mardi, août 16, 2011

Combien de temps l'Euro va-t-il survivre ? Dix ans ?

Il est hasardeux de faire des prédictions sur l'Euro, néanmoins, je m'y risque, par goût du sport.

Dans dix ans, à plus ou moins un an, des pays commenceront à sortir de la zone Euro.

Voici mon analyse : l'Euro est un outil politique pour forcer la main des peuples. La fin de l'Euro sera donc politique. Or, les mandats électoraux en Europe tournent autour de cinq ans.

Il faudra bien deux mandats pour qu'arrive au pouvoir dans un pays européen un parti ayant fait explicitement campagne pour la sortie de l'Euro.

Maintenant, il se peut q'au début 2012, la cour de Karlsruhe décide que les sauvetages par la BCE sont inconstitutionnels, que l'Allemagne doit s'en retirer et l'Euro n'existera plus en juin 2012.

lundi, août 15, 2011

Alias Caracalla (D. Cordier)

Daniel Cordier fut à vingt-deux ans le secrétaire de Jean Moulin. Il est son défenseur.

Ce livre étrange est, à travers son récit de résistant, l'éducation sentimentale de Daniel Cordier.

La NRH se demande si Moulin et Cordier, à voile et à vapeur, furent amants. La question me semble sans importance et, pour tout dire, mesquine. Il est clair que Daniel Cordier a été amoureux de Moulin et que cet ainé a façonné sa vie : maurrassien et inculte en art avant sa rencontre avec Moulin, Cordier est socialiste et galeriste d'art moderne après-guerre.

Ce récit d'un style net devient charmeur car il nous introduit sans fioritures dans l'intimité sentimental d'un résistant. Cette proximité doit beaucoup à l'évocation de lieux aujourd'hui encore familiers : la cabine téléphonique où Cordier faisait le guet pour prévenir Moulin de l'éventuelle arrivée des Allemands, lors de la première réunion du Conseil National de la Résistance, rue du four à Paris, existe toujours, elle a juste été modernisée.

La fidélité adamantine de Cordier à la France Libre est rafraichissante : les Français Libres se reconnaissent compagnons entre eux, chevaliers gardiens du Saint Graal, au-delà de toutes les querelles et toutes les divisions. Il faut dire que ceux que Cordier croisent sont entrés en Résistance entre mi-juin 40 et mi-juillet, ils se sentent donc le droit de regarder avec quelque détachement les résistants de 1943 (ne parlons pas des résistants de septembre 44). De ceux-là, seule une poignée survivra à la guerre, et ils ne furent pas les plus bruyants de l'après-guerre.

Moulin nous apparaît comme un personnage attachant. En revanche, les chefs de réseaux sont dépeints sous des couleurs exécrables, notamment Frenay. Cordier va jusqu'à dire que certains se sont réjouis de l'arrestation de Moulin. Hélas, je ne suis pas sûr que ce jugement soit excessif.

Et maintenant, les Eurobonds ...

En Europe, on a plein de petits pots de merde, les dettes étatiques. Les géniaux politiciens qui nous dirigent ont une idée fantastique : mettre tous ces petits pots de merde en commun dans un grand pot de merde, une piscine de merde, baptisé Eurobonds.

Jusqu'à la lie, nous boirons le calice. Pas une seule fois, nous aurons une réaction intelligente sans y être absolument forcés.

L'Euro mourra, mais l'agonie sera, comme prévu, très longue et très douloureuse.

Le seul espoir réside dans l'opposition allemande : Angela Merkel est une fausse vertueuse, qui, à chaque fois, tortille du cul mais finit par céder aux idées à la con des PIGs et des eurocrates français.

samedi, août 13, 2011

On peut même plus faire son shopping tranquille ...

Voilà, on ne peut même plus faire son shopping tranquille.

ll y a quelques jours quelques milliers de jeunes défavorisés super-sympas et pleins d'initiative se sont offert des ventes très très privées à Tottenham, à Bristol et à Birmingham.

Et voilà que la police s'est imposée, quasi dictatoriale, castratrice, digne d'un état totalitaire, pour interrompre ce gentil happening festif à rendre jaloux Berbert Delanoe.

Vraiment, dans quel monde vit-on ?

jeudi, août 11, 2011

La préférence gauchiste pour les émeutiers

Le journal prétendu de référence Le Monde publie un article intitulé Paroles d'émeutiers britanniques.

C'est bizarre, je n'ai pas vu d'article Paroles de policiers britanniques. Surement un oubli !

A lire sur le même sujet de l'inclination gauchiste pour le désordre et le nihilisme : Une révolution anglaise ?

Nota : dans la série Surtout ne rien voir, Le Monde réussit l'exploit de publier un éditorial sur les émeutes britanniques sans écrire une seule fois le mot immigration. Chapeau, l'artiste.

Dalrymple à propos des émeutes londoniennes

Désolé, c'est en anglais mais l'analyse convient très bien à la France.

British rioters the spawn of a bankrupt ruling elite

Crise économique, une solution simple : la faillite

La crise économique se prolonge à cause des débiteurs insolvables qui ne peuvent pas rembourser leurs dettes mais sont néanmoins soutenus à bout de bras. Le pire est cette idée désastreuse de résoudre le problème en monétisant.

Il y a une solution bien plus simple, plus juste et qui se révélerait bien plus efficace : la faillite :

> banqueroute des Etats insolvables. Défaut des 2/3. Réduction drastique de toutes les missions non régaliennes. Et on sortirait de l'Euro.

> mise en faillite des banques insolvables par substitution forcée dette contre capital. On en profiterait pour obliger les banques à une structure en commandite.

Cette solution a l'avantage d'être rapide, de régler les problèmes à la racine et de permettre de repartir sur de bonnes bases.

Cette solution se heurte à deux difficultés :

> intellectuelle. Nos gouvernants et leurs conseillers n'en auront jamais l'idée.

> pratique. D'une manière ou d'une autre, il faut mettre l'Etat de droit et ses lenteurs entre parenthèses. En effet, ces décisions doivent être actées en un week-end pour être plus rapides que la panique.

La vraie difficulté est la première car il ne manque pas de technocrates pour trouver des solutions pratiques si l'idée de la faillite était acquise.

mercredi, août 10, 2011

Emeutes londoniennes : tout se passe comme prévu

Comme je l'écrivais ce matin, les émeutes londoniennes ont au moins ce mérite de valider l'analyse des conservateurs.

Je ne savais pas à quel point : j'apprends que se sont constiuées des milices d'auto-protection.

Or, depuis des années,  les conservateurs répètent que si la police, par lâcheté politiquement correcte, ne fait pas son travail, les citoyens prendront leur sécurité en mains, augmentant l'anarchie.

Je peux déjà vous dire la suite : sous prétexte d'une fausse neutralité qui en fait favorise la racaille, la police va renvoyer dos à dos miliciens et émeutiers. Je ne serais pas étonné que, inversant causes et conséquences, on en vienne à nous décrire ces milices comme une provocation (1).

Les choses vont se calmer pour un temps. On durcira la législation sur les armes,ce qui, là encore, favorise la racaille, qui n'attend pas la loi pour s'armer, au détriment des honnêtes gens.

On fera de nouvelles concessions, fiancières et culturelles, sous prétexte de respect et avec l'argument que le traitement social n'est pas encore allé assez loin.

Puis, il y aura de nouveau des émeutes. Jusqu'à ce que, de concessions en renoncements, l'anarchie s'installe au détriment des autochtones.

C'est un lent suicide collectif.

***********
(1) : addendum du soir : je ne pensais pas que cela serait si rapide : Les groupes d'auto-défense inquiètent en Angleterre. Moi qui croyais naïvement que l'inquiétant, c'était les émeutes !

L'Amérique et l'Eurabia

Les USA poursuivent activement une politique favorisant l'islamisation de l'Europe (l'intervention au Kosovo, le discours d'Obama au Caire ou le noyautage des banlieues sont des exemples parmi d'autres).

Il y a des raisons religieuses : il ne faut pas oublier les affinités du protestantisme avec l'Islam et, par contraste, son opposition avec le catholicisme et, encore plus, avec l'orthodoxie.

Mais ce sont surtout des raisons politiques :

> affaiblir un rival potentiel, l'Europe (l'islamisation est un affaiblissement, pas une richesse). Les Américains veulent que l'Europe se fasse, mais mal.

> empêcher une alliance entre Europe et Russie.

> donner des gages à ses alliés musulmans.

Certains, comme T. Dalrymple, pensent que l'Eurabia ne se fera pas car les musulmans se séculariseront. Je ne suis pas si affirmatif que lui : il suffit d'une forte minorité active et d'une majorité passive pour nous emmerder.

Cependant, même si l'Eurabia se révélait une chimère, les tentatives pour y aboutir nous affaiblissent durablement. Un pays à population hétérogène est beaucoup plus vulnérable qu'un pays homogène.

C'est pourquoi il faut refuser toutes les pressions américaines qui, au nom des libertés et des meilleures intentions du monde, veulent nous imposer d'accepter des gens et des pratiques que nous avons tout intérêt à rejeter.

mardi, août 09, 2011

ce qu'il y a de marrant avec les émeutes londoniennes ...

Ce qu'il y a de marrant avec les émeutes londoniennes (il faut bien trouver quelque chose de marrant aux pires drames), c'est qu'elles valident, comme les émeutes françaises de 2005, entièrement ce que racontent depuis des années les conservateurs sur le primat de de l'hédonisme, le massacre de l'autorité, la destruction de la famille et le danger du multiculturalisme et que, pourtant, les bien-pensants vont continuer sans scrupules, comme si de rien n'était, à nous traiter de «racisses» et de «fachisses».

Ils ont déjà commencé le travail de désamorçage de la situation en occupant l'espace médiatique avec des questions très accessoires, comme le rôle du Blackberry ou l'organisation de la police ou le fait de savoir si le truand abattu avait tiré avant .

Je me marre ... Mais alors là, je marre ...

En relisant Volkoff

Il y a trois jours, j'ai sorti des entrailles de ma bibliothèque Désinformation : flagrant délit de Vladimir Volkoff.

Ce livre traitait de l'intervention de l'OTAN au Kosovo en 1999.

> En vous rappelant que l'intervention otanienne (en réalité américaine) en Serbie en faveur de la sécession du Kosovo était aussi légitime qu'une intervention de l'OTAN en France en faveur de la sécession de la Seine-Saint-Denis

> En vous rappelant que l'ambassade américaine à Paris a très officiellement une politique de promotion des minorités en France.

> dans le contexte des émeutes britanniques

je vous soumets ces quelques pages :

Conclusion Volkoff

Rivers of blood : cette guerre civile qui vient et qu'ils ne veulent pas voir

Les plus avertis d'entre vous connaissent le fameux discours Rivers of blood d'Enoch Powell, prophétisant une guerre civile provoquée par l'immigration incontrolée.

Aujourd'hui, nous sommes arrivés à cette guerre civile, en Grande Bretagne.

Comme on pouvait s'y attendre, il y a quasi-unanimité dans les medias pour ne pas voir les causes. Ainsi, cet article du Figaro qui serait comique de mauvaise foi si le sujet n'était pas si grave : «Toutes les grandes villes du monde produisent ces désordres». Je n'ai pas vu qu'il y avait ces désordres à Moscou ou à Tokyo, qui sont pourtant de grandes villes.

Cette omerta des mafieux de l'immigrationisme n'est pas grave du point de vue de l'information : les gens savent, même si on ne le leur dit pas. C'est grave du point de vue politique : si les causes ne sont pas mises sur la place publique, on ne peut pas en débattre et on ne peut pas agir. On arrive à cette situation suicidaire : tout le monde comprend le problème, mais comme personne n'en parle publiquement (ou que les rares qui en parlent sont aussitôt couverts d'injures), la politique l'ignore.

...

lundi, août 08, 2011

La CGT appelle à en finir avec la "dictature des marchés"

Les marchés n'exercent aucune "dictature". D'aillleurs, "les marchés" n'existent pas : c'est une entité abstraite qui ne veut pas dire grand'chose, surtout utilisée en des termes si vagues.

Mais, surtout, rappelons que si les fameux marchés ont un pouvoir, c'est parce que les Etats se sont mis dans leurs mains avec des déficits abyssaux continus. Politique vigoureusement soutenue par ... la CGT.

Encore une fois la preuve que la politique (car la CGT fait de la politique, pas du syndicalisme), c'est l'art de raconter n'importe quoi avec aplomb.

Surtout qu'on connaît la solution de la CGT pour échapper à la "dictature des marchés" : monétiser la dette, autrement dit spolier les épargnants et les investisseurs. Bref, manger les blés en herbe. Fameux, comme "solution" !

samedi, août 06, 2011

Comment reconnaitre la désinformation ?

Pour reconnaître la désinformation, les quatre critères de Volkoff me paraissent simples et efficaces :

1) Tout le monde dit la même chose

2) Nous sommes informés à satiété sur un aspect de la question et à peine tenus au courant sur les autres

3) Tous les bons sont d'un coté et les mauvais de l'autre

4) L'acquiescement de l'opinion débouche sur la psychose collective

Avec ces critères, vous constaterez sans surprise que 90 % de ce qu'on entend dans les medias français est de la désinformation. Ne pas oublier que la psychose collective fait vendre, à l'impératif de propagande bien-pensante s'ajoute l'intérêt commercial.

Crise de dettes, où qu'on en est ?

Bon, voilà, je résume les épisodes précédents :

Valéry, François III, François III bis, Jacquot I, Jacquot I bis, Sarko 1er, ils prenaient leur pied avec le pouvoir.

Ils ne savaient pas bien quoi en faire d'intéressant quand ils l'avaient. En revanche ils goutaient fort la menue monnaie du pouvoir : les huissiers à chaine, les motards, les palais somptueux, les avions du GLAM, et plus que tout l'encens de la Cour : les «amis» à l'échine courbée quémandant un regard du maitre, les sourires en coin des complices de filouterie, les femmes offertes, souvent par elles-mêmes, quelquefois par leurs maris, et les foules de militants enamourés (les cons).

Mais pour que tout ce grand bonheur continue, il y avait une condition : acheter des électeurs. Donc trouver de l'argent.

Ni une, ni deusse, à tout problème, sa solution :

1) Matraquer d'impôts les imbéciles qui sont suffisamment crétins pour travailler au lieu d'essayer de vivre au crochet de la communauté, comme font les gens intelligents. Ceux-là, ils sont si bêtes qu'on ne les entend même pas gueuler quand le fisc les étrangle.

2) Endetter l'Etat : l'Etat, c'est tout le monde et personne. Et après nous, le déluge.

Ne boudons pas notre plaisir : cette technique a fonctionné pendant quarante ans au-delà de toutes les espérances. On en arrosé des journaleux, des copains, des coquins. On en a fait des virées en Falcon avec des bains de pieds au champagne.

Seulement voilà : pour s'endetter, il faut des créanciers qui acceptent de vous prêter de l'argent.

Au Moyen-Age, c'était facile : le trésor royal s'endettait jusqu'au cou, puis, quand il devenait impossible de rembourser, le roi convoquait une chambre ardente, on pendait un ou deux créanciers au gibet de Montfaucon et on repartait sur de bonnes bases.

C'était le bon temps. Maintenant que les créanciers sont à Hong-Kong ou à Dubai, pour les trainer jusqu'au gibet de Montfaucon, il va falloir se lever tôt.

Heureusement, les rois de France, toujours eux, avaient plus d'un tour dans leur sac : rembourser les dettes, pourquoi pas ? Mais en monnaie de singe. C'est évidemment la solution très socialistes que préconise Mâme Martine. Cette solution a le léger défaut de spolier ceux qui travaillent et qui épargnent, mais si les socialistes devaient se préoccuper des abrutis qui épargnent, où irait-on ?

Ne rigolez pas : les socialistes n'ont aucun scrupule, aucune morale, donc ils revendiquent sans retenue leur mentalité de voleurs, mais les autres ne pensent pas différemment, ils sont juste plus sournois.

Au fait, je n'ai entendu personne évoquer la solution universellement connue pour rembourser ses dettes : dépenser moins et travailler plus. C'est que je dois être dur d'oreille.

Bref, amis crétins qui travaillez pour financer les feignasses de toutes sortes, vous allez en baver des ronds de chapeau. Et en plus, on ne vous dira même pas merci. Au contraire, on vous enfoncera en vous traitant de sales capitalistes et de mangeurs d'enfants de bons-à-rien.

Tant d'ingratitude mériterait que nous nous prenions nos cliques et nos claques et que nous allions vivre dans ces pays où l'on insulte pas ceux qui travaillent pour faire vivre les oisifs. Ah bon ? C'est déjà ce que fait la moitié des jeunes diplômés français ? Il ne faut pas désespérer de la jeunesse.

mercredi, août 03, 2011

AF 447 : trois minutes, c'est long ou c'est court ?

Les trois pilotes d'AF 447 ont eu trois minutes pour comprendre la situation et tenter de sauver l'avion.

Ils n'ont pas compris et n'ont rien tenté qui auraient pu sauver l'avion.

Trois minutes, c'est long ou c'est court ?

Trois minutes, c'est long quand il est question d'agir, de faire des gestes.

En revanche, c'est court quand il est question de comprendre. En effet, sous l'effet du stress, l'esprit humain est victime de "l'effet tunnel", il se focalise sur une idée et une seule. Si elle est bonne l'avion est sauvé. Si elle est mauvaise, l'avion est foutu.

Un exemple célèbre est l'accident d'UA 173 : pendant une heure, l'équipage s'est focalisé sur le fait se savoir si le train était sorti ou pas et ils ont fini par tomber en panne de carburant et s'écraser.

Dans le cas d'AF447, les pilotes avaient la mauvaise idée (je suis persuadé qu'ils se croyaient en piqué et non en décrochage). Quand on pense que les trois membres d'équipage d'UA 173 n'ont pas réussi à se sortir de leur effet tunnel en une heure, il n'est pas sûr que quelques minutes de plus auraient changé quoi que ce soit pour AF 447.

En revanche, il y a un mystère : pourquoi le commandant de bord, arrivé dans le cockpit après le début de l'incident, a-t-il adopté sans remise en cause l'effet tunnel de ses subordonnés ?

Loin des schémas simplificateurs du BEA destinés à protéger Airbus, je pense que nous n'aurons la réponse que dans quelques mois, voire dans quelques années, quand un universitaire s'attellera à la tâche de reconstituer les différents panneaux possibles, de croiser cela avec la conversation de l'équipage et de s'apercevoir, peut-être, qu'il y avait une configuration propice à l'erreur.

En tout cas, le BEA fait bien mal son travail officiel d'investigation et très bien son travail officieux de protection d'Airbus.

Polémique AF 447 / BEA

A props de l'accident AF 447, le BEA a «oublié» de dire dans son rapport intermédiaire que l'alarme de décrochage avait donné de fausses indications aux pilotes, alors qu'une recommandation à ce sujet figurait dans le brouillon. C'est pourtant évident (point 6 de mon scenario).

Les familles «n'ont plus confiance». Ils sont mignons ! Certains étonnements étonnent : quiconque a l'expérience des rapports du BEA sait qu'ils sont toujours acquis aux intérêts industriels autant que faire se peut.

La conclusion du BEA était écrite d'avance : c'est de la faute de ces couillons de pilotes. Comme je vous l'expliquais il y a déjà deux ans, la méthodologie du BEA est telle qu'elle présente un biais en direction de la mise en cause des pilotes, qui arrange tout le monde (sauf les pilotes).

Nous savons déjà comment tout cela se conclura : un patch logiciel Airbus. C'est ce qui coute le moins cher. Toutes les questions gênantes seront glissées sous le tapis comme il convient entre des gentlemen de mèche (BEA, DGAC et Airbus, tout ça, c'est cul et chemise).

Quant au procès, il y aura lieu dans si longtemps et les experts se contrediront tellement que tout le monde en sortira blanchi.

Nous avons déjà vécu cela dix fois.

Marseille, c'est la France de demain

Marseille, c'est la France de demain, n'est-ce pas ? Coloré, festive, immigrationniste, métissée, vivrensembliste, sans préoccupations nauséabondes ... Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Hé bien, Marseille, qui annonce la France de demain, c'est ça :

Marseille: une bande gère un parking

Lefigaro.fr Mis à jour le 03/08/2011 à 15:45 | publié le 03/08/2011 à 15:45 Réagir

Le quotidien régional La Provence révèle aujourd'hui qu'au parking Vinci de la Porte d'Aix à Marseille une bande de délinquants a fait fuir le gestionnaire et a pris le controle du parc de stationnement.

Le quotidien explique que cette situation dure depuis bientôt 6 mois. "La police municipale était bien là. Mais elle ne voulait pas assurer seule cette mission, explique le journaliste. Quant à l'intervention de la police nationale, c'est un peu comme l'éclipse solaire : un phénomène extrêmement rare. Vinci Park n'a pas voulu attendre. Et en partant, la société s'est assise sur des recettes. La communauté urbaine aussi, qui encaissait chaque année 100 000 €."

La dette, c'est pas compliqué

A propos des dettes étatiques, la classe jacassante nous balance à la figure un brouillard de mots, pour masquer une réalité triviale.

Revenons à des choses simples :

> quand on dépense plus que l'on gagne, on a besoin de trouver des créanciers pour prêter de l'argent.

> pour les Etats, ces créanciers sont les fameux marchés.

> l'emprunteur est dépendant de ses créanciers. Ce sont donc les politiciens, par leur comportement irresponsable, qui ont mis les Etats dans la dépendance des marchés.

> quand la dette enfle démesurément, les créanciers finissent par prendre peur et refusent de prêter, ou alors à des taux prohibitifs. C'est la crise de dette.

> pour conjurer ce danger, il y a un moyen simple : ne pas dépenser plus que l'on gagne.

> pour arriver à cet équilibre budgétaire, deux voies : dépenser moins, gagner plus.

> pour gagner plus, on peut essayer d'augmenter les taux d'imposition, solution préférée des socialistes. Mais l'expérience (pas seulement la théorie) prouve qu'à partir d'un certain niveau de rançonnage fiscal, l'augmentation des taux d'imposition n'augmente pas les recettes : le parasite étatique tue l'économie libre dont il vit.

> pour gagner plus, on peut aussi essayer de favoriser la prospérité. Mais pour générer de la croissance, le moyen sûr est de libéraliser l'économie et de diminuer les dépenses publiques et les impôts.

> on en vient donc à la seule vraie solution pour éviter la crise de dette : dépenser moins.

> Seulement voilà : l'essentiel des dépenses publiques sert à acheter des électeurs pour le socialisme (avoué ou honteux) en créant des dépendances (600 Mds €/ an en France).

> Or, si il est facile de créer des dépendances, il est très douloureux de les supprimer. C'est pourquoi la crise de dette ne sera pas évitée.

> Une fois qu'on ne trouve plus de créanciers ou qu'on ne peut pas payer les taux demandés, que se passe-t-il ? C'est la banqueroute. L'Etat ne peut plus payer ses factures ni rembourser ses dettes.

> Ensuite, soit la banqueroute balaye ceux qui ont créé les problèmes et les réformes salvatrices deviennent possibles (cf Canada) ou alors ils s'accrochent et la pays décline (cf Argentine).