Ce matin, à Orly, s'est produit un accident qui devient trop fréquent dans notre belle France pour ne pas être scandaleux.
Un gentil poivrot, en manque, donc énervé, s'est dirigé vers des militaires en patrouille en criant « Où est l'bar ? Où est l'bar ?». Aussi sec, ils lui ont tiré dessus, le blessant mortellement.
Moi je dis : si on doit flinguer tous les poivrots qui cherchent un rade, on s'en sort plus.
Que fait le gouvernement pour faire cesser ce scandale ?
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samedi, mars 18, 2017
vendredi, janvier 02, 2015
Ce n'est pas de la censure, c'est de la sécurité, et qui peut être opposé à la sécurité, hein ?
Éric Zemmour annulé en Belgique malgré le soutien de la LDH
Pour ceux qui ont de la mémoire et de l'humour, rouge plutôt que noir, cette censure d'Eric Zemmour sous prétexte de sécurité est désopilante.
Elle me rappelle ma tendre enfance, ce temps béni où il n'y avait pas de dissidents en URSS, seulement des malades mentaux à soigner avec une grande sollicitude, où Georges Marchais pouvait arguer sans ciller du bilan globalement positif de l'URSS.
Il faut empêcher Eric Zemmour de parler. Pas pour le censurer, quel mot horrible, mais pour le protéger, pour sa propre sécurité. Qui pourrait être assez vil, assez lâche, assez méchant pour refuser la sécurité à Eric Zemmour ? Vous protestez ? Principe de précaution !
Ces saines mesures de sécurité seront d'ailleurs étendues aux synagogues, aux écoles juives, aux restaurants juifs, aux églises et aux marchés de Noël.
En revanche, les mosquées (1) et les écoles coraniques resteront ouvertes. Il suffira de poster une voiture de police devant.
*************
(1) payées par le contribuable.
Pour ceux qui ont de la mémoire et de l'humour, rouge plutôt que noir, cette censure d'Eric Zemmour sous prétexte de sécurité est désopilante.
Elle me rappelle ma tendre enfance, ce temps béni où il n'y avait pas de dissidents en URSS, seulement des malades mentaux à soigner avec une grande sollicitude, où Georges Marchais pouvait arguer sans ciller du bilan globalement positif de l'URSS.
Il faut empêcher Eric Zemmour de parler. Pas pour le censurer, quel mot horrible, mais pour le protéger, pour sa propre sécurité. Qui pourrait être assez vil, assez lâche, assez méchant pour refuser la sécurité à Eric Zemmour ? Vous protestez ? Principe de précaution !
Ces saines mesures de sécurité seront d'ailleurs étendues aux synagogues, aux écoles juives, aux restaurants juifs, aux églises et aux marchés de Noël.
En revanche, les mosquées (1) et les écoles coraniques resteront ouvertes. Il suffira de poster une voiture de police devant.
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(1) payées par le contribuable.
mercredi, novembre 30, 2011
Sparte et les sudistes (M. Bardèche)
J'ai acheté ce livre sur un malentendu : le titre m'a attiré. C'est ensuite que j'ai découvert l'histoire de défenseur après-guerre du fascisme et du nazisme de Maurice Bardèche.
J'avais donc une certaine appréhension en attendant la livraison : allais-je tomber sur un de ces illuminés à croix gammée ?
Heureusement, pas du tout.
Tout d'abord, ce livre est écrit dans un style comme on n'en fait plus, syntaxe limpide, vocabulaire rigoureux, c'est fort agréable. Evidemment, pas un anglicisme ne traine. Et les noms propres sont aussi très rares, pour vous dire que l'auteur ne se perd pas dans les détails circonstanciels.
Le fond du propos est une analyse de notre monde individualiste sans individualités, suivant l'expression de Dalrymple. Il démonte le mécanisme par lequel on impose aux hommes une conscience collective, les empêchant de développer une conscience individuelle. On réduit l'homme à sa seule dimension économique. Des passages rappellent le Saint-Exupéry de Citadelle. Il analyse bien les émotions de masse obligatoires (pour un livre écrit en 1969, certaines phrases sont frappantes de prescience des années 2000).
Son monde idéal est composé de deux idéaux entrelacés :
> Sparte, la liberté collective et les valeurs viriles l'emportent sur l'individu, permettant, ce n'est qu'un paradoxe apparent, aux hommes de développer leur personnalité. Le danger qui menace Sparte est l'assèchement.
> Les sudistes. Respect des hiérarchies et des rapports naturels. Comme d'autres, il voit la cause de nos maux dans le fait que les Grands ont délaissé leurs lourds devoirs pour ne plus jouir que de leurs immenses privilèges. Il écrit par ailleurs sur la nécessité de l'humour, ce qui m'a beaucoup touché (il n'est pas anodin que nous vivions dans un monde où l'humour est éradiqué méthodiquement). Le danger qui menace les sudistes est la nonchalance.
Que propose Bardèche pour se rapprocher de son monde idéal ?
Le protectionnisme. Là où il est intelligent, c'est qu'il ne vante pas le protectionnisme pour d'hypothétiques vertus économiques mais comme moyen de sortir l'homme de sa réduction à l'état de consommateur-producteur indifférencié. Il veut sortir l'homme de ce qu'il appelle le fleuve vendre-vendre-vendre qui nous entraine sans cesse (je pense que acheter-acheter-acheter serait plus juste). Il est pour la sévère limitation, voire l'interdiction, de la publicité (je ne peux que l'approuver sur ce point). Si le protectionnisme provoquait des pénuries obligeant les gens à montrer des vertus spartiates, il ne s'en plaindrait pas.
La participation pour recréer des intérêts communs entre le bas et le haut de la société.
Et surtout, un parti politique préoccupé d'élitisme, qui viserait à recruter et former les meilleurs, indépendamment de leur nombre. Ce parti aurait un rôle d'incubation des idées et de couveuse à talents mais n'aurait pas pour but la prise du pouvoir par le parti.
Les solutions de Bardèche me laissent perplexe. En revanche, son analyse me séduit.
Il y a aussi le plaisir d'imaginer un bien-pensant lisant ces pages : on visualise sa moue horrifiée digne d'une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite.
Demain, je vous scannerai (funeste anglicisme) quelques passages.
Addendum : chose promise ...
Extraits de Sparte et les sudistes
J'avais donc une certaine appréhension en attendant la livraison : allais-je tomber sur un de ces illuminés à croix gammée ?
Heureusement, pas du tout.
Tout d'abord, ce livre est écrit dans un style comme on n'en fait plus, syntaxe limpide, vocabulaire rigoureux, c'est fort agréable. Evidemment, pas un anglicisme ne traine. Et les noms propres sont aussi très rares, pour vous dire que l'auteur ne se perd pas dans les détails circonstanciels.
Le fond du propos est une analyse de notre monde individualiste sans individualités, suivant l'expression de Dalrymple. Il démonte le mécanisme par lequel on impose aux hommes une conscience collective, les empêchant de développer une conscience individuelle. On réduit l'homme à sa seule dimension économique. Des passages rappellent le Saint-Exupéry de Citadelle. Il analyse bien les émotions de masse obligatoires (pour un livre écrit en 1969, certaines phrases sont frappantes de prescience des années 2000).
Son monde idéal est composé de deux idéaux entrelacés :
> Sparte, la liberté collective et les valeurs viriles l'emportent sur l'individu, permettant, ce n'est qu'un paradoxe apparent, aux hommes de développer leur personnalité. Le danger qui menace Sparte est l'assèchement.
> Les sudistes. Respect des hiérarchies et des rapports naturels. Comme d'autres, il voit la cause de nos maux dans le fait que les Grands ont délaissé leurs lourds devoirs pour ne plus jouir que de leurs immenses privilèges. Il écrit par ailleurs sur la nécessité de l'humour, ce qui m'a beaucoup touché (il n'est pas anodin que nous vivions dans un monde où l'humour est éradiqué méthodiquement). Le danger qui menace les sudistes est la nonchalance.
Que propose Bardèche pour se rapprocher de son monde idéal ?
Le protectionnisme. Là où il est intelligent, c'est qu'il ne vante pas le protectionnisme pour d'hypothétiques vertus économiques mais comme moyen de sortir l'homme de sa réduction à l'état de consommateur-producteur indifférencié. Il veut sortir l'homme de ce qu'il appelle le fleuve vendre-vendre-vendre qui nous entraine sans cesse (je pense que acheter-acheter-acheter serait plus juste). Il est pour la sévère limitation, voire l'interdiction, de la publicité (je ne peux que l'approuver sur ce point). Si le protectionnisme provoquait des pénuries obligeant les gens à montrer des vertus spartiates, il ne s'en plaindrait pas.
La participation pour recréer des intérêts communs entre le bas et le haut de la société.
Et surtout, un parti politique préoccupé d'élitisme, qui viserait à recruter et former les meilleurs, indépendamment de leur nombre. Ce parti aurait un rôle d'incubation des idées et de couveuse à talents mais n'aurait pas pour but la prise du pouvoir par le parti.
Les solutions de Bardèche me laissent perplexe. En revanche, son analyse me séduit.
Il y a aussi le plaisir d'imaginer un bien-pensant lisant ces pages : on visualise sa moue horrifiée digne d'une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite.
Demain, je vous scannerai (funeste anglicisme) quelques passages.
Addendum : chose promise ...
Extraits de Sparte et les sudistes
samedi, janvier 09, 2010
Principe de précaution, principe pour les cons
Extrait d'un entretien de François Ewald dans Le Monde :
Quelle leçon tirer pour une prochaine crise sanitaire ?
L'application, demain, du principe de précaution a toutes les chances de passer par les mêmes phases : excès dans l'évaluation de la menace, puis déception.
Qu'est-ce que cela veut dire de la société d'aujourd'hui ?
Avec le principe de précaution, on revient sur cette ascèse chère aux philosophes du XVIIIe selon laquelle un jugement juste devrait être dépassionné. Nous revendiquons un nouvel usage des émotions, de la peur en particulier, qui ne préserve pas de l'erreur. Le principe de précaution, loin de renforcer l'autorité de l'Etat, l'affaiblit et finalement prive la décision publique de sa légitimité. Enfin, en raison de l'exagération des émotions qui le constitue, il tend à placer la société dans une situation de crise, d'urgence permanente comme on le constate par exemple avec la question du climat.
Cela témoigne d'un changement de paradigme politique, à une sorte d'hyperdémocratie des individus qui est fort préoccupante. Car on ne voit plus ce qui, dans un tel monde de dispersion des valeurs et des passions, pourrait rassembler les individus déboussolés.
Quelle leçon tirer pour une prochaine crise sanitaire ?
L'application, demain, du principe de précaution a toutes les chances de passer par les mêmes phases : excès dans l'évaluation de la menace, puis déception.
Qu'est-ce que cela veut dire de la société d'aujourd'hui ?
Avec le principe de précaution, on revient sur cette ascèse chère aux philosophes du XVIIIe selon laquelle un jugement juste devrait être dépassionné. Nous revendiquons un nouvel usage des émotions, de la peur en particulier, qui ne préserve pas de l'erreur. Le principe de précaution, loin de renforcer l'autorité de l'Etat, l'affaiblit et finalement prive la décision publique de sa légitimité. Enfin, en raison de l'exagération des émotions qui le constitue, il tend à placer la société dans une situation de crise, d'urgence permanente comme on le constate par exemple avec la question du climat.
Cela témoigne d'un changement de paradigme politique, à une sorte d'hyperdémocratie des individus qui est fort préoccupante. Car on ne voit plus ce qui, dans un tel monde de dispersion des valeurs et des passions, pourrait rassembler les individus déboussolés.
mardi, décembre 22, 2009
dimanche, novembre 15, 2009
vendredi, octobre 23, 2009
Décadence de l'EN : toujours plus creux, toujours plus endoctriné
Nouveau diplôme : Gestion de l'égalité, de la non-discrimination et de la diversité
Depuis deux ou trois ans, on a franchi une étape : la bien-pensance n'hésite plus à afficher et à revendiquer sa bêtise irréelle.
Depuis deux ou trois ans, on a franchi une étape : la bien-pensance n'hésite plus à afficher et à revendiquer sa bêtise irréelle.
samedi, octobre 10, 2009
Créteil Bebel fait vraiment très fort
Encore un prix d'humour post moderne pour Créteil, c'est vraiment très fort.
Finalement, ils joueront contre Paris Foot Gay : ils avaient refuser «par crainte de subir une instrumentalisation». Ce n'est pas vraiment ce qu'on avait compris.
A moins bien sûr qu'ils craignissent une instrumentalisation comme objets sexuels !
Finalement, ils joueront contre Paris Foot Gay : ils avaient refuser «par crainte de subir une instrumentalisation». Ce n'est pas vraiment ce qu'on avait compris.
A moins bien sûr qu'ils craignissent une instrumentalisation comme objets sexuels !
vendredi, octobre 09, 2009
Humour post-moderne
L'actualité est tellement riche en humour post-moderne que j'ouvre une nouvelle catégorie.
Bien sûr, le premier prix revient à Frédéric Mitterrand, puisque, grâce à lui, on a appris qu'un éphèbe était un homme d'environ quarante ans.
Le deuxième prix va au comité Nobel, qui vient de désigner Barack Obama,seulement dix mois de présidence, prix Nobel de la paix 2009. On en reparlera quand l'Iran aura vitrifié Israël.
Un prix spécial bien qu'un peu tardif au club Créteil Bébel qui refuse de jouer contre des homosexuels au nom du respect des cultures (forcément enrichissantes).
Bien sûr, le premier prix revient à Frédéric Mitterrand, puisque, grâce à lui, on a appris qu'un éphèbe était un homme d'environ quarante ans.
Le deuxième prix va au comité Nobel, qui vient de désigner Barack Obama,seulement dix mois de présidence, prix Nobel de la paix 2009. On en reparlera quand l'Iran aura vitrifié Israël.
Un prix spécial bien qu'un peu tardif au club Créteil Bébel qui refuse de jouer contre des homosexuels au nom du respect des cultures (forcément enrichissantes).
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