il les fonds nécessaires pour payer les travailleurs quand les produits n'auront plus d'acheteurs, que les usines se seront progressivement fermées, et que tous les capitaux auront émigré vers des pays où ils trouveront une rétribution facile et un accueil bienveillant au lieu de persécutions incessantes ?
Ce texte date de 1905. Stupéfiant, non ?
Gustave Le Bon, fidèle à ses théories, mettait en garde dès 1924 contre le fascisme en Allemagne, expliquant qu'Hitler correspondait au meneur qu'il décrit dans Psychologie des foules. C'est bien plus clairvoyant, dix ans d'avance, que les quatre vingts ans de retard de nos anti-fascistes de salon.
Au fait, que pense Gustave le Bon du socialisme ? Que c'est une religion. Et que discuter avec un socialiste, c'est tout de même un peu perdre son temps -ce dernier membre de phrase est mon interprétation toute personelle.
Nota : maintenant que nous sommes devenus idiots, certains ont taxés Le Bon de racisme sous prétexte qu'il emploie le mot race. La race dont il parle correspond au moderne ethnie, voire culture, comme dans la citation de Guynemer, par exemple. Mais notre police de la pensée fait une fixation sur les mots, puisqu'elle est incapable de comprendre le sens.
Libellés :
connerie socialiste,
Gustave Le Bon,
le socialisme partout
Les dix qui font l'économie française du XXIIème siècle
Roland Moreno, l'inventeur de la carte à puce, est décédé.
C'est peut-être le moment de se poser les bonnes questions. Qui fait l'économie de demain ?
Contrairement à la thèse socialiste qui prétend que tous les hommes se valent et que les différences de situations socio-économiques ne sont que des injustices, à corriger autant que possible, je pense que les contributions des uns et des autres sont incommensurables, qu'il arrive qu'un individu soit irremplaçable tandis que des millions d'autres sont interchangeables (d'un point de vue économique).
Pour prendre un exemple facile, l'industrie aéronautique française serait-elle ce qu'elle est s'il n'y avait pas eu au début du siècle dernier quelques individus comme Louis Blériot, Emile Dewoitine, les frères Voisin, Bréguet, Latécoère, les frères Morane ?
Bien sûr, ils n'étaient pas seuls, mais sans eux, les choses auraient été différentes et probablement pires.
Nous avons un contre-exemple fameux : l'industrie informatique. Il n'y a pas eu de Bill Gates ou de Steve Jobs français : l'industrie informatique française n'est pas pionnière. Ceux qui avaient un potentiel d'innovation, car il y en avait, n'ont pas pu grossir, faute de liberté suffisante, faute de profits. Alors, bien sûr, nous avons quand même une industrie informatique, mais c'est une industrie de rattrapage, de suivisme, elle n'a pas les moyens d'être en pointe (1), parce qu'elle a pris le train en marche.
La fureur d'égalitarisme qui ravage la France, que symbolise bien la tranche d'impôt à 75 % proposée par François Hollande, ne m'inquiète pas pour demain ou même pour après-demain, mais pour la prochaine décennie ou pour le prochain siècle. Je crois qu'on étouffe, à coups d'impots, de taxes et de règlements, les Citroën, les Renault du XXIIème siècle, qu'on les empêche de croitre et d'embellir.
L'innovateur, nous l'aimons à condition qu'il ne devienne pas un sale capitaliste. Mais si l'innovateur ne peut pas devenir une petite entrepise, puis une moyenne entreprise, puis une grosse entreprise, il est illusoire d'espérer développer des industries innovantes.
Il y a peut-être dix ou vingt innovateurs en France qui ont le potentiel pour développer des industries entières et que nous ne connaitrons jamais car ils ne sont pas dans un environnement leur permettant de croitre.
Est-ce bien cela que nous voulons ?
********************
(1) : l'exemple d'Archos est significatif : Archos a inventé l'ipod et l'ipad avant l'heure mais n'avait pas les moyens d'Apple.
Le socialisme : guérir le mal par le mal ?
Daniel Hannan signale que l'Europe bascule à gauche :
Europe's crisis is about to get a whole lot worse
Guérir le mal par le mal est une méthode de charlatans médiévaux, même les médecins de ce temps-là n'y croyaient pas.
On connaît le principe : l'Etat crée des problèmes par ses interventions intempestives puis propose sa protection aux populations contre les problèmes qu'il a lui-même créés. Et le pire, c'est que ça marche.
Evidemment, comme le socialisme fonctionne avec l'argent des autres, la banqueroute est un obstacle. Mais pas suffisant : il suffit de dire que la banqueroute prouve qu'on n'a pas fait encore assez de socialisme.
Comment arrêter le socialisme ? C'est très difficile puisque le socialisme est une religion, donc imperméable à la réalité (si le socialisme était jugé à ses résultats, cela fait bien longtemps qu'il n'y aurait plus un socialiste sur terre).
Il faut répéter les arguments sans se décourager, semble-t-il dans le vide, puis un jour, sans qu'on sache trop pourquoi, les écailles tombent des yeux. Les tout frais ex-socialistes se retournent vers leur passé et ne comprennent plus comment ils ont pu errer à ce point.
La difficulté suivante est que, le socialisme étant totalitaire par essence, il tue toutes les valeurs concurrentes. Quand il meurt, il ne reste plus rien qu'un profond cynisme, comme on le voit tous les jours en Chine et en Russie.
Europe's crisis is about to get a whole lot worse
Guérir le mal par le mal est une méthode de charlatans médiévaux, même les médecins de ce temps-là n'y croyaient pas.
On connaît le principe : l'Etat crée des problèmes par ses interventions intempestives puis propose sa protection aux populations contre les problèmes qu'il a lui-même créés. Et le pire, c'est que ça marche.
Evidemment, comme le socialisme fonctionne avec l'argent des autres, la banqueroute est un obstacle. Mais pas suffisant : il suffit de dire que la banqueroute prouve qu'on n'a pas fait encore assez de socialisme.
Comment arrêter le socialisme ? C'est très difficile puisque le socialisme est une religion, donc imperméable à la réalité (si le socialisme était jugé à ses résultats, cela fait bien longtemps qu'il n'y aurait plus un socialiste sur terre).
Il faut répéter les arguments sans se décourager, semble-t-il dans le vide, puis un jour, sans qu'on sache trop pourquoi, les écailles tombent des yeux. Les tout frais ex-socialistes se retournent vers leur passé et ne comprennent plus comment ils ont pu errer à ce point.
La difficulté suivante est que, le socialisme étant totalitaire par essence, il tue toutes les valeurs concurrentes. Quand il meurt, il ne reste plus rien qu'un profond cynisme, comme on le voit tous les jours en Chine et en Russie.
mercredi, mai 02, 2012
Reynald Secher sur les élections
Je vous ai dit mon estime pour Reynald Secher. Je ne serais pas aussi positif que lui sur Nicolas Sarkozy mais je partage les mêmes craintes : je redoute dans l'élection de François Hollande et dans l'hégémonie gauchiste qui s'en suivrait la tradition liberticide de la gauche.
Les gauchistes n'auront aucun scrupule, aucun fair-play, nous serons à cent mille lieues de Nicolas Sarkozy nommant Didier Migaud à la cour des comptes. Les mal-pensants seront bâillonnés comme mauvais Français.
Ceux qui auraient le moindre doute n'ont qu'à regarder l'actuelle campagne : Nicolas Sarkozy y a été traité de voyou, de fou (les fous, on les enferme), de Pétain.
********
Docteur ès Lettres et historien, son dernier livre, Vendée, du génocide au mémoricide démontre l’existence du génocide des Vendéens par un plan concerté et légal du Comité de Salut Public et de la Convention en 1793.
Reynald Secher, on peut le dire, est un connaisseur des régimes liberticides. Il a été invité à commenter l’actualité politique française, avec ce regard d’historien, pour le quotidien national polonais Nasz Dziennik.
Avec l’accord de son auteur, nous reproduisons ici [dans Présent] la version française de cet entretien, car elle éclaire de manière nette les implications du projet de François Hollande. On pourra le trouver trop indulgent pour Sarkozy, même s’il est très loin d’approuver sans réserves la politique menée par celui-ci depuis cinq ans. Mais là n’est pas le sujet. Il s’agit de montrer que l’espace de liberté qui nous est aujourd’hui acquis disparaîtra avec l’arrivée au pouvoir d’un idéologue qui s’inscrit dans cette histoire de la gauche révolutionnaire – car Hollande ne craint pas la proximité avec Mélenchon, pour qui Robespierre, premier génocideur contemporain, est le « fondateur de notre liberté »…
— Que pensez-vous du débat politique actuel en France ?
— Si vous permettez je vais réduire votre question au débat entre les deux candidats en lice, c’est-à-dire François Hollande et Nicolas Sarkozy. Contrairement à ce que la majorité des média, foncièrement de gauche, veut faire croire aux Français, il ne s’agit pas d’un banal duel entre deux hommes qui auraient des idées politiques relativement similaires. En ce sens Marine Le Pen, leader du Front national, et François Bayrou, leader du Modem, se trompent. François Hollande et Nicolas Sarkozy se réfèrent à des idéologies clairement exprimées et aisément déchiffrables si nous lisons avec attention leur programme. Le premier est un idéaliste imbibé d’idées marxisantes d’un autre temps, idées d’ailleurs exprimées avec violence et clarté par le Front de gauche et son leader Jean-Luc Mélenchon : c’est ce qui explique le ralliement sans condition de ce dernier à François Hollande. Quant à Nicolas Sarkozy, il se situe dans le sillage du libéralisme contrôlé mais de type conservateur.
—Vous avez déclaré que la France était à la croisée des chemins. Que voulez-vous dire ?
— Ce n’est pas la première fois de son histoire qu’elle se trouve dans un tel cas à une nuance près : nous pouvons nous trouver dans une situation irréversible. Quelle société voulons-nous ? C’est la question que les Français doivent se poser. Malgré les apparences et ce que la pensée unique veut nous faire croire, c’est le débat de fond de la campagne électorale en cours.
L’enjeu est de taille car il s’agit de notre avenir. Nous assistons depuis quelques années à un retour sur la scène politique des vieilles idées marxistes reprises en chœur par un certain nombre de candidats de gauche, y compris ceux qui pourraient apparaître comme modérés, voire mous comme François Hollande. Ils proposent, ni plus ni moins, une société collectiviste gérée par un État omnipuissant et omniscient dans lequel l’individu n’est rien sinon un élément sur lequel on a le droit de vie et de mort au nom d’un pseudo intérêt général. Ils rêvent encore à l’homme nouveau, dit de progrès, animé de l’idéal révolutionnaire.
Son programme s’inscrit dans cette logique : nationalisation de l’esprit, nationalisation des vies, nationalisation des moyens de production, nationalisation de la richesse individuelle, redistribution tous azimuts… Il s’agit, ni plus ni moins, de créer une société nouvelle, dite de progrès, celle à laquelle ces leaders d’opinion rêvent depuis la grande révolution de 1789 et que certains ont eu la chance de vivre comme les Soviétiques ou vivent encore comme les Chinois et les Cubains, comme l’expliquait Mme Mitterrand, grande admiratrice de son ami et héros Fidel Castro. Qu’importent les génocides de classe, les faillites économiques systématiques, les détresses généralisées ! Pour eux, Robespierre et Staline sont toujours les références, Mirabeau et Soljenitsyne, les traîtres.
Ce modèle idéal passe par la mort de l’ancienne société vue, plus que jamais, comme obscurantiste. A titre d’exemple : si ces politiques veulent sceller dans la Constitution la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’est qu’ils veulent qu’elle soit appliquée et surtout, à la lettre. La gauche française a toujours eu besoin pour se reproduire et se maintenir au pouvoir de boucs émissaires, de sang et à défaut de conflits préfabriqués qui se traduisent pour l’adversaire par son assassinat politique et social. Rappelons-nous 1793, 1905, 1936 et disons-le, 1981. C’est une de ses caractéristiques. Ses armes sont toujours les mêmes : la haine, la division, la manipulation, le fichage, l’ostracisme… Pour arriver à ses fins, elle n’a jamais hésité quant aux moyens. Les boucs émissaires sont déjà clairement ciblés : ce sont d’abord les riches, puis les catholiques, puis tous ceux qui prêchent la différence, notamment certains partis comme le Front national. Elle hait l’opposition, y compris les nuances au sein de son propre parti, et ce toujours au nom de la justice, de la laïcité, des droits de l’homme tels que la France les a codifiés.
Contrairement à ce que j’entends dire, ici et là, François Hollande appliquera à la lettre son programme, notamment parce qu’il y est poussé par ses alliés dont le Front de gauche, qui sont des révolutionnaires. La situation est différente de celle de 1981 en raison de la personnalité forte de François Mitterrand qui était plutôt conservateur, et un socialiste par opportunisme, un homme pragmatique, ce qui explique entre autres son recul face à la volonté de la gauche de nationaliser l’enseignement privé. Quant à Nicolas Sarkozy, c’est aussi un pragmatique et un homme qui s’est toujours battu pour la liberté individuelle, qui a lutté en permanence contre le tout-État. Son action s’inscrit dans le blocage de cette spirale sans fin qui à terme peut s’avérer mortelle. Ses valeurs, clairement exprimées, sont le respect de la famille, du travail et de la nation. Même si son interprétation de la nation est discutable, car elle s’est traduite par une perte de souveraineté entre les mains de l’Europe, mais qui, en l’état, n’est pas irréversible. Il a un très grand respect de la liberté, notamment de conscience, ce que ne peut tolérer la gauche qui est de nature totalitaire. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle s’attaque si violemment aux catholiques et par voie de conséquence à l’Eglise qui reste un des seuls espaces de liberté et de réflexion parce qu’elle vit en fonction d’une fin.
— Vous tirez le signal d’alarme?
— Oui, et ce au moins pour quatre raisons.
La première est liée à l’identité même de la France. Il y a deux ans, le président Sarkozy avait voulu un débat sur l’identité. Le thème a dû surprendre les Polonais parce qu’il ne se pose pas en Pologne. Chez nous, le problème est là en raison de l’importance de l’immigration et de l’effondrement de la natalité franco-française. La gauche qui lui est favorable pour des raisons idéologiques et bassement politiques a dénigré, voire conspué le débat. Je crois pourtant qu’il était nécessaire. Bon nombre de définitions de l’identité ont été données à cette occasion. Une, très simple car synthétique, doit être retenue. Elle se résume à quelques mots : savoir d’où nous venons ; savoir qui nous sommes ; savoir où nous voulons aller ensemble. La gauche française qui vomit sur la nation et encore plus sur la patrie, la terre des pères, rêve d’une société multiculturelle, sans racine et bien entendu sans avenir commun qu’elle pourra ainsi manipuler à sa guise. Déjà, avec la complicité du monde enseignant, largement ancré à gauche, elle est en train d’œuvrer dans ce sens, par étapes afin de ne pas susciter de remous. Par exemple, elle a réussi depuis longtemps à imposer ce que j’appelle la méthode globale en histoire, c’est-à-dire son apprentissage non pas par la chronologie mais par thèmes. L’année dernière, la pression d’un appareil totalitaire de gauche – toujours au pouvoir dans l’Education nationale et sans opposition – a fait retirer des programmes tous les hommes qui ont été parmi les principaux bâtisseurs de cette histoire comme Clovis, Charlemagne, Hugues Capet, Saint Louis, Louis XIV et même Napoléon Bonaparte. Cette année, son enseignement n’est plus dispensé en terminale S, et à terme il sera déprogrammé en terminale. Gageons que dans un avenir plus ou moins proche, toujours sous la pression totalitaire de la gauche, elle deviendra une matière facultative, voire non enseignée. C’est déjà le cas dans le cadre du concours d’entrée en Sciences politiques qui n’a plus d’examen sur la culture générale, dont l’histoire. Afin de préparer un enseignement multiculturel, on commence à enseigner l’histoire de tribus africaines au nom, bien entendu de l’universalité. En déracinant les élèves, on les coupe de leur passé et on les projette dans un monde virtuel, sans référence et bien entendu sans repère. Lobotomisés, ils deviennent ainsi des hommes sans passé, donc sans avenir et donc manipulables à souhait. Toute la politique de la gauche s’inscrit dans cette logique et c’est pour cette raison qu’elle veut donner la nationalité sans réserve aux immigrés et le droit de vote. A terme, la gauche est en train de mettre en place le communautarisme avec toutes les conséquences que l’on connaît et la libanisation de la France. Avec la gauche au pouvoir, on va voir s’accélérer ce mouvement, et il deviendra irréversible, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.
La seconde est liée au respect de la vie. L’IVG est en France utilisée majoritairement comme un moyen de contraception qui se traduit par plus de 220.000 avortements annuels pour environ 830 000 naissances. C’est un fait objectif qui doit nous faire réfléchir et qui doit inciter à rechercher ensemble des solutions autres et des politiques de substitution et d’accompagnement. Non seulement la gauche est hostile à cette idée mais elle veut légaliser l’euthanasie : c’est inacceptable par principe.
La troisième est liée à la liberté au sens large du terme. Il est clair que la gauche qui proclame à qui veut l’entendre son amour des droits de l’homme, et donc de la liberté, en a une définition très particulière et très restrictive. Sa campagne dans ce sens a été caricaturale, notamment de la part du leader du Front de gauche qui n’hésitait pas à rappeler les bienfaits de la Terreur, ce que l’on peut, à juste titre, considérer comme un appel au meurtre de ceux qu’ils considèrent indésirables car pensant autrement, tandis que François Hollande proclamait que s’il était élu il épurerait tous les hauts fonctionnaires et les ambassadeurs qui ne pensent pas comme lui ce qui, un comble !, n’a choqué personne. Ces propos sont loin d’être anodins et font peur car, par expérience, je connais cette gauche intolérante qui de surcroît s’arrange toujours pour rendre responsables ses victimes du mal qu’elle leur fait. Si cette gauche gagne la présidentielle, dans la foulée, elle gagnera les législatives ce qui veut dire que non seulement elle gérera seule le pouvoir exécutif, législatif et on peut le dire, judiciaire, mais en plus elle détient largement la majorité des collectivités locales et territoriales, sans oublier les médias qui lui sont majoritairement inféodés, de même que le monde qui diffuse le savoir : en clair il n’y aura plus en France aucun contre-pouvoir structuré et enraciné. Croyez-moi, très rapidement elle va imposer une chape de plomb et bon nombre de libertés vont disparaître, ou seront contrecarrées notamment au niveau de l’enseignement, des médias, des partis. Vous comprenez dès lors pourquoi je suis effrayé par une telle situation d’autant que, je le répète, la gauche française est de nature totalitaire et en conséquence d’une intolérance que nous ne pouvons plus imaginer car nous la croyons d’un autre temps. On s’imagine que l’inimaginable n’est plus possible. En tant qu’historien, j’affirme l’inverse.
Reste aussi le problème du contexte que dénie la gauche. Nous sommes à l’heure actuelle dans une crise majeure, notamment économique, dans un contexte global. Alors même que nous devons œuvrer ensemble pour y faire face, afin d’éviter d’être emportés comme la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie et le Portugal…, la gauche non seulement n’en parle pas mais tient exclusivement un débat franco-français avec une problématique révolutionnaire. Le choix comme candidat de la gauche d’un homme comme François Hollande imbibé d’idéologie d’un autre temps est plus que symbolique. Outre l’incompétence notoire de ce politique dénoncée en son temps par ses proches, il n’a absolument aucune expérience gouvernementale, que ce soit nationale ou internationale.
— Vous voterez ?
— Plus que jamais.
— Sarkozy ?
Sarkozy!
Les circonstances le commandent. Je suis pour la liberté. J’ai toujours lutté contre le collectivisme et le totalitarisme de tout horizon. Je sais ce qu’est notre gauche et ce dont elle est capable : j’en ai souffert dans ma chair et dans mon esprit.
Les gauchistes n'auront aucun scrupule, aucun fair-play, nous serons à cent mille lieues de Nicolas Sarkozy nommant Didier Migaud à la cour des comptes. Les mal-pensants seront bâillonnés comme mauvais Français.
Ceux qui auraient le moindre doute n'ont qu'à regarder l'actuelle campagne : Nicolas Sarkozy y a été traité de voyou, de fou (les fous, on les enferme), de Pétain.
********
Docteur ès Lettres et historien, son dernier livre, Vendée, du génocide au mémoricide démontre l’existence du génocide des Vendéens par un plan concerté et légal du Comité de Salut Public et de la Convention en 1793.
Reynald Secher, on peut le dire, est un connaisseur des régimes liberticides. Il a été invité à commenter l’actualité politique française, avec ce regard d’historien, pour le quotidien national polonais Nasz Dziennik.
Avec l’accord de son auteur, nous reproduisons ici [dans Présent] la version française de cet entretien, car elle éclaire de manière nette les implications du projet de François Hollande. On pourra le trouver trop indulgent pour Sarkozy, même s’il est très loin d’approuver sans réserves la politique menée par celui-ci depuis cinq ans. Mais là n’est pas le sujet. Il s’agit de montrer que l’espace de liberté qui nous est aujourd’hui acquis disparaîtra avec l’arrivée au pouvoir d’un idéologue qui s’inscrit dans cette histoire de la gauche révolutionnaire – car Hollande ne craint pas la proximité avec Mélenchon, pour qui Robespierre, premier génocideur contemporain, est le « fondateur de notre liberté »…
— Que pensez-vous du débat politique actuel en France ?
— Si vous permettez je vais réduire votre question au débat entre les deux candidats en lice, c’est-à-dire François Hollande et Nicolas Sarkozy. Contrairement à ce que la majorité des média, foncièrement de gauche, veut faire croire aux Français, il ne s’agit pas d’un banal duel entre deux hommes qui auraient des idées politiques relativement similaires. En ce sens Marine Le Pen, leader du Front national, et François Bayrou, leader du Modem, se trompent. François Hollande et Nicolas Sarkozy se réfèrent à des idéologies clairement exprimées et aisément déchiffrables si nous lisons avec attention leur programme. Le premier est un idéaliste imbibé d’idées marxisantes d’un autre temps, idées d’ailleurs exprimées avec violence et clarté par le Front de gauche et son leader Jean-Luc Mélenchon : c’est ce qui explique le ralliement sans condition de ce dernier à François Hollande. Quant à Nicolas Sarkozy, il se situe dans le sillage du libéralisme contrôlé mais de type conservateur.
—Vous avez déclaré que la France était à la croisée des chemins. Que voulez-vous dire ?
— Ce n’est pas la première fois de son histoire qu’elle se trouve dans un tel cas à une nuance près : nous pouvons nous trouver dans une situation irréversible. Quelle société voulons-nous ? C’est la question que les Français doivent se poser. Malgré les apparences et ce que la pensée unique veut nous faire croire, c’est le débat de fond de la campagne électorale en cours.
L’enjeu est de taille car il s’agit de notre avenir. Nous assistons depuis quelques années à un retour sur la scène politique des vieilles idées marxistes reprises en chœur par un certain nombre de candidats de gauche, y compris ceux qui pourraient apparaître comme modérés, voire mous comme François Hollande. Ils proposent, ni plus ni moins, une société collectiviste gérée par un État omnipuissant et omniscient dans lequel l’individu n’est rien sinon un élément sur lequel on a le droit de vie et de mort au nom d’un pseudo intérêt général. Ils rêvent encore à l’homme nouveau, dit de progrès, animé de l’idéal révolutionnaire.
Son programme s’inscrit dans cette logique : nationalisation de l’esprit, nationalisation des vies, nationalisation des moyens de production, nationalisation de la richesse individuelle, redistribution tous azimuts… Il s’agit, ni plus ni moins, de créer une société nouvelle, dite de progrès, celle à laquelle ces leaders d’opinion rêvent depuis la grande révolution de 1789 et que certains ont eu la chance de vivre comme les Soviétiques ou vivent encore comme les Chinois et les Cubains, comme l’expliquait Mme Mitterrand, grande admiratrice de son ami et héros Fidel Castro. Qu’importent les génocides de classe, les faillites économiques systématiques, les détresses généralisées ! Pour eux, Robespierre et Staline sont toujours les références, Mirabeau et Soljenitsyne, les traîtres.
Ce modèle idéal passe par la mort de l’ancienne société vue, plus que jamais, comme obscurantiste. A titre d’exemple : si ces politiques veulent sceller dans la Constitution la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’est qu’ils veulent qu’elle soit appliquée et surtout, à la lettre. La gauche française a toujours eu besoin pour se reproduire et se maintenir au pouvoir de boucs émissaires, de sang et à défaut de conflits préfabriqués qui se traduisent pour l’adversaire par son assassinat politique et social. Rappelons-nous 1793, 1905, 1936 et disons-le, 1981. C’est une de ses caractéristiques. Ses armes sont toujours les mêmes : la haine, la division, la manipulation, le fichage, l’ostracisme… Pour arriver à ses fins, elle n’a jamais hésité quant aux moyens. Les boucs émissaires sont déjà clairement ciblés : ce sont d’abord les riches, puis les catholiques, puis tous ceux qui prêchent la différence, notamment certains partis comme le Front national. Elle hait l’opposition, y compris les nuances au sein de son propre parti, et ce toujours au nom de la justice, de la laïcité, des droits de l’homme tels que la France les a codifiés.
Contrairement à ce que j’entends dire, ici et là, François Hollande appliquera à la lettre son programme, notamment parce qu’il y est poussé par ses alliés dont le Front de gauche, qui sont des révolutionnaires. La situation est différente de celle de 1981 en raison de la personnalité forte de François Mitterrand qui était plutôt conservateur, et un socialiste par opportunisme, un homme pragmatique, ce qui explique entre autres son recul face à la volonté de la gauche de nationaliser l’enseignement privé. Quant à Nicolas Sarkozy, c’est aussi un pragmatique et un homme qui s’est toujours battu pour la liberté individuelle, qui a lutté en permanence contre le tout-État. Son action s’inscrit dans le blocage de cette spirale sans fin qui à terme peut s’avérer mortelle. Ses valeurs, clairement exprimées, sont le respect de la famille, du travail et de la nation. Même si son interprétation de la nation est discutable, car elle s’est traduite par une perte de souveraineté entre les mains de l’Europe, mais qui, en l’état, n’est pas irréversible. Il a un très grand respect de la liberté, notamment de conscience, ce que ne peut tolérer la gauche qui est de nature totalitaire. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle s’attaque si violemment aux catholiques et par voie de conséquence à l’Eglise qui reste un des seuls espaces de liberté et de réflexion parce qu’elle vit en fonction d’une fin.
— Vous tirez le signal d’alarme?
— Oui, et ce au moins pour quatre raisons.
La première est liée à l’identité même de la France. Il y a deux ans, le président Sarkozy avait voulu un débat sur l’identité. Le thème a dû surprendre les Polonais parce qu’il ne se pose pas en Pologne. Chez nous, le problème est là en raison de l’importance de l’immigration et de l’effondrement de la natalité franco-française. La gauche qui lui est favorable pour des raisons idéologiques et bassement politiques a dénigré, voire conspué le débat. Je crois pourtant qu’il était nécessaire. Bon nombre de définitions de l’identité ont été données à cette occasion. Une, très simple car synthétique, doit être retenue. Elle se résume à quelques mots : savoir d’où nous venons ; savoir qui nous sommes ; savoir où nous voulons aller ensemble. La gauche française qui vomit sur la nation et encore plus sur la patrie, la terre des pères, rêve d’une société multiculturelle, sans racine et bien entendu sans avenir commun qu’elle pourra ainsi manipuler à sa guise. Déjà, avec la complicité du monde enseignant, largement ancré à gauche, elle est en train d’œuvrer dans ce sens, par étapes afin de ne pas susciter de remous. Par exemple, elle a réussi depuis longtemps à imposer ce que j’appelle la méthode globale en histoire, c’est-à-dire son apprentissage non pas par la chronologie mais par thèmes. L’année dernière, la pression d’un appareil totalitaire de gauche – toujours au pouvoir dans l’Education nationale et sans opposition – a fait retirer des programmes tous les hommes qui ont été parmi les principaux bâtisseurs de cette histoire comme Clovis, Charlemagne, Hugues Capet, Saint Louis, Louis XIV et même Napoléon Bonaparte. Cette année, son enseignement n’est plus dispensé en terminale S, et à terme il sera déprogrammé en terminale. Gageons que dans un avenir plus ou moins proche, toujours sous la pression totalitaire de la gauche, elle deviendra une matière facultative, voire non enseignée. C’est déjà le cas dans le cadre du concours d’entrée en Sciences politiques qui n’a plus d’examen sur la culture générale, dont l’histoire. Afin de préparer un enseignement multiculturel, on commence à enseigner l’histoire de tribus africaines au nom, bien entendu de l’universalité. En déracinant les élèves, on les coupe de leur passé et on les projette dans un monde virtuel, sans référence et bien entendu sans repère. Lobotomisés, ils deviennent ainsi des hommes sans passé, donc sans avenir et donc manipulables à souhait. Toute la politique de la gauche s’inscrit dans cette logique et c’est pour cette raison qu’elle veut donner la nationalité sans réserve aux immigrés et le droit de vote. A terme, la gauche est en train de mettre en place le communautarisme avec toutes les conséquences que l’on connaît et la libanisation de la France. Avec la gauche au pouvoir, on va voir s’accélérer ce mouvement, et il deviendra irréversible, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.
La seconde est liée au respect de la vie. L’IVG est en France utilisée majoritairement comme un moyen de contraception qui se traduit par plus de 220.000 avortements annuels pour environ 830 000 naissances. C’est un fait objectif qui doit nous faire réfléchir et qui doit inciter à rechercher ensemble des solutions autres et des politiques de substitution et d’accompagnement. Non seulement la gauche est hostile à cette idée mais elle veut légaliser l’euthanasie : c’est inacceptable par principe.
La troisième est liée à la liberté au sens large du terme. Il est clair que la gauche qui proclame à qui veut l’entendre son amour des droits de l’homme, et donc de la liberté, en a une définition très particulière et très restrictive. Sa campagne dans ce sens a été caricaturale, notamment de la part du leader du Front de gauche qui n’hésitait pas à rappeler les bienfaits de la Terreur, ce que l’on peut, à juste titre, considérer comme un appel au meurtre de ceux qu’ils considèrent indésirables car pensant autrement, tandis que François Hollande proclamait que s’il était élu il épurerait tous les hauts fonctionnaires et les ambassadeurs qui ne pensent pas comme lui ce qui, un comble !, n’a choqué personne. Ces propos sont loin d’être anodins et font peur car, par expérience, je connais cette gauche intolérante qui de surcroît s’arrange toujours pour rendre responsables ses victimes du mal qu’elle leur fait. Si cette gauche gagne la présidentielle, dans la foulée, elle gagnera les législatives ce qui veut dire que non seulement elle gérera seule le pouvoir exécutif, législatif et on peut le dire, judiciaire, mais en plus elle détient largement la majorité des collectivités locales et territoriales, sans oublier les médias qui lui sont majoritairement inféodés, de même que le monde qui diffuse le savoir : en clair il n’y aura plus en France aucun contre-pouvoir structuré et enraciné. Croyez-moi, très rapidement elle va imposer une chape de plomb et bon nombre de libertés vont disparaître, ou seront contrecarrées notamment au niveau de l’enseignement, des médias, des partis. Vous comprenez dès lors pourquoi je suis effrayé par une telle situation d’autant que, je le répète, la gauche française est de nature totalitaire et en conséquence d’une intolérance que nous ne pouvons plus imaginer car nous la croyons d’un autre temps. On s’imagine que l’inimaginable n’est plus possible. En tant qu’historien, j’affirme l’inverse.
Reste aussi le problème du contexte que dénie la gauche. Nous sommes à l’heure actuelle dans une crise majeure, notamment économique, dans un contexte global. Alors même que nous devons œuvrer ensemble pour y faire face, afin d’éviter d’être emportés comme la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie et le Portugal…, la gauche non seulement n’en parle pas mais tient exclusivement un débat franco-français avec une problématique révolutionnaire. Le choix comme candidat de la gauche d’un homme comme François Hollande imbibé d’idéologie d’un autre temps est plus que symbolique. Outre l’incompétence notoire de ce politique dénoncée en son temps par ses proches, il n’a absolument aucune expérience gouvernementale, que ce soit nationale ou internationale.
— Vous voterez ?
— Plus que jamais.
— Sarkozy ?
Sarkozy!
Les circonstances le commandent. Je suis pour la liberté. J’ai toujours lutté contre le collectivisme et le totalitarisme de tout horizon. Je sais ce qu’est notre gauche et ce dont elle est capable : j’en ai souffert dans ma chair et dans mon esprit.
Libellés :
dictature du Bien,
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L'ami des pauvres en action
Hollande tente de convaincre BHL autour d'un repas gastronomique à 262 €
C.G. 28/02/2012, 16 h 19 | Mis à jour le 28/02/2012, 16 h 29
François Hollande a rencontré BHL dans un restaurant gastronomique des Champs-Élysées. Le fameux épisode de Sarkozy au Fouquet's le soir de son élection est l'un des hauts arguments de la campagne socialiste de 2012. Pourtant, plusieurs médias ont fait état d'une indiscrétion qui aurait pu amener François Hollande à donner raison à Christian Estrosi, qui traitait l'établissement des Champs Elysées de "brasserie populaire".
Le candidat socialiste a en effet déjeuné, le 31 janvier dernier avec le philosophe-star des médias Bernard-Henry Lévy, dans le très prestigieux restaurant gastronomique "Le Laurent", près des Champs. Objectif de la rencontre : ramener la brebis égarée BHL dans le camp socialiste, après qu'elle se soit un temps perdue dans les pâturages sarkozystes. Une salade à 140 € Mais voilà : avec son menu unique à 165 €, "Le Laurent" fait partir de ces établissements dont la carte devient rapidement hors de prix.
Malgré un menu léger pour Hollande et BHL, la note n'en est pas pourtant pas moins lourde pour la carte bleue… et l'image du candidat PS. Selon le site 24heuresactu, les deux convives dégustèrent en entrée une salade de mâche aux truffes pour 140 €, suivie d'un carré et selle d'agneau à 92 €, avant de clore leur repas sur un ananas rôti à 30 €. Soit une modeste note de 262 € par personne. Une note largement supérieure à celle du Fouquet's, dont le menu complet est facturé aux alentours de 130 € !
************
Au delà de l'aspect anecdotique, on constate une fois de plus l'hypocrisie des gauchistes : Sarkozy au Fonquet's c'est un épouvantable affront aux Français modestes, une indécence carctérisée. François Hollande chez Laurent, deux fois plus cher, c'est juste la vie normale d'un élu de terrain.
Plus problématique : quand on examine l'électorat, Nicolas Sarkozy n'est pas du tout le président des riches. Le président des riches, des cadres supérieurs, des fonctionnaires, des privilégiés et protégés de toutes sortes, c'est François Hollande.
Autrement dit, François Hollande risque de gagner en ayant collé à Nicolas Sarkozy une étiquette à l'inverse de leurs électorats respectifs. En politique, le mensonge paie. C'est navrant.
C.G. 28/02/2012, 16 h 19 | Mis à jour le 28/02/2012, 16 h 29
François Hollande a rencontré BHL dans un restaurant gastronomique des Champs-Élysées. Le fameux épisode de Sarkozy au Fouquet's le soir de son élection est l'un des hauts arguments de la campagne socialiste de 2012. Pourtant, plusieurs médias ont fait état d'une indiscrétion qui aurait pu amener François Hollande à donner raison à Christian Estrosi, qui traitait l'établissement des Champs Elysées de "brasserie populaire".
Le candidat socialiste a en effet déjeuné, le 31 janvier dernier avec le philosophe-star des médias Bernard-Henry Lévy, dans le très prestigieux restaurant gastronomique "Le Laurent", près des Champs. Objectif de la rencontre : ramener la brebis égarée BHL dans le camp socialiste, après qu'elle se soit un temps perdue dans les pâturages sarkozystes. Une salade à 140 € Mais voilà : avec son menu unique à 165 €, "Le Laurent" fait partir de ces établissements dont la carte devient rapidement hors de prix.
Malgré un menu léger pour Hollande et BHL, la note n'en est pas pourtant pas moins lourde pour la carte bleue… et l'image du candidat PS. Selon le site 24heuresactu, les deux convives dégustèrent en entrée une salade de mâche aux truffes pour 140 €, suivie d'un carré et selle d'agneau à 92 €, avant de clore leur repas sur un ananas rôti à 30 €. Soit une modeste note de 262 € par personne. Une note largement supérieure à celle du Fouquet's, dont le menu complet est facturé aux alentours de 130 € !
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Au delà de l'aspect anecdotique, on constate une fois de plus l'hypocrisie des gauchistes : Sarkozy au Fonquet's c'est un épouvantable affront aux Français modestes, une indécence carctérisée. François Hollande chez Laurent, deux fois plus cher, c'est juste la vie normale d'un élu de terrain.
Plus problématique : quand on examine l'électorat, Nicolas Sarkozy n'est pas du tout le président des riches. Le président des riches, des cadres supérieurs, des fonctionnaires, des privilégiés et protégés de toutes sortes, c'est François Hollande.
Autrement dit, François Hollande risque de gagner en ayant collé à Nicolas Sarkozy une étiquette à l'inverse de leurs électorats respectifs. En politique, le mensonge paie. C'est navrant.
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mardi, mai 01, 2012
Y-a-t-il des économistes qui soutiennent (ouvertement) Nicolas Sarkozy ?
Philippe Herlin dans Atlantico
Des économistes ont signé une tribune dans Le Monde pour soutenir François Hollande. La question se pose tout naturellement : pourquoi n'a t'on pas assisté à une initiative comparable en faveur de Nicolas Sarkozy ?
Parce qu'être libéral en France est mal vu et que s'afficher comme tel est risqué. Parce que la crise est mise sur le dos du libéralisme alors qu'elle est due à l'intervention de l'Etat (l'endettement public) et des banques centrales (la Fed qui baisse ses taux en 2001 et favorise ainsi la bulle du crédit immobilier). Le "crony capitalism", le capitalisme de copinage (entre les Etats et les grandes banques) y a également une part déterminante, bien sûr. Et aussi parce que quasiment tous les économistes universitaires sont keynésiens et donc favorables à une forte intervention de l'Etat.
Nicolas Sarkozy porte aussi une part de responsabilité
Nicolas Sarkozy est trop interventionniste pour susciter l'adhésion des milieux libéraux. Mais surtout, le problème de fond est qu'il n'y avait aucun candidat authentiquement libéral à cette élection présidentielle, personne n'était là pour dire "l'Etat n'est pas la solution, c'est le problème". Le débat a été complètement faussé. "Ultralibéral" était l'insulte la plus communément utilisée, ils auraient mieux fait de se traiter d'ultraétatistes !
Mais il y a tout de même des points positifs. Nicolas Sarkozy s'engage sur la baisse des dépenses publiques et la règle d'or, des points fondamentaux qui le distinguent du candidat socialiste. C'est celui qui défend le mieux la liberté d'entreprendre, n'oublions pas la réussite du statut d'autoentrepreneur. Pour moi, clairement, pour le deuxième tour, toute personne attachée à la liberté d'entreprise et au marché doit voter pour lui, et s'il s'abstenait il le regretterait rapidement.
A savoir si François Hollande est dangereux pour la liberté d'entreprise, il y a des paroles dont il faut bien prendre la mesure. Vouloir taxer à 75% ceux qui gagnent plus d'un million d'euros, c'est une sorte de racisme social. On entre là dans une logique de bouc émissaire et d'exclusion sur des critères non pas raciaux mais sociaux. Et où cela s'arrête-t-il, on commence à un million d'euros de revenu annuel, puis ensuite on rabaisse la barre (on est encore "riche" à 800.000 euros par an, 600.000, etc.) ? C'est une logique très dangereuse, basée sur le ressentiment, cela me révulse profondément.
Avec François Hollande et son programme de hausse de la dépense publique, nous serions à coup sûr rapidement dans la situation de la Grèce ou de l'Espagne. Nous ne serions pas garantis d'échapper à ce destin funeste avec Nicolas Sarkozy, mais outre un programme économique clairement plus sérieux, il y a chez lui une volonté réformatrice qui peut nous permettre de nous en sortir. La crise que nous connaissons est profonde et durable, l'incertitude grande, mais en ce qui concerne le choix à faire le 6 mai prochain, pour un économiste libéral, les choses sont très claires.
Des économistes ont signé une tribune dans Le Monde pour soutenir François Hollande. La question se pose tout naturellement : pourquoi n'a t'on pas assisté à une initiative comparable en faveur de Nicolas Sarkozy ?
Parce qu'être libéral en France est mal vu et que s'afficher comme tel est risqué. Parce que la crise est mise sur le dos du libéralisme alors qu'elle est due à l'intervention de l'Etat (l'endettement public) et des banques centrales (la Fed qui baisse ses taux en 2001 et favorise ainsi la bulle du crédit immobilier). Le "crony capitalism", le capitalisme de copinage (entre les Etats et les grandes banques) y a également une part déterminante, bien sûr. Et aussi parce que quasiment tous les économistes universitaires sont keynésiens et donc favorables à une forte intervention de l'Etat.
Nicolas Sarkozy porte aussi une part de responsabilité
Nicolas Sarkozy est trop interventionniste pour susciter l'adhésion des milieux libéraux. Mais surtout, le problème de fond est qu'il n'y avait aucun candidat authentiquement libéral à cette élection présidentielle, personne n'était là pour dire "l'Etat n'est pas la solution, c'est le problème". Le débat a été complètement faussé. "Ultralibéral" était l'insulte la plus communément utilisée, ils auraient mieux fait de se traiter d'ultraétatistes !
Mais il y a tout de même des points positifs. Nicolas Sarkozy s'engage sur la baisse des dépenses publiques et la règle d'or, des points fondamentaux qui le distinguent du candidat socialiste. C'est celui qui défend le mieux la liberté d'entreprendre, n'oublions pas la réussite du statut d'autoentrepreneur. Pour moi, clairement, pour le deuxième tour, toute personne attachée à la liberté d'entreprise et au marché doit voter pour lui, et s'il s'abstenait il le regretterait rapidement.
A savoir si François Hollande est dangereux pour la liberté d'entreprise, il y a des paroles dont il faut bien prendre la mesure. Vouloir taxer à 75% ceux qui gagnent plus d'un million d'euros, c'est une sorte de racisme social. On entre là dans une logique de bouc émissaire et d'exclusion sur des critères non pas raciaux mais sociaux. Et où cela s'arrête-t-il, on commence à un million d'euros de revenu annuel, puis ensuite on rabaisse la barre (on est encore "riche" à 800.000 euros par an, 600.000, etc.) ? C'est une logique très dangereuse, basée sur le ressentiment, cela me révulse profondément.
Avec François Hollande et son programme de hausse de la dépense publique, nous serions à coup sûr rapidement dans la situation de la Grèce ou de l'Espagne. Nous ne serions pas garantis d'échapper à ce destin funeste avec Nicolas Sarkozy, mais outre un programme économique clairement plus sérieux, il y a chez lui une volonté réformatrice qui peut nous permettre de nous en sortir. La crise que nous connaissons est profonde et durable, l'incertitude grande, mais en ce qui concerne le choix à faire le 6 mai prochain, pour un économiste libéral, les choses sont très claires.
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Pensée unique dans la presse
Je pense, d'après un sondage fait dans les rédactions en 2007, qu'on peut généraliser à 10 % près à toutes les rédactions (sauf VA) :
Pensée unique chez Marianne
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lundi, avril 30, 2012
Histoire du cinéma (M. Bardèche et R. Brasillach)
Je ne vous le cache pas, en ces temps de conformisme abrutissant, c'est un petit plaisir que de lire un excellent ouvrage écrit par deux fascistes.
Bien sûr, les censeurs se précipiteront sur les quelques allusions antisémites. Laissons les à ces petits jeux stériles de matons de Panurge qui n'intéressent que les minables.
Cette histoire est passionnante et fort bien écrite. Notamment sur la période que je connais le moins bien, 1905-1920.
J'ai souri à leur critique de Metropolis qui m'a toujours semblé surévalué et barbant.
Bien sûr, les censeurs se précipiteront sur les quelques allusions antisémites. Laissons les à ces petits jeux stériles de matons de Panurge qui n'intéressent que les minables.
Cette histoire est passionnante et fort bien écrite. Notamment sur la période que je connais le moins bien, 1905-1920.
J'ai souri à leur critique de Metropolis qui m'a toujours semblé surévalué et barbant.
Objectif 2017 : le combat culturel
La gauche détient l'école, la presse, les milieux médiatiques (je n'ose écrire artistiques - car il faut les chercher, les artistes, parmi les subventionnés), la magistrature.
Elle peut ainsi imposer ses mauvaises idées et détourner la critique sur des boucs-émissaires. La seule discussion publique, c'est entre la fausse droite soumise au diktat gauchiste et la vraie gauche.
On peut admirer la patience avec laquelle la gauche a mené sa conquête sur cinquante ans. On peut aussi flétrir l'inconscience et la lâcheté de la droite qu'il l'a laissée faire.
Maintenant, que faire ?
Très simple en théorie, plus difficile en pratique : reconquérir les places perdues dans les journaux, dans les écoles, dans les tribunaux.
La droite est bien démunie, mais c'est dans le silence et le dénuement qu'on prépare les plus grands exploits.
La droite, dans sa solitude, a deux alliés très puissants : la réalité et le temps.
La réalité : jamais, nulle part, le socialisme n'a fonctionné. Il a toujours augmenté la pauvreté et le bordel ambiant.
Le temps : ça va bien finir par se voir et les générations passent.
La réalité, cela va d'abord être la banqueroute et il va devenir de plus en plus difficile de financer le socialisme.
Elle peut ainsi imposer ses mauvaises idées et détourner la critique sur des boucs-émissaires. La seule discussion publique, c'est entre la fausse droite soumise au diktat gauchiste et la vraie gauche.
On peut admirer la patience avec laquelle la gauche a mené sa conquête sur cinquante ans. On peut aussi flétrir l'inconscience et la lâcheté de la droite qu'il l'a laissée faire.
Maintenant, que faire ?
Très simple en théorie, plus difficile en pratique : reconquérir les places perdues dans les journaux, dans les écoles, dans les tribunaux.
La droite est bien démunie, mais c'est dans le silence et le dénuement qu'on prépare les plus grands exploits.
La droite, dans sa solitude, a deux alliés très puissants : la réalité et le temps.
La réalité : jamais, nulle part, le socialisme n'a fonctionné. Il a toujours augmenté la pauvreté et le bordel ambiant.
Le temps : ça va bien finir par se voir et les générations passent.
La réalité, cela va d'abord être la banqueroute et il va devenir de plus en plus difficile de financer le socialisme.
dimanche, avril 29, 2012
Le changement, c'est gourmand
Si François Hollande est élu le 6 mai, il n'y a aucun changement positif à attendre. Les imbéciles qui croient le contraire ne sont que cela, des imbéciles. Au moins, François Hollande a eu l'honnêteté de rester vague.
En revanche, il aura des alliés à récompenser, des fidélités à acheter, des clientèles à garder. Bref, ça va être une fois de plus la nouba socialiste aux frais du pauvre moutontribuable.
On va avoir droit au retour des vampires. Par ici, la bonne soupe. !
Vous avez aimé le gang des R25 ? Vous adorerez le gang des DS5 (hybrides, bien entendu).
Le jeu risque juste d'être plus pimenté cette fois, par des créanciers mauvais coucheurs. Mais, bah, les Français paieront.
En revanche, il aura des alliés à récompenser, des fidélités à acheter, des clientèles à garder. Bref, ça va être une fois de plus la nouba socialiste aux frais du pauvre moutontribuable.
On va avoir droit au retour des vampires. Par ici, la bonne soupe. !
Vous avez aimé le gang des R25 ? Vous adorerez le gang des DS5 (hybrides, bien entendu).
Le jeu risque juste d'être plus pimenté cette fois, par des créanciers mauvais coucheurs. Mais, bah, les Français paieront.
Les élections et la crise : Français si vous saviez....
Je suis d'accord avec l'article de Philippe Simonnot à une nuance : on peut comprendre qu'il fait l'apologie de l'étalon-or. Cela me semble excessif. Un système de changes flottant peut très fonctionner, il suffit juste que les Etats ne s'en mêlent pas. La mesure la plus radicale est la suppression du cours légal et la concurrence des monnaies sur un même territoire. Cela existe couramment : il y a des tas de pays où on peut payer en deux ou trois monnaies, monnaie locale, dollar US voire Euro.
Au départ, en effet, le diagnostic a été mensonger.
L’origine de la crise de 2008 était à trouver non dans des « défaillances d’un marché dérégulé », comme l’ont dit et répété les politiques et les médias, mais dans les excès de la Puissance publique. Dès lors, l’État dont on célébrait le « Grand Retour » sur la scène économique (qu’il n’avait en vérité jamais quittée) ne pouvait qu’enfoncer les pays malades dans leur propre maladie. Crise dans la crise, l’agitation au chevet de l’euro a poussé l’interventionnisme étatique, par le truchement de la Banque Centrale Européenne, jusqu’à la caricature et en violation flagrante des Traités – avec la complicité honteuse de « Merkozy ». Le fantôme de Keynes, le célèbre économiste britannique, a de nouveau été sorti de la tombe où l’on croyait l’avoir enfermé.
**********
La France se prépare à des lendemains de fête qui ne chanteront guère. Les finalistes du second tour racontent finalement à peu près la même chose sans convaincre personne. Non, hélas ! L’équilibre des finances publiques de la France ne sera pas rétabli aux dates promises.
La France se prépare à des lendemains de fête qui ne chanteront guère. Les finalistes du second tour racontent finalement à peu près la même chose sans convaincre personne. Non, hélas ! L’équilibre des finances publiques de la France ne sera pas rétabli aux dates promises.
Les citoyens ont le pressentiment qu’on leur cache quelque chose et qu’ils découvriront le pot aux roses – un euphémisme – aux lendemains du 6 mai. En fait, ils ont été trompés. Français si vous saviez…
Au départ, en effet, le diagnostic a été mensonger.
L’origine de la crise de 2008 était à trouver non dans des « défaillances d’un marché dérégulé », comme l’ont dit et répété les politiques et les médias, mais dans les excès de la Puissance publique. Dès lors, l’État dont on célébrait le « Grand Retour » sur la scène économique (qu’il n’avait en vérité jamais quittée) ne pouvait qu’enfoncer les pays malades dans leur propre maladie. Crise dans la crise, l’agitation au chevet de l’euro a poussé l’interventionnisme étatique, par le truchement de la Banque Centrale Européenne, jusqu’à la caricature et en violation flagrante des Traités – avec la complicité honteuse de « Merkozy ». Le fantôme de Keynes, le célèbre économiste britannique, a de nouveau été sorti de la tombe où l’on croyait l’avoir enfermé.
De deux choses l’une : ou bien les gouvernements prennent des mesures pour réduire le fardeau d’une dette qui n’est pas soutenable quand les taux d’intérêt sont supérieurs au taux de croissance de l’économie, et ces mesures briseront la « relance » annoncée. Ou bien les États poursuivent leur fuite en avant, les taux d’intérêt remonteront, le poids de la dette s’alourdira un peu plus, et la relance sera tout aussi molle. La Grèce a été le premier exemple de cette course à l’abîme. Aujourd’hui, l’Espagne s’engouffre dans cette voie calamiteuse quand elle doit payer pour sa dette des taux d’intérêt qui sont de nouveau en hausse. L’Italie est derechef entraînée par la spirale, et on ne voit pas comment la France pourrait lui échapper. Le « spread » – écart de taux entre les emprunts de Berlin et de Paris – est remonté à son plus haut niveau depuis deux mois. La rumeur d’une nouvelle dégradation de la note de crédit de la France s’est d’ailleurs propagée la semaine dernière, par le biais d’une note de la banque américaine Citigroup.
Voilà maintenant que les Pays-Bas sont entrés dans cette danse infernale après la chute du gouvernement Rutte. L’agence de notation Moody’s se tient prête, si le besoin s’en fait sentir, à dégrader la note néerlandaise. « Si nous venions à observer un engagement plus faible dans la discipline fiscale ou une abrogation répétée des règles fiscales du pays, cela pourrait exercer une pression négative sur la note du pays », explique l’agence. Cet avertissement vaut autant sinon plus pour la France, beaucoup moins vertueuse que les Pays-Bas.
Il s’agit bien d’une spirale infernale. Ce n’est pas la dette en valeur absolue qui compte mais le rapport entre produit national brut et dette, intérêts compris. La capacité de remboursement d’un État n’est rien d’autre que son économie, sa richesse, sa croissance. La spirale infernale commence lorsque, pour rembourser la dette, les gouvernements augmentent les impôts et diminuent les dépenses, ce qui impacte la croissance… Pour s’en sortir, notre Napoléon comptait sur le Grouchy de la croissance économique. C’est le Blücher de la stagnation qui est arrivé – avec un chômage record qui – sauf un miracle de dernière minute – le condamne à perdre l’élection présidentielle. Du côté Hollande, ce n’est pas en travestissant les récents propos du président de la Banque Centrale Européenne que l’on sortira la France de cette ornière.
Plus grave, si l’on ose dire, mais ni Hollande ni Sarkozy n’en parlent – pas même une allusion du bout des lèvres -, la crise actuelle est, en fait, l’ultime accès d’une fièvre qui s’est emparé du système monétaire international depuis qu’a été fermée la fenêtre d’or (golden window) le 15 août 1971 par Richard Nixon, alors président des États-Unis. La mémoire des politiciens et des économistes à leur service ou au service des banques qui les paient grassement est si courte qu’on est obligé de leur rappeler que, ce jour-là, le dernier lien qui existait entre le métal jaune et une monnaie (et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agissait du dollar) a été rompu.
À gauche comme à droite, on parle beaucoup, pas toujours à bon escient et non sans démagogie, d’une coupure voire d’une opposition entre l’économie réelle et l’économie financière. S’il fallait trouver un sens contemporain à ces expressions, on le trouverait dans le renoncement des États-Unis à respecter leur propre engagement de fonder leur monnaie sur l’or, générant du même coup le « non système » des changes flottants, de la balkanisation monétaire et du mercantilisme déguisé des politiques monétaires nationales. Les banques et les entreprises ont dû alors inventer tout un système de couverture, toute une ingénierie financière très compliquée avec un système d’assurances complexes, qui font le bonheur des traders.
Le peuple a raison de se révolter. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont les vecteurs de cette colère légitime.
Sont soupçonnées à juste titre les banques de profiter de ce faux-monnayage généralisé. A l’abri de banques centrales qui jouent le rôle de prêteur en dernier ressort, elles produisent de la monnaie dite fiduciaire, créée ex nihilo. Autrement dit, des titres de propriété sont créés qui ne correspondent à aucune richesse réelle et perçus comme des propriétés alors qu’ils ne sont que des titres en papier. De rien ne peut rien sortir. Aucun bout de papier ne peut créer de la richesse. Il faut le rappeler sans cesse tant cela est méconnu ou nié – récemment encore par un célèbre Nobel américain. La monnaie de banque, dans ces conditions, est une fausse monnaie validée par la banque centrale et imposée par l’État, qu’elle soit libellée en dollar, en euro ou en yuan, et elle finance de faux investissements.
Evidemment, le premier bénéficiaire de cette fraude est le créateur de la monnaie fiduciaire, c’est-à-dire le banquier lui-même. D’où des privilèges éhontés, dignes de l’Ancien Régime : les institutions proches du pouvoir de l’État comme la haute fonction publique, le Trésor, la banque centrale, l’aristocratie bancaire et les petits malins du trading s’en mettent plein les poches. Les grandes banques s’enrichissent d’autant plus aisément qu’elles seront toujours sauvées de la faillite par les banques centrales ou l’État. Loin d’être dérégulées comme on l’a tant dit, les banques restent en général corporatistes, hyper-réglementées, cartellisées ; elles refusent instinctivement toute authentique concurrence et essaient de conserver cette rente. C’est particulièrement le cas dans notre pays qui pousse l’art du concubinage entre l’État et la finance à un haut niveau de baroquisme.
D’où, aussi, des inégalités de revenu et de patrimoine de plus en plus criantes, au profit des protagonistes de la sphère financière et au détriment des autres acteurs de l’économie – inégalités qui rendent impossibles des réformes pourtant indispensables.
Ainsi, grâce à nos néo-keynésiens patentés, bien en cour au gouvernement comme dans les médias, l’État a plongé mains jointes dans le piège que lui tendaient ceux qui tiennent la « pompe à Phynance ». Sous prétexte de risque systémique, la banque centrale à sa dévotion, aux États-Unis comme en Europe, a sauvé de la faillite des banques et des institutions financières qui ne méritaient pas de survivre à leurs erreurs et à leurs fautes, et il a permis aux cavaliers de la finance de faire un tour de piste supplémentaire. Ubu n’aurait pas fait mieux. Quel banquier peut rester vertueux quand le vice est systématiquement récompensé et oublié ?
De cette socialisation des pertes, correspondant à une privatisation de super-profits scandaleux de monopole, le contribuable est invité maintenant à solder les frais. Le peuple a raison de se révolter. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont les vecteurs de cette colère légitime.
La seule manière de sortir de cette gigantesque ornière est de mettre fin au faux monnayage issu de la coucherie incestueuse de la banque et de l’État et de rétablir une monnaie ancrée dans la réalité économique. L’obstacle est seulement politique : les princes qui nous gouvernent aujourd’hui n’y ont pas intérêt.
Philippe Simonnot, docteur ès sciences économiques, a été professeur d’économie du droit à l’Université de Paris-Dauphine Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à la monnaie et aux banques. En collaboration avec Charles Le Lien, il publie, le 31 mai prochain, "La monnaie, Histoire d’une imposture", aux Éditions Perrin. La version originale de ce texte a été mis en ligne sur le site Nouvelles de France, en date du 25 avril 2012.
Sarkozy fasciste : pauvres cons ! (2)
Le pétainisme, nouveau point Godwin de la vie politique française...
Une contribution de notre fidèle commentateur Curmudgeon :
**********
Les Français ne peuvent guère penser la politique autrement qu'en se raccrochant à une grille de lecture élaborée pour comprendre l'histoire de leur pays, grille qui, en l'occurrence, se trouve comporter une forte dose de mythification. Le système interprétatif dominant, selon Simon Epstein, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem (précision qui explique l'indépendance intellectuelle de l'intéressé vis-à-vis du milieu universitaire français), est celui des "deux France",
«c'est-à-dire du schéma qui veut que l'histoire française contemporaine s'articule le long des mêmes marques (la gauche d'un côté, la droite de l'autre) au fil des temps. Les révolutionnaires, les dreyfusards, le Front populaire s'y heurtent — phase après phase, cycle après cycle — aux vendéens, aux versaillais, aux antidreyfusards et aux ligues factieuses de 1936. Les premiers prônent les Lumières, la Justice, la Vérité et le Progrès social, ce qui suscite l'ire et déclenche la violence, périodiquement exacerbée, des seconds. Nous avons vu que "les deux France" mettront un certain temps, pour diverses raisons, à se reconstituer après la Libération.
Mais elles finissent par se ressaisir et par reprendre, à nouveau, les fonctions politiques et didactiques qui furent les leurs dans l'imaginaire collectif de la IIe République. Elles s'érigeront, chez certains historiens et chez certains penseurs, en système interprétatif et en grille explicative des grands clivages "franco-français". Les succès électoraux de l'extrême droite, après 1984, provoqueront un regain spectaculaire de l'argumentation, laquelle sera amplement propagée, auprès du grand public, à des fins politico-didactiques évidentes. Consécutive à l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour des présidentielles, la crise politique d'avril 2002 portera la rhétorique des "deux France" — la bonne et la mauvaise — à son paroxysme [...].
Car le modèle des "deux France", pas plus qu'il ne peut s'accommoder de l'existence d'une extrême droite résistante, ne peut consentir à celle des gauches collaboratrices. La masse des "antiracistes-collaborateurs" lui est aussi intolérable que celle des "antisémites-résistants". Le modèle peut bien admettre, à la rigueur, que "quelques" gens de gauche se soient égarés à Vichy. Il peut survivre, tout autant, à "quelques" cagoulards maurrassiens désorientés, voire même à "quelques" cagoulards erratiques et mal rasés qui auraient pris part à une résistance intégralement recrutée — qui oserait en douter ? — dans la gauche antifasciste et républicaine de 1936. Mais, sous peine de s'autodétruire, les "deux France" ne peuvent aller plus loin dans la voie des concessions. Poser que la collaboration fut de droite et la Résistance de gauche procède donc d'un impératif vital qui s'impose à tout discours, à toute recherche et à tout écrit sur la question.»
(Simon Epstein, Un Paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, Albin Michel, 2008, pages 603-604).
On peut compléter la lecture d'Epstein par celle de Philippe Nemo, Les Deux Républiques françaises, PUF, 2008.
Pour fonctionner à plein, sous ses formes les plus exaltées, le système interprétatif ne doit évidemment s'autoriser aucune trace de scepticisme. Il doit au contraire se nourrir d'un millénarisme laïcisé, clairement un ersatz para-religieux, qui pousse à croire que le Salut (ou la Damnation) vient par la Politique. Par la Politique, on peut "changer la Vie", et établir "la Justice". La Politique dit où se situent le Bien et le Mal.
Le système agit jusque dans les vies individuelles, puisqu'il explique l'élaboration d'un recueil de fables comptant parmi les chefs-d'œuvres de fiction les plus fascinants de la vie politique française depuis la Libération : l'autobiographie massivement imaginaire de François Mitterrand.
Les connaisseurs apprécieront comment un ancien Croix-de-Feu qui avait conspué le professeur Jèze (conseiller juridique d'Haïlé Sélassié menacé par l'armée italienne de Mussolini) aura pu se donner le luxe d'accuser de Gaulle de fomenter un "coup d'état permanent".
Ce régime de haute tension émotionnelle s'est nettement affaibli, par exemple par rapport à ce que j'ai connu en 1981 dans mon entourage professionnel, mais il garde une réelle vigueur, comme la campagne actuelle le montre de nouveau.
**********
Le désamorçage de la fable des deux France, qui fait le jeu de la gauche, ne peut venir que de la vérité historique. Or, le monopole gauchiste de l'école et de la presse rend toute évolution très difficile.
C'est pourquoi il ne faut faire aucune concession, ne pas se relâcher, reprendre la balle au bond à chaque fois, saisir toutes les occasions, quitte à en devenir chiant. La révolte de Zemmour contre Domenach fait du bien.
Une contribution de notre fidèle commentateur Curmudgeon :
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Les Français ne peuvent guère penser la politique autrement qu'en se raccrochant à une grille de lecture élaborée pour comprendre l'histoire de leur pays, grille qui, en l'occurrence, se trouve comporter une forte dose de mythification. Le système interprétatif dominant, selon Simon Epstein, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem (précision qui explique l'indépendance intellectuelle de l'intéressé vis-à-vis du milieu universitaire français), est celui des "deux France",
«c'est-à-dire du schéma qui veut que l'histoire française contemporaine s'articule le long des mêmes marques (la gauche d'un côté, la droite de l'autre) au fil des temps. Les révolutionnaires, les dreyfusards, le Front populaire s'y heurtent — phase après phase, cycle après cycle — aux vendéens, aux versaillais, aux antidreyfusards et aux ligues factieuses de 1936. Les premiers prônent les Lumières, la Justice, la Vérité et le Progrès social, ce qui suscite l'ire et déclenche la violence, périodiquement exacerbée, des seconds. Nous avons vu que "les deux France" mettront un certain temps, pour diverses raisons, à se reconstituer après la Libération.
Mais elles finissent par se ressaisir et par reprendre, à nouveau, les fonctions politiques et didactiques qui furent les leurs dans l'imaginaire collectif de la IIe République. Elles s'érigeront, chez certains historiens et chez certains penseurs, en système interprétatif et en grille explicative des grands clivages "franco-français". Les succès électoraux de l'extrême droite, après 1984, provoqueront un regain spectaculaire de l'argumentation, laquelle sera amplement propagée, auprès du grand public, à des fins politico-didactiques évidentes. Consécutive à l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour des présidentielles, la crise politique d'avril 2002 portera la rhétorique des "deux France" — la bonne et la mauvaise — à son paroxysme [...].
Car le modèle des "deux France", pas plus qu'il ne peut s'accommoder de l'existence d'une extrême droite résistante, ne peut consentir à celle des gauches collaboratrices. La masse des "antiracistes-collaborateurs" lui est aussi intolérable que celle des "antisémites-résistants". Le modèle peut bien admettre, à la rigueur, que "quelques" gens de gauche se soient égarés à Vichy. Il peut survivre, tout autant, à "quelques" cagoulards maurrassiens désorientés, voire même à "quelques" cagoulards erratiques et mal rasés qui auraient pris part à une résistance intégralement recrutée — qui oserait en douter ? — dans la gauche antifasciste et républicaine de 1936. Mais, sous peine de s'autodétruire, les "deux France" ne peuvent aller plus loin dans la voie des concessions. Poser que la collaboration fut de droite et la Résistance de gauche procède donc d'un impératif vital qui s'impose à tout discours, à toute recherche et à tout écrit sur la question.»
(Simon Epstein, Un Paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, Albin Michel, 2008, pages 603-604).
On peut compléter la lecture d'Epstein par celle de Philippe Nemo, Les Deux Républiques françaises, PUF, 2008.
Pour fonctionner à plein, sous ses formes les plus exaltées, le système interprétatif ne doit évidemment s'autoriser aucune trace de scepticisme. Il doit au contraire se nourrir d'un millénarisme laïcisé, clairement un ersatz para-religieux, qui pousse à croire que le Salut (ou la Damnation) vient par la Politique. Par la Politique, on peut "changer la Vie", et établir "la Justice". La Politique dit où se situent le Bien et le Mal.
Le système agit jusque dans les vies individuelles, puisqu'il explique l'élaboration d'un recueil de fables comptant parmi les chefs-d'œuvres de fiction les plus fascinants de la vie politique française depuis la Libération : l'autobiographie massivement imaginaire de François Mitterrand.
Les connaisseurs apprécieront comment un ancien Croix-de-Feu qui avait conspué le professeur Jèze (conseiller juridique d'Haïlé Sélassié menacé par l'armée italienne de Mussolini) aura pu se donner le luxe d'accuser de Gaulle de fomenter un "coup d'état permanent".
Ce régime de haute tension émotionnelle s'est nettement affaibli, par exemple par rapport à ce que j'ai connu en 1981 dans mon entourage professionnel, mais il garde une réelle vigueur, comme la campagne actuelle le montre de nouveau.
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Le désamorçage de la fable des deux France, qui fait le jeu de la gauche, ne peut venir que de la vérité historique. Or, le monopole gauchiste de l'école et de la presse rend toute évolution très difficile.
C'est pourquoi il ne faut faire aucune concession, ne pas se relâcher, reprendre la balle au bond à chaque fois, saisir toutes les occasions, quitte à en devenir chiant. La révolte de Zemmour contre Domenach fait du bien.
L'erreur de calcul de Marine Le Pen (3)
Visiblement, je ne suis pas le seul à penser que vouloir «faire péter» la droite est une impasse stratégique, que la clé de l'avenir du FN est dans l'ancrage local et qu'une alliance discrète avec l'UMP, au cas par cas, sur ce sujet, serait plus fructueuse que l'affrontement.
L'étrange victoire de Marine Le Pen
L'étrange victoire de Marine Le Pen
Sarkozy, bouc-émissaire. Et après ?
Le bouc-émissaire est un rite primitif : il s'agissait de charger ce pauvre animal de tous les péchés de la tribu et de l'expédier dans le désert. Après quoi, tout le monde était soulagé. Mais pas un seul des problèmes de la tribu n'avait été résolu pour autant.
Evidemment, l'unanimisme hystérique anti-sarkosyste rappelle ce rite.
Il me navre que la France soit revenue au niveau intellectuel d'une tribu primitive, mais, surtout, admettons que Sarkozy soit viré dans une semaine (je n'en suis pas si sûr), pas un des problèmes de la France n'aura trouvé un commencement de solution.
Les problèmes de la France ne venaient pas de Sarkozy, ils ne partiront pas avec lui.
Car si François Hollande s'est abstenu de faire des propositions précises (sauf la ridicule tranche d'impôt à 75 %), c'est tout simplement qu'il est perdu, qu'il n'a pas la moindre idée de comment sortir la France de la merde.
La France est-elle en situation de s'offrir un caprice de gosse colérique ? Je ne le crois pas. Mais les Français ont peut-être un avis différent.
Et finalement, la gauche aura peut-être eu raison de miser sur la bêtise des Français. Minable, mais efficace.
Evidemment, l'unanimisme hystérique anti-sarkosyste rappelle ce rite.
Il me navre que la France soit revenue au niveau intellectuel d'une tribu primitive, mais, surtout, admettons que Sarkozy soit viré dans une semaine (je n'en suis pas si sûr), pas un des problèmes de la France n'aura trouvé un commencement de solution.
Les problèmes de la France ne venaient pas de Sarkozy, ils ne partiront pas avec lui.
Car si François Hollande s'est abstenu de faire des propositions précises (sauf la ridicule tranche d'impôt à 75 %), c'est tout simplement qu'il est perdu, qu'il n'a pas la moindre idée de comment sortir la France de la merde.
La France est-elle en situation de s'offrir un caprice de gosse colérique ? Je ne le crois pas. Mais les Français ont peut-être un avis différent.
Et finalement, la gauche aura peut-être eu raison de miser sur la bêtise des Français. Minable, mais efficace.
samedi, avril 28, 2012
Sarkozy fasciste : pauvres cons !
J'ai parcouru les commentaires du journal l'imMonde et j'ai oscillé entre le chagrin et la pitié.
Si il faut en croire ces commentaires, voter Hollande serait «faire barrage au fascisme».
C'est tellement grotesque, détaché de toute réalité, que j'hésite à prendre ces commentaires au sérieux. On peut ne pas aimer Nicolas Sarkozy, on peut ne pas aimer sa politique, mais le traiter de fasciste relève d'une méconnaissance de l'histoire et d'une pauvreté de l'analyse (et du vocabulaire (1)) qui font pitié.
Puis, je me dis que le bulletin de ce genre d'imbéciles compte autant que le mien et je pleure.
Depuis quatre-vingt ans que la gauche traite de fascistes tous ses adversaires, aussi divers qu'ils soient, on devrait être rodé, on devrait à la longue avoir compris que c'est une grosse ficelle qui ne mérite que le rire.
Hé bien non, pas du tout, il se trouve toujours de nouveaux neuneus pour tomber dans le panneau et ça fait les élections.
Finalement, la gauche, dans son cynisme, a peut-être raison : les cons sont majoritaires et il faut prendre les gens pour des cons pour gagner les élections. Prendre les gens par les mauvais sentiments, envie, jalousie, ressentiment, instinct grégaire, est dans sa culture.
Notons toutefois, par souci d'équité, que Nicolas Sarkozy est aussi très fort pour se foutre de la gueule des électeurs.
**********
(1) : le traiter de «Naboléon» est plus rigolo, ça varie les références, qui sont d'une monotonie lassante. On pourrait aussi le traiter de carliste, mais là, la référence est trop subtile.
Si il faut en croire ces commentaires, voter Hollande serait «faire barrage au fascisme».
C'est tellement grotesque, détaché de toute réalité, que j'hésite à prendre ces commentaires au sérieux. On peut ne pas aimer Nicolas Sarkozy, on peut ne pas aimer sa politique, mais le traiter de fasciste relève d'une méconnaissance de l'histoire et d'une pauvreté de l'analyse (et du vocabulaire (1)) qui font pitié.
Puis, je me dis que le bulletin de ce genre d'imbéciles compte autant que le mien et je pleure.
Depuis quatre-vingt ans que la gauche traite de fascistes tous ses adversaires, aussi divers qu'ils soient, on devrait être rodé, on devrait à la longue avoir compris que c'est une grosse ficelle qui ne mérite que le rire.
Hé bien non, pas du tout, il se trouve toujours de nouveaux neuneus pour tomber dans le panneau et ça fait les élections.
Finalement, la gauche, dans son cynisme, a peut-être raison : les cons sont majoritaires et il faut prendre les gens pour des cons pour gagner les élections. Prendre les gens par les mauvais sentiments, envie, jalousie, ressentiment, instinct grégaire, est dans sa culture.
Notons toutefois, par souci d'équité, que Nicolas Sarkozy est aussi très fort pour se foutre de la gueule des électeurs.
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(1) : le traiter de «Naboléon» est plus rigolo, ça varie les références, qui sont d'une monotonie lassante. On pourrait aussi le traiter de carliste, mais là, la référence est trop subtile.
Enfin, Zemmour mord
Ces derniers temps, je trouvais Zemmmour mou du genou. On dirait que l'odeur du sang le réveille. Zemmour croit à l'explosion des partis de droite, moi beaucoup moins.
Ça se dispute (Bonus) i>TELE 28 avril 2012 par Screensports
Ça se dispute (Bonus) i>TELE 28 avril 2012 par Screensports
Libellés :
2012 année chiatique,
zemmour
Score Le Pen : feedback
A 0,10 % près, je suis assez content de moi.
Pourquoi je ne crois pas à un score exceptionnel de Marine Le Pen aux présidentielles de 2012
Pourquoi je ne crois pas à un score exceptionnel de Marine Le Pen aux présidentielles de 2012
Champagne, le 6 mai à 20 h ?
Je lis le commentaire d'un socialiste : «Champagne, le 6 mai à 20 h».
Je me dis que nous ne vivons pas sur la même planète intellectuelle. Que moi je suis un minimum intelligent et que chez lui la greffe de cerveau n'a pas pris.
Le soir du 6 mai, quel que soit le vainqueur et quel que soit le camp auquel on appartient, il n'y aura aucune raison de se réjouir. La France est dans un état catastrophique et la politique dans l'impasse.
Il faut être con comme un socialiste pour croire que Sarkozy fait tous les problèmes de la France et que, lui parti, par une sorte de miracle, tout irait mieux.
L'élu du 6 mai va subir une épreuve terrible. Pas de quoi sabler le champagne.
Eventuellement, en 2017, pour son départ, s'il a réussi à tenir jusque là, pourra-t-il se réjouir d'une retraite méritée.
Je me dis que nous ne vivons pas sur la même planète intellectuelle. Que moi je suis un minimum intelligent et que chez lui la greffe de cerveau n'a pas pris.
Le soir du 6 mai, quel que soit le vainqueur et quel que soit le camp auquel on appartient, il n'y aura aucune raison de se réjouir. La France est dans un état catastrophique et la politique dans l'impasse.
Il faut être con comme un socialiste pour croire que Sarkozy fait tous les problèmes de la France et que, lui parti, par une sorte de miracle, tout irait mieux.
L'élu du 6 mai va subir une épreuve terrible. Pas de quoi sabler le champagne.
Eventuellement, en 2017, pour son départ, s'il a réussi à tenir jusque là, pourra-t-il se réjouir d'une retraite méritée.
Captain Bob ne s'abstient pas
Commentaire de notre camarade Bob Marchenoir que j'ai piqué chez l'Amiral :
Je suis une fois de plus abasourdi par la préférence des Français pour le rêve.
Le rêve, c’est de :
- Faire ce qu’on imagine être de la haute stratégie : je vote pour mon ennemi parce que j’ai un plan savant sous le coude qui prouve par A + B que ça sert mes intérêts, etc.
- Se prétendre intellectuellement évolué tout en prenant ses décisions sur la base de critères uniquement affectifs (Sarkozy vous a pas assez baisés comme ça, votre idole Sarkozy, pas question de voter pour quelqu’un qui s’est foutu de nous, etc).
- Vivre dans l’espoir de “tout faire péter” (il y a quelque part en France un mystérieux bouton dissimulé qui déclenche la révolution, le tout est de le trouver, après quoi tout ira bien).
Que l’on veuille s’abstenir par lassitude, par désintérêt, par conviction que le vote ne sert à rien, je veux bien. Faire, par là-dessus, de longs raisonnements aussi filandreux que tordus, c’est de trop. C’est la marque d’un usage dévoyé de l’intelligence. C’est accorder une confiance imméritée à ses capacités intellectuelles. Nous n’avons pas tant de prise que cela sur la réalité.
Si vous voulez vous abstenir, OK, dites-le, et puis parlez-nous de choses plus intéressantes : la recette du koala grillé, le dernier livre que vous avez lu, les mots d’enfant de vos enfants, les bêtises de vos animaux de compagnie, que sais-je encore…
Je suis quand même ahuri qu’on puisse considérer l’abstention comme un acte héroïque, qui justifie que l’on s’en vante sur des dizaines de pages, et qu’on en expose les conséquences politiques supposées dans d’interminables dissertations futurologiques.
Si vous vous abstenez, ça n’aura aucune conséquence, sinon de vous exclure du vote et de confier la décision aux autres. Il n’y a vraiment pas de quoi tartiner là-dessus. Par ailleurs, si vous votez à gauche, eh bien ça mettra la gauche au pouvoir, et si vous votez à droite, eh bien ça mettra la droite au pouvoir, avec tous les qualificatifs qui s’imposent, concernant cette droite française, et qui ont été exposés ici mille fois par mille personnes différentes.
C’est bien simple.
J'introduis une nuance. Il arrive qu'en politique, les stratégies multi-bandes fonctionnent. C'est le cas, par exemple, d'Hitler, dont l'accession au pouvoir doit beaucoup à ce genre de pratiques, de schémas à douze bandes. Mais, d'une part, Hitler était un génie de la duplicité politique, d'autre part, il bénéficiait de circonstances exceptionnelles. Marine Le Pen n'a pas ce talent et les circonstances sont assez ordinaires. Bref, s'abstenir, c'est voter Hollande et porter la gauche au pouvoir. Point barre.
Je suis une fois de plus abasourdi par la préférence des Français pour le rêve.
Le rêve, c’est de :
- Faire ce qu’on imagine être de la haute stratégie : je vote pour mon ennemi parce que j’ai un plan savant sous le coude qui prouve par A + B que ça sert mes intérêts, etc.
- Se prétendre intellectuellement évolué tout en prenant ses décisions sur la base de critères uniquement affectifs (Sarkozy vous a pas assez baisés comme ça, votre idole Sarkozy, pas question de voter pour quelqu’un qui s’est foutu de nous, etc).
- Vivre dans l’espoir de “tout faire péter” (il y a quelque part en France un mystérieux bouton dissimulé qui déclenche la révolution, le tout est de le trouver, après quoi tout ira bien).
Que l’on veuille s’abstenir par lassitude, par désintérêt, par conviction que le vote ne sert à rien, je veux bien. Faire, par là-dessus, de longs raisonnements aussi filandreux que tordus, c’est de trop. C’est la marque d’un usage dévoyé de l’intelligence. C’est accorder une confiance imméritée à ses capacités intellectuelles. Nous n’avons pas tant de prise que cela sur la réalité.
Si vous voulez vous abstenir, OK, dites-le, et puis parlez-nous de choses plus intéressantes : la recette du koala grillé, le dernier livre que vous avez lu, les mots d’enfant de vos enfants, les bêtises de vos animaux de compagnie, que sais-je encore…
Je suis quand même ahuri qu’on puisse considérer l’abstention comme un acte héroïque, qui justifie que l’on s’en vante sur des dizaines de pages, et qu’on en expose les conséquences politiques supposées dans d’interminables dissertations futurologiques.
Si vous vous abstenez, ça n’aura aucune conséquence, sinon de vous exclure du vote et de confier la décision aux autres. Il n’y a vraiment pas de quoi tartiner là-dessus. Par ailleurs, si vous votez à gauche, eh bien ça mettra la gauche au pouvoir, et si vous votez à droite, eh bien ça mettra la droite au pouvoir, avec tous les qualificatifs qui s’imposent, concernant cette droite française, et qui ont été exposés ici mille fois par mille personnes différentes.
C’est bien simple.
J'introduis une nuance. Il arrive qu'en politique, les stratégies multi-bandes fonctionnent. C'est le cas, par exemple, d'Hitler, dont l'accession au pouvoir doit beaucoup à ce genre de pratiques, de schémas à douze bandes. Mais, d'une part, Hitler était un génie de la duplicité politique, d'autre part, il bénéficiait de circonstances exceptionnelles. Marine Le Pen n'a pas ce talent et les circonstances sont assez ordinaires. Bref, s'abstenir, c'est voter Hollande et porter la gauche au pouvoir. Point barre.
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2012 année chiatique,
marchenoir
La droite ne mérite pas de gagner les élections (la gauche non plus)
François Baroin a déclaré que la bonne réponse au FN, c'est la croissance.
Autrement dit, il fait sienne l'approche socialiste qui réduit tous les problèmes à des questions économico-sociales.
Je lis attentivement les déclarations à droite (FN et UMP) pour voir si les résultats du premier tour ont nourri la réflexion des uns et des autres, au-delà des manoeuvres de racolage et de résistance à ce racolage. Je constate sans surprise que non.
La gauche peut être superficiellement incohérente, mais elle a une vision du monde et des valeurs, que pour ma part je juge à la fois idiotes et inhumaines, articulées : tout est un rapport dominant-dominé qui trouve toujours sa traduction dans le champ économico-social, seul l'Etat est juste à faire cesser cette domination, les hommes ne savent pas ce qui est bon pour eux. L'Etat doit faire de «l'ingénierie sociale» et rétablir le «justice sociale». Les hommes sont interchangeables, individus atomisés sous la coupe de l'Etat.
On chercherait en vain à droite des idées aussi cohérentes. En fait, la droite, FN compris, a adopté, à quelques détails près, la vision de la gauche et se sépare juste sur le contenu de «l'ingénierie sociale».
Dans ces conditions, quand on adopte les idées de la gauche à part quelques réglages, il est difficile de battre la gauche. L'électeur préférant «la copie à l'original», comme dirait l'autre. C'est pourquoi, bien que l'électorat penche vers la droite, celle-ci ne mérite pas de gagner.
Quant à la gauche, elle ne mérite pas de gagner parce que ses idées sont mauvaises: immorales, inhumaines et inefficaces.
Je rappelle, pour les nouveaux sur ce blog ce que j'estime être les bonnes idées : le libéral-conservatisme. Les hommes sont particuliers, ils héritent de traditions, d'institutions et de coutumes validées par le temps. Il faut laisser au maximum leur responsabilité individuelle s'épanouir dans ce cadre, puisque telle est la tradition occidentale. L'économique et le social ne sont que quelques dimensions parmi d'autres. L'Etat ne doit intervenir que pour les fonctions régaliennes, mais il doit le faire sans trembler.
Autrement dit, il fait sienne l'approche socialiste qui réduit tous les problèmes à des questions économico-sociales.
Je lis attentivement les déclarations à droite (FN et UMP) pour voir si les résultats du premier tour ont nourri la réflexion des uns et des autres, au-delà des manoeuvres de racolage et de résistance à ce racolage. Je constate sans surprise que non.
La gauche peut être superficiellement incohérente, mais elle a une vision du monde et des valeurs, que pour ma part je juge à la fois idiotes et inhumaines, articulées : tout est un rapport dominant-dominé qui trouve toujours sa traduction dans le champ économico-social, seul l'Etat est juste à faire cesser cette domination, les hommes ne savent pas ce qui est bon pour eux. L'Etat doit faire de «l'ingénierie sociale» et rétablir le «justice sociale». Les hommes sont interchangeables, individus atomisés sous la coupe de l'Etat.
On chercherait en vain à droite des idées aussi cohérentes. En fait, la droite, FN compris, a adopté, à quelques détails près, la vision de la gauche et se sépare juste sur le contenu de «l'ingénierie sociale».
Dans ces conditions, quand on adopte les idées de la gauche à part quelques réglages, il est difficile de battre la gauche. L'électeur préférant «la copie à l'original», comme dirait l'autre. C'est pourquoi, bien que l'électorat penche vers la droite, celle-ci ne mérite pas de gagner.
Quant à la gauche, elle ne mérite pas de gagner parce que ses idées sont mauvaises: immorales, inhumaines et inefficaces.
Je rappelle, pour les nouveaux sur ce blog ce que j'estime être les bonnes idées : le libéral-conservatisme. Les hommes sont particuliers, ils héritent de traditions, d'institutions et de coutumes validées par le temps. Il faut laisser au maximum leur responsabilité individuelle s'épanouir dans ce cadre, puisque telle est la tradition occidentale. L'économique et le social ne sont que quelques dimensions parmi d'autres. L'Etat ne doit intervenir que pour les fonctions régaliennes, mais il doit le faire sans trembler.
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vendredi, avril 27, 2012
La droite la plus bête du monde ?
Si j'en crois les sondages (mais je ne les crois pas vraiment), les électeurs du FN s'apprêteraient à porter au pouvoir un vrai gauchiste pour punir Nicolas Sarkozy de ne pas avoir été assez à droite. Et l'UMP s'acharne à repousser des gens qui lui permettraient de gagner les élections haut la main.
Comprenne qui pourra.
En tout cas, je serais gauchiste, j'en deviendrais cynique. Ah ? On me dit que c'est déjà fait. Voyez l'infâme Martin Hirsch et le non moins infâme François Hollande :
Comprenne qui pourra.
En tout cas, je serais gauchiste, j'en deviendrais cynique. Ah ? On me dit que c'est déjà fait. Voyez l'infâme Martin Hirsch et le non moins infâme François Hollande :
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Voter Sarkozy pour gagner du temps
Je n'aime pas Nicolas Sarkozy. Je lui en veux. Je pense qu'il a trahi ses électeurs de 2007, dont j'étais. Et je pense même qu'il trahira ses électeurs de 2012.
Et pourtant, je vais voter pour lui sans regret ni remords. Goût de me faire avoir ?
Non. Je pense simplement qu'il faut gagner du temps. Je dis souvent que la différence entre la fausse droite et la vraie gauche, c'est deux ans, quelquefois deux semaines. Mais dans la situation catastrophique de la France, ce peu de gagné est salutaire, que cela soit deux semaines ou deux ans.
Certains, certaine, rêvent de l'éclatement de la droite et de la recomposition du paysage politique français autour d'une vraie droite. Pure illusion. Vouloir «tout faire péter», c'est s'offrir un plaisir solitaire stérile. Soyons comme ces jeunes filles de bonne famille à qui on enseignait, pour la nuit de noces, de fermer les yeux et de penser à la France.
S'il faut bien retenir une leçon de nos adversaires socialistes, c'est que le combat culturel compte.
Puisqu'en 2012, pour la première fois dans la Vème république, 100 % des candidats avaient un programme économique socialiste, ce combat est fort mal engagé. Sur d'autres sujets, immigration, Europe, cela se présente mieux.
En tout cas, ce combat est très loin d'être gagné.
Donc, en attendant que les efforts portent leurs fruits (des positions journalistiques ont été conquises. Mais rien à l'école. Rien dans la magistrature), il faut gagner du temps.
Plutôt cinq ans de Sarkozy que cinq ans de Hollande.
Ferme les yeux et pense à la France.
Et pourtant, je vais voter pour lui sans regret ni remords. Goût de me faire avoir ?
Non. Je pense simplement qu'il faut gagner du temps. Je dis souvent que la différence entre la fausse droite et la vraie gauche, c'est deux ans, quelquefois deux semaines. Mais dans la situation catastrophique de la France, ce peu de gagné est salutaire, que cela soit deux semaines ou deux ans.
Certains, certaine, rêvent de l'éclatement de la droite et de la recomposition du paysage politique français autour d'une vraie droite. Pure illusion. Vouloir «tout faire péter», c'est s'offrir un plaisir solitaire stérile. Soyons comme ces jeunes filles de bonne famille à qui on enseignait, pour la nuit de noces, de fermer les yeux et de penser à la France.
S'il faut bien retenir une leçon de nos adversaires socialistes, c'est que le combat culturel compte.
Puisqu'en 2012, pour la première fois dans la Vème république, 100 % des candidats avaient un programme économique socialiste, ce combat est fort mal engagé. Sur d'autres sujets, immigration, Europe, cela se présente mieux.
En tout cas, ce combat est très loin d'être gagné.
Donc, en attendant que les efforts portent leurs fruits (des positions journalistiques ont été conquises. Mais rien à l'école. Rien dans la magistrature), il faut gagner du temps.
Plutôt cinq ans de Sarkozy que cinq ans de Hollande.
Ferme les yeux et pense à la France.
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L'erreur de calcul de Marine Le Pen (2)
Je persiste : je pense que Marine Le Pen se plante.
Je guette les signes montrant qu'elle pourrait avoir raison. Or, je vois que, si l'UMP éclate, la plus grosse part ira vers le centre et non vers la droite.
Je pense que la fausse droite est depuis si longtemps otage de la gauche qu'elle est victime du syndrome de Stockholm.
En cas de défaite de Sarkozy, les umpistes ne rallieront que très marginalement le FN. Ils essaieront plutôt de phagocyter le centre. Ils ont déjà commencé la surenchère anti-FN «plus antifacho que moi, tu meurs» pour préparer ce mouvement.
Et le paysage politique n'évoluera pas : la droite majoritaire en voix donnera par désunion le pouvoir à la gauche minoritaire.
Et, en plus, nous aurons Hollande, Aubry, Royal, Hamon, Sapin pour cinq ans.
Bravo la droite.
La bonne stratégie est pour moi de gagner du temps en votant Sarkozy, pour que la droitisation du paysage politique s'accentue tranquillement, sans brusquer les choses.
Je guette les signes montrant qu'elle pourrait avoir raison. Or, je vois que, si l'UMP éclate, la plus grosse part ira vers le centre et non vers la droite.
Je pense que la fausse droite est depuis si longtemps otage de la gauche qu'elle est victime du syndrome de Stockholm.
En cas de défaite de Sarkozy, les umpistes ne rallieront que très marginalement le FN. Ils essaieront plutôt de phagocyter le centre. Ils ont déjà commencé la surenchère anti-FN «plus antifacho que moi, tu meurs» pour préparer ce mouvement.
Et le paysage politique n'évoluera pas : la droite majoritaire en voix donnera par désunion le pouvoir à la gauche minoritaire.
Et, en plus, nous aurons Hollande, Aubry, Royal, Hamon, Sapin pour cinq ans.
Bravo la droite.
La bonne stratégie est pour moi de gagner du temps en votant Sarkozy, pour que la droitisation du paysage politique s'accentue tranquillement, sans brusquer les choses.
Il est temps que cette campagne se termine
J'en ai ma claque de l'anti-sarkozysme grotesque matraqué partout. L'Huma qui compare Sarkozy à Pétain, les MJS à Breivik ...
Le pire, le plus navrant, c'est qu'il est possible que cela fonctionne : que ce président, qui n'a pas au cul le dixième des affaires de François Mitterrand, ne soit peut-être pas réélu à cause de sa personne alors que ses idées, ou, au moins, sa tendance, sont majoritaires.
Si François Hollande passait, à la suite d'une campagne indigente entièrement basée sur l'anti-sarkozysme, cela serait une pierre de plus dans le jardin de la démocratie moderne en général et des Français en particulier.
Soyons sérieux, je ne suis pas naïf : je n'idéalise pas mes compatriotes, je sais qu'il y a des cons partout et qu'ils sont très nombreux. Mais, tout de même, c'est pénible d'en recevoir confirmation.
Le pire, le plus navrant, c'est qu'il est possible que cela fonctionne : que ce président, qui n'a pas au cul le dixième des affaires de François Mitterrand, ne soit peut-être pas réélu à cause de sa personne alors que ses idées, ou, au moins, sa tendance, sont majoritaires.
Si François Hollande passait, à la suite d'une campagne indigente entièrement basée sur l'anti-sarkozysme, cela serait une pierre de plus dans le jardin de la démocratie moderne en général et des Français en particulier.
Soyons sérieux, je ne suis pas naïf : je n'idéalise pas mes compatriotes, je sais qu'il y a des cons partout et qu'ils sont très nombreux. Mais, tout de même, c'est pénible d'en recevoir confirmation.
jeudi, avril 26, 2012
Suicide électoral de Sarkozy ?
Sarkozy refuse tout accord avec le FN. Cela lui est d'autant plus facile que Marine Le Pen a annoncé la couleur.
Mais je ne détecte pas sous les discours officiels des indices de rapprochement en coulisses. Défaut de mes capteurs ? Si les discours étaient fidèles à la réalité, si, réellement, il n'y avait pas de rapprochement UMP-FN, alors les chances de Sarkozy de gagner s'amenuiseraient nettement.
Resterait à espérer que la stratégie de Marine Le Pen d'éclatement de la droite est la bonne. Pour ma part, je ne le crois pas.
Quelqu'un évoquait récemment les monarchistes, majoritaires dans la France des années 1870, mais divisés entre légitimistes et orléanistes, laissant le pouvoir aux républicains minoritaires. Quand ils se sont unis, c'était trop tard, les républicains avaient gagné.
Voter Sarkozy, c'est juste une tentative désespérée de limiter les dégâts.
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fausse droite
Bayrou bignole
Je n'ai jamais aimé François Bayrou. Mon instinct ne m'a pas trompé.
Ce roseau peint en fer, ce mouton qui rugit, est bien un centriste : il fait passer les petits arrangements, les ambitions minables et les rancoeurs personnelles devant l'intérêt de la France.
Il est encore plus critiquable que Marine Le Pen. Il n'est même pas un rebelle, c'est un valet : il se couche le futur pouvoir (qu'il imagine).
Je n'espère rien d'une victoire de Nicolas Sarkozy sauf, décidément, l'intense staisfaction de voir tout un tas de salopards pris à rebrousse-poil et trompés dans leurs calculs mesquins.
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2012 année chiatique,
François le roseau à grosse tête
Devant un choix médiocre, les petites raisons comptent
Nous avons le choix entre un très mauvais président (Sarkozy) ou un très très mauvais président (Hollande).
J'avoue que l'idée de foutre une bonne claque à tous ces journalistes qui tiennent la victoire de Hollande pour acquise et qui s'en pourlèchent déjà les babines n'est pas légère dans mon choix de voter Sarkozy au second tour.
Je souffre par avance de toutes les leçons de morale que ces jacasseurs nous assèneront en cas de victoire hollandaise.
C'est mesquin, petit. Mais, entre nous, avez vous vu quelque chose de grand dans cette campagne ?
J'avoue que l'idée de foutre une bonne claque à tous ces journalistes qui tiennent la victoire de Hollande pour acquise et qui s'en pourlèchent déjà les babines n'est pas légère dans mon choix de voter Sarkozy au second tour.
Je souffre par avance de toutes les leçons de morale que ces jacasseurs nous assèneront en cas de victoire hollandaise.
C'est mesquin, petit. Mais, entre nous, avez vous vu quelque chose de grand dans cette campagne ?
Mais je ne veux pas d'un président normal !
La France répondrait à mes voeux, elle serait un pays libéral, avec un Etat modeste, dans une situation saine, j'accueillerais avec joie un président normal.
Mais ce n'est pas le cas, nous sommes dans une merde noire.
La dernière fois que nous avons eu un président normal dans une merde noire, c'était en juin 40 avec Albert Lebrun. On ne peut pas dire que ce précédent incite à s'enthousiasmer pour les présidents normaux.
Mais ce n'est pas le cas, nous sommes dans une merde noire.
La dernière fois que nous avons eu un président normal dans une merde noire, c'était en juin 40 avec Albert Lebrun. On ne peut pas dire que ce précédent incite à s'enthousiasmer pour les présidents normaux.
Un débat ou trois débats ?
Il est farce d'entendre les socialistes justifier leur préférence pour un seul débat d'entre deux tours par la tradition ! Je ne leur connaissais pas un tel respect pour les traditions.
On retrouve le Hollande qu'on connaît : lâche, mou, manoeuvrier.
Vu la situation et vu l'indigence de la campagne d'avant premier tour, le plus de débats possible aurait été bienvenu. L'argument comme quoi les candidats s'adressent chacun aux Français est ridicule : c'est ce qu'on appelle un dialogue de sourds.
Mais, bon, il est dit que la France subira jusqu'au bout une classe politique médiocre, car si la gauche est vile, la droite n'est guère meilleure.
On retrouve le Hollande qu'on connaît : lâche, mou, manoeuvrier.
Vu la situation et vu l'indigence de la campagne d'avant premier tour, le plus de débats possible aurait été bienvenu. L'argument comme quoi les candidats s'adressent chacun aux Français est ridicule : c'est ce qu'on appelle un dialogue de sourds.
Mais, bon, il est dit que la France subira jusqu'au bout une classe politique médiocre, car si la gauche est vile, la droite n'est guère meilleure.
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