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mardi, mai 10, 2016

Déradicalisation : l'autorité à l'école et la fin du clientélisme, les deux vraies solutions

Déradicalisation : l'autorité à l'école et la fin du clientélisme, les deux vraies solutions

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Malgré les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, le gouvernement français tente de maintenir un cordon sanitaire entre le terrorisme qui frappe la France, la situation au Moyen-Orient et la complaisance à l'égard de l'Islam politique sur la scène intérieure.
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lundi, novembre 02, 2015

Marvejols, c'est la France

France profonde : une phrase mystérieuse ou une explication lumineuse ?

Lisez cet article :

Ville ruinée cherche nouveau maire pour relever la tête

Cette phrase m’intrigue :

Surtout, les associations de la ville sont mises au régime sec, privées de subventions, soit une épargne globale de 300.000 euros environ.

Ce n’est pas possible, c’est une coquille. 300 000 euros de subventions annuelles aux associations pour une ville de 5 000 habitants !

Allez, j’ai mauvais esprit. J’ironise. Je me doute bien que ce n’est pas une coquille mais seulement la triste vérité.

Rappelons cette définition reaganienne et lumineuse du socialisme : « Le socialisme, c'est : si ça bouge, taxe ; si ça bouge encore, règlemente ; si ça ne bouge plus, subventionne ». Et la France n'a jamais été aussi socialiste qu'aujourd'hui. D'ailleurs, tous les partis politiques sont socialistes.

Je n'ai jamais compris le principe même de la subvention à une association. Soit les membres d'une association sont assez motivés pour la faire vivre, soit elle ne mérite pas de vivre, mais, dans tous les cas, la générosité aux dépens du contribuable pour des causes privées est immorale.

Marvejols, c'est la France



mardi, septembre 29, 2015

Macron ou le libéralisme Canada Dry

Macron ou le libéralisme Canada Dry

Cet article n'est pas sans lien avec mon billet précédent.

C'est presque tout le texte qu'il faut citer (c'est moi qui souligne) :

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Le paradoxe français est là. Alors que la dépense publique étrangle comme jamais la société française, l’imaginaire collectif se représente volontiers un libéralisme triomphant prêt à reprendre le pays en main. Et Macron donne un visage à cette angoisse.

L’histoire torturée du libéralisme en France

Il est vrai qu’au vingtième siècle, la France a validé le transfert au sein du service public des fonctions sociales de l’Eglise. L’Etat-Providence est devenu le refuge commode de ce que le clergé n’assume plus depuis l’émergence de la Troisième République. Ce mouvement a eu un effet immédiat : le gonflement massif de la part des dépenses publiques dans le PIB.

Le noeud gordien se trouve là : s’attaquer à la dépense publique aujourd’hui équivaut à un blasphème libertin sous l’Ancien Régime. Dire que l’Etat est trop présent, c’était comme dire, il y a trois cents ans, que Dieu occupait trop de place dans la société. L’excommunication n’est jamais loin pour ces hérétiques, et la réaction des socialistes aux propos de Macron sur les fonctionnaires en a donné une preuve éclatante. Pour un peu, le ministre de l’Economie eut été brûlé pour héliocentrisme.

Pour être libéral, en France, il faut imaginer et soutenir que l’individu peut survivre sans le saint Etat intercesseur terrestre auprès de Dieu. En ce sens, Macron est libéral : il appartient à cette gauche laïque, libertine au sens du siècle des Lumières, qui veut limiter le poids de la « collectivisation » dans les destins individuels. Cette posture rassemble, dans la pratique, un véritable courant au sein du Parti Socialiste, qui va de Cambadélis (même s’il s’en défend) à Sapin (dans une certaine mesure).

Chaque parti, de gauche comme de droite, recèle dans ses rangs ces « libertins-libéraux » qui tentent d’exister dans la cohue partisane des admirateurs de l’Etat.

Macron et la vulgate libérale

Pour autant, suffit-il d’enfoncer quelques portes ouvertes sur le rôle excessif de l’Etat pour être un authentique libéral?

Non, bien entendu, et c’est de ce point de vue que Macron apparaît comme un « libéral Canada-Dry ». Il a bien les apparences d’un libéral, mais sa composition idéologique est très différente.

D’abord par ses origines. Macron est par essence une créature de l’Etat : normalien, énarque, inspecteur général des finances, il se situe au coeur de ce faux libéralisme, de cette vulgate libérale volontiers pratiquée dans les allées administratives du pouvoir. On y dit, et on y répète dans les dîners, les couloirs et les alcôves, que le droit du travail est trop compliqué, mais on ne manque jamais de lui en rajouter une couche. On y parle du poids des 35 heures dans les entreprises, mais on se garde bien de les remettre en cause dans les services de l’Etat. On plaide pour la compétitivité, la performance, mais on évite de l’appliquer aux administrations, car les vagues produites dans les services par ces idées révolutionnaires pourraient nuire à la carrière.

Le libéral étatiste adore la concurrence chez les autres, mais pas chez lui.

Ensuite par ses choix politiques. L’oeuvre de Macron donne le sentiment de « libéraliser », mais elle favorise systématiquement les grandes entreprises rentières au détriment des nouveaux entrants sur les marchés. Prenons l’exemple de la libéralisation du transport routier de voyageurs: elle constitue une aubaine pour la SNCF qui diversifie ses activités et ne profitera marginalement qu’aux nouveaux transporteurs. Ouvrir des marchés avec la SNCF, convenons-en, n’est pas une logique libérale.

Cet exemple emblématique montre bien que le libéralisme d’Emmanuel Macron s’arrête là où la rente commence. Notre ministre de l’Economie a bien l’idée qu’il faut laisser le secteur privé respirer, mais sous un format post-soviétique : il s’agit de privatiser des activités publiques, ou de faire le jeu de grandes entreprises installées, et certainement pas d’instaurer une concurrence libre et parfaite où un Bill Gates, ou Steve Job, pourrait émerger.

Le libéralisme macronien, c’est le libéralisme d’une technostructure qui rêve de privatiser les leviers de l’Etat à son profit. Et pendant ce temps, le Mittelstand français se meurt.
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Pendant ce temps, Eric Zemmour fait une chronique tout à fait stupide sur le même sujet :

"Le fleuve de gauche est revenu dans son lit libéral", soutient Éric Zemmour

Comme si Burke était de gauche, lui qui défendait le libéralisme traditionnel de l'Angleterre au nom de son conservatisme ! Mais E. Zemmour perd tous ses neurones dès qu'on prononce le mot «libéralisme».

Par exemple, E. Zemmour prétend que ce sont des libéraux qui ont promu la loi Le Chapelier interdisant syndicats et corporations, ce qui est un contresens total. Décidément, il ne comprend rien au libéralisme. Je le soupçonne de ne pas vouloir comprendre pour une raison que je ne m'explique pas.

Evidemment, quand on se dit admirateur inconditionnel de Napoléon, on souffre de quelques déficiences dans l'analyse. Peut-être Eric zemmour n'a-t-il pas remarqué que la France de Napoléon a fini plus petite que la France de Louis XVI ?

Passons.





lundi, avril 27, 2015

Verhaeghe : Emmanuel Macron, la rente contre le capital

Emmanuel Macron: la rente contre le capital

[…]

On s’étonne toutefois de ne voir à aucun moment apparaître la notion de valeur créée par les entrepreneurs dans cette tribune. Pour Emmanuel Macron, le capitalisme, ce sont des détenteurs de capital qui financent la croissance, mais pas des entrepreneurs qui créent de la valeur ex nihilo. Cet aveu involontaire méritait d’être commis: Emmanuel Macron est décidément l’homme de la banque, ce n’est pas un entrepreneur. Il incarne bien cette caste dominante en France pour laquelle l’économie est un jeu capitalistique où l’action des hommes et des innovations tient un rôle secondaire par rapport à la préservation des rentes acquises.

L’étonnante absence du mot « innovation »

De façon encore plus révélatrice, le mot « innovation » ne figure d’ailleurs pas dans le texte d’Emmanuel Macron. Il est assez curieux de voir comment un ministre devenu la figure de la modernité au sein du gouvernement, peut à ce point rater l’exercice attendu. A le lire, on croirait presque que son enjeu est de reconstruire la puissance industrielle française des années 1860, quand il s’agit précisément de basculer vers des modèles totalement nouveaux.

[…]


Les élites françaises ne comprennent pas la nouvelle économie

En bout de course, il ressort de cette tribune le sentiment diffus qu’Emmanuel Macron est bien l’homme de la rente. Il lit l’économie française sous le prisme d’un capitalisme mature, qui ne comprend pas les nouveaux paradigmes et qui cherchent simplement à faire fructifier un acquis en profitant d’innovations qui lui sont étrangères. Et c’est probablement cela, le mal français: le pays est dirigé par une élite tournée vers le passé, même lorsqu’elle prend les accents de la modernité. Son enjeu est de préserver une structure de capital, et certainement pas d’en faire émerger une nouvelle, adaptée aux besoins de notre temps et reposant sur des entrepreneurs qui changent le monde.



samedi, mars 14, 2015

La réforme placebo

La réforme placebo

Par Gaëtan De Capèle Publié le 13/03/2015 à 21:01

Les socialistes ont une conception de la réforme assez singulière. Pendant que la France dépérit sous le poids de ses déficits, de sa dette et de sa réglementation tentaculaire, ils s'attaquent à peu près à tout sauf à l'essentiel. Les professionnels de la santé, qui laisseront leurs traditionnelles rivalités de côté pour défiler en masse dimanche contre la loi Touraine, sont bien placés pour le savoir. Alors que l'urgence commanderait, par exemple, de réorganiser l'hôpital de fond en comble, la ministre emploie toute son énergie à décourager les médecins, priés de devenir à la fois les banquiers et les secrétaires de luxe du système de soins. Leur colère et leur désarroi rejoignent celles d'autres catégories de Français pris pour cible sans crier gare. Ces derniers mois, les notaires, les huissiers, les commissaires-priseurs et autres greffiers ont appris à leurs dépens que rien n'était plus urgent, en France, que de mettre leur profession sens dessus dessous. Eux qui pensaient faire partie de ces gens sans problème, ne comptant ni leur peine ni leurs heures et ne demandant rien à personne, ont été informés que l'organisation de leur activité nuisait gravement à la compétitivité du pays. On se pince…

Pendant qu'il inflige à quelques boucs émissaires ses réformes placebo, le gouvernement s'abstient soigneusement de toucher un cheveu de la seule profession qui vaille d'être profondément réformée: la fonction publique. La question n'est pas ici celle de la qualité - un grand nombre de fonctionnaires sont irréprochables - mais de la quantité. Alors que la France étouffe sous le poids d'une dépense publique qui engloutit 57 % de sa richesse et que la masse salariale représente près de la moitié de ce fardeau, la cohorte des agents publics n'en finit pas de s'allonger. Le tout pour un service public qui ne cesse de se dégrader. Là où les entreprises cherchent en permanence comment faire mieux avec moins pour gagner en agilité, l'administration entretient son obésité, qui la mène à la paralysie. Mais de cette réforme vitale, personne n'a jamais entendu parler…



samedi, mars 01, 2014

Intermittents du spectacle : quand Marc de Scitivaux assassine la débat ...

Débat sur BFM à propos du régime des intermittents du spectacle.

Pendant tout le débat, Marc de Scitivaux s'emmerde ostensiblement : il baille, il farfouille ses papiers, il regarde sa montre.

Puis il intervient pour la conclusion :


Les intermittents sont-ils des privilégiés... par BFMBUSINESS

Pour plus de détails :

Les 1001 vices du système d'indemnisation des intermittents du spectacle

vendredi, janvier 03, 2014

Un exemple de clientélisme (breton)

Le député Jean-Jacques Urvoas entame une campagne d'influence pour sauver la douane de Quimper. Un bel exemple de la sclérose propre à la démocratie représentative

Il est souvent question sur ce blog de clientélisme.

Même si on connaît des fonctionnaires embauchés pour faire plaisir, la notion de clientélisme reste souvent abstraite.

En voici un exemple bien concret. Et il me plaît qu'il soit breton, parce que le mouvement des Bonnets Rouges n'est pas une révolte contre le clientélisme mais, au contraire, une réclamation d'une part plus grosse du gâteau.

vendredi, décembre 27, 2013

Théâtre subventionné

Une blague d'un commentateur :

Connaissez-vous la différence entre un théâtre privé et un théâtre subventionné ?

Dans le théâtre privé, les spectateurs connaissent le nom de tous les acteurs présents sur scène.

Dans le théâtre subventionné, les acteurs connaissent le nom de tous les spectateurs présents dans la salle.

jeudi, septembre 19, 2013

Un mot sur la «pénibilité»


Les retraites des métiers «pénibles» seront plus avantageuses.

Comment va-t-on décréter qu'un métier est pénible ? Tous les métiers vont vouloir être «pénibles». Les commerçants s'y mettent. Et croyez vous que les électriciens d'EDF et les cheminots ne vont pas se battre pour que leur métier soit «pénible» ? La liste des métiers non-pénibles va être très courte à dresser. C'est de bonne guerre.

Evidemment, tout cela va se décider au rapport de forces, à l'habileté du lobby, à la campagne médiatique bien menée. Comme les métiers réellement pénibles ne bénéficient pas toujours d'une structure et d'un lobby bien introduits dans les allées du pouvoir, on aura une fois de plus généré au nom de la justice encore plus d'injustice.

L'essentiel, c'est que les hommes de l'Etat puissent continuer à mettre leurs gros doigts boudinés dans nos vie.

On voit toute la perversité du système de retraite par répartition, où l'Etat, c'est-à-dire les policticens et leurs clientèles, intervient sans cesse, arbitrairement, au nom de logiques politiciennes et électoralistes.

Cela va encore être, une fois de plus, «grâce» à la «solidarité» étatisée, la guerre de tous contre tous.

La vraie réponse juste à la pénibilité réelle ? Le marché. Dans un pays où le marché du travail fonctionne et où il y a 3 % de chomage, les métiers pénibles sont mieux payés ou on les quitte. Et avec un système de retraite par capitalisation, ça se sent sur la retraite. Malheureusement, dans ce système, les hommes de l'Etat perdent leur rôle te leur pouvoir, une catastrophe.

Bref, on est toujours dans la même saloperie : les hommes de l'Etat, l'étatisme, l'Etat, créent un problème par leurs décisions absurdes et se proposent ensuite de le régler par des décisions encore plus absurdes, et ainsi de suite.

On observe le même phénomène sur le logement, par exemple. Sur l'emploi. Sur l'industrie. Etc.

Jusqu'à la faillite.

 Le socialisme, ça ne marche pas. En quelle langue faut-il le dire et l'écrire ?



mercredi, mars 20, 2013

Deux dessins veulent mieux que ...

Deux graphiques très parlants :

Les trois premières barres représentent les missions régaliennes de l'Etat, les seules qui sont légitimes. On voit qu'elles sont négligées. En revanche, les autres barres, qui représentent le social-clientélisme, notamment les trois dernières, sont favorisées.


Quand les hommes politiques favorisent ce qu'il devrait négliger et négligent ce qu'ils devraient favoriser, il n'y a pas lieu de s'étonner que le pays aille mal.

Je ne peux que rappeler le point de vue gaullien : la défense est la mission fondamentale de l'Etat. La négliger, c'est remettre en cause l'existence même de l'Etat.

jeudi, janvier 03, 2013

Inaptocratie

Définition (peut-être de Jean d'Ormesson) :

Inaptocratie : système où les moins aptes à gouverner sont élus par les moins aptes à produire.

C'est l'inverse du suffrage censitaire et, bien sûr, Jean d'O l'applique au gouvernement Hollande.

Cependant, ce néologisme est trompeur car il implique qu'il s'agit là d'une nouveauté.

En réalité, ce phénomène remonte à Mitterrand et à Chirac, voire à Giscard, et des mots existent pour le désigner : socialisme à la française et social-clientélisme, ou, même, avec des nuances, social-démocratie méridionale et radical-socialisme à la Queuille.

Je suis opposé au suffrage censitaire pour une raison simple : il donnerait aux demi-intellectuels et aux idéologues encore plus de pouvoir.

Le bon système me semble à rapprocher de la philosophie suivante, inspirée de la Suisse : voter, souvent pour dépassionner les débats, pour des projets de lois et non pour des hommes.

mercredi, mai 23, 2012


Les premiers pas du gouvernement Hollande-Ayrault

Je suis assez content : le gouvernement Hollande-Ayrault est conforme à mes prévisions. Socialiste, fonctionnaire, sectaire, fuyant, médiatique. Hollande lui-même n'est pas une surprise : la presse s'extasie, il n'y a pas de quoi (enfin, si : pour une presse de gauche, il y a toujours de quoi s'extasier devant un président de gauche).

Jugement de Jean-Pierre Petit sur l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire : «Les historiens vont rigoler. Voilà un pays qui traverse la plus grave crise économique depuis un siËcle, dont la capacité à maitriser les dépenses publiques est douteuse vu les trente dernières années, et la première mesure que prend le nouveau gouvernement, c'est une dépense. La France est victime de son inflation démocratique.»

Ce que JP Petit appelle l'inflation démocratique, c'est ce que Charles Gave nomme le social-clientélisme.