mercredi, décembre 19, 2012

Comment combattre le socialisme ? Parlez français !

Le socialisme prospère sur la confusion des idées et la trahison de la langue, qui vont de pair.

Par exemple, le jour où l'on cessera d'appeler "sans papier" un immigré illégal ou "solidarité" l'assistanat étatique, le socialisme aura reculé.

Or, cet effort de précision du vocabulaire et de respect de la syntaxe est à la portée de tous les plus de quarante ans.

L'instruction des moins de quarante ans ayant été massacrée, en toute connaissance de cause, par les socialistes de l'Education Nazionale, c'est plus difficile pour eux mais pas insurmontable.

Ce petit effort quotidien de cesser de torturer la langue française peut beaucoup contre le socialisme, à condition d'être constant.

Tenez, l'imparfait du subjonctif, suranné, passéiste, bourgeois, pour ne pas dire précieux, est un anti-socialisme à lui tout seul. De plus, c'est un excellent moyen de reconnaissance : si, au cours de la conversation, votre interlocuteur vous glisse avec naturel un imparfait du subjonctif, vous pouvez vous reposer sur la certitude qu'il n'a pas voté Hollande.

mardi, décembre 18, 2012

Le mur de Berlin fiscal

Ce qu'il y a de bien avec nos socialistes français, c'est qu'ils sont prévisibles: tout ce que leurs prédécesseurs soviétiques ont fait en dur, ils le font en mou.

L'endoctrinement des enfants dès la maternelle ? Najat Vallaud-Belkacem et Vincent Peillon y travaillent avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir.

La soumission du monde de l'art ? C'est déjà bien avancé mais Aurélie Filipetti fignole l'écrabouillement des derniers espaces de libertés.

L'enfermement et la psychiatrisation des dissidents ? La presse complice le fait symboliquement tous les jours.

François Hollande et Jean-Marc Ayrault, eux, s'attaquent à des travaux de chef : le mur de Berlin fiscal. On nous parle d'«exit tax» (au moins, c'est clair) et d'«harmonisation fiscale» (une fois qu'on a compris qu'il ne s'agit pas du tout de s'aligner avec les taux d'imposition estoniens, c'est clair aussi).

Même raisonnement que pour le premier mur de Berlin : des gens cherchent à s'enfuir ? On n'en tire pas la conclusion que le socialisme est un échec et qu'il faudrait arrêter de déconner. On en tire la conclusion qu'il faut construire un mur pour forcer les gens à goûter malgré eux le bonheur du paradis socialiste.

L'idée est la suivante : vivre dans des enfers fiscaux n'est une souffrance que parce qu'il existe des paradis fiscaux. Supprimons les paradis fiscaux, il n'y aura plus de point de comparaison et donc plus de souffrance.

Colombine et Arlequin, je veux dire Hollande et Ayrault, ont une chance : quasiment tous les pays occidentaux ayant versé dans les folies social-clientélistes, tous les hommes de l'Etat du monde se donnent la main pour augmenter les impôts. Tous ne peuvent pas vivre aux iles Caïmans.

Mais, tout de même, la concurrence fiscale reste : augmenter les impôts, oui. Mais moins que le voisin, se disent certains. Et tout le monde n'est pas aussi socialiste que les Français. Comme le premier mur de Berlin, le mur minable Hollando-Ayraultiste finira par tomber.

Au fait, on me dit que Singapour est tellement prospère à force de libéralisme économique qu'il vient de supprimer l'impôt sur le revenu. Une autre planète ...




lundi, décembre 17, 2012

Tesson à propos de Hollande

Philippe Tesson sur François Hollande :

Mais, surtout, l'expérience [Mitterrand de 1981] fut menée sinon avec élégance, en tout cas avec un minimum de correction. De politesse. On n'alla pas jusqu'à insulter l'ennemi. Avec François Hollande, il en va différemment. On ne peut décidément rien contre sa nature. Et l'on n'a pas toujours la culture suffisante. Ni l'habileté politique. Ni le vrai courage. On a l'instruction, mais l'instruction, ce n'est pas un art.

Ce faisant, Philippe Tesson met le doigt sur les quatre principaux défauts de François Hollande que la presse complice passe sous silence : il est lâche, sectaire, inculte et vulgaire.

Il arrive que la presse, complice du pouvoir, laisse deviner le premier défaut, parce qu'il est impossible à cacher, mais les autres, qui étaient clamés avec une hystérie portée au rouge contre Nicolas Sarkozy, sont soigneusement dissimulés.

Si François Hollande était resté au poste où il a atteint son niveau d'incompétence, Président du Conseil Général de Corrèze, je me contenterais de le mépriser silencieusement comme il le mérite et de plaindre les Corréziens.

Malheureusement, il est devenu ce qu'il est devenu et je ne peux garder mon mépris silencieux.

Quelques articles sur l'affaire Depardieu

L'affaire Depardieu est en réalité une affaire Hollande-Ayrault : le problème n'est pas que Gérard Depardieu parte, il est libre. Le problème est que François Hollande le fasse fuir et que ses ministres, dont le premier, l'insultent.

Mon article préféré est celui de Philippe Tesson : son résumé du socialisme à la française façon Hollande «toujours cette arrogance, cette appropriation de la vertu, cette vulgarité. Tout cela est minable» est limpide et juste.

L'exil fiscal serait-il un  privilège socialiste ?

Depardieu dénonce une oppression française

Depardieu, contribuable sans frontières

Tous en Belgique !

Gérard Depardieu est un vrai socialiste français

Depardieu accumule les soutiens sur Facebook

Socialisme à la française : peur sur la ville

Comme Baptiste Créteur et Bruno Bertez, j'ai peur : le socialisme à la française de 2012 est un totalitarisme mou. Mou mais totalitarisme quand même.

Charles Gave s'en va répétant que la démocratie ne recule pas une fois qu'on y a gouté. Je suis moins optimiste que lui : un certain type d'hommes est plus à l'aise dans la servitude que dans la liberté et je crains que, dans la France de 2012, ce type soit largement majoritaire (1).

Les kapos du système se réjouiront de faire peur à un sale réac comme moi. Ils ne devraient pourtant pas oublier qu'un pays ne prospère pas grâce aux bons-à-rien, aux assistés, aux demi-intellectuels et aux ponctionnaires, qui sont l'essentiel de la clientèle du socialisme.

Bien sûr, l'exemple de l'URSS montre amplement qu'on peut s'en foutre de vivre dans un pays miséreux tant que soi, on est un apparatchik du bon coté du manche, bénéficiant en masse de privilèges, obtenus sur le dos du peuple tondu.

Cependant, sur la fin, même les apparatchiks se sont lassés du système miséreux dont ils étaient pourtant les grands bénéficiaires.

**************
(1) : c'est un des effets du Grand Remplacement que de substituer à un peuple maillotinier des populations habituées aux dictatures.

Depardieu en DVD

dimanche, décembre 16, 2012

Confusion socialiste

À l'occasion de l'affaire Depardieu, les socialistes font un savant mélange entre la France, le gouvernement, la nationalité et la fiscalité.

On est dans la tradition de la saloperie socialiste et de la malhonnêteté gauchiste. Rappelons quelques vérités :

> on peut détester le gouvernement sans être un mauvais citoyen.

> on peut fuir des impôts injustes et spoliateurs sans être un traitre.

Non seulement, le respect du gouvernement et du fisc n'est pas l'alpha et l'oméga du patriotisme, mais il est des circonstances (je crois que c'est le cas aujourd'hui) où ce respect constitue une lâcheté qui nuit à l'intérêt supérieur du pays.

A propos de Gérard Depardieu

Gérard Depardieu a répondu vertement à Jean-Marc Ayrault qui l'avait traité de minable.

Extrait du Figaro :

************
L'acteur du Dernier Métro commence ainsi sa «Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, premier ministre de M. François Hollande»: «“Minable”, vous avez dit “minable”? Comme c'est minable!» «Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté! Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis», remarque l'acteur. Rappelant avoir commencé à travailler «à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique», Gérard Depardieu affirme avoir «toujours payé (ses) taxes et impôts». Belgique: des «raisons intimes» aussi «Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande, M. Ayrault, premier ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous?», apostrophe celui qui prête ses traits au cinéma à Obélix. «Je n'ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j'ai payé 145 millions d'euros d'impôts en quarante-cinq ans, j'ai payé, en 2012, 85% d'impôts sur mes revenus et je fais travailler 80 personnes (...). Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot “minable”», insiste-t-il, répétant le qualificatif qui ne passe pas. Choix de mot sur lequel Jean-Marc Ayrault est, depuis, un peu revenu.

«Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi», prévient l'acteur. «Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué», poursuit Gérard Depardieu.
************

Les hommes de l'Etat, qui, eux, sont de vrais minables puisqu'ils vivent somptueusement, sans rien apporter à l'utilité commune (quand ils ne sont pas carrément nuisibles), du recel de l'argent volé par le fisc à leurs concitoyens, sont d'une telle vanité qu'ils ont oublié le respect qu'ils doivent à ceux qui les nourrissent.

Ils sont tellement habitués à la soumission et à se comporter comme de petits marquis absolus qu'il leur semble tout naturel de traiter publiquement un concitoyen de minable.

Alors, évidemment, quand un insulté se rebiffe, comme nous devrions tous le faire, ils sont surpris.

Bien sûr, je ne suis pas d'accord avec la seconde partie de la lettre de Depardieu, sur «Européen» et «citoyen du monde» mais l'acteur a les défauts de ses qualités : il est excessif et emporté. S'il avait été pondéré et raisonnable, il n'aurait pas écrit cette lettre revigorante.

Comme les hommes de l'Etat sont aux abois, ils sont sans pitié, ils écrasent tout ce qui fait mine de leur résister : la grande machine gouvernementale à salir les fortes têtes est en route.

On perçoit déjà le thème : Depardieu est un privilégié (pour faire oublier qu'il est d'extraction moins bourgeoise que tous les bobos socialistes au pouvoir), un alcoolique, un artiste (ces gens-là vivent dans un autre monde), un demi-fou, un aigri. On voit d'ici la ligne directrice. Les trompettes de l'air de la calomnie sont déjà embouchées.

Mais cela enlève-t-il quelque chose à la pertinence de la révolte de Depardieu, à savoir que les impôts spoliateurs sont illégitimes et qu'un ministre doit montrer du respect pour les mains qui le nourrissent ?

Bien sûr que non. Mais la machine médiatique va recourir à sa tactique de fuite habituelle : se focaliser sur l'accessoire pour faire diversion de l'essentiel.

Le gouvernement l'emportera peut-être ce coup-ci mais il devrait se méfier. Il est vulnérable. Il est à la fois fort et faible : fort de l'absence d'opposition organisée, faible du mécontentement qui monte.

Dans l'histoire de toutes les révolutions, de toutes les révoltes, de tous les troubles, il y a un symbole, un petit fait, pas plus gros que ceux qui l'ont précédés, inattendu (sinon, on y aurait paré) qui soudain cristallise les oppositions dispersées.

Je ne sais si le départ de Gérard Depardieu sera l'étincelle dans la poudrière. Mais il est de plus en plus probable que cette étincelle arrivera.

**************
Comme il devient coutumier, Zemmour, par étatisme, n'est pas à la hauteur. Ce qu'il dit n'est pas totalement faux mais très incomplet.


Une cohabitation en 2014 ?

Six mois de présidence ont suffi à confirmer ce que tous les Français lucides savaient : François Hollande n'est pas un homme d'Etat, c'est un homme de l'Etat. Un politicard de IVème république agonisante, un embrouilleur, un finasseur. En rien, l'homme de la situation. Aucune envergure, aucune élévation.

Mais dans sa partie, les magouilles électoralistes, il est fort. Pour le plus grand malheur de la France, il est l'archétype du paradoxe démocratique : les qualités pour être élu sont l'opposé des qualités pour gouverner.

La suite me paraît, sinon limpide (car l'avenir n'est à personne), du moins assez claire. Suivant l'exemple de François Mitterrand, F. Hollande dissout en 2014 l'Assemblée Nationale après des élections municipales mauvaises (pas forcément désastreuses : la gauche dispose d'une forte base de faux Français, de Français reniés, d'imbéciles, de naïfs et de salauds).

À cause de l'incompréhensible engouement des Français pour la cohabitation, il se pourrait bien que François Hollande soit ré-élu en 2017. Une fois de plus, les Français se paieraient de mots. Ils préféreraient les illusions de la kermesse électoraliste à l'affrontement de la dure réalité.

À moins que la dure réalité balaie toutes ses petites manœuvres avec une grande vague de malheurs ...

vendredi, décembre 14, 2012

La stratégie du désordre


A l'instar de Stéphane Denis, je suis persuadé que le désordre actuel est perçu par François Hollande comme étant à son avantage. Il n'a probablement pas tort. En brouillant les pistes, en s'efforçant de camoufler toute ligne directrice, en occupant l'espace médiatique de ses défauts, puisqu'il ne peut pas l'occuper de ses qualités, François Hollande empêche les oppositions de se coaguler en une révolte organisée. Il n'a donc en face de lui que des mouvements d'humeur, des gestes de mépris, certes peu agréables, mais point dangereux. Le mépris seul n'a jamais fait perdre le pouvoir à personne.

Bien sûr, la politique suivie par le gouvernement est claire pour qui se donne la peine d'être attentif : elle est d'un socialisme sectaire, avec son cortège liberticide de répression et de misères (comme disait récemment un intervenant de BFM : «Je ne sais pas ce que vont donner les mesures du gouvernement, mais je sais qu'elles sont l'opposé de ce qui a marché dans d'autres pays (1)»).

Combien de Français sont assez captivés par la politique pour faire cette analyse ?

La plupart se contentent, car ils ont d'autres soucis, de la propanga staffel télévisuelle, qui est pleinement complice de la stratégie du désordre.

Evidemment, il serait du rôle de l'opposition constituée de tenir un discours clair et net, d'éclairer les zones d'ombres du gouvernement, de tenir des raisonnements droits pour contrer les louvoiements ministériels, de dévoiler la part obscure. Mais l'opposition, Marine Le Pen comprise, est à peu prés aussi socialiste et aussi progressiste que le gouvernement. Comment les notables des partis pourraient-ils raisonner juste contre une politique qu'au fond de leur coeur, ils approuvent ou, du moins, ne désapprouvent pas dans le principe, seulement dans le degré ?

Nous, à qui le socialisme fait horreur, à quelque degré qu'il soit, avons compris les stratagèmes hollandistes, mais qui nous entend ?

****************
(1) : il aurait même pu ajouter : «et en France par le passé»

Le gouvernement le plus socialiste depuis 1794


Ce gouvernement est le plus socialiste que la France ait connu depuis 1794.

Cette affirmation peut surprendre au premier abord, car le gouvernement mène une habile stratégie de confusion pour masquer ce fait essentiel.

Mais ce gouvernement cumule, comme jamais depuis 1794 aucun gouvernement socialiste, deux caractéristiques : d'une part, un sectarisme sans limite, une absolue conviction d'être la personnification du Bien et d'avoir tous les droits de mépriser et d'écraser les objections, d'autre part, une concentration des pouvoirs qui étouffe toute démocratie (presse (1), école, justice, présidence, parlement, collectivités locales).

L'esprit est au totalitarisme. Un totalitarisme mou, confus, désordonné, mais totalitarisme quand même.

La proposition de déchoir de la nationalité française les exilés fiscaux est emblématique de ce totalitarisme : quiconque les conteste les socialistes, même en s'enfuyant, ne mérite pas de rester français, il doit être excommunié.

Les jeunes politticens socialistes n'ont même plus cette culture classique qui permettait de garder une certaine retenue et d'ériger des barrières contre la stupidité. Non, ils croient à ce qu'ils font avec la foi de l'abruti, de l'ignare qui ne connaît rien à rien. Ils auraient été de bons adjudants dans une caserne du XIXème siècle, on en a fait des ministres et des députés. Qui a écouté une fois Karine Berger, frais député, censée être une experte économique du PS, est atterré par le mélange d'aplomb sentencieux et de bêtise crasse qu'elle expose en toute occasion.

En 1981, François Mitterrand avait un programme absurde, mais il gardait au moins l'intelligence d'en rire, en privé.

En 2012, nous avons  au pouvoir des fanatiques, par sécheresse de coeur, défaut d'imagination et inculture abyssale. Ils n'ont aucune retenue à faire le mal, puisqu'ils n'ont aucune idée qu'ils pourraient se tromper, qu'ils n'ont jamais aucune pensée pour ceux qui ne sont pas de leur camp, qu'ils prennent tout au premier degré, avec le sérieux du tâcheron qui ne comprend rien, s'en fout de comprendre mais applique le programme dans la conviction de son bon droit.

Bref, ça va mal, très mal.

*******************
(1) : personne n'a fait remarquer dans la presse complice que les Pigeons se sont faits pigeonner.

mercredi, décembre 12, 2012

Les bas taux nous mènent en bateau


Des imbéciles, dont les moindres ne sont pas les ministres, se réjouissent que les taux d'intérêt de la dette française soient à un peu plus bas historique. Certains poussent même le raisonnement jusqu'à en conclure que c'est un excellent moment pour que l'Etat s'endette.

Evidemment, ces gens n'ont rien compris à l'économie capitaliste. Normal : ils sont socialistes.

En effet, le taux d'intérêt de la dette publique est corrélé aux anticipations de croissance. Si les investisseurs croient que les boites vont gagner de l'argent, ils investissent en actions et les taux publics augmentent. Inversement, s'ils s'attendent à un marasme économique, ils réfugient sur la dette publique et les taux baissent.

Autrement dit, des taux bas signifient que les investisseurs sont persuadés que nous sommes dans la panade pour longtemps. Quel que soit la mépris qu'on peut avoir pour «la finance sans visage», ce n'est pas une bonne nouvelle : ceux qui ont l'argent ne croient pas en nous. Ils se trompent peut-être, mais ce sont eux qui ont les sous dont nous avons besoin.

Un cercle vicieux est enclenché. L'Etat-parasite tue à petit feu l'économie libre. La croissance s'écroule. Les taux baissent. L'Etat peut emprunter moins cher. L'Etat-parasite a encore plus d'argent pour se mêler de ce qui ne le regarde pas. L'Etat grossit. La croissance s'écroule encore plus. Les taux baissent encore plus. Et ainsi de suite.

Tout irait presque bien si ce cercle vicieux pouvait être éternel. Presque bien, à ceci près que l'argent de l'Etat lui sert toujours, d'une manière ou d'une autre, à étouffer la liberté des citoyens et à les infantiliser.

Mais, de toute façon, ce cercle vicieux finit toujours par être brisé. Et toujours par le même phénomène : les taux sont très bas mais la dette est énorme, les investisseurs commencent à se méfier, les taux remontent légèrement. Cela est suffisant, avec l'énormité de la dette, pour enclencher un phénomène de doute et de remontée des taux qui finit en panique et en banqueroute.

C'est toujours, toujours, pareil. On l'a vu dix fois, vingt fois, cent fois. On l'a vu récemment pas loin de chez nous : Grèce, Portugal, Italie. On ne peut pas dire qu'on ne sait pas, sauf être un crétin incompétent et démagogue (bonne définition d'un politicien moderne ?).

Donc, plutôt que de raconter que les taux bas sont une bonne nouvelle, nos gouvernants devraient dire que c'est le dernier métro, celui à ne pas rater ; que ces taux bas sont notre dernière chance de nous désendetter dans l'ordre, méthodiquement.

Sinon, nous nous désendetterons sous la pression extérieure, dans la panique et la souffrance.

Mais quel gouvernant est assez responsable pour tenir le discours de l'effort ? Que dis-je ? Même pas le tenir, mais simplement l'imaginer ?






dimanche, décembre 09, 2012

Paradoxal Rémy : le glaive et le bouclier

Le colonel Rémy, producteur raté, fut un agent secret de génie et un écrivain plaisant.

Une chose m'intrigue : il avait un sens du contretemps politique qui relève du livre Guinness des records.

Gaulliste dès juin 1940, il trouva le moyen d'être pétainiste après-guerre ! Ceci entraina, bien évidemment, sa rupture avec De Gaulle.

Il en vint à soutenir la théorie absurde du glaive et du bouclier. Certes, elle rassurait des Français déboussolés. Mais où et quand eut-elle un semblant de réalité ?

De Gaulle fut bien le glaive, fort émoussé, mais jamais Pétain n'a été le bouclier. Il est au contraire, comme l'avait prédit De Gaulle,  allé au bout de toutes les compromissions. De quoi a-t-il préservé les Français et qu'auraient subi les Belges, dont le gouvernement était parti en exil ? Rien, sauf ...

Les seuls qui pourraient remercier Pétain sont les juifs français ! En effet, l'administration de l'Etat français s'ingénia à sacrifier les juifs étrangers pour tenter de sauver les juifs français.

En tout cas, soutenir la théorie du glaive et du bouclier en 1947, voilà qui est pour le moins baroque.

samedi, décembre 08, 2012

Zemmour : «Cécile Duflot a 14 ans»

Zemmour a un talent pour les vacheries qui tombent juste.

Zemmour : «Cécile Duflot a 14 ans»

Ceci dit, tout cela fait toucher le fond du désespoir politique : cette adolescente attardée est ministre.

Ajoute au désespoir le constat que Zemmour et Domenach communient dans l'étatisme le plus crétin.

En regardant Lacombe Lucien

Lacombe Lucien est un film de Louis Malle.

Il raconte l'histoire d'un prolétaire, dixit le réalisateur, qui s'engage dans la Milice parce qu'on l'a refusé dans la Résistance.

C'est un film assez mauvais, pour ne pas dire nul. Tous les poncifs y passent.

A sa sortie en 1974, il a fait scandale parce qu'il s'attaquait à la Résistance.

Aujourd'hui, il ne scandaliserait plus personne. Au contraire, il est d'un conformisme soporifique. La France moisie, veule et collaborationniste, on nous l'a fait cent fois.

Les carnets de Gallieni

Ces carnets de Gallieni ont été publiés par son fils en 1931 dans le contexte de la polémique entre "gallienistes" et "joffristes" pour la paternité de la victoire de la Marne.

A la condition qu'ils n'aient pas été dénaturés, ils sont sans appel.


En tant que Gouverneur Militaire de Paris, Gallieni a exigé du gouvernement d'avoir des troupes pour défendre Paris en avant, en prévision des mouvements de l'ennemi. Contrairement à Joffre, qui n'a jamais rien anticipé, Gallieni a remarquablement prévu les manoeuvres allemandes.


L'ordre de garnir Paris, sur l'insistance de Gallieni, a été le seul donné par le gouvernement au généralissime Joffre pendant toute cette période. Ce simple fait suffit à attribuer à Gallieni la paternité de la première victoire de la Marne (il y en a eu une seconde, hélas oubliée, en juillet 1918).


Ses carnets montrent  que Gallieni a très tôt pensé que c'est au moment où les Allemands arriveraient á hauteur de Paris que leur élan commencerait à s'épuiser et qu'ils deviendraient vulnérables.


Il ne faut pas oublier que les Allemands de 1914 ont parcouru à pied quarante kilomètres par jour pendant dix jours, c'est-á-dire qu'ils allaient plus vite que les panzers en 1940 !


Gallieni se préparait donc á la bataille décisive en toute conscience de la situation. Cette clarté de l'analyse lui a permis d'exiger les troupes nécessaires et de saisir l'occasion d'une attaque de flanc dès qu'elle s'est présentée.


Joffre, lui, préparait un rétablissement et une contre-offensive frontale à partir du plateau de Langres une semaine plus tard. Sans doute trop tard, avec des troupes désorganisées et épuisées. De plus, l'idée même d'offensive frontale était erronée : la leçon du premier mois de la guerre était que les Allemands, avec leurs mitrailleuses et leur artillerie, étaient imbattables de face. Leçon confirmée par quatre ans de guerre des tranchées. Joffre était trop épais pour l'avoir déjà compris.


Pour clore la polémique, rappelons que l'ordre fameux "plus un pas en arrière" à été antidaté après coup par Joffre afin de précéder fictivement celui de Gallieni déclenchant la contre-offensive á partir de Paris.


Les histoires de taxis ne sont qu'une anecdote à laquelle les partisans de Joffre ont tenté de réduire Gallieni.


De plus, Gallieni avait bien anticipé la "course à la mer" qui a suivi. Les "gallienistes" ont considéré que Joffre, moins intelligent et donc moins anticipateur, a perdu une journée décisive qui lui aurait permis de tourner les Allemands.


Quelques éléments de contexte.


Joffre était un troisième choix. Gallieni n'avait pas été nommé généralissime en 1911 à cause de son âge. Décision que le ministre Messimy a regretté amèrement pendant les trois ans qu'il a passé dans les tranchées (oui, à l'époque, un ex-ministre ou un parlementaire au front, ça se faisait).


Joffre, comme vingt ans plus tard son chef d'Etat-Major Gamelin, avait été choisi sur son absence de potentiel politique. Toujours ces fameux républicains, qui nous tympanisent de leurs valeurs éculées, mais font passer leur tranquillité partisane avant le salut de la patrie.


Joffre savait tout cela. De plus, Gallieni avait été son supérieur à Madagascar.


Bref, Joffre était atteint du syndrome du second devenant  incompétent propulsé à la première place : manque total de vision et d'anticipation, attachement excessif aux marques extérieures du respect, goût du secret, dispersion maniaque dans les détails.


Du fait de l'impéritie du gouvernement, son incompétence sévira pendant presque trois ans, avec les conséquences meurtrières que l'on connait.


Les carnets de Gallieni, devenu ministre de la guerre quelques mois avant sa mort en 1916, sont aussi un violent constat de carence des politiciens de la IIIème république. Souvent revient "Que de palabres !". Évidemment, la république des discoureurs de comices agricoles était peu faite pour mener une guerre.


Comme aujourd'hui, ils croyaient qu' un bon mot ou un joli discours étaient d'honorables substituts à la décision.




mercredi, décembre 05, 2012

L'ignorance péremptoire

Christian Vanneste emploie à propos de Cécile Duflot l'expresion «ignorance péremptoire».

Je trouve les termes excellemment choisis : ils définissent avec concision comment toute personne sensée perçoit ce genre de personnage, tout en faconde, sonnant le creux, faisant d'autant plus gaillardement la leçon qu'il ne connaît rien. On sent bien que Mme Duflot n'a jamais lu, médité ni réfléchi un tant soit peu sérieusement.

Son reproche à Bernard Accoyer de la désigner comme «Madame le ministre» est un sommet d'ignorance crasse revendiquée avec fierté. D'avoir un ministre aussi con, aussi dépourvu de la moindre culture, on en pleurerait de honte.

Hélas, elle n'est pas seule : «ignorance péremptoire», voilà qui convient parfaitement à Najat Vallaud-Belkacem, à Delphine Batho, à Arnaud Montebourg, à François Hollande et à pas mal de leurs adversaires de droite.

Si les femmes sont dignement représentées dans cette liste, c'est que, plus encore que leurs collègues masculins, elles sont choisies sur leurs belles gueules (pour ne pas désigner une partie plus basse de leur anatomie).

Dans la course aux maroquins, intelligence et compétence seraient plutôt des handicaps. Mme Duflot n'a pas à s'inquiéter. Si la bêtise satisfaite est un gage de ministère, elle est bien partie pour être ministre à vie.

Pauvre France !

dimanche, décembre 02, 2012

Premier vol du drone de combat Neuron




Ce n'est qu'un démonstrateur. Ce vol reste tout de même une bonne nouvelle.

Je suis pessimiste pour la suite à cause des sempiternelles restrictions budgétaires (il faut choisir, ou payer notre défense, ou payer des feignasses assistées et des clientèles électorales. Nos politichiens ont choisi. Mal, hélas).

Comme l'écrit JD Merchet :

Le Neuron poursuivra ses essais en France jusqu'en 2014, avant d'être testé en Suède puis en Italie. Ce démonstrateur debouchera-t-il sur un programme d'avion de combat piloté à distance ?

Il est évidemment trop tôt pour le dire, mais c'est la logique des choses à moins que l'Europe ne renonce définitivement à occuper une place dans l'aéronautique militaire. 

Quoi qu'il en soit, il s'agit du premier vol d'un démonstrateur d'avion de combat dans notre pays depuis celui du Rafale le 4 juillet 1986 - il y a plus d'un quart de siècle. 

Quelles missions ?

Evidemment, la première que l'on imagine est la suppression des défenses anti-aériennes ennemies : on envoie un Neuron dans une zone «chaude» et il bombarde. Pas de risque médiatico-politique en cas de perte : il n'y a pas de pilote à bord.

Le colonel Stoffel parle

Le colonel Stoffel, ancien aide de camp de Napoléon III, était l'attaché militaire à Berlin jusqu'en 1870. Ses rapports, alarmants, sur l'armée prussienne étaient des modèles de franchise, de précision et de clairvoyance.

Ils ont fini par irriter tellement l'Etat-Major de Paris qu'on a retrouvé dans les archives des rapports qui n'avaient même pas été ouverts. On connaît la suite des événements.

Ces rapports furent publiés ... en 1871, c'est-à-dire après la défaite.

Voici ce qu'écrivait Stoffel dans ses mémoires (extrait de Le complexe de l'autruche, de Pierre Servent) :

***************
Quoi qu'en coûte à mon amour pour la France : nous sommes, avec tout notre esprit, le plus sottement vaniteux, le plus badaud, le plus niais de tous les peuples. Il n'y a pas un pays en Europe où il se débite plus de sottises, plus d'idées fausses, plus de niaiseries. J'ai rencontré beaucoup d'étrangers, hommes de bon sens, qui s'étonnaient de notre défaut de jugement en général. Il est trop vrai, en effet, que nous jugeons le plus souvent très superficiellement que nous n'aimons pas aller au fond des choses.

Nos défauts naturels sont la vanité, la suffisance, la présomption. Pour nous soigner, un seul remède : la développement de notre jugement par la comparaison.

Combien eût-on compté de personnes en France avant 1866 qui cherchassent à étudier l'Allemagne ? Le Rhin n'était-il et n'est-il pas encore une autre muraille de Chine ? Et cependant, écrivains, journalistes ou autres, qui n'ont pas même séjourné en Allemagne, qui n'ont étudié ni son histoire ni ses institutions écrivent et discutent à l'envi sur tous les sujets, portent des jugements sur toutes choses et se font ainsi les maîtres d'un public encore plus ignorant qu'eux.
***************

En 2012, nous sommes encore très loin d'être guéris. Qui parle aux Français de l'Islande, du Danemark, de la Suisse, de Singapour, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de l'Australie, de la Pologne, de l'Estonie ? Tous pays qui se développent. Leur point commun est d'avoir accepté le défi de la liberté économique. Mais les Français s'intéressent-ils vraiment à ce qui les dérange dans leur vanité d'être un «modèle» ?

Ces derniers jours, est sorti un sondage stupéfiant de vanité : 80 % des sondés estiment que nous avons le meilleur système de santé du monde. Que connaissent-ils des systèmes étrangers pour porter un tel jugement ?

Pierre Servent ajoute :

***************
Cette aptitude à discuter de tout, à disserter, sans rien avoir étudié [c'est exactement le portrait de l'énarque par Olivier Saby] coûtera cher à la France lors de la crise qui précédera la calamiteuse déclaration de guerre à la Prusse. Moins on investit un sujet, plus les passions peuvent prendre le pas.

Les choses ont-elles changé aujourd'hui ? On peut en douter. On retrouve un des travers français : parler de tout le plus vite possible, sans avoir le temps de rien approfondir. Le poids de l'instantané, de l'émotion, du compassionnel et du lacrymal pèse lourd dans l'analyse des sujets contemporains, au détriment d'une réflexion nourrie et circonstanciée.

Comme souvent en France, quand il s'agit de réformer, le débat ne porte pas sur le sujet en débat mais sur des thématiques idéologiques et périphériques [et Servent ne connaissait pas encore Arnaud Montebourg et Florange !].
***************

Et il  faut lire la longue histoire des tentatives de réformes, toutes inabouties, de l'uniforme, certains ayant tout de même compris que le pantalon et le képi rouges n'étaient pas adaptés à la guerre moderne.

Un député crucifia le débat parlementaire en déclarant, sous les applaudissements de la presse : «Le pantalon garance est national. Le supprimer est anti-national.» On mesure tout le pragmatisme et toute la profondeur de l'argument. Hé bien, ce député emporta le morceau.

Même chose pour l'artillerie : la compagnie privée Le Creusot était prête à produire un obusier qu'elle avait déjà fabriqué pour la Grande-Bretagne. Les partisans des arsenaux d'Etat ne l'entendirent pas de cette oreille.

La France commença donc la guerre en 1914 sans casque,  avec l'uniforme garance (et le paquetage surmonté d'une superbe gamelle qui brillait au soleil d'aout et que les artilleurs allemands prirent plus d'une fois pour mire) et sans artillerie lourde.

Avant l'adoption des obusiers et du terne uniforme bleu horizon, la France eut 400 000 morts. Combien sont dus à la légèreté de la classe jacassante de l'époque ?

On aimerait croire que tout cela appartient au passé. Hélas, l'actualité quotidienne nous prouve qu'il n'en est rien.

Je souhaite que les Français soient orgueilleux, non pas discours creux et de slogans vides, mais de réalisations concrètes.

M. de Scitivaux : « Montebourg est plus proche d’une logique soviétique que d’une économie mondialisée »

Marc de Scitivaux :

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le site Mittal de Florange est en passe d’être nationalisé, et ça ne plaît pas beaucoup à l’économiste Marc de Scitivaux qui dénonce des signaux négatifs pour les investisseurs étrangers.

« Ne venez pas en France, les droits de propriété n’y sont pas respectés ! ». Voila ce qu’est en train de dire le gouvernement. Un abominable message envoyé aux investisseurs dans le monde. Il y a, en France, une profonde méconnaissance générale de l’économie et surtout de cette règle de base : « il y a ce qui se voit, et ce qui ne se voit pas ». Ce qui se voit, c’est le sauvetage des 600 emplois de Florange. Ce qui ne se voit pas, ce sont les milliers d’emplois futurs dans des activités d’avenir, qui eux sont tués par cette décision.

Pourquoi ? Un exemple.

Un investisseur qui s’installe en France pour vendre des motos et des voitures, ne vend plus de motos au bout de 3 ans. Il veut alors fermer cette activité. « Non », lui dit le gouvernement dans sa grande sagesse. « Vous gardez tout ouvert ou l’on met la main sur toute votre activité ». C’est ce qui se passe avec Mittal. Comment voulez-vous que les investisseurs étrangers viennent s’installer dans un pays pareil ? Montebourg, d’une certaine manière et aussi caricatural que cela puisse paraître, n’est pas éloigné d’une logique à la soviétique. En tout cas il est plus proche d’une logique à la soviétique que d’une logique d’économie mondialisée telle qu’elle fonctionne !

Avec la nationalisation de Florange, vous ne pouvez pas envoyer un message plus négatif aux investisseurs dans le monde. On ne peut pas faire pire. A part les exécuter. Ceci dit, Montebourg n’en était pas très loin, quand il disait « Je ne veux plus voir les Mittal ici. »

En 2005, Ben Bernanke, qui n’était pas gouverneur mais professeur à Boston a fait une lecture [conférence, en bon français. M. de Scitivaux ne s'exprime pas bien, dommage.] dans laquelle il expliquait que la supériorité des États-Unis dans le monde provenait de leur capacité à être productif tout en respectant les droits de propriété. En France, nous ne sommes pas productifs, et en plus nous ne respectons pas les droits de propriété. Qu’aucun homme politique ne puisse comprendre ça, c’est terrifiant.

Marc de Scitivaux, a fondé et dirige la publication des Cahiers verts de l’économie, une revue d’analyse économique. Il a longtemps travaillé dans le secteur financier et a été chargé de mission auprès d’Alain Madelin. Il fut l’un des rares à annoncer la crise financière qui a éclaté en 2007. Il rappelle en particulier la responsabilité de la réserve fédérale américaine dans la formation de la bulle du crédit en laissant des taux d’intérêt artificiellement bas.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Nota : des fans d'Eric Zemmour le voient comme le nec plus ultra de l'opposition au socialisme. Pourtant, il approuve le soviétisme montebourgeois. Comme je l'ai écrit plusieurs fois, Zemmour est le gardien du système social-clientéliste. Il le rend tolérable en le critiquant juste ce qu'il faut pour faire croire aux gogos à un semblant de démocratie mais ne le remet pas véritablement en cause.

Les chantres du mythe de l'«économie dirigée» des Trente Glorieuses oublient juste le contexte de rattrapage d'après-guerre, qui fait que n'importe quelle politique ou presque aurait fonctionné (plus ou moins). Ils oublient aussi que cette économie, toute «dirigée» qu'elle fut, était moins étatisée qu'aujourd'hui (ratio dépenses publiques / PIB).


Populaire

En 1958, un agent d'assurances de Lisieux entraîne sa secrétaire pour les championnats du monde des dactylos et, bien entendu, tombe amoureux.

Cette comédie romantique portée par la sympathique Deborah François est aussi une ode à la France d'avant. Ce film français est un des rares (le seul ?) que j'ai vus ces derniers mois qui ne laissent aucune place aux trois poncifs obligatoires, l'immigré sympa, le gentil pédé, et les «problèmes de société».


samedi, décembre 01, 2012

Les «dérapages» de Depardieu

Je tombe sur une infographie de L'Express Depardieu : ses pires dérapages.

Ce vocabulaire insipide, «dérapages», est un «signal fort» (comme ils disent).

Il signifie : «Je passe en mode "politiquement correct automatique". Si jamais il m'arrivait d'écrire quelque chose d'intelligent, ce ne pourrait être qu'une faute d'inattention de ma part dont je vous prie par avance de bien vouloir m'excuser».

Nous pouvons tout de suite rassurer le rédacteur de l'Express : il est un bon petit soldat du politiquement correct, il n'a commis aucune faute, il n'a rien écrit qui permette de soupçonner une once d'intelligence, même involontaire.

Bref, ces «pires dérapages» de Depardieu ?

Pour une bonne moitié, des fautes de goût ou de politesse au caractère rabelaisien affirmé. Elles provoquent plus le sourire que la colère, chez ceux qui se rappellent qu'il a existé un monde plus vivant que notre monde hygiéniste, aseptisé et à moitié mort.

Pour le reste, ce sont des fautes contre le politiquement correct qui n'émeuvent que les fausses vierges effarouchées des médias.

On sent bien le mépris des bobos-journalistes, bien bourgeois «comme il faut», vis-à-vis du «beauf-émissaire» originaire de Chateauroux.

Ces gens me rendent Depardieu, que je n'aimais pas des masses, de plus en plus sympathique.

Pourquoi je ne cède pas un pouce aux livres électroniques

Comme il m'arrive de lire des articles de journaux sur mon téléphone, des collègues naïfs ont pu croire que j'étais une proie facile pour le livre électronique. Ces innocents m'en ont donc vanté les mérites. Les malheureux !

Si je lis des journaux électroniquement, c'est que je ne leur accorde guère plus de valeur qu'au papier toilette. Les livres, c'est différent.

Le livre, c'est l'outil de la permanence de la pensée humaine : on peut lire en 2012 la Bible, Hérodote, Montaigne ...

L'électronique, lui, est par essence éphémère : cinq heures loin d'une prise électrique, et c'est fini.

Le livre est chaud, proche de l'homme. Il est fait de papier, provenant de tissu ou de bois et quelquefois de cuir. Le livre est végétal et animal. L'électronique est froide, faite de silicium, de métal, de verre et de plastique. L'électronique est minérale.

Chaque livre a une personnalité, c'est un ouvrage, à la fois d'écriture et d'édition. Dans la liseuse, ce n'est qu'un amas de bits.

Bien que l'électronique soit, en certaines circonstances, plus pratique, le livre est infiniment plus agréable à manipuler.

L'électronique permet aussi de céder au prurit de l'accumulation compulsive, mais il est préférable d'avoir peu de livres, que l'on médite et que l'on comprend, que beaucoup de livres qu'on survole sans profit.

La liseuse électronique est à la littérature ce que la musique d'ambiance dans les gares est à l'art musical.

Si je cédais à la mode du livre électronique, je me soumettrais à la mode du jetable et de l'éphémère. Je trahirais ce qu'est, par essence, un livre. J'abdiquerais aussi devant l'idée que l'homme est tout matériel et que les raisons qui ne sont pas d'ordre matériel ne comptent pas.

Ces idées, qui se ramènent toutes à la conception de l'homme comme amas de cellules transitoires, sont déjà suffisamment fortes aujourd'hui. Plus un pas en arrière.

L'honnêteté m'oblige à avouer que mon intransigeance ne me coûte rien, je n'en ressens aucun frustration : j'éprouve une répulsion instinctive pour le livre électronique, que ma réflexion ne fait que mettre en mots.




vendredi, novembre 30, 2012

Un projet faustien

Certains traitent les partisans du «mariage homosexuel» de débiles. Si c'était si simple, cela serait un moindre mal.

Hélas, ils ont au contraire une vison du monde très articulée, très cohérente (et  complètement folle : les fous sont souvent cohérents dans leur folie).

Leur idéal est l'abolition des frontières sous toutes les formes : frontières entre nationaux et étrangers, entre humains et animaux, entre hommes et femmes, entre la vie et la mort etc.

Quel est le fond de leur pensée ?

Il est que la condition humaine, du fait des progrès scientifiques, a évolué et que, en conséquence, les vieilles traditions, les héritages, liés à une condition humaine désormais disparue, doivent faire place à de nouvelles pratiques, cohérentes avec la nouvelle condition humaine.

Effectivement, avec la contraception facile et abondante, les machines dociles et la vie prolongée, on peut croire que la condition humaine a changé. Ce n'est pourtant qu'une illusion.

Les fondements de la condition humaine n'ont pas véritablement évolué : il faut toujours un homme et une femme pour faire un enfant, cet enfant doit être élevé, devenir adulte, gagner sa vie, il doit vivre en société, éventuellement se reproduire, il est menacé par la maladie et l'accident et finira de toute façon par mourir.

C'est pourquoi le projet faustien de faire comme si la condition humaine avait changé est voué à un échec dramatique : on ne manipule pas des lois si fondamentales sans en être punis un jour ou l'autre.

Hélas encore, ce ne sont pas toujours les coupables les plus actifs qui sont punis le plus sévèrement.

Une sortie de crise est possible : l'exemple islandais

Une sortie de crise est possible : l'exemple islandais

Zemmour, Valls et le remplacisme


"La Chronique d'Eric Zemmour" : Valls, le faux dur par rtl-fr

jeudi, novembre 29, 2012

La bulle socialiste

La France vit dans une bulle socialiste qui l'isole du monde et l'empêche d'envisager les solutions à son déclin, qu'elle aurait pourtant sous les yeux si elle crevait cette bulle.

On peut être anti-socialiste en France, mais dans son privé, pas sur la place publique.

Pas un homme public ne dira cette simple vérité :

«Le socialisme est une doctrine immorale et dangereuse. Elle provoque la misère et l'oppression partout où elle est mise en oeuvre. Cette affirmation est justifiée par des considérations théoriques et par l'expérience historique».

Jamais vous n'entendrez ces phrases devant un vaste public.

Pauvre France !

mardi, novembre 27, 2012

Et si on privatisait Montebourg, Guaino, Borloo ... ?

Cet abruti de Montebourg veut nationaliser Mittal. Les connards de service applaudissent. Et le maire de Londres se fout de notre gueule.

Moi, j'ai une solution simple et qui rapporte gros : privatisons les Montebourg, Guaino, Borloo et compagnie. Ne pas oublier d'inclure Duflot, Taubira, Batho, Moscovici, enfin, bref, tout le gouvernement, plus l'assemblée nationale et le sénat,  et aussi vingt ou trente mille élus.

Pas la peine de les vendre, d'ailleurs, nous ne trouverions pas acheteur. Il suffit de les donner, on pourrait même ajouter un petit cadeau par exemple, un sex-toy écolo-festiviste de Florence Lamblin).

Entre les coûts exorbitants de leur train de vie de nababs et les catastrophes que provoquent leurs idées pitoyables, nous ferions des économies fantastiques.

Je suis sûr que le chômage disparaitrait en une semaine.

Au lieu de les donner (ce qui nous créerait inutilement des ennemis), nous pourrions les fusiller, ils le méritent plutôt deux fois qu'une. Mais je n'ai pas la tripe sanguinaire.

Le fillonisme est un sanscouillisme

Jean-François a foutu une mandale carabinée à François, appliquée dans les règles de l'art politique, avec force magouilles, bourrages d'urnes et saloperies qui offensent les vertueux.

Qu'a fait François, qui s'y voyait déjà, ce con ? Il est allé chialer comme un veau dans le giron de la mère Taubira,  autrement dit il a porté plainte et fait venir les huissiers.

D'aucuns pourraient d'ailleurs me faire remarquer sur le mode sexiste que, dans «Fillon», il y a «fille». Cette assonance, fâcheuse pour un dirigeant a-t-elle joué un rôle dans la psychologie de François le mou ?

Bien sûr, s'il avait eu, ô surprise, quelque panache, il aurait été conséquent avec lui-même : «Je suis le véritable élu des militants, j'ai les notables pour moi. Je vous emmerde et qui m'aime me suive.» Mais le panache, chez un politicien français de 2012, il faut le chercher au microscope électronique.

En réalité, le doute le tenaille, le Françoué. L'élu des médias, qui sont tous de gauche, il l'est sans aucun doute. L'élu des militants, c'est une autre histoire ...

Tout cela n'est pas fondamental : au-delà des oppositions de styles, François et Jean-François, c'est drapeau blanc et blanc drapeau.

Mais on a le droit d'en rire.

dimanche, novembre 25, 2012

L'opposition capital-travail est un fantasme socialiste

Bruno Le Roux, chef des députés socialistes (ça promet), nous explique que, pour créer du travail, il faut taxer le capital.

C'est parfaitement idiot, crétin au possible, digne d'une gifle si c'était dit par un gamin de dix ans (d'ailleurs, comme c'est dit par un adulte, c'est passible d'une double paire de gifles et d'un coup de pied au cul).

Cela serait aussi intelligent si mon garagiste m'expliquait que, pour réparer mon moteur en panne, il fallait mettre des gueuses de plomb dans mon coffre pour ne pas favoriser injustement le châssis.

On n'a pas idée d'être con à ce point.

Et comme il est fier de sa connerie (les socialistes sont toujours très fiers d'eux-mêmes et de leurs conneries, au point de susciter des envies de meurtre à la petite cuillère même pas aiguisée), il baptise cela «une mesure de progrès que toute la gauche doit avoir à coeur de défendre».

Voilà la décadence : on fait une connerie à pleurer et on a le culot de d'appeler cela «une mesure de progrès que toute la gauche doit avoir à coeur de défendre». Sortez vos mouchoirs, bonnes gens.

C'est vrai qu'il est illusoire d'attendre d'un socialiste qu'il comprenne quoi que ce soit à l'économie : s'il comprenait l'économie, il ne serait pas socialiste.

Mais on a quand même le droit d'en rire.

Nihilisme gouvernemental

Le nihilisme tient en ceci : puisqu'il y a toujours des raisons (bonnes ou mauvaises, peu importe) de détruire chaque chose, rien ne mérite d'exister.

C'est exactement l'esprit de la politique gouvernementale

Il y a des raisons de détruire le mariage, la nation, l'enseignement de l'histoire, les entreprises, les riches, le peuple français, la liberté, l'éducation, l'héritage, les racines. Donc rien de tout cela ne mérite d'exister.

Mme Taubira n'a pas tort quand elle dit que les prisons transforment certains délinquants en criminels. En revanche, elle se trompe en inférant que c'est une raison suffisante pour éliminer les peines de prison. Elle oublie sciemment toutes les bonnes raisons de garder les peines de prisons.

Le nihilisme gouvernemental se traduit dans les décisions par ce mécanisme : toujours choisir l'argument qui penche en faveur de la destruction.

Finalement, le gouvernement ne sauve plus que les instruments de la destruction : la Halde, la judiciarisation de la vie sociale et la politique «familiale» (il n'y a pas plus destructeur que le vagabondage sexuel) ne sont pas menacées.

Le gouvernement n'est pas seul responsable : ce nihilisme était inscrit dans le programme du candidat Hollande. Soit les électeurs de Hollande ne l'ont pas compris, soit ils ont compris et approuvé, soit ils s'en foutaient. Rien, en tout cas, qui mérite compliments.

Et la France roule vers le néant et la mort, but de tout nihilisme.

******************
Je rappelle la citation de Lévi-Strauss :

«On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite alors qu’elle est faite d’habitudes, d’usages, et qu’en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue tradition, on réduit les individus à l’état d’atomes interchangeables et anonymes.»

Le duel à l'UMP arbitré par les medias de gauche

Il y a une duel en cours à l'UMP.

Or, qui l'arbitre, en réalité ? Qui fait pression ? Les médias de gauche, qui ont clairement choisi François Fillon depuis des mois.

Je peux les comprendre : Fillon est le prototype du gentil toutou de la gauche, le caniche de compétition, ayant entièrement intériorisé le chantage au progressisme et aux «Valeurs républicaines».

Comme Alain Juppé, choisi par les fillonistes comme médiateur, c'est un fervent remplaciste (suivant le néologisme forgé par Renaud Camus).

Cela, je le comprends de la part de la gauche. C'set de bonne guerre que d'encourager ses ennemis à la faute, que de les pousser à choisir le chef le moins combatif. Mais pourquoi la droite se laisse-t-elle faire ?

Les militants ne se sont certes pas entièrement laissés faire, puisqu'ils ont mis Copé et Fillon à égalité à une poignée de voix près, alors que la médiacratie mettait tout son poids en faveur de Fillon.

Mais, tout de même, cette soumission, même partielle, est bien navrante.

Le mieux serait que l'UMP éclate, mais pour des questions financières, cela n'arrivera pas.

samedi, novembre 24, 2012

L'acédie française

L'acédie, plus connue sous la désignation populaire de paresse, est l'un des sept péchés capitaux. Elle désigne la paresse de vivre, le refus de lutter pour vivre, le laisser-aller physique et moral, l'ennui, la dépression, la perte de foi.

Il en existe une variante, l'aboulie, quand on n'a plus goût à rien, plus d'envies.

L'acédie se traduit par une mollesse générale coupée par de brèves périodes d'excitation sans queue ni tête.

C'est le mal dont souffre la France. On l'a même inscrit dans la constitution, sous la forme du principe de précaution. Inutile que je vous en fasse un tableau clinique, vous l'avez chaque jour sous les yeux si vous vivez en France.

Comme l'écrit Jean Clair : «Un pays qui n'est plus conscient ni fier de ses propres idéaux finit seulement par appeler pluralisme ou tolérance ce qui n'est qu'impuissance».

Que faire ?

D'abord, respecter les rites. C'est simple et facile. Continuer à faire les gestes de la foi quand elle vacille n'est pas inutile, ni ridicule, comme le croient les rationalistes qui ne connaissent rien aux subtilités de l'esprit humain.

Respecter le drapeau, le 14 juillet, la culture, la langue et le petit salé aux lentilles. Ce n'est pas par hasard que ceux dont le but avoué est la destruction de notre nation tournent en ridicule ses rites et symboles.

Ensuite, se souvenir du général Lee : «"Devoir" est le plus beau mot de notre langue». En français, on dit : fais ce que dois, advienne que pourra. Quand on songe à ses devoirs plutôt que de se regarder le nombril, la dépression est finie.

Si les Français songeaient un peu plus à leurs devoirs vis-à-vis de leurs ancêtres, ils ne seraient pas si vulnérables à toutes les propagandes. Là encore, ceux qui détruisent l'enseignement de l'histoire savent ce qu'ils font.

Enfin, ne pas perdre espoir. Entretenir la foi.

Tout cela est bien entendu une démarche individuelle ou locale. La traduction politique ne sera que la conséquence.

Cette traduction politique se verra nettement : la France aura gagné et sortira du coma quand le principe de précaution disparaitra de la constitution (peut-être à la faveur d'une disparition de la constitution actuelle) et un tas d'autres choses que je vous laisse imaginer : il suffit de prendre le contrepied de ce qui est à la mode aujourd'hui dans la classe jacassante.

Allons, ce n'est pas le première fois que la France a été en péril de mort.

Aujourd'hui, notre ennemi est la bêtise à front de taureau, celle par exemple, qui voulut interdire Ronsard sous prétexte qu'il préférait les jeunes femmes aux vieilles. Alors terminons avec lui :

Que diront tant de Ducs et tant d'hommes guerriers
Qui sont morts d'une plaie au combat les premiers,
Et pour la France ont souffert tant de labeurs extrêmes,
La voyant aujourd'hui détruire par soi-même ?
Ils se repentiront d'avoir tant travaillé,
Assailli, défendu, guerroyé, bataillé,
Pour un peuple mutin divisé de courage
Qui perd en se jouant un si bel héritage


vendredi, novembre 23, 2012

Juppé la brêle

Alain Juppé revient comme sauveur de l'UMP, poussé par les mous soumis au diktat médiatico-gaucho contre Jean-François Copé, un faux dur. Même un faux dur, c'est encore trop de dureté pour l'aile molle mollissime de l'UMP.

Pour vous rappeler toute l'estime que je porte à la vedette du jour :

Juppé 1 et Juppé 2.

jeudi, novembre 22, 2012

La défaite de Fillon n'est pas une victoire pour la France

Le perdant de l'élection UMP est François Fillon, même s'il finit par être proclamé vainqueur. Comme François Hollande, il était le préféré des medias, celui devant qui l'adversaire devait renoncer tellement sa victoire était certaine et proclamée à l'avance.

Cette technique de pression médiatique a réussi (moins bien que prévu) pour François Hollande. Elle a échoué pour François Fillon.

L'UMP et le PS souffrent du même mal : ce sont des écuries pour les ambitions personnelles cherchant à s'accomplir aux dépens de la collectivité. Autrement dit, elles sont fondées sur des valeurs strictement inverses de celles qui sont traditionnelles en politique : le service du bien commun.

Bien sûr, cet idéal n'était pas souvent atteint, mais il restait la référence. Aujourd'hui, l'idéal de nos politiciens est celui des aristocrates décadents de la fin de l'ancien régime : profiter, parce que je le vaux bien, de privilèges exorbitants, rouler carrosse, vivre dans des palais somptueux et me faire servir par une domesticité pléthorique et soumise.

Les aristocrates avaient au moins une excuse : l'obligation d'avoir du goût et le devoir de mourir à la guerre. Rien de cela avec nos carriéristes.

A droite, le problème est aggravée par le fait que, contrairement à la gauche, elle n'a même pas une haine idéologique permettant de dissimuler la férocité des ambitions sous un vernis politique.

mercredi, novembre 21, 2012

UMP : qu'est-ce qu'on rigole !

Le plus drôle dans cette histoire, c'est la tête de tous les chouchous des médias, les NKM, Le Maire, Baroin, qui avaient volé, avec le courage qu'on leur connaît, au secours de la prétendue certaine victoire fillonesque.

Ce qui est encore plus rigolo, c'est que ces imbéciles qui sont trompés à longueur d'année par les sondages, se soient une fois de plus décidés sur la foi de sondages débiles.

La « Phobie » des Réformes Structurelles !

Excellent article de Christian Vanneste sur son blog :

S’il fallait réécrire le Mal Français que son auteur, Alain Peyrefitte avait désigné comme la société de méfiance, incapable d’affronter le grand large de la compétition internationale, il faudrait employer systématiquement le pluriel : la France se méfie de tout, de son passé, de son avenir, des réformes, par-dessus tout. La France classique, disant beaucoup en peu de mots, pensant clairement, bâtissant avec ordre et élégance, réformant méthodiquement mais fermement, affrontant avec courage le monde entier au besoin, est devenue une société byzantine où des élites formées par un enseignement suicidaire, ressassent les idées creuses et les formules compliquées qui justifient leur impuissance ou leur nocivité. Georges Pompidou avait écrit le « Noeud Gordien ». Le dernier grand Président avait vu juste : il fallait trancher. On n’a pas dénoué. On a au contraire noué davantage avec le regard brillant du fort en thème ravi de son intelligence inutile.

La suite :

La « Phobie » des Réformes Structurelles !



mardi, novembre 20, 2012

Le retour des impôts massifs ?

Dans cet article, François Lenglet prédit un retour durable des impôts massifs. A vrai dire, je n'avais pas vu qu'ils étaient partis ...

Admettons.

Cela suppose le protectionnisme : quand les ponctionnaires rançonnent les moutontribuables, il faut les empêcher de fuir et d'acheter moins cher à l'étranger. Ce n'est pas impossible : l'économie était moins libre en 1920 qu'en 1910. Mais une guerre mondiale était passée par là.

C'est très con, la première conséquence du protectionnisme est l'écroulement du pouvoir d'achat, déjà pas très vaillant : plus de téléphones ni de voitures bon marché.

Un mien collègue très naïf dit à propos du «mariage homosexuel» que c'est tellement con que cela ne va pas se faire. Il est gentil ! Comme si la connerie manifeste était un argument politique.

Le protectionnisme est très con, mais il va peut-être se faire. C'est encore là une manifestation de la décadence de l'Occident : plutôt que se battre, on va se réfugier à l'abri de murailles, qui finissent toujours par tomber.

Alors que nous avons la recette de la réussite sous les yeux (Suède, Suisse, Nouvelle-Zélande, Australie, etc.), nous allons faire toutes les erreurs avant de nous résigner, au final, en ayant perdu encore vingt ans, à la bonne solution. C'est un trait de la démocratie selon Churchill : trouver la bonne solution après avoir essayé toutes les autres.

La France décadente

La France décadente

lundi, novembre 19, 2012

«Mariage pour tous» et inceste à la lumière de l'actualité


Dans cette affaire, un père a couché avec ses filles, il a même eu un fils de l'une d'elle dont il est à la fois le père et le grand-père.

Or, il se trouve que les filles clament qu'elles étaient consentantes.

Si deux hommes ou deux femmes sont autorisés à se marier au nom de l'amour et de la non-discrimination, pourquoi une fille et son père ne le seraient-ils pas, avec les mêmes arguments ? Ces arguments seraient d'ailleurs d'autant plus forts que la faculté de procréer entre un père et sa fille n'est pas factice, comme le prouve cet exemple, contrairement à la situation des couples homosexuels. Un père et sa fille peuvent en quelque sorte fonder une famille de manière naturelle, jamais deux homosexuels.

Pourquoi l'amour entre un père et sa fille serait-il interdit de mariage quand celui entre deux hommes ou deux femmes ne le serait pas ? A partir du moment où l'on rejette les références à la tradition et au droit naturel et que la seule argumentation tolérée est à base de non-discrimination et de sentiment, l'interdit de l'inceste devient difficile à justifier.

L'exemple de l'inceste est évidemment extrême, avant qu'on le légalise (c'est la pente que nous suivons, quoi qu'en disent les ravis du «mariage pour tous»), on aura légalisé depuis longtemps la polygamie (au nom des mêmes arguments). Mais à partir du moment où l'on affaiblit, voire supprime, les notions de père et de mère, comme le prévoit le «mariage pour tous»,  on ouvre la porte à l'inceste, prétendre le contraire c'est mentir ou être con comme un balai.

La technique de la pente glissante est toujours très puissante en politique : en juin 1940, les démarches vers le honteux armistice ont été entamées par une demande d'information «qui n'engage à rien».

Lors du débat sur le PACS, des gauchistes (dont E. Badinter et L. Jospin) avaient juré leurs grands dieux que jamais il ne serait question du mariage des homosexuels entre eux et de l'adoption par iceux. Voyez où nous en sommes.

Les mêmes nous jurent aujourd'hui qu'il ne saurait être question, après le «mariage homosexuel» de légaliser la polygamie et l'inceste. Il faut bien de la naïveté ou de la pusillanimité pour ignorer que ce serment d'ivrogne est une raison de plus pour se méfier et pour les combattre. Il faut bien que l'expérience serve, nom de Dieu !

Il est temps d'infliger une leçon aux amis du désastre.

dimanche, novembre 18, 2012

Liberté ! Liberté chérie !


Audrey Pulvar annonce sa rupture avec Arnaud Montebourg

AFP Mis à jour  | publié  Réactions (5)

La journaliste Audrey Pulvar a annoncé à l'AFP ce soir la fin de sa relation avec le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

"La journaliste Audrey Pulvar annonce la fin de sa relation avec Monsieur Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et poursuivra tout auteur d'atteinte à sa vie privée ou à celle de ses proches", a écrit la directrice du magazine Les Inrocks dans un texte transmis par SMS à l'AFP.

***************************

C'est marrant et très révélateur : en annonçant cette rupture par SMS (quelle élégance), Audrey Pulvar a pour réflexe de menacer la terre entière de procès. Quelle douce colombe ! Elle doit être charmante à vivre !

Je ne connais pas les circonstances de cette rupture. Je n'aime pas Arnaud Montebourg. Mais il y a des joies qui transcendent le ressentiment politique. Je ne peux que présenter à M. le ministre mes plus chaudes et mes plus sincères félicitations pour cette libération anticipée.

La joie d'être conservateur

C'est une joie d'être conservateur.

Bien sûr, c'est infiniment triste de voir notre monde s'écrouler par pans entiers.

Mais, tout de même, tandis que les imbéciles festivistes courent comme des canards sans tête, d'une connerie à l'autre, du «mariage homosexuel» à la théorie du genre en passant par les «salles de shoot» sans oublier le «vivrensemble», ça fait du bien d'avoir des racines, un passé, une histoire, un pays, une culture, une langue, d'être à l'aise avec la réalité, tandis que les autres zombies sautent de mensonge médiatique en mensonge médiatique, flottant dans l'air du temps, insignifiants et fragiles comme des bulles de savon.

Et, de temps en temps, nous nous retrouvons entre vieux cons (dont certains sont jeunes), plutôt autour d'un boeuf bourguignon que d'un couscous, et nous nous payons une tranche de rigolade contre l'époque, avec quelques bons mots que n'aurait pas reniés Audiard.

Bien sûr, la Halde, Caroline Fourest et Christiane Taubira partiraient comme des bonnes soeurs épouvantées par le diable, mais ce n'est pas méchant. En tout cas, la réalité est plus méchante que nos plaisanteries.

Nous avons l'impression de constituer un ilot de sains d'esprit cerné par les fous et c'est assez réjouissant de regarder les fous de l'oeil clinique du médecin.

Droitisation, vraiment ?


Le centre de gravité des débats s’est-il droitisé ? Tout porte à croire que non. François Fillon accuse Jean-François Copé de prendre « tous les virages à droite » et de faire « dévier la ligne du parti ». Ce langage de la « droitisation » déviant ou dérapant d’une « ligne » orthodoxe a une origine très précise : c’est le langage du Politburo sous Staline.
Ce jargon, utilisé contre Boukharine et consorts, a ensuite traîné ses guêtres dans les rangs du PCF, s’est transmis aux groupuscules gauchistes en 68, pour hiberner dans les rangs trotskistes avant d’être récupéré par la gauche comme arme de propagande contre la droite.
Sur le fond, cette idée est démentie par la plupart des indicateurs disponibles. Par exemple, la campagne médiatique déclenchée contre un récent numéro de l’hebdomadaire Le Point, accusé d’islamophobie. Ce qui n’avait pas été le cas de dossiers antérieurs encore plus fermes contre le défi islamiste (en février 2006 et décembre 2007, par exemple).
L’hebdomadaire de centre-droit a même choisi d’interviewer un sociologue marqué à gauche, qui affirme que, concernant l’islam « ce qui était à l’extrême-droite est désormais au centre », ainsi que Tariq Ramadan, qui prétend que le Parti socialiste s’est « aligné » sur le Front national.
Ainsi, même dans un journal accusé d’islamophobie, se trouve soutenue la thèse de la droitisation (incluant l’idée délirante d’une extrême droitisation de la gauche). Cela démontre que ce n’est pas le journal qui est devenu islamophobe. Ce sont les élites qui sont de plus en plus unanimes et chatouilleuses. L’accusation d’islamophobie fuse désormais pour un oui ou pour un non.
Un intellectuel censé représenter la gauche modérée comme Pierre Rosanvallon n’a pas hésité à accuser Sarkozy de promouvoir « les formulations les plus archaïques de la xénophobie et du rejet de l’autre ». Autre preuve de « gauchisation » des débats, la droite des années 80 parlait de « réduire l’immigration », celle des années 90 de « réduire l’immigration clandestine » et celle des années 2000 « d’immigration choisie ».
Pour ne pas désigner la réalité, on a successivement parlé de « jeunes de banlieue », puis de « banlieues sensibles » au pluriel, puis de « quartiers sensibles », puis de « quartiers » ou de « jeunes » tout court car, après le mot « banlieue », c’est au tour du mot « sensible » d’être considéré comme inconvenant.
Ces consignes de langage sont mauvais signe pour l’avenir de la liberté. On est passé de l’euphémisme au jargon, puis du jargon au mot d’ordre, et du mot d’ordre à l’anathème contre ceux qui l’enfreignent. Le curseur s’est déplacé vers la gauche de l’échiquier politique.
Marc Crapez, le 18 novembre 2012
***************

Il faut dire qu'avec des connasses comme NKM et des mous comme Fillon, la droite n'est pas près d'être la droite.