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mercredi, juillet 23, 2014

Chesterton, la démocratie, la monarchie et l'aristocratie

Je suis partisan d'une nouvelle aristocratie. J'ai trouvé chez Chesterton un contre-argument. Comme d'habitude, c'est simple et tranchant.

Pour Chesterton, le régime idéal, c'est la démocratie, le gouvernement de tous. Dans la pratique, c'est quasi-impossible, sauf dans les petites communautés, communes, abbayes, kibboutz ... Dès qu'on sort de ces effectifs étroits, la démocratie devient vite factice.

Le régime le plus proche du régime idéal du gouvernement de tous, c'est le gouvernement de n'importe qui, c'est-à-dire la monarchie. En effet, le roi, désigné par le hasard des copulations, de la génétique et des morts dans diverses branches de son arbre généalogique, c'est n'importe qui.

Je suis d'accord. D'ailleurs, je suis partisan de remplacer beaucoup d'élections par des tirages au sort et le retour de la monarchie ne me déplairait pas.

Et l'aristocratie ? Les aristocrates sont eux aussi désignés par les hasards de la vie. Leur situation privilégiée leur impose des devoirs. C'est Mme de La Fayette : «Nous payons nos grands privilèges de bien lourds devoirs». Jusque là, le marché est équilibré.

Pour Chesterton, le drame du gouvernement aristocratique commence quand les aristocrates se prennent à croire qu'ils doivent leur position privilégiée à leurs qualités personnelles et non à la Providence. Ils font alors un complexe de supériorité intellectuelle qui dégénère en autisme et mène aux pires catastrophes. Il faut un effet de groupe pour que ce complexe s'installe : le roi, tout seul comme un con sur son trône, ne peut y être sujet que dans les moments d'égarement.

Chesterton tient que les régimes aristocratiques furent les pires de l'histoire. C'est à vérifier.

Cela m'a fait penser à quelque chose : les défauts que Chesterton attribue au régime aristocratique sont très facilement transposables à la diplomocratie à la française.

dimanche, juin 16, 2013

Qui du Roy ou du président de la république se défie du peuple ?

Qui du Roy ou du président de la république se défie du peuple ?

Je dois remercier Koltchak de cette comparaison, car elle m'est souvent venue à l'esprit mais je n'ai jamais eu le courage de la rédiger.

Plus je vois la république et les républicains en action, plus je préfère l'ancienne monarchie.

On comprend pourquoi les républicains tiennent absolument à contrôler l'école et, en particulier, l'enseignement de l'histoire : pour éviter toute comparaison juste. J'ai subi l'endoctrinement de l'école officielle sur ce sujet mais je me suis, depuis, renseigné par moi-même, l'école en question ayant eu la maladresse de m'apprendre à lire.

Désormais, fort heureusement, elle s'abstient de cette erreur funeste.

Comme l'habitude des républicains sur la défensive est à la caricature, je précise : je sais que la monarchie a ses torts, mais la république n'en aurait-elle pas quelques-uns ? Il n'y a pas de régime parfait.

La république a foutu tellement le boxon que par, deux fois, les Français lui ont préféré une dictature, une guerre mondiale gagnée in extremis et une perdue dans le plus grand désastre de notre histoire depuis Azincourt.

dimanche, juillet 15, 2012

Vive le roi !

Dans une monarchie héréditaire, le roi n'a pas cherché à l'être et personne, à part Dieu, ne l'a choisi.

C'est le grand intérêt de ce système car deux conséquences en découlent :

> la démagogie n'est plus au coeur de la mécanique politique, même si elle demeure (Louis XVI serait peut-être mort dans son lit s'il s'était souvenu de ses devoirs intemporels au lieu de se soumettre à l'air du temps).

> la limitation des pouvoirs est une nécessité. Le souverain que le destin a mis sur le trône peut se révéler un parfait imbécile ou, probablement pire, un ambitieux. Louis XIV, tout monarque absolu qu'il était, avait moins de pouvoirs qu'un François Hollande, car il était pris dans un réseau de traditions, de coutumes et de fidélités croisées.

A voir l'importance de l'Etat-Léviathan dans nos sociétés modernes, atteintes du cancer hyper-démocratique  qui étend ses métastases partout (1), la monarchie héréditaire peut séduire des libéraux et des conservateurs.

Ce système politique est imparfait, il n'existe pas de système parfait, mais, voyant l'inexorable progression du social-clientélisme vers la banqueroute, on peut se demander si les inconvénients de l'une ne seraient pas préférables aux inconvénients de l'autre.

Ca me laisserait indifférent qu'on ne me demande pas mon avis en politique (de toute façon, on n'en tient pas compte) si, en contrepartie, j'avais plus de libertés civiles (le procès Zemmour m'a marqué). Je comprends C. Gave quand il dit trouver Hong-Kong plus libre que la France, même si c'est provocateur.

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(1) : on sonde (cela me fait toujours penser à une coloscopie) les gens sur tout et n'importe quoi en permanence, après quoi on s'empresse de ne tenir aucun compte des ces avis surabondants et on laisse l'oligarchie en faire à sa guise.