Les nihilistes de gouvernement sont lancés dans une entreprise de liquéfaction de tout ce qui dépasse, dans un aplanissement généralisé de toutes les personnalités (normal : la Hollande, c'est le plat pays), pour qu'il ne reste plus sous un Etat tout puissant que des abrutis, débiles , jouisseurs, atomisés et interchangeables.
Un des instrument les plus puissants de cette entreprise totalitaire, c'est le massacre de le langue. Orwell nous l'a expliqué cent fois.
Des expressions telles que «sans-papiers», «justice sociale» ou «inégalités sociales» ont été maintes fois analysées.
Sur ce blog, j'écris quelquefois mes billets à la va-vite et je me laisse piéger. Il y a aussi que je suis obligé d'employer les mêmes expressions que tout le monde pour me faire comprendre.
Prenons le temps de nous arrêter sur «réformes sociétales». Le vocabulaire est à l'évidence nouveau. Mon correcteur orthographique et le Littré sont d'accord pour avouer leur ignorance.
Des choses et des idées nouvelles n'étant pas si fréquentes en politique, quand on se sent obligé de nous inventer un mot, c'est généralement pour nous faire passer un vieux truc bien dégueulasse. Comme dit la camarade Martine, quand c'est flou, c'est qu'y a un loup.
En quoi consistent ces «réformes sociétales» ?
A changer les moeurs par la loi. Pour ce qui a trait aux moeurs, un adjectif existe depuis longtemps : «moral».
Les «réformes sociétales» ne sont rien que des réformes morales. Alors pourquoi ne pas les appeler par leur nom ?
Bien sûr, à cause des connotations. On pense à Renan, puis, plus loin, à la Réforme et à la Contre-Réforme, aux guerres de religion. Et nos socialistes risqueraient d'apparaître pour ce qu'ils sont : des directeurs de conscience, des inquisiteurs d'une Sainte Inquisition de caricature, des petits curés de la bien-pensance. Des cons. Mais des cons vicieux et totalitaires.
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dimanche, février 02, 2014
dimanche, mai 23, 2010
vendredi, janvier 29, 2010
Non seulement les socialistes ne parlent pas le français, mais ils ne le comprennent pas
Non seulement les socialistes ne parlent pas le français, mais ils ne le comprennent pas.
Ce syndrome du «Je vois des racistes partout» (sauf, bien entendu, où il y en a vraiment) fait dire des choses ridicules.
Ca se prend pour le centre du monde moral, pour la conscience humaine, ça fait la leçon à la terre entière, mais ça ne comprend même pas sa propre langue.
Finalement, je vais finir par croire avec Montaigne que toutes les querelles sont grammairiennes. Comment discuter et débattre dans l'ordre avec des gens qui jargonnent et qui petit-nègrent ?
*******************
Addendum : les socialistes, incapables de comprendre le sens figuré d'une expression comme «il est pas catholique» tombent tout à fait dans la novlangue décrite par Orwell (c'est moins qui rougeoie) :
« Ne voyez-vous pas que le véritable but du Novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n'y aura plus de mots pour l'exprimer. Tous les concepts nécessaires seront exprimés chacun exactement par un seul mot dont le sens sera délimité. Toutes les significations subsidiaires seront supprimées et oubliées. (...) Le processus continuera encore longtemps après que vous et moi nous serons morts. Chaque année, de moins en moins de mots, et le champ de la conscience de plus en plus restreint. Il n'y a plus, dès maintenant, c'est certain, d'excuse ou de raison au crime par la pensée. C'est simplement une question de discipline personnelle, de maîtrise de soi-même. Mais même cette discipline sera inutile en fin de compte. La Révolution sera complète quand le langage sera parfait. (...) Vous est-il jamais arrivé de penser, Winston, qu'en l'année 2050, au plus tard, il n'y aura pas un seul être humain vivant capable de comprendre une conversation comme celle que nous tenons maintenant ? » (George Orwell, 1984)
Ce syndrome du «Je vois des racistes partout» (sauf, bien entendu, où il y en a vraiment) fait dire des choses ridicules.
Ca se prend pour le centre du monde moral, pour la conscience humaine, ça fait la leçon à la terre entière, mais ça ne comprend même pas sa propre langue.
Finalement, je vais finir par croire avec Montaigne que toutes les querelles sont grammairiennes. Comment discuter et débattre dans l'ordre avec des gens qui jargonnent et qui petit-nègrent ?
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Addendum : les socialistes, incapables de comprendre le sens figuré d'une expression comme «il est pas catholique» tombent tout à fait dans la novlangue décrite par Orwell (c'est moins qui rougeoie) :
« Ne voyez-vous pas que le véritable but du Novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n'y aura plus de mots pour l'exprimer. Tous les concepts nécessaires seront exprimés chacun exactement par un seul mot dont le sens sera délimité. Toutes les significations subsidiaires seront supprimées et oubliées. (...) Le processus continuera encore longtemps après que vous et moi nous serons morts. Chaque année, de moins en moins de mots, et le champ de la conscience de plus en plus restreint. Il n'y a plus, dès maintenant, c'est certain, d'excuse ou de raison au crime par la pensée. C'est simplement une question de discipline personnelle, de maîtrise de soi-même. Mais même cette discipline sera inutile en fin de compte. La Révolution sera complète quand le langage sera parfait. (...) Vous est-il jamais arrivé de penser, Winston, qu'en l'année 2050, au plus tard, il n'y aura pas un seul être humain vivant capable de comprendre une conversation comme celle que nous tenons maintenant ? » (George Orwell, 1984)
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