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mercredi, août 21, 2024

Chateauvallon

 L'avantage de ne pas avoir de télévision, c'est qu'on peut regarder ce qu'on veut à la télévision.

Je regarde Chateauvallon, une série française de 1984, en 26 épisodes, un peu imitée de Dallas, en moins violent et moins sexué.

L'histoire de la famille Berg, notables propriétaires du journal La dépêche républicaine, en 1978 et 1979 dans le val de Loire. Furieusement inspirée de la famille Baylet à Toulouse, propriétaires de La dépêche du Midi.

La série est restée célèbre par l'accident de voiture de sa vedette, Chantal Nobel, qui l'a interrompue.

D'abord, je suis très déçu par les bagnoles : quelques maigrichonnes Alfa, une 205 GTI, des Peugeot 305 et 604, pas de Mercedes pagode ni de Porsche. C'était une série « à la française » dont se moquaient les Inconnus : budget étriqué et ça se voit. Bref, rien d'extraordinaire de ce côté. Il y a quand même un Robin R3000.

Mais, enfin, c'est pas mal.

Mon personnage préféré est Antonin Berg, le patriarche, joué par l'excellent Jean Davy. Ses répliques cinglantes sont un délice. Il est intéressant parce qu'il est une fiction très réaliste : il correspond bien à ses fortes personnalités forgées dans la Résistance et la France Libre (Gaston Defferre prenant le journal Le Provençal le pistolet à main, par exemple. Ou Pierre Messmer, de légionnaire à Bir Hakeim, à premier ministre).

Il tient sa famille et son journal d'une main de fer et sa mort est évidemment le début des vraies emmerdes.

Question gouvernement des hommes, on est à des kilomètres des managers et des Petites Dindes Diplômées style Aurore Bergé, c'est un autre monde. C'est à se demander, comment, en 50 ans, on est passé de ce monde au nôtre.

Hélas, il meurt d'un cancer au 6 ème épisode. Cela a enlevé beaucoup de mon intérêt.

Je note que, quand il décide de se faire incinérer, toute la famille est scandalisée. En 2024, la mode de l'incinération reste pour moi un scandale.

Ensuite, ça se perd un peu. il y a un flic tout à fait marrant qui imite Galabru dans les moments de tension.

Mais ça me permet de revoir toute une époque, celle où pas un Français sur mille avait entendu le mot « hallal » et où un noir dans la classe était une curiosité, où les hommes étaient des hommes et les femmes étaient des femmes.

vendredi, février 06, 2015

Daech et la banalisation de la violence dans la société occidentale

Daech et la banalisation de la violence dans la société occidentale

Je pense que la télé (et les jeux videos, mais restons sur la télé) est l'abrutissoir absolu. Je connais le discours « ça dépend de ce qu'on regarde ». Cet argument est une pauvre défense, du deuxième ordre.

Au premier ordre, la télévision est hypnotique, quel que soit le programme.

L'autre vérité est que cela arrange tout le monde : les abrutis y trouvent divertissement, au sens pascalien, qui leur évitent l'ennui et les questions sur la vie et la mort. Et nos gouvernants y trouvent un moyen aisé de contrôle de la population : pendant que les couillons sont devant la télé, ils ne lancent des cocktails molotov à tort et à travers.


lundi, mars 31, 2014

La soirée électorale à la télé, vue par le Figaro

Je trouve cet article très bien (certains commentateurs du Figaro n'ont pas compris que les anglicismes "manageriaux" étaient ironiques. Heureux les pauvres d'esprit !) :

Municipales : pourquoi les politiques parlent comme des consultants

Soirée électorale : le "The Voice" de la politique

Les trois quarts de la politique française étant décidés à Bruxelles ou ligotés par des traités internationaux (1)et les politiciens français étant d'accord pour ne pas remettre en cause ces entraves qu'ils chérissent, il est bien compréhensible qu'ils en soient réduits à discuter de la couleur du papier peint de la chambre à coucher, enrobant le tout d'un jargon destiné à cacher leur vacuité au profane (Cela fonctionne-t-il encore ? J'en doute, j'ai comme l'impression que le profane-électeur-contribuable a enfin compris qu'il se l'était fait mettre profond).

D'après ce qu'on m'a dit, seul Henri Guaino (2) a tenté de parler de politique (la France, la nation, la souveraineté, les frontières ... Que des gros mots). Il a eu l'air aussi déplacé qu'un pet sonore pendant une audience de la reine d'Angleterre. D'ailleurs, les autres invités ont pris la tronche horrifiée de circonstance.


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(1) : Dois-je en faire la liste ? Immigration, défense, commerce, monnaie ...

(2) : je rappelle toujours que la première fois de ma vie où j'ai entendu parler d'Henri Guaino, c'est comme signataire d'un article dans Les Echos où il expliquait que l'endettement de l'Etat français n'était pas grave puisque les Français, eux, n'étaient pas endettés. Sous-entendu, bien évidemment : l'Etat pourra piquer le fric des Français en cas de nécessité.

C'est le genre d'article qui, à mes yeux, entache une réputation de manière définitive et irréparable.

Le signataire d'un tel article et moi ne pouvons avoir les mêmes idées.

Ca ne m'empêche pas d'avoir de la l'estime pour la personne, à défaut d'en avoir pour ses idées.






vendredi, novembre 22, 2013

Television is evil

Television is evil

Vous lirez ce que Dalrymple écrit des gens de télévision !

Depuis vingt-cinq ans que je vis sans télévision (plus exactement, sans chaines de télévision), j'ai fini par développer une allergie.

Quand une télévision fonctionne dans la pièce où je suis (nécessairement, ce n'est pas mon domicile), j'ai toute une gamme de tactiques d'évitement, mais, bien souvent, je finis tout simplement par demander le plus diplomatiquement possible à mon hôte de bien vouloir éteindre l'engin diabolique.

J'ai des raisons de penser que l'hôte en question ne souffre pas de cette interruption des programmes.

J'ai une télévision, mais uniquement pour regarder des DVDs. Or, dans ce cas, je n'éprouve pas du tout cette allergie.

Je me suis posé la question de savoir pourquoi.

Voici ma réponse : indépendamment de la qualité des émissions, la télévision s'impose là où elle est allumée. Elle émet un flot continu de sons et d'images qui finissent toujours par monopoliser l'attention (et dissoudre l'intelligence). Elle me prive de mon libre-arbitre et casse la conversation. Evidemment, le DVD, c'est différent : il est limité dans le temps et ce n'est pas lui qui a attiré l'attention, c'est nous qui avons décidé de lui consacrer un peu de notre temps.

Comme disait un homme sage, la télévision est un membre de la famille, et pas le moins important. C'est souvent le seul qui parle pendant les repas.

Partout où une télévision fonctionne, des humains perdent leur monde intérieur.

Je connais des gens qui, après deux jours de vacances sans télévision, sont allés en acheter une pour briser l'ennui. Ils m'inspirent beaucoup de pitié et un rien de mépris.

Je tiens véritablement la télévision pour un instrument maléfique.

Aux gens qui quelquefois m'interrogent «Comment faites vous pour vivre sans télévision ?», je ne peux que répondre, le plus sincèrement du monde : «Et vous, comment faites faites vous pour vivre avec la télévision ?».

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J'en profite pour féliciter mes collègues qui, convenablement endoctrinés par mes soins, évitent désormais le sempiternel «T'as pas vu hier soir à la télé ...»