mercredi, mars 09, 2016

La saloperie féministe

8 mars: la femme contre la mère ?

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Qui, dans notre société de consommation, est prêt à choisir une vie donnée ? Qui, aujourd’hui, est prêt à donner, gratuitement, ses meilleures années, ses années de jeunesse ? Antithèse d’une norme sociale productiviste, la mère au foyer, que ce soit pour quelques semaines, quelques mois ou quelques années, est ce poil à gratter de notre société de consommation. Inactive selon les canons de Pôle emploi, inutile voire paresseuse pour le sens commun, en « vacances » pour l’employeur, cible idéale de l’univers publicitaire, pied de nez au monde enchanteur où tout se vend, et tout se négocie. On tolère que les femmes aient des enfants, mais pas avant 35 ans, jamais à temps plein, tout en espérant secrètement que l’arrivée de l’utérus artificiel règle définitivement cette épineuse question. Que voulez vous, ma bonne dame, les 9 mois de grossesse sont contraignants pour la vie de l’entreprise et ne rapporte guère d’argent. En tout état de cause, il faut d’abord « vivre », vous assène-t-on ! Carrière, voyages, fêtes, une maison, deux CDI, deux voitures et un chien, ne pas se fixer trop vite, ne pas s’embêter trop tôt. Une petite vie remplie agréablement de biens périssables. Consommer, en un mot. La domination patriarcale fantasmée se mue en une bien plus subtile domination par le marché, réelle car pleinement intégrée par les individus dans les grands choix de leur existence. Produire pour consommer ou consommer pour produire, là semble résider la nouvelle question existentielle que notre temps ait adoptée.
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Parité : les hommes sont désormais discriminés

Notre société est conditionnée par le féminisme militant au point de ne plus s'en rendre compte. A quelqu'un qui me louait les bienfaits de la parité, je demandai si, à son avis, une équipe de football paritaire avait plus de chances de remporter le championnat de France. Il me regarda comme si j'étais, le diable incarné.

La parité n'est ni bonne ni mauvaise, cela dépend des circonstances. En revanche, la parité imposée est forcément mauvaise. Que n'avais-ja pas dit là !

Le féminisme contemporain est une belle saloperie car il veut, suivant ses degrés, effacer la différences entre hommes et femmes ou faire disparaître les hommes. Pauvres de nous ç! Pauvres hommes ! Pauvres femmes !

A une jeune femme qui se plaignait de la disparition des hommes, je demandai si elle ne se sentait pas un peu responsable. Silence gêné.

Mais je suis assez d'accord avec Zemmour et d'autres : les femmes sont dindes de la farce du féminisme. Le résultat du féminisme, c'est d'abord l'autorisation donnée aux hommes de ne plus assumer leurs responsabilités ancestrales.

On peut leur faire tous les procès du monde et exiger toutes les pensions alimentaires du monde, quand on a coupé la racine anthropologique de leur responsabilité, on les a libérés de leurs devoirs.








Le festin de Babette

Excellent film de 1988 tiré d'une nouvelle de Karen Blixen.

Une domestique française en Norvège gagne le gros lot qui lui permettrait de retourner en France. Mais elle réalise qu'elle n'y a plus d'attaches et décide d'organiser un repas d'anthologie. On comprend peu à peu qu'elle fut à Paris un chef réputé.

Les luthériens autour de la table sont obtus et ne comprennent rien. Seul un général qui a voyagé apprécie.


Déboulonnage des idoles crypto-communistes : Lech Walesa

Lech Walesa, héros et traître

La question qui vient à l'esprit après avoir lu cet article est : et Merkel ? En effet, quand on sait qu'Angela Merkel a été élevée en Allemagne de l'Est parce que son père pasteur est passé d'ouest en est (hé oui, dans ce sens peu banal), il y a de quoi s'interroger.

Et François Hollande ? Voilà un type qui a vécu entouré de trotskistes infiltrés au PS, dont le plus célèbre fut Lionel Jospin, qui a exactement le caractère cynique et désabusé du traitre au long cours décrit par Le Carré ou Volkoff et qui mène la politique que mènerait un homme voulant discréditer la démocratie libérale et le capitalisme entrepreunarial. Fut il moins trotskiste que les autres ou mieux dissimulé ?









La conseil constitutionnel, c'est le coup d'Etat permanent


"Le Conseil constitutionnel, c'est le coup d... par rtl-fr

Merkel, tête de Turc

La Turquie, ça suffit !

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« Si l’on doit s’excuser pour avoir présenté un visage agréable à des gens dans la détresse, ce n’est plus mon pays ». Cette phrase [d'Angela Merkel] résume l’énormité de la méprise. Le mot « excuse » n’appartient pas au langage politique. Son emploi de plus en plus fréquent dans les démocraties occidentales confond la politique avec la morale, voire avec la politesse. Il place les relations personnelles en surplomb des rapports entre les Etats. La surprenante image du « visage agréable » renforce cette confusion. Celui ou celle qui conduit la politique d’un Etat doit viser l’intérêt supérieur de celui-ci. Dans ce but, il doit se mettre en situation de force. On croyait que la rigueur budgétaire allemande avait participé à cette démarche. L’espèce de culpabilité spontanée de Mme Merkel en efface le bénéfice.
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Un autre clown, le pape François zéro, confond morale privée et morale politique. Ce n'est pas la première fois que j'attire votre attention sur cette funeste confusion.

Saint Louis et Saint Thomas d'Aquin considéraient, avec beaucoup d'autres, que le dirigeant qui renonce à une bonne action collective pour conserver sa pureté à titre personnel fautait gravement et devenait indigne de ses fonctions.

Mais bon, Saint Louis, Saint Thomas d'Aquin, il y a peu de chances que ces noms évoquent quoi que ce soit à Hollande, Merkel, Tusk et Juncker.


Conseil européen extraordinaire: peut-on faire confiance à la Turquie ?

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Ces deux options avancées par Mme Merkel ne paraissent guère à la hauteur de la tragédie en cours. Il ne faut pas compter sur la bonne foi de la Turquie, dans ce dossier, pour sauver l'Europe, ni sur la Grèce dans le rôle d'une victime émissaire se sacrifiant pour le compte des errements collectifs de notre continent. Il existe une seule issue au drame qui se joue en ce moment: l'Europe, à travers les gouvernements de ses cinq ou six plus grands Etats, sur un pied d'égalité, doit reprendre en main son destin en imposant une volonté de puissance. Il est de son devoir historique de s'en prendre militairement, dans le cadre d'une coalition, aux passeurs esclavagistes qui accumulent des fortunes en jetant des millions de malheureux à la mer. Il est de son devoir historique de faire respecter le droit international et les frontières, en prenant le contrôle des rives d'où les criminels lancent les embarcations chargées de migrants, et en raccompagnant sans faiblesse dans leur pays les migrants en situation illégale. Mais l'Europe, à travers les dirigeants de ses grands Etats, est-elle capable de sortir de sa torpeur suicidaire et de renouer avec la volonté politique, le respect du droit? Elle ne semble pas en prendre le chemin. La France pourrait avoir un rôle d'impulsion à jouer dans une autre configuration politique. Hélas, au vu de la gravité et la rapidité des événements en cours, mai/juin 2017 semble à des années-lumière ...
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Crise des migrants : l'Europe impuissante face au chantage turc

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En souhaitant à n'importe quel prix résoudre avec Ankara la crise des migrants, les dirigeants européens semblent oublier que celle-ci sera largement résolue le jour où l'on verra pointer la fin du conflit en Syrie et en Irak. Or, le pis dans la position de dépendance de l'Europe vis-à-vis de la Turquie est d'encourager Ankara à continuer de souffler sur les braises du Levant en entretenant un jeu trouble avec les terroristes islamistes du Front al-Nosra et de l'Etat islamique et en bombardant les positions des Kurdes syriens, ce qui menace de faire se rompre le fragile cessez-le-feu actuellement en vigueur sur le sol syrien.

Le pari de la chancelière Angela Merkel de transformer le président Recep Erodgan en premier partenaire de l'Europe pour régler la crise migratoire risque de voir se répéter les erreurs stratégiques commises en Syrie lorsque l'Occident a forgé une dangereuse alliance avec les puissances sunnites que sont la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar. Loin de pacifier et de démocratiser le Levant, Ankara, Riyad et Doha souhaitaient d'abord déstabiliser un régime baasiste pris dans l'arc chiite. L'intervention extérieure de ces pays en Syrie, loin de sauver les Printemps arabes, ont contribué à les enterrer définitivement dans une guerre civile fratricide. La question demeure ouverte si un accord est passé entre Bruxelles et Ankara: la Turquie a-t-elle vraiment intérêt à ce que la crise migratoire en Europe soit résolue? Recep Erdogan semble en effet apprécier cette nouvelle arme géopolitique que la politique migratoire européenne et particulièrement allemande a contribué de forger. Les migrants en sont les premières victimes.
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Contre les femmes, tout contre

Anne-Marie Le Pourhiet : «Le néo-féminisme : not in my name»


«La grille idéologique des nouvelles féministes les empêche de se saisir des vrais combats»

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Il faut le dire, ces pratiques barbares [les viols de Cologne] ne sont pas même d'un autre âge. L'Occident n'a jamais connu de telles mœurs. Jusqu'au XXe siècle, les femmes étaient certes en état de minorité juridique par rapport à leur époux, mais elles n'étaient pas de la chair livrée à l'hallali des hommes. Les hommes ont été «polis» par les femmes, ils ont appris à dompter le désir que l'autre sexe leur inspire, à emprunter tours et détours. Ils n'ont pas exigé que l'objet de leur concupiscence se voile de la tête au pied pour ne pas céder sans délai à la tentation, ils ont appris les règles de la galanterie. Et dans notre imaginaire, il n'est rien qui évoque les scènes décrites par les victimes de Cologne sinon L'Enlèvement des Sabines tel que peint par Poussin qui a su rendre magistralement les sentiments que les femmes allemandes ont dû éprouver le soir de la Saint-Sylvestre, cette peur panique qui s'empare des femmes prises au piège, dans un guet-apens.

Bref, ces actes portent atteinte à l'un des biens les plus précieux de notre civilisation, la condition des femmes. Nos féministes ne veulent y voir qu'une version, paroxystique certes, d'une menace qui pèserait en permanence sur les femmes. Autrement dit la différence ne serait que de degré, nullement de nature. Or, si ces actes nous terrorisent au sens fort, c'est parce que nous savons qu'ils ne sont pas le fait de quelques hommes particulièrement brutaux et/ou avinés en cette nuit de Saint-Sylvestre, mais qu'ils sont pratiques communes dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient dont ces hommes sont originaires. Ce type d'agression sexuelle de masse a un nom en arabe, Taharrush gamea.

Le procès en islamophobie intenté à Kamel Daoud pour avoir eu le courage d'établir un lien entre les agressions sexuelles de Cologne et les mœurs dans lesquelles les agresseurs ont grandi est hautement significatif de la cécité et de l'irresponsabilité à laquelle l'idéologie confine.

Oui il s'agit bien d'un choc des civilisations, et, ce qui me semble capital, rappel de ce que nous sommes une civilisation et une civilisation qui, après avoir été accablée de tous les maux, accusée de tous les péchés, n'a guère à rougir d'elle-même. Rappel également et spécialement sur ce chapitre des relations entre les hommes et les femmes, de ce que toutes les civilisations ne se valent pas.
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Excellent texte rose de Charles Gave : pour une dissolution du peuple

Bon, comme d'habitude, Charles Gave voit la vie en rose.


Pour une dissolution du peuple !

Par Charles Gave

7 mars, 2016

« Un membre éminent du parti communiste a décrété que le Peuple avait perdu la confiance du gouvernement mais pouvait la regagner à condition de redoubler d’efforts. Si cela est vrai, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple pour en élire un autre ? »

Berthold Brecht

Le monde va mal.

Les hommes de Davos qui dirigent notre monde depuis un grand moment déjà, avec les merveilleux résultats que tout le monde peut constater, sont pour la première fois depuis longtemps dans un Etat d’anxiété totale : les êtres inferieurs qui étaient l’objet de leur attention bienveillante depuis des années semblent être sur le point de se révolter un peu partout pour suivre une série de politiciens qu’eux, les hommes de Davos, n’ont pas présélectionné soigneusement avant qu’ils se présentent aux élections.

On voit bien qu’il s’agit là d’un crime de lèse majesté et que le peuple a perdu la confiance des élites et donc qu’il serait urgent de dissoudre le peuple pour en élire un autre. C’est ce que soutient depuis très longtemps l’élite Française pour qui aimer le peuple de ce pays est une faute de gout impardonnable qui s’apparente à du fascisme. Mais avant de développer plus avant mon analyse, il serait sans doute bon que je définisse qui sont ces « hommes de Davos » dont je veux parler aujourd’hui.

L’homme de Davos est le résultat d’une évolution Darwinienne qui a touché les « homo- sapiens » il y a peu de temps, juste après que le mur de Berlin ne tombe.

Contrairement au reste de l’espèce, l’homme de Davos n’est pas territorial et il n’hésite pas à dire que dans le fond, il est un « citoyen du monde »

En bon français, cela veut dire que l’homme de Davos est chez lui partout- et nulle part- et en est très fier. A ce titre, il a le plus grand mépris pour tous ceux qui restent stupidement attachés au pays de leur naissance.

Curieusement cependant, les hommes de Davos sont organisés en « tribu » et ceux qui pensent qu’ils sont les individus dominants de la dite tribu se retrouvent chaque année dans un coin sans aucun intérêt, un petit village des Alpes Suisse, appelé Davos.

Les Sociologues se perdent en conjecture sur les raisons qui amènent tous ces gens dans un endroit aussi inhospitalier, et du coup certains d’entre eux avancent l’hypothèse qu’il s’agit en fait d’un rite religieux ou à la place d’adorer un Dieu, ils s’adorent les uns les autres puisqu’ils pensent qu’ils sont tous, en fait, des demi-dieux.

Les membres de la secte « homme de Davos » sont en effet tous convaincus qu’ils possèdent une intelligence tout à fait extraordinaire, ce qui leur donne le droit de diriger le reste de l’humanité en fonction de quelques grands principes mentionnés ci-dessous.

Politiquement, ils ont la méfiance la plus profonde envers les méthodes d’organisation territoriales de l’espèce inferieure. Des élections peuvent tout à fait empêcher leurs représentants soigneusement choisis de rester au pouvoir, et donc, à leur avis, il faudra bien finir par arriver à un gouvernement mondial composé de gens choisis par eux, en leur sein cela va sans dire, et sans qu’aucun processus électoral ne vienne ternir la qualité des futurs dirigeants. Comme chacun le sait chez eux, la seule chose qui garantisse l’efficacité dans l’exercice du pouvoir, c’est la cooptation entre gens de bonne compagnie, et certainement pas la concurrence qui mène tout naturellement à la démagogie et au populisme.

Economiquement, ils défendent une forme tout à fait particulière de capitalisme qui permet aux membres de la tribu de capturer la quasi totalité de la valeur ajoutée créée par les sous hommes sans encourir le moindre risque. Si ça marche, c’est pour eux, si ça ne marche pas, c’est pour les contribuables de l’espèce inferieure, qui eux paient des impôts, ce qui parait bien normal. Quelques mauvais esprits soutiennent qu’il s’agit là purement et simplement du très vieux capitalisme de connivence mais chacun peut voir à cette occasion à quelles extrémités la jalousie peut mener.

Philosophiquement, ils s’appuient sur la pensée d’un grand homme du XVIII, Pangloss, bien résumée par Voltaire dans Candide. Notre philosophe soutenait avec raison que « tout est toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Il suffit d’ailleurs à nos hommes de Davos de considérer avec objectivité leurs éclatantes réussites pour se convaincre de la véracité de la philosophie Panglossienne. Curieusement cependant, ils ont du mal à convaincre l’espèce inferieure de cette vérité d’évidence tant le niveau de vie de ces incompétents n’a cessé de baisser depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir. Ingrats !

Pratiquement, ils ont compris depuis longtemps que la meilleure façon de désamorcer les révoltes du lumpen prolétariat était de s’appuyer sur l’amour que ces pauvres gens avaient pour leur pays et de signer des accords internationaux permettant en toute légalité de jouer ces pays les uns contre les autres. Qui plus est, ils ont organisé des instances internationales d’un ordre juridique soi-disant supérieur à celui de chaque pays pris individuellement, ce qui fait que les nations ne peuvent plus prendre de décisions et que les élections sont devenues une immense farce (tranquille ?). Bien entendu, le pouvoir est exercé dans ces institutions par des hommes de Davos, jamais élus mais toujours soigneusement choisis par les plus hautes instances pour leur dévouement aux intérêts de la secte.

Comme on le voit, tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Malheureusement (pour eux), je suis en train de me demander si les hommes de Davos ne sont pas en train de filer un mauvais coton.

D’abord, un peuple, toujours le même, est en train de demander à récupérer sa souveraineté confisquée par les hommes de Davos qui en hurlent de rage et cette opération porte un nom qui a dû figurer dans l’un ou l’autre des albums d’Astérix, avec Assurancetourix ou Agecanonix : Brexit… La révolte du village (Grand) Breton a peut-être commencé…

Qui plus est, quelques uns d’entre eux, qu’ils considéraient pourtant comme « parmi les meilleurs d’entre eux », sont en train de changer de camp et semblent s’autoriser à lâcher le morceau. Ainsi Mervin King, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale Anglaise, vient-il d’écrire un livre pour expliquer que les élites Européennes ont VOLONTAIREMENT créé une dépression en Europe pour briser la résistance des peuples à l’avènement d’un Etat Européen.

Une fois ruiné, chaque Etat a en effet non seulement bien du mal à résister à la menace de l’arrêt des subventions mais a encore plus de difficultés à s’opposer à la fermeture de ses banques, ce dont la Grèce a été menacée par la BCE. Comme quoi, quand l’on perd sa monnaie, l’on perd sa souveraineté, ce qui après tout était le but de l’homme de Davos. Il n’y a que les sous-hommes pour croire à des billevesées comme la Souveraineté inaliénable d’une Nation. Et, continue l’ancien gouverneur, qui cherche à aggraver son cas, la seule solution est bien sûr de retourner aux monnaies nationales pour retrouver et croissance et démocratie.

Comme les lecteurs de l’IDL le savent, c’est exactement ce que je dis depuis des années et si les Britanniques venaient à voter pour Brexit, je n’ai pas le moindre doute que les Suédois, les Danois, les Italiens, les Portugais, les Espagnols ne seraient pas loin derrière et qu’enfin nous sortirions du cauchemar Européen.

Le sommeil de la raison engendre des monstres disait Goya…

Parallèlement, aux USA, une étrange créature aux cheveux oranges est en train de faire un tabac lors des primaires du parti Républicain et semble avoir un seul but : détruire le pouvoir des hommes de Davos, ce qui met nos bienfaiteurs de l’humanité dans un état de panique totale. Voila qui est bien compréhensible puisqu’une défaite électorale mettrait fin à ce capitalisme de connivence qui leur permet de vivre noblement sans prendre le moindre risque.

Qui sait ? Si un tel candidat était élu, il pourrait ordonner que des audits soient conduits sur les relations qui unissent la Fed et un certain nombre d’entités financières sévissant à Wall–Street et plusieurs membres éminents de ces institutions pourraient se retrouver là où est monsieur Madoff.

L’ingratitude humaine est sans limites…

Fort heureusement les hommes de Davos, au prétexte qu’il est temps qu’une femme soit élue à la magistrature suprême présentent « une » candidate à la magistrature suprême, un vrai modèle de compétence, d’honnêteté et d’altruisme. Je n’ai donc pas le moindre doute que toutes les forces de progrès vont se coaliser pour soutenir cette personne dont chaque lecteur moyennement informé sait cependant qu’elle devrait être en prison depuis longtemps.

L’essentiel n’est pas en effet que le peuple élise quelqu’un de compétent, mais d’empêcher que ne soit élu une personne dont les décisions pourraient amener à un changement de cet ordre dont chacun devrait savoir qu’il est le meilleur possible. Et donc nous sommes en train de rentrer un peu partout dans un monde où la Politique, avec un grand P, va reprendre le dessus.

Ce n’est plus l’argent, les media, les coups tordus qui vont amener des hommes au pouvoir mais la volonté du peuple. On imagine la panique de l’homme de Davos.

Comme les lecteurs le savent, l’idéaliste que je suis à bien du mal à analyser les évolutions politiques et je sous estime certainement la capacité des hommes de Davos à maintenir l’humanité dans un ordre quasiment parfait. Mais je sais que l’ordre, c’est la mort.

Plus sérieusement, j’ai toujours cru que la vérité l’emportera toujours sur le mensonge et que de la confrontation des idées et des votes naissait toujours une amélioration.

Et donc j’ai toujours cru en la Démocratie et je n’ai pas le moindre doute que les jours de la technocratie sont comptés.

Cette perte de pouvoir va-t-elle être agitée ? Certainement !

Les électeurs peuvent-ils se tromper ? Mais bien sur !

Mais à l’élection suivante, ils peuvent corriger le tir, si bien sur, on leur en offre la possibilité, ce qui n’a pas été le cas en France quasiment depuis la mort de Pompidou. En France, nous avons eu toujours le choix entre un homme de Davos ou un autre, ce qui ne changeait rien.

Pour terminer je vais reprendre la phrase de Tony Benn, politicien Britannique situé à l’extrême gauche de l’échiquier politique et que j’aimais bien parce qu’il avait beaucoup d’humour.

Une démocratie se définit en deux phrases :

Est-ce que j’ai pu voter pour les gens qui m’imposent les lois auxquelles je dois obéir en tant que Citoyen.

Est-ce que je peux les virer à l’élection suivante ?



dimanche, mars 06, 2016

Pour vous remonter le moral

Echec de la tentative de censure et d’intimidation physique sur Bernard Lugan à Clermont-Ferrand

Lugan a un petit coté Tartarin, finalement pas déplaisant. La moindre castagne d'avant-meeting ou d'après-boire devient le combat apocalyptique entre l'Armée du Démon et l'Armée des Anges.

Mais bon, si les mecs de droite mettaient un peu plus souvent leur poing dans la gueule aux crasseux de gauche, il y a bien des choses qui iraient mieux en France.

Une catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre ...

C'est bien parti (c'est-à-dire mal parti) pour qu'en 2017, soient élus Hollande, Sarkozy ou Juppé.

Il n'y a rien à espérer de la classe politico-médiatique et rien non plus à espérer de l'expression politique des Français.

La citation de Chantal Delsol que j'utilise souvent éclaire notre avenir :

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L’incapacité d’agir, l’attitude qu’on dit velléitaire ou attentiste, aura les mêmes conséquences pour un peuple que pour un individu, pour un gouvernant que pour un particulier. Si votre enfant ne fait rien à l’école et que par pusillanimité ou par paresse ou par indifférence, vous ne tentez pas de réagir, ce sont les événements qui décideront à votre place : l’enfant sera finalement renvoyé, par exemple. Autrement dit, si vous ne menez pas votre destin, c’est votre destin qui vous mènera par le nez. Il en va de même pour un pays. A force de mettre au pouvoir des gouvernements attentistes et pusillanimes, il se produira je ne sais quelle catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre.
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Quelle catastrophe ?

Je ne crois pas à l'apocalypse qui fait amasser des boites de conserve aux survivalistes. En revanche, une bonne petite catastrophe des familles, c'est assez plausible.

Jusqu'à il y a peu, j'anticipaisune catastrophe budgétaire, à la grecque, assortie de la chaotique dissolution improvisée de l'Euro. La combinaison taux négatifs plus helicopter money est une magnifique recette pour accroître la vulnérabilité de nos économies.

Mais, depuis quelques, le spectre des catastrophes possibles augmente : catastrophe migratoire,  catastrophe guerrière, catastrophe terroriste ...



Trahison de la classe dirigeante : en Suisse aussi

Violons la Constitution en toute décontraction

Tout l'Occident est gangréné par cette hyper-classe mondiale nomade dont l'intérêt bien compris git dans la mondialisation alors que l'intérêt des peuples sédentaires est d'être protégé par des frontières.

Cette opposition est irréconciliable. Elle ne peut se résoudre que par la disparition de l'hyper-classe mondiale ou par la disparition des peuples.

Il est donc tout à fait dans l'ordre des choses que l'hyper-classe mondiale bataille férocement, même au petit niveau du cadre supérieur qui envoie ses enfants dans une université américaine,  pour la submersion démographique, le remplacement des sédentaires par les nomades et que, inversement, les sédentaires votent pour d'affreux « populistes ».

On notera d'ailleurs que les affreux « populistes », façon Marine Le Pen ou Ligue du Nord italienne, jettent un voile pudique sur la lutte contre le Grand Remplacement à mesure qu'ils se rapprochent du pouvoir et donc de l'hyper-classe. Choisis ton camp, camarade !

Il me semble que, comme toujours, la vérité sera révélée par les très prosaïques problèmes budgétaires.

L'hyper-classe mondiale vit d'impôts protégés par des frontières qu'elle détruit. Pas de frontières quand il s'agit de faire l'optimisation fiscale des gros mais des frontières bien étanches quand il s'agit de prélever les impôts des petits qui font tourner le capitalisme de connivence. C'est une des interprétations du déchainement monétaire des banques centrales : empêcher les ajustement qui révéleraient les failles du Système mondialisée.

Combien de temps cette contradiction va-t-elle tenir ? Nous vivons une époque passionnante. Peut-être vivons-nous la fermeture d'une parenthèse démocratique de deux siècles et le retour à l'humanité de toujours, la loi du plus fort. Pourquoi l'hyper-classe mondiale pressure-t-elle les peuples ? Parce qu'elle est la plus forte, parce qu'elle a su acheter les peuples avec leur propre argent. C'est dégueulasse ? C'est la vie sans âme. Bienvenu dans un nouveau ancien monde sans conscience ni scrupules.

La tyrannie, c'est maintenant !

Auray. Des élèves auditionnés par la gendarmerie après un cours sur la Russie

Il faut se pincer pour croire qu'on parle de la France de 2016.

C'est marrant, je n'entends aucun des rebellocrates certifiés, antifascistes avec 70 ans de retard, crier aux Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire. Comme c'est étrange. Pourtant, cette réaction serait parfaitement justifiée à cette occasion.

Et qu'on ne ne nous fasse pas le coup du malheureux excès de zèle d'un lampiste. Un excès de zèle, c'est encore aller dans le sens qui vous est demandé. Et il n'est pas de coutume que les pandores brillent par leur originalité et leurs initiatives, ils seraient plutôt du genre fayot. D'ailleurs, c'est tout à fait clair dans l'article puisque les cognes prennent prétexte des crimes-pensée (1) qu'on nous serinent depuis des décennies, ils ne sont donc pas à contre-courant.

Quand je vous disais en 2012 (2) que François Hollande, mou, tordu, faux, dépourvu d'affect et idéologue comme il est, avait toutes les caractéristiques d'un tyran potentiel, certains avaient trouvé que j'exagérais. Evidemment, quand on n'a pas envie de se sortir les doigts du cul pour combattre le loup, on trouve toujours que celui qui crie « Au loup ! » exagère. Et Hollande a à son service des millions d'idéologues, endoctrinés par des décennies de socialisme scolaire, médiatique et politique, persuadés qu'ils représentent le Bien et que la fin justifie les moyens.

Des phrases comme « Les méchants prospèrent sur la passivité des hommes de bonne volonté » ou « La tyrannie s'installe par petits pas, de renonciation en renonciation »nous paraissent abstraites, générales, puis on s'aperçoit tout à coup qu'on y est. Souvent un peu tard.

Je rappelle à cette occasion l'éléphant au milieu de la pièce : il n'y a pas du tout besoin de l'état d'urgence pour combattre le terrorisme islamique. En revanche, il est très utile pour intimider les Français qui contestent le pouvoir socialiste.

Nota : la dictature peut être légitime, c'est la dictature encadrée des Romains, la tyrannie jamais.

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(1) : je suis même prêt à admettre que les propos de ce professeur soient contestables, puisque je ne les connais pas. Mais c'est aux parents et à sa hiérarchie d'intervenir, pas aux gendarmes. C'est toute la différence entre pays libre et tyrannie.

(2) : Pourquoi j'ai peur de François Hollande et Hollandeet faux candidat «normal» et vrai idéologue













samedi, mars 05, 2016

Saint Amour

Valeurs Actuelles a détesté ce film, le décrivant comme une compilation des clichés bobos sur les paysans.

Je ne suis pas si sévère : c'est un peu lourd, bourrin, mais ça passe bien.




Le pouvoir de l'anneau

La famille de Villiers et moults donateurs ramènent l'anneau (présumé) de Jeanne d'Arc en France.

L'anneau de Jeanne d'Arc au Puy du Fou !

Tout un symbole qu'à l'Etat défaillant, voire hostile, se substituent des Français de bonne volonté.

Je ne vous ai jamais caché pour admiration pour sainte Jeanne d'Arc.

Au moins autant que ses actions, ses paroles frappent, parce que, comme le disait Malraux, elles vont à l'essentiel : « Jeanne, si Dieu veut la victoire des Français, qu'a-t-il besoin de vos armées ? Les hommes d'armes combattront. Et Dieu donnera la victoire ».

Jeanne, comme le Christ, n'était pas dénuée d'humour. Cela me fait toujours rire d'imaginer La Hire, soudard « de l'exploit des champs plus que de la cérémonie des cours », toujours le mot ordurier à la bouche, obligé par Jeanne de jurer « Par mon baton ! ».

Rien ne se fera sans la foi.

Les islamistes sont puissants parce qu'ils ont la foi. Certes, une foi pervertie et maléfique, mais une foi tout de même.



Je vous poste à nouveau un ancien billet :

VENDREDI, JANVIER 06, 2012


Pour célébrer Jeanne d'Arc

D'autres que moi, Michelet, Sainte Thérèse de Lisieux, Anouilh, Péguy, Bernanos, Malraux, ont bien mieux célébré Jeanne d'arc que je pourrai jamais le faire.

Mais, étant né et ayant grandi dans le Val de Loire, je ne peux rester totalement silencieux. Les noms de par chez moi, Orléans, Beaugency, Jargeau, Patay scandent les victoires de Jeanne. Chaque village a sa pierre où Jeanne s'est assise, sa mare où Jeanne a fait boire son cheval (à tel point qu'on peut supposer que Jeanne a passé la majeure partie à s'asseoir et à faire boire son cheval).

Il y a quelques années, un farfelu a prétendu avoir découvert l'armure de Jeanne. Aussitôt, la ville d'Orléans a trouvé un budget pour une enquête.

Que dire ?

Les chrétiens reconnaitront dans le parcours de Jeanne de nombreuses similitudes avec la vie du Christ. Nous aurons garde de rappeler qu'elle ne fut pas seulement une résistante, mais une sainte, et pas n'importe laquelle, une sainte patronne de la France.

Les patriotes verront en elle le personnage le plus haut de notre histoire, les poètes le plus pur. Les historiens peuvent bien évaluer le rôle de Yolande d'Aragon, belle-mère de Charles VII, détailler et analyser les péripéties et le contexte, ils examinent tout de même le plus singulier de nos grands hommes. Et les aventuriers les plus téméraires paraissent de gentils garçons devant cette jeune femme brulée vive avant d'avoir atteint vingt ans.

C'est aussi un chef de guerre : y a-t-il victoire plus écrasante que Patay ? Moins de cinq morts coté français, environ deux mille chez les Anglais. L'armée anglaise est décapitée, elle perd le gros de ses officiers et de ses archers. La France y gagne une supériorité terrestre qui va durer deux siècles et demi.

Bien sûr, sa réputation a souffert, de petits esprits sectaires, comme Voltaire, ou d'imbéciles comme Luc Besson (qui a réussi là où les Anglais ont échoué : faire passer Jeanne pour folle). Mais elle est bien au-dessus de ces minables.

A mes yeux, le plus éblouissant, ce sont ces paroles, tranchantes et nettes comme l'acier, ces paroles qui émeuvent les examinateurs de Poitiers et embarrassent les juges vendus de Rouen. Cocteau parlait d'elle comme de l'écrivain de France «que j'admire le plus».

Sa leçon pour notre temps ? La foi. On ne fait rien de grand sans l'esprit. L'homme n'est pas seulement de matière. Mais la foi déplace les montagnes. Et avec la foi, la vérité, la parole nette, simple et précise, pas les discours ampoulés avec des mots trafiqués.

Nota : beaucoup de films sur Jeanne d'Arc, comme celui de Besson, sont en-dessous du médiocre. Néanmoins, celui de Rivette, avec Sandrine Bonnaire, a une vraie valeur, grâce à l'attention scrupuleuse aux faits (il est faux de dire qu'on connaît très peu sur Jeanne, au contraire) et à l'humilité du cinéaste.

Y a-t-il ...


Scènes mythiques – Y a t'il un pilote par samnet62

Le suicide de la Formule 1

Ferrari a récemment testé un dispositif de sécurité particulièrement laid :


Que faut-il pour rendre de nouveau la Formule 1 attractive ?

Qu'il y ait des risques, du suspense et que les spectateurs puissent s'identifier aux pilotes, la Formule 1 étant nos modernes jeux du cirque.

Autrement dit, ne pas s'obséder de sécurité, déjà excellente, et couper les communications radio entre les pilotes (transformés en robots télécommandés) et les stands.

Et bien sûr, les pontes de la F1 au front soucieux et plissé font tout le contraire. Pourquoi ?

Parce que, quand on investit son image de marque et 300 ou 400 millions d'€  par an, comme Mercedes, Ferrari et Renault, on n'a pas envie de prendre le moindre risque, notamment, pas de risque humain.

Le pilote idéal, pour un directeur d'écurie, c'est celui qui monte dans la voiture, la laisse se conduire toute seule, puis descend de la voiture à la fin du Grand Prix pour répondre aux questions de la presse.

Or, il n'y a dans la vie qu'une seule situation qui ne présente aucun risque : la mort.

Il n'est donc pas étonnant que la recherche obsessionnelle du moindre risque conduise à la mort.

Vous avez deviné où je veux en venir : on peut généraliser. Cette chasse au moindre risque, en apparence si raisonnable, se montre, dès qu'on prend un peu de hauteur, pour ce qu'elle est : un dégoût de la vie et de ses difficultés, un suicide.

L'impasse européenne

Hollande promet à Merkel d'accueillir trente mille immigrés supplémentaires, l'UE se met à genoux devant la Turquie : tout va de mal en pis.

Migrants : consensus européen pour continuer

Nous sommes dans l'impasse. Les choses à faire ne sont pas très compliquées dans les faits, mais elles sont tellement à contre-courant du discours public qu'elles sont impossibles dans les têtes.

Et ne nous leurrons pas. Le problème est européen, pas seulement européiste. Certes, les peuples européens sont muselés, étouffés, par les européistes mais ont-ils si fort que cela envie de vivre ? Sont-ils prêts à mourir et à tuer pour se défendre ? Sont-ils disposés à voir sans broncher au journal de 20h un reportage qui s'attarde complaisamment sur le corps d'un enfant tué par un garde-frontière ?

C'est pourquoi j'en viens à souhaiter que l'Etat français (je me fous des autres pays européens) tombe en déliquescence le plus vite possible parce que c'est lui qui empêche aujourd'hui les Français de se réorganiser par le bas, localement, à une échelle où les problèmes ne sont plus lointains et abstraits mais très concrets. Je pense en particulier aux problèmes de l'école et de l'auto-défense.

Cela ne sera pas très agréable pour les Français, mais bon pour la France.











vendredi, mars 04, 2016

L’invention de la guerre moderne (1871-1918. Du pantalon rouge au char d’assaut) (M. Goya)

Livre intéressant et qui nuance pas mal d’idées reçues.

Des difficultés de l’armée française en 1914, l’auteur dresse la liste des causes habituelles mais les lient à un problème fondamental rarement évoqué : pour s’opposer à l’Allemagne, la France a fait le choix d’une armée nombreuse, donc très couteuse, d’où les déficiences de l’entrainement et de l’expérimentation. Mais, finalement, ce choix s’est révélé pas si mauvais.

Il pointe aussi, plus connu, la défiance des officiers, aristocrates et bourgeois, vis-à-vis des capacités de la troupe. Il faudra les trois premières années de guerre pour surmonter ce préjugé erroné.

Au cours des quatre années de guerre, l’armée française a subi autant de transformations majeures.

L’aboutissement est l’armée française de 1918, qui est bien la meilleure du monde. Elle a inventé le combat inter-armes moderne. Goya écrit qu’il y a plus de similitudes entre un chef de section d’aujourd’hui et un chef de section de 1918 qu’avec leur homologue de 1914.

Un exemple d’aout 1918 : un avion d’observation biplace repère une compagnie allemande à découvert. Il la mitraille. Elle se réfugie dans un bois. L’avion tire des balles traçantes vers le bois pour le désigner à l’infanterie française en progression par demi-sections. Par TSF (en 1918, l’armée française a presque dix fois plus de postes que l’armée allemande), il alerte l’artillerie, qui a suivi puisqu’elle est motorisée pour plus de la moitié. L’artillerie effectue son tir sur le bois pendant que l’infanterie continue son approche. Les Allemands évacuent le bois. L’affaire a duré trente minutes, c’est-à-dire moins qu’il n’en faut bien souvent aujourd’hui à un avion occidental pour obtenir une autorisation de tir en Syrie ou en Libye (mais il est vrai que nous ne sommes pas véritablement en guerre).

Puis, à partir de septembre, utilisation massive des chars légers, les géniaux (ils ont tous les attributs d'un char moderne) FT17.

De leur coté, les Allemands ont nettement séparé les troupes de choc, que les Français appelaient péjorativement « les gladiateurs », de l’infanterie tout-venant. Pétain a refusé de faire de même, préférant élever le niveau moyen. Décision juste, puisque, une fois les troupes de choc laminées par les offensives du printemps, l’armée allemande s’écroule.

Alors, pourquoi l'effondrement de 1940, alors que les Français avaient toutes les bonnes idées en 1918 ?

On peut commencer par dire : « C'est  compliqué». Mais il y a une raison très forte, rarement mentionnée : les pépètes, le flouze, l'avoine. Le combat inter-armes, aujourd'hui comme hier, coûte une fortune ; aussi bien en matériel qu'en formation et entraînement. En 1939, l'économie allemande était mise à genoux par le réarmement et c'est la raison du déclenchement de la guerre à cette date (1).

Puis, il y eut cette catastrophe industrielle, due (déjà) à l'idéologie : la loi de confiscation des profits de guerre, qui priva l'industrie française des moyens d'entretenir son avance.

La ligne Maginot a couté très cher mais probablement moins qu'une armée vraiment moderne.

La solution était peut-être dans l'armée de métier prônée par De Gaulle. Mais des raisons idéologiques (là encore) empêchèrent d'examiner la question sereinement. La peur du coup d'Etat fit beaucoup, mais dois-je rappeler qu'il n'y a jamais de coup d'Etat dans un pays bien géré ? Au lieu de chercher à éviter un coup d'Etat, preuve de leur incompétence, les dirigeants feraient de se concentrer sur le bon gouvernement.



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(1) : l'idée que Hitler aurait été surpris par la déclaration de guerre britannique est absurde et prouve seulment le génie hitlérien de la manipulation. Au contraire, le timing de l'Adolf était remarquable : en 1939, économie de guerre allemande à son maximum, réarmement ennemi (c'est-à-dire nous) en cours avec des effets prévus en 1941.

mercredi, mars 02, 2016

Zemmour se paye Cambadélis

Paraît-il que le surnom de Cambadélis au PS est Zorbec le gras.

Quand la finance folle disjonctera

Quand la finance folle disjonctera

On retrouve les mêmes idées que Charles Gave, sous une autre forme : les taux d'intérêt servent à se projeter dans le futur économique. Des taux d'intérêts nuls ou négatifs sont une folie économique, puisqu'ils donnent une valeur infinie au présent et nul au futur.

Surestimer le présent et s'en foutre du futur, c'est assez bien adapté à notre époque d'enfants gâtés.

D'où l'alternance de bulles, « justifiées » puisque la valeur des choses est « infinie », et de chutes vertigineuses, quand on remet les pieds sur terre.






mardi, mars 01, 2016

ISF, agriculture, Euro : tout est lié

ISF, agriculture, Euro : tout est lié parce que provenant de la même idéologie technocratique qui lie socialisme, capitalisme de connivence, sans-frontiérisme, mépris de la démocratie ...

Michel Sapin se trompe quand il prétend faire rentrer l'argent de l'étranger


Calais ou la capitulation de l'Etat de droit









Ave César !

Décevant  de la part des frères Coen. Ca se traine, les gags ne décollent pas.

Dommage, le personnage du « fixer » est une trouvaille et Clooney en acteur en jupette au QI d'huitre mazoutée, c'est pas mal.

The revenant

Vraiment pas terrible. Un bon numéro d'acteur de Di Caprio, des paysages, à part ça ... trop violent, trop grossier, sans intérêt et sans, non plus, le coté bon enfant du bon vieux western.

dimanche, février 28, 2016

Tout va plus que bien

AFP :

L'homme soupçonné d'avoir volé un véhicule puis renversé et grièvement blessé un enfant à Paris hier était sorti de prison depuis quelques jours et porte douze condamnations à son casier judiciaire, a appris l'AFP aujourd'hui de source judiciaire.

Cet homme de 35 ans a été arrêté pendant sa fuite, sur l'autoroute A3 au niveau d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), après avoir tenté de braquer un fast-food. En état d'alcoolémie, "il a foncé en direction des policiers" lors de son interpellation, des faits qui pourraient être qualifiés de tentative d'homicide sur policier s'il est mis en examen à l'issue de sa garde à vue, a expliqué la source judiciaire.

Le mec a un casier judiciaire, il faut un semi-remorque pour le transporter et il sortait de prison. Tout va plus que bien.

samedi, février 27, 2016

Salon de l'Agriculture : le naufrage d'un pouvoir ayant perdu toute légitimité est aussi celui de la France



Pour une analyse avec laquelle je suis entièrement d'accord (à part l'histoire stupide d'autosuffisance), voir Eric Verheaghe : Agriculture: une première jacquerie contre le roi Hollande.

Ce qui arrive à la paysannerie française est un drame dont on ne peut minimiser la portée politique au sens le plus lourd. Il s'agit tout simplement d'éradiquer ce qui fait de la France un pays et non un territoire administratif indifférencié.

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Les européistes béats touchent ici au paradoxe qu’ils n’expliquent jamais.

À les entendre, l’Europe, c’est forcément la prospérité, le progrès, la paix, le bonheur des peuples. Au nom de cette idéologie bêlante, toujours présentée de façon péremptoire et méprisante comme le seul discours sérieux qui puisse être tenu quand on est intelligent et responsable, une intégration renforcée dans l’Union est la seule façon de retrouver la croissance. En dehors de l’Europe, point de salut.

Dans le même temps, toutes les statistiques publiques produites depuis l’avénement de l’euro montrent le contraire : la croissance est plus faible dans la zone euro que dans le reste du monde, et la France reste accrochée à un chômage de masse, avec des armées d’exclus et des marges dégradées pour les entreprises. Des difficultés sociales sérieuses apparaissent. La désindustrialisation galope.

Il y a bien entendu un paradoxe caché derrière l’idéologie européiste, qu’aucun de ses défenseurs ne prend le temps d’éclaircir: l’Europe, c’est la prospérité assurée pour certains Européens, mais pas pour tous. Et c’est le progrès pour certains, mais pas pour tous.

L’agriculture: dernière spécificité nationale à éradiquer Dans le « pas pour tous »… il faut comprendre que l’Europe, telle qu’elle est conçue par les europhiles français, a une utilité première : débarrasser la France de ses spécificités nationales, qui sont autant de freins dans la course à une intégration au coeur d’un monde atlantiste.

Parmi ces freins, notre agriculture constitue un mets de choix. Avec nos petites exploitations plus ou moins rétrogrades, souvent subventionnées, chouchoutées, nous disposons d’une sorte de réduit national qui fait horreur au grand monde lisse rêvé par les adeptes de l’Europe mondialisée. La passivité de Le Foll depuis début 2015 sur la disparition des quotas laitiers en est une preuve : au-delà de la posture de regret, pourquoi se battre contre un mouvement historique souhaitable ? Et qu’y a-t-il de plus souhaitable que de voir la France débarrassée de cette vieille scorie que sont ses paysans ?

Tout dépend, évidemment, de nos options politiques. Voulons-nous une France intégrée à une irréversible division européenne du travail, ou nous dépendrons, pour notre suffisance alimentaire, de nos voisins ? Et où nos vieilles exploitations personnelles disparaîtront au profit d’une industrie de la terre? Ou voulons-nous garder notre indépendance régaliennes en subventionnant une agriculture moins rentable que celle de nos voisins, plus chère, mais qui nous garantira notre suffisance alimentaire le jour venu ?

C’est ce débat-à qu’il nous faut avoir, et notre naufrage politique, c’est que ce sujet-là est tabou. ***********

Nicolas Sarkozy et François Hollande devraient être fusillés ou exilés en Terre Adélie pour trahison (je n'écris pas cela à la légère : si, par un  coup de baguette magique, je me retrouvais président de la république, j'hésiterais réellement entre l'exécution et l'exil pour ces deux-là, pour bien marquer que le renoncement, la trahison et l'irresponsabilité s'arrêtent).

Un président hué au salon de l'agriculture, ce n'est pas tout à fait une première. Ce qui est nouveau, c'est le sentiment partagé que le pouvoir, à force de faillir et de trahir, a perdu toute légitimité et ne s'impose plus que par la force de la police.

Je me moquais récemment des généraux français qui font mine de ne pas comprendre la différence fondamentale entre légalité et légitimité. La légitimité est ce qui fait qu'on consent positivement à obéir à la loi et non pas négativement, par peur du gendarme. Eternelle opposition entre l'autorité et le pouvoir.

Les Français d'en bas la comprennent de plus en plus clairement. Je suis étonné du nombre de réflexions que j'entends en ce sens, spécialement de gens que je ne classe pas parmi les rebelles.

Il faut en revenir à la sagesse gaullienne. La raison d'être de l'Etat est la défense de la nation. S'il manque à cette mission, pire, s'il trahit sciemment cette mission (c'est le cas de toutes les Collaborations), il n'y a plus de raisons de consentir à lui obéir. Il perd sa légitimité. Et peu importent les autres mission subalternes qu'il peut accomplir.

La défense ne se limite pas au militaire. D'une manière ou d'une autre, elle recouvre toutes les fonctions régaliennes. Or, nous avons depuis quarante ans un Etat qui délaisse ses missions régaliennes au profit de missions accessoires, plus payantes électoralement.

Les Français malheureux sont en train de présenter la facture de ces errements clientélistes et idéologiques. Et il n'est pas sûr du tout que le peuple sorte vainqueur de cette confrontation. Mais les années à venir vont être intéressantes. Pour moi, le pivot de tout cela, c'est la banqueroute. Est-ce qu'elle aura lieu ou non ?


Le drame paysan français

La France est un pays à la culture profondément paysanne, même s'il n'y a presque plus de paysans, comme c'est un pays chrétien, même s'il n'y a presque plus de chrétiens.

La destruction de la paysannerie française fait pleinement partie du projet de destruction de la France qui est la ligne directrice de notre technocratie depuis les années 70.

Le pouvoir rend fou, le pouvoir absolu rend fou absolument . Pourquoi détruire la France ? Parce que nos technocrates, à force de pouvoir sans contrôle ni contrepoids, ont la tête qui a enflé au point d'exploser. La France n'est pas assez grande, pas assez ouverte, pas assez tout, pour Leurs Majestés Technocratiques. La France, au fond, n'a qu'un défaut : c'est d'être seulement la France. Seuls l'Europe ou, mieux encore, le Monde, sont à l'échelle qui convient à Leurs Majestés Technocratiques. Et ça donne les Christine Lagarde, les Pascal Lamy, les Moscou-Vichy, etc. Il faut donc renier leurs petites origines françaises pour accéder à l'échelle du Monde et de l'Humanité.

Maintenant qu'on a compris pourquoi Leurs Majestés Technocratiques veulent détruire la France, on comprend aussi sans difficulté pourquoi ces petits marquis gonflés de vanité n'ont eu de cesse de saper la paysannerie, qui en est un pilier.

On peut examiner les mécanismes qui leur ont permis d'atteindre la victoire.

La phrase de Pompidou « Arrêtez d'emmerder les Français ! » est très profonde sous ses allures triviales. C'est bien en emmerdant constamment les Français par mille piqures d'épingle réglementaires, dont aucune individuellement n'est mortelle, que la technostructure a réussi, comme dans le supplice chinois des mille entailles, à réduire les Français, et au premier rang desquels les paysans, à l'état de loques abouliques, encore capables de protester mais plus de se révolter. Et puis, il y a les subventions, qui est comme la drogue un moyen de mettre en état de dépendance, et donc de contrôler.

Petite histoire de la politique agricole commune

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Fait sans précédent dans les négociations internationales , l'Europe ( et spécialement la technocratie française) réformèrent la PAC en 1992 pour anticiper les demandes de la partie adverse : remplacement les soutien des prix agricole par des subventions, système jugé plus moderne parce qu'il était américain. Ce fut pour la vieille France paysanne le «coup du lapin» : la déconnection prix-revenu les frappa dans leur honneur , ce système beaucoup plus cher pour les finances publiques, les faisant apparaître désormais, aux yeux du reste de la société, comme des assistés, avant qu'ils ne soient aussi tenus pour des pollueurs. La baisse de prix corrélative profita plus à l'industrie agro-alimentaire qu'aux consommateurs.

Le même année 1992 était votée la loi Joxe dont le but avoué était la disparition à terme des 36 000 communes rurales jugées archaïques parce qu'elles ne coûtaient pas assez cher.

Face à la complaisance des négociateurs européens, la partie américaine tordit le bras de la commission de Bruxelles pour lui faire accepter les accords de Blair House (1993) , consolidés par l'Accord de Casablanca (1995) prévoyant le démantèlement des politiques européennes de soutien ( pas plus lourdes pourtant que les américaines, moins que les suisses ou les japonaises ). L'habileté de nos adversaires fut d'introduire une «clause de paix» qui ne rendait les décisions exécutoires qu'au terme d'un délai d'environ dix ans. Etaient particulièrement touchées les céréales et l'élevage ( notamment laitier).

Le délai passé, il fallut bien appliquer l'accord . L'affaiblissement de la PAC deuxième manière qui en résulta au milieu des années deux mille coïncida avec la mise en place de l'euro où l'Allemagne se tailla d'emblée un fort avantage compétitif particulièrement sensible dans l'agriculture. La mise en valeur des anciens kolkhozes de la RDA, le recours à une main d'oeuvre bon marché venue de l'Est (pas de SMIC agricole!) , la sous-traitance polonaise et le coût plus faible des facteurs permirent très vite à l'agriculture allemande, qui avait toujours été déficitaire par rapport à la française, de devenir excédentaire, particulièrement pour le porc, la viande bovine et le lait. Quand les taux de change avaient désavantagé l'Allemagne, la France était venue à son secours par les «montants compensatoires» (1969-1986) ; aucun geste en sens inverse cette fois de la part de l'Allemagne; il est vrai que les gouvernements français ne lui ont rien demandé ! Les prix tirés comme jamais vers le bas provoquent le désespoir de nombreux éleveurs (un suicide tous les deux jours ! ), par ailleurs harcelés par des contrôle sanitaires et environnementaux de plus en plus tatillons et, pour les plus endettés, un Crédit agricole impitoyable.
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Tyrannie des normes : les agriculteurs disent «foutez nous la paix»

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Quels sont les exemples de normes les plus délirants ?

Ils sont tous un peu fous. Je me souviens de l'un d'entre eux où un éleveur de moutons de prés salés a dû choisir entre garder son âne ou enlever une dizaine de brebis du champ pour respecter la norme sur densité d'animaux dans les champs car un âne équivalait à 8 brebis. Pourtant il protégeait les agneaux des chiens errants et des renards. Autre exemple, il a fallu deux ans à un éleveur pour obtenir l'agrément de son abattoir high tech car lors du contrôle, il y avait trop de bottes dans le vestiaire, un clou dépassait du mur et le ventilateur était à une mauvaise place. Les scolaires pouvaient visiter sa ferme mais à la cantine du village ils ne pouvaient manger que du poulet brésilien faute d'agréments pour son abattoir. Je reçois encore beaucoup de témoignages. Je pourrais faire un tome 2 et un tome 3 de Foutez nous la paix. Vive l'agriculture, vive l'agro écologie. J'ai croisé des personnages formidables.

Comment expliquez-vous ces situations grotesques ?

En France, rien ne part d'en bas, toutes les réglementations partent d'en haut sans concertation avec les intéressés. L'Etat ne leur fait pas confiance. Il faudrait organiser un grenelle de la bonne chère c'est-à-dire que l'on mette autour de la table, les grands chefs, les politiques, les agriculteurs et les représentants de la charcuterie, pour simplifier les normes. Mais attention pas celles sur l'emploie des pesticides mais sur le lait cru ou sur les questions de l'agriculture de proximité. Les personnes que j'ai vues étaient en grande partie syndiquées à la FNSEA. Ils ont quitté le syndicat majoritaire car ils ne comprenaient pourquoi ce dernier ne s'intéressait pas aussi à eux. Il peut défendre aussi cette agriculture alternative. Sans nos élevages, on n'aura plus nos paysages.
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Propagande hollywoodienne

Hollywood a toujours été un instrument de propagande.

On le sait mais il est quelquefois bon de le rappeler. Et ce n'est pas le cas seulement des mauvais films.

Puisque la guerre de 14 est d'actualité, prenons Les sentiers de la gloire, de Stanley Kubrick / Kirk Douglas. C'est un bon film.

En quelques mots, le synopsis :

Après une attaque infructueuse de l'armée française, un général sanguinaire exige que l'on exécute quelques hommes pour l'exemple, un courageux colonel se fait leur avocat mais trois sont fusillés.

La propagande est flagrante.

Propagande anti-militariste d'abord. L'épisode choisi est à l'inverse de la première guerre mondiale dont le fait saillant est tout de même que des millions d'hommes sont restés pendant quatre ans dans des tranchés sans se révolter, sauf en Russie (rappelons que les mutins de 17 ne refusaient pas la guerre). Sans compter le titre.

De plus, les sentiments des soldats sont caricaturés à l'extrême. Il est impossible de comprendre le début d'un commencement de motivation des combattants. Non seulement, c'est un film qui n'aide pas à comprendre l'histoire, mais on comprend moins bien l'histoire quand on l'a vu.

L'autre propagande est plus subtile. Elle est anti-française. Autant les méchants généraux ont des allures très françaises, autant on ne peut rater que, malgré son uniforme, le gentil colonel est américain.








vendredi, février 26, 2016

Donald fait du Gérard

Je n’ai pas parlé beaucoup de Donald Trump, mais je m’y intéresse.

Donald Trump fait du Gérard Depardieu (restons français, que diable) en beaucoup mieux.

Quand on ne pense pas comme le Système, il y a une seule manière d’intéresser les medias du Système, la provocation (ainsi, le Système laisse le choix aux opposants entre le silence et l'extravagance : le Système exclut ses opposants du sérieux). C’est facile, puisque le simple fait de penser différemment du Système est considéré comme une provocation intolérable qui déclenche le tir de barrage automatique : « nauséabond », « HLPSDNH », « rance », « pas bisou » etc.

Le point de décision, c’est la suite. Est-ce qu’on s’excuse, c’est-à-à-dire qu’on rentre dans le rang et qu’on valide le Système, ou est-ce qu’on assume et qu’on en rajoute une louche ? Le comportement classique est de faire carpette. Il y a la variante Marine Le Pen : ne plus faire de provocation en comptant sur l’aura provocatrice laissée par son père.

Et puis il y a la technique Gérard : on remet les pieds dans le plat.

Le danger, c’est la lassitude du provocateur (ça demande de l’énergie d’aller contre le Système) et l’indifférence des medias et des spectateurs par mithridatisation.

C’est ce qui arrive à Depardieu parce qu’il parle sans réfléchir.

Mais Donald Trump, lui, pense stratégie (il faut arrêter de le prendre pour un crétin. Un provocateur, oui. Un crétin, non). Il a compris qu’il y a un électorat anti-Système qui est peut-être majoritaire, il a donc bâti un discours et un comportement en adéquation avec cette analyse.

Je souhaite la victoire de Donald Trump, dont je sais qu’elle est peut-être illusoire (il n’y a peut-être rien derrière la façade Trump) mais il faut tenter le coup, en transposant aux Etats-Unis des quelques lignes de Cyril Bennassar : «En politique, j’ai pris l’habitude de me méfier de ceux qui rassurent l’opinion pour m’intéresser à ceux qui l’inquiètent. Souvent dans l’histoire de France, les visionnaires excentriques ont concentré les méfiances et les moqueries pendant que les gestionnaires à courte vue ramassaient les suffrages. On se souvient qu’en juin 1940, Pétain était plus acclamé que de Gaulle, qu’en 2002, Jacques Chirac mit le pays dans sa poche face à Jean-Marie Le Pen et, comme on n’apprend jamais rien, il se pourrait qu’en 2017, les mêmes trouilles et les mêmes paresses nous condamnent à perdre cinq longues années avec Alain Juppé. La tentation du centre est le recours des Français qui ne comprennent rien et qui ont peur de tout, de ceux qui préfèrent s’endormir avec Alain Duhamel plutôt que réfléchir avec Alain Finkielkraut. »

Comme chez nous, mais moins que chez nous j’espère, Trump aura contre lui les éternels mous, les centristes, les peureux, les fatalistes. Le grand atout du Système, c’est l’inertie. Il est installé et les gens ont peur du changement, même quand ils sont insatisfaits de leur situation.

Tout cela concerne les Américains. Et Trump, que pourrait-il faire pour nous ? C’est très simple : tuer l’OTAN. Il nous rendrait un immense service en nous redonnant, bien malgré nous, notre souveraineté militaire. Est-ce que nous en ferions bon usage ? Est-ce que nous saurions l’assumer ? Je ne sais pas. Mais c’est comme la souveraineté monétaire et toutes les autres souverainetés, si on ne l’a pas, on ne risque pas d’en faire bon usage.

Enfin, y a-t-il possibilité d’un Trump en France ? Très difficile, à cause des lois totalitaires (Pleven, Gayssot, Taubira) très dissuasives, à la fois pour l’émergence d’une personnalité, la construction de son entourage et la diffusion de sa parole. La seule personnalité comparable est celle de Jean-Marie Le Pen et il a été très efficacement cantonné (je n'insiste pas sur sa fille, je dirais des choses pas très galantes). Comme d’habitude, la république gouverne mal mais se défend bien.


mercredi, février 24, 2016

Mac Laren 570 GT

Il faut voir ce que ça donne en vrai, mais je la trouve, en photo, bien plus élégante, moins tape-à-l'oeil, que la Ferrari 488. Et en plus, elle est moins chère.





La jungle de Calais ? De la rigolade à coté de ce qui nous attend.

Le pire n’est jamais sûr et faire des prévisions est difficile, surtout lorsqu’elles concernent le futur.
Mais le scénario terrifiant (ou un scenario proche) décrit dans cet article :

Boualem Sansal : «Un scénario syrien est possible en Algérie»

est une quasi-certitude, pour les mêmes raisons qui justifiaient en 2011 que certains crient aux fous lors de l’intervention française en Libye et on sait aujourd’hui qu’ils étaient dans le vrai.

Le problème de notre côté (les problèmes de l’autre côté de la Méditerranée regardent les gens qui y habitent, chacun chez soi et les veaux seront bien gardés) est que nous avons oublié que l'histoire est tragique, et que le seul garant de notre liberté est l'épée, nous croyons vivre dans un monde de bisounours où l’alternative de toujours, tuer ou être tué, soumettre ou être soumis, aurait disparu. D’ailleurs, nous ne savons même plus ce qui vaudrait le coup d’être défendu.

Malheureusement, la nature humaine n’ayant pas changé récemment (ou alors, on a oublié de m’en informer), nous avons le choix entre le courage d’être impitoyables ou la résignation à devenir pauvres. Ne pas choisir, rester riches sans être impitoyables, c’est du rêve, de jolies histoires qu’on se raconte.

Heureusement, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles. L'UERSS se meurt :

Rétablissement des contrôles aux frontières belges : la solidarité européenne n'existe pas

Mais elle se défend encore et nous sommes aussi emmerdés par les lobbys de crétins :

Pourquoi le rapport d'Amnesty International sur les migrants est malhonnête

Certes, le Système met toutes ses ressources, qui sont immenses, à empêcher les peuples de poser les bonnes questions et les bons débats et à paralyser les nations. Mais la réalité crie trop fort, même les cons l'entendent.

Est-ce que cela sera suffisant ? Je n'en sais fichtre rien.

Je ne méconnais pas les séductions et les forces de l'islam. Après tout, c'est la seule mondialisation qui s'oppose avec succès à la mondialisation occidentale matérialiste. Mais c'est une religion qui fait appel aux bas instincts, la violence, la haine, la concupiscence, comme aucune autre. C'est pourquoi je crois fermement qu'elle finira par échouer.

Mais nous allons beaucoup souffrir avant d'être délivrés.



La bombe algérienne

L'Algérie est au bord de l'explosion à la suite de la chute du prix des hydrocarbures et nous risquons un raz-de-marée supplémentaire d'invasion migratoire.

Ne revenons pas sur les causes de cette situation catastrophique, elles sont connues de tous et disent des choses très peu flatteuses sur les Algériens.

La question est : qu'allons nous faire ?

La réponse la plus probable : nos autorités vont laisser faire et même encourager la submersion. Ali Juppé, dont certains croient qu'il est bien placé pour la présidentielle, est allé récemment faire sa soumission à Alger. Quant au bord prétendument opposé, ce n'est pas la peine d'en parler, la soumission est dans leur être, le PS est le parti musulman imaginé par Houellebecq.

Nous sommes dans le Camp des Saints.

Tout espoir est-il perdu ? Non, mais il est ténu. Depuis quelques temps, on sent que la trouille de nos politiciens s'accroît. Pas au point de leur faire faire des choses intelligentes, faut pas pousser, mais un miracle est possible. L'histoire n'est pas écrite.

Certains vont me trouver naïf. Peut-être, nous verrons.

lundi, février 22, 2016

La RAF en couleurs en Birmanie et au Canada en 1942

Il n'y pas de son mais ces images rares valent le détour :

Monseigneur Aillet brûlé en effigie à Saint-Jean de Luz : une dérision significative !

Lu sur le Salon Beige :

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Monseigneur Aillet brûlé en effigie à Saint-Jean de Luz : une dérision significative !

Communiqué de Bernard Antony :
"L’acte perpétré lors du carnaval de Saint Jean de Luz consistant à brûler en effigie l’évêque du diocèse ne relève pas d’une mascarade de mauvais goût qu’auraient perpétrée d’imbéciles potaches. Il a été idéologiquement préparé et d’ailleurs approuvé par le parti socialiste et les groupuscules d’extrême-gauche. Il s’inscrit dans la séquence actuelle d’usage systématique de la dérision contre le christianisme que les tribunaux ne condamnent jamais si elle est dirigée contre certaines religions, constituant un moyen de dénigrement préalable aux phases de persécution.
L’histoire vérifie cela. Ainsi Jean Jaurès, dans son Histoire socialiste de la Révolution, rapporte-t-il avec une grasse délectation que le 5 mai 1791, dans le jardin du Palais Royal, devant la foule révolutionnaire : « Le feu est mis à un mannequin représentant le pape Pie VI ». Jaurès décrit cela sous le titre : «L’insolent mufti au bûcher ».
Moins de deux ans plus tard, c’est par milliers que, selon les cas, on brûla, égorgea, noya, guillotina des milliers de religieux et de fidèles, hommes, femmes, enfants. La mise au bûcher des effigies des personnes haïes fut une pratique fréquente dans les moments préparatoires des monstruosités nazies ou communistes, et particulièrement dans les manifestations de haine des Espagnols fanatiques, rouges ou noirs, avant la guerre civile de 1936.
On pouvait penser que dans un régime de démocratie moderne on ne réanimerait pas de pareilles scènes d’exécration du bouc émissaire rappelant des pratiques cruelles et barbares de jadis. Il convient, cela dit, de rappeler que les auteurs du triste fait de Saint Jean de Luz ne suscitent que la condamnation du pays basque unanime, attaché à son âme chrétienne, à sa culture, à son identité, à ses traditions de solidarité avec son clergé. L’AGRIF présente à Mgr Marc Aillet l’expression de son profond respect."
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Pour tout vous dire, j'ai commencé par prendre cela à la rigolade. C'est la tradition du carnaval de déconner, d'en faire trop, de ne pas être très fin.

Puis, je me suis rappelé qu'il n'y avait plus de déconnade populaire en France, à part celle des footeux et des pochetrons de fêtes taurines, toisée et réprimée avec la morgue qui convient par les snobs bobos prolophobes.

Il n'y a plus que de la déconnade pseudo-populaire, folklorisée, subventionnée, organisée, surveillée, garde-chiourmisée, licratisée, mrapisée, étatisée, ministèredelaculturisée.

D'ailleurs, on ne me fera pas croire que bruler Mgr Aillet pour ses positions sur l'avortement et la dénaturation du mariage est un thème populaire. C'est typiquement un thème de grognasse féministe subventionnée. De vrais thèmes populaires auraient été de brûler en effigie François Hollande pour l'ensemble de son oeuvre ou Christiane Taubira pour sa complaisance envers les déliquants. C'est justement ce qu'on n'a pas vu.

Bref, nous ne sommes pas dans la déconnade populaire mais dans la Minute de Haine organisée par le Parti. Et oui, vu comme cela, c'est grave.

dimanche, février 21, 2016

Transformation 1916-Le processus d'innovation de l'armée française de l'hiver 1915 à la bataille de la Somme

Transformation 1916-Le processus d'innovation de l'armée française de l'hiver 1915 à la bataille de la Somme

Je vous renvoie vers cet article où l'on voit que l'armée française a tenté de tirer les leçons de ses échecs. Car le mythe des Poilus pauvres victimes de généraux sanguinaires et incompétents m'insupporte. Ce mythe est une mensonge pour justifier notre lâcheté vis-à-vis de la guerre et de nos aïeux guerriers.

J'ai écrit un billet sur la question il y a six ans que je relis sans regret ni remords :

Les généraux français de la première guerre mondiale étaient-ils des idiots sanguinaires ?

Maintenant, dès que j'entends « les généraux français étaient des salauds », je me bats suivant les lignes de ce billet en commençant par « D'accord, c'était des salauds. Et toi, qu'est-ce que tu aurais fait à leur place ? ».

Il ne faut pas longtemps pour constater que mon interlocuteur a parlé sans y avoir réfléchi.


La dernière bataille de France (V. Desportes)

Je suis d'accord avec Zemmour (Servitudes et grandeur militaires). Le général Desportes fait un constat accablant, de lecture agréable : l'armée française peut encore gagner des batailles mais pas des guerres, notre indépendance est perdue,  les politiciens nous mentent, l'Etat-providence est un boulet et l'OTAN une prison, la défense européenne une excuse qu'on se donne pour ne pas faire d'efforts etc.

Mais, à la fin, il fait exactement ce qu'il reproche aux politiciens : il ne va pas jusqu'au bout. Il montre la même pusillanimité. Il fuit devant les tabous. Presque rien sur la guerre civile, ethnico-religieuse, qui menace la France du fait de la cinquième colonne musulmane.

Alors, évidemment, cela diminue de beaucoup la force et l'intérêt du livre. D'ailleurs, vous avez entendu ? Le silence, pas de buzz, pas de critique assassine à coups de « dérapage » et de « nauséabond» ... bref, il ne dérange personne et surtout pas le Système.

Suivant la tradition désormais classique des militaires français, il a une guerre de retard. Allez, on va être gentil : il n' a pas une guerre complète de retard, juste une demi-guerre.

Et, comme d'habitude, les erreurs des généraux seront payées du sang des hommes. Il n'y a pas de quoi être fier.


Pourquoi les Poilus de Verdun nous parlent encore

Pourquoi les Poilus de Verdun nous parlent encore

Il y a cent ans, commençait la bataille de Verdun.

Vous savez que je suis très irrité par notre propension à considérer les Poilus comme des victimes. C'est une forme d'irrespect navrante.

Oh, il ne faut pas en chercher l'explication bien loin : si nous les considérions pour ce qu'ils furent, acteurs, adultes, patriotes, tenaces et héroïques, nous verrions tout ce que nous ne sommes pas et nous refusons ce miroir accusateur. Alors ce sont des victimes, nous pouvons nous reconnaître dans ce miroir là. Le seul problème, c'est qu'il est faux.

Le bois des Caures

Le jour baisse et il commence à neiger. Pas plus d’un quart des chasseurs a survécu au bombardement, mais ils s’accrochent au terrain. Les Allemands réussissent malgré tout à se rendre maîtres de quelques positions en première ligne. Les chasseurs de lieutenant ROBIN contre-attaquent pendant la nuit pour reprendre un poste perdu. Quelques autres tirent jusqu’à ce qu’ils n’aient plus de munitions.

[…]

Le colonel marche calmement, le dernier, sa canne à la main. Il vient de faire un pansement provisoire à un chasseur blessé, dans un trou d’obus, et continue seul sa progression lorsqu’une balle l’atteint à la tempe. Les chasseurs ont perdu 90 pour 100 de leurs effectifs, mais leur résistance a retardé de façon décisive la progression allemande. 

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Les lettres de Poilus expriment des sentiments complexes, contradictoires qui varient au fil du temps et des phases de la guerre. Reste le fait : des hommes se sont maintenus dans des conditions effroyables sur la ligne de feu, d'autres non, qui se sont dérobés ou ont jeté leurs armes prématurément. Les premiers ont été infiniment plus nombreux que les autres, et c'est pour cela que Verdun n'a pas été pris, et c'est aussi pour cela que la bataille de 300 jours fut si longue et si meurtrière.

On a parfois l'impression que les Poilus de la guerre de 14 étaient faits d'une autre humanité que la nôtre …

Beaucoup des combattants étaient des paysans, ce qui accrédite le lieu commun que la résistance des Poilus à des conditions de vie extrêmement pénibles tenait à leur rusticité. En réalité, si les ouvriers qualifiés avaient tôt été retirés du front pour servir dans les usines qui produisaient le matériel nécessaire à la guerre, de nombreux combattants étaient instituteurs, domestiques, fonctionnaires, artisans, commerçants, et, dans la tranchée, les lieutenants et les capitaines étaient exposés de façon comparable à leurs hommes, les responsabilités et le devoir d'exemplarité en plus. Les contemporains ont eux-mêmes été surpris par la résistance d'une génération de Français éduqués et déjà bénéficiaires de conditions de vie meilleures, présumés amollis. On a aussi pensé que ces hommes étaient moins sensibles à la peur, à la vue du sang, à la blessure et à la perspective de la mort. C'est faux et injuste. La volonté des familles et des camarades de conserver aux tués leur identité de personne et de citoyen jusque dans la mort, même en masse, révèle une sensibilité identique à la nôtre. Il y a sans doute, à cette époque, une pudeur plus grande dans l'expression du sentiment, une réserve virile valorisée contre la sentimentalité supposée féminine, mais l'étendue des traumatismes psychologiques de la guerre et leurs longues résonances témoignent d'une guerre qui atteint les âmes, jusque dans les petites fermes des endroits les plus reculés du pays, autant que les corps. C'est vrai aussi, évidemment, des combattants venus des colonies. Le nombre des stèles individuelles qui portent le nom et le prénom de soldats venus d'Afrique en atteste.
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Jean Birnbaum : « On ne vaincra pas les djihadistes en les traitant de salopards »

Jean Birnbaum : « On ne vaincra pas les djihadistes en les traitant de salopards »

Je ne m'attendais pas à trouver de tels propos dans la bouche d'un tel homme. Il est vrai que les intellectuels de gauche bénéficient d'une présomption de légitimité, contrairement aux intellectuels de droite. Il sont donc plus libres de s'exprimer sans tabous.

L'article démarre très bien. Il a des grosses faiblesses au milieu (voir Zemmour) mais c'est déjà un bel effort de la part d'un gauchiste.

Je souligne en bleu.

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LE FIGARO. - Dans Un silence religieux. La gauche face au djihadisme, vous vous moquez du «rien à voir avec l'islam» venu des plus hautes autorités de l'État et de la propension de la gauche à trouver des justifications sociales ou économiques aux assassins des attentats de janvier et du Bataclan…

Ce qui m'intéresse, au fond, c'est moins la «justification» ou l'«excuse» que le déni ou le refoulement de la question religieuse. Car la gauche française hérite d'une longue cécité en la matière. Le plus souvent, elle a réduit la croyance spirituelle à un simple archaïsme, une illusion appelée à être dissipée par le progrès technique et l'émancipation sociale. Elle a largement oublié Marx, qui prenait la question spirituelle au sérieux, lui, pour n'en retenir que des formules réductrices qui font de la religion «l'opium du peuple» ou le «soupir de la créature opprimée». Dès lors, dans l'imaginaire de cette gauche, tout croyant tend à être assimilé à une créature opprimée... Ce préjugé a des conséquences directes sur la façon d'aborder le djihadisme: aux origines du destin terroriste, il y aurait forcément la frustration sociale et la misère intellectuelle.

Or ce cliché a été maintes fois démenti par les faits. Les jeunes gens qui rejoignent le combat djihadiste sont loin d'être tous des déshérités et des ignares. Parmi eux, il y a des fils de nantis et des gens très savants. Dès les années 1990, en Algérie, la présence des scientifiques étaient si forte, parmi les islamistes, qu'on a pu parler d'«islam des ingénieurs». Quant à Mohamed Belhoucine, le jeune homme charismatique lié à Amedy Coulibaly et qui a organisé la fuite de sa compagne vers la Syrie après l'attentat contre l'Hypercacher, il est diplômé de l'École des mines d'Albi. On pourrait aussi citer des figures moins connues, surgies à l'occasion de tel ou tel attentat, et qui nous mettent toutes devant nos propres préjugés. Ainsi, le jour de Noël 2010, un homme voulut faire exploser un vol entre Amsterdam et Detroit. Très vite, on apprit que l'auteur de l'attentat manqué, Umar Farouk Abdulmutallab, 23 ans, fils d'un riche banquier nigérian, avait fréquenté les écoles les plus prestigieuses, depuis la British International School de Lomé, au Togo, jusqu'à l'University College de Londres.

Ce qui rassemble les djihadistes par-delà leurs origines et leurs itinéraires, à Paris comme à Alep ou à Nairobi, c'est une même énergie religieuse, une même attente messianique, une communauté de gestes et textes. Dans la bibliothèque des frères Kouachi, comme dans celle d'Amedy Coulibaly, du reste, se trouvaient des livres qui font référence pour les djihadistes de tous les pays, et cette bibliothèque idéale du djihadiste est moins constituée de guides pratiques du terrorisme que de traités érudits, mobilisant moult commentaires du Coran. Si on écoute le discours des djihadistes, si on regarde leurs vidéos, on constate qu'ils passent leur temps à se réclamer de versets coraniques, de révélations prophétiques, d'anges protecteurs... Mais plus les djihadistes invoquent le ciel, plus la gauche tombe des nues. Ainsi, à l'Élysée puis au Quai d'Orsay, on s'est empressé de marteler une seule et même idée: non, non et non, ces attentats n'avaient «rien à voir» avec l'islam. Les djihadistes avaient beau se réclamer d'Allah, leurs actions ne devaient en aucun cas être reliées à quelque passion religieuse que ce fût. «Barbares», «Terroristes», «Déséquilibrés»: tous les qualificatifs étaient bons pour écarter la moindre référence à la foi, comme si cette causalité était la seule qu'il fallait escamoter.

Comme le répète Alain Finkielkraut citant Péguy, «Il faut voir ce que l'on voit». Partagez-vous désormais le constat des «néoréacs» que vous fustigiez jadis ?

Je connais bien l'œuvre d'Alain Finkielkraut dont j'ai lu tous les livres, mais aussi les articles parus dans les revues les plus confidentielles... J'ai été marqué par son rapport aux textes et par sa façon de penser la fragilité d'une transmission, d'un héritage intellectuel. Récemment, j'ai effectivement été amené à souligner son glissement pour le moins périlleux de la scène «républicaine» à la scène «identitaire». C'est un débat, on doit pouvoir le mener sans être accusé de tous les maux… Mais pour notre sujet, l'essentiel est ailleurs : Finkielkraut demeure largement étranger au fait religieux, cela ne l'intéresse guère, en réalité. Son approche de l'islam, tout comme celle du judaïsme, est plus culturelle que spirituelle. Il parle du voile ou des boucheries halal comme autant de traces identitaires ou d'indices de «communautarisation» présumée... Alors, il faut voir ce que l'on voit, sans doute, mais encore faut-il avoir l'oeil spirituel: or dès qu'il est question de religion, Finkielkraut n'y voit que du feu. [Finkielkraut a réussi l'exploit d'écrire tout un livre sur Péguy en évoquant son retour au catholicisme au détour d'une seule phrase. C'est pourquoi j'ai plus d'affection pour l'homme que d'admiration pour sa pensée, que je trouve manquer d'ampleur. Je respecte son sens de la formule mais ça ne fait pas tout.]Il n'aborde jamais la religion comme mode d'être au monde, comme rapport intime à des textes, comme espérance vécue. De même, sa grille de lecture demeure très franco-française, voilà pourquoi à mon sens elle ne permet pas de comprendre le problème du djihadisme, un phénomène sans frontières par nature, et dont la force tient justement à la dimension transnationale. Les djihadistes ne sont pas tous des déshérités, comme veut le croire une certaine gauche marxisante. Mais les djihadistes ne sont non plus tous des «immigrés» ou des «étrangers», comme le prétend une certaine droite nationaliste. Pour comprendre cette puissance d'aimantation, les causes sociales et les enjeux nationaux doivent être pris en compte, bien sûr, mais si on évacue la force propre du religieux, on passe à côté d'un aspect essentiel.
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Et le Zemmour peut se laisser aller à une rafraichissante ironie :

Session de rattrapage

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Heureux comme un intellectuel de gauche en France. Pendant des années, vous dites n'importe quoi : les pays communistes sont des paradis ; l'immigration est une chance pour la France ; l'islam est une religion de paix et d'amour. Vous mettez tout votre art de sophiste à maquiller le réel comme une voiture volée : les démocraties libérales sont des dictatures ; il n'y a pas plus d'étrangers que dans les années 1930 ; ce n'est pas l'islam qui se radicalise, mais la radicalisation qui s'islamise.

Et tous ceux qui essayent, les méchants, de décrire le réel sans fard, vous les couvrez d'opprobre, d'injures, vous les ostracisez, les diabolisez, réactionnaires, fascistes, racistes, font le jeu de qui vous savez, sont la France du repli, la France rance.

Et puis, un jour, vous avez une révélation divine : l'homme qui tue en criant «Allah Akhbar!» a peut-être un vague rapport avec l'islam. Alors, Paris vous fête comme si vous aviez découvert la théorie de la relativité : quelle audace ! Quel courage! Quelle subtilité ! Cette histoire sempiternelle est celle du dernier livre de Jean Birnbaum. L'auteur est une figure du Landernau médiatico-intellectuel. Il dirige Le Monde des livres, et a transformé, depuis des années, sa colonne éditoriale en chaire de la bien-pensance, du haut de laquelle, en Torquemada de sous-préfecture, il tance les mécréants et excommunie les hérétiques.

Que nous dit-il ? « Là où il y a de la religion, la gauche ne voit pas trace de politique. Dès qu'il est question de politique, elle évacue la religion. » On remarquera que notre prophète ne s'adresse qu'à la gauche, et non au reste du pays, et encore moins au monde. Mais la gauche française, depuis 1789, se prend pour la France et le monde ; et ne supporte d'entendre la vérité que de la bouche de l'un des siens : c'est la définition même du sectarisme. Notre auteur se moque, dans l'une de ses meilleures pages, du «rien à voir avec l'islam» venu des plus hautes autorités de l'État ; et de la propension de la gauche à trouver des justifications sociologiques, économiques, psychologiques, voire psychiatriques, aux assassins de Charlie et du Bataclan. Dommage qu'on ait déjà lu cela sous des plumes réactionnaires qu'il n'a cessé de vouer aux gémonies !

[…]

Birnbaum ne serait pas de gauche s'il ne prétendait pas que la bataille se déroule d'abord au sein de l'islam entre libéraux et littéralistes, entre ceux en quête de spiritualité et les adeptes d'un rigorisme juridique. Or, cette querelle entre mystiques et légalistes, entre «modérés» et «extrémistes», n'existe que dans les têtes occidentales. Les rares personnalités qui souhaitent arracher l'islam à la rigueur de la lettre, favoriser l'interprétation sur l'application, sont des individus esseulés, et souvent menacés de mort. Dans l'histoire de l'islam, ces réformateurs ont perdu toutes les batailles. Ils perdront encore cette guerre qu'ils n'ont même pas les moyens de mener. Que Birnbaum le veuille ou non, l'islam n'est pas une religion de l'Alliance, mais une loi. L'islam est un Droit qui ne supporte pas d'interprétation, puisque sorti de la bouche de Dieu. Un judaïsme sans Talmud.

En lisant Birnbaum, on se dit que l'art indépassable d'un intellectuel de gauche est d'arriver après la bataille, comme la cavalerie américaine dans les westerns, mais de faire croire qu'on a gagné la guerre. Dans un an, dans cinq ans, Jean Birnbaum découvrira peut-être que l'islamisme est bien «le véritable islam, l'islam en mouvement» (Bernard Lewis), «l'islam des musulmans impatients» (Boualem Sansal), qu'il n'est pas un danger pour la gauche, mais pour la France, parce qu'il est une identité, une nation, une civilisation, qui ne supporte pas de se soumettre à une autre ni même de cohabiter à égalité avec une autre ; que le rêve d'Andalousie que la gauche nous a imposé se transformera en cauchemar [notons que l'Andalousie arabe et heureuse est un mythe au sens péjoratif du terme. La charia y était appliquée comme ailleurs avec ce que cela suppose]. Bref, il découvrira tout ce qu'il repousse encore avec hauteur. Et son livre sera accueilli avec enthousiasme. «Il paraît que Sylvie Vartan a fait des progrès! Encore? s'exclamait Coluche. J'attendrai la fin des progrès.» J'attendrai moi aussi la fin des progrès de notre Sylvie Vartan à nous.

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