dimanche, février 10, 2013

Réunion de crise demain au ministère des finances

Réunion de crise demain au ministère des finances. A l'ordre du jour :

> la réduction des dépenses publiques d'Etat

> la suppression des collectivités locales surnuméraires

> la privatisation d'EDF et de la SNCF

> la privatisation de l'EN

> la formation professionnelle

> les marges historiquement basses des entreprises françaises

> le déficit du commerce extérieur

> la compétitivité en berne

> le chômage en hausse

...

Je plaisante. Demain, on parlera au ministère des fiances de choses beaucoup plus importantes et urgentes : la viande de cheval dans les lasagnes.

On a les priorités qu'on mérite.

Je voudrais bien être un mouton armé

J'ai déjà abordé ce sujet dans L'imposture démocratique.

Je suis en train de lire Beyond democracy.

L'idée est simple et claire : la démocratie est un collectivisme et, comme tous les collectivismes, une tyrannie, celle de la majorité (et encore : c'est devenu celle des minorités braillardes). Par exemple, pourquoi ne puis-je choisir librement l'école où je mets mes enfants et les enseignements qu'ils y reçoivent ? Mon système de retraite ? Ma voiture ? Les propos que je tiens publiquement ? Ce que je fais de mon argent (l'Etat m'en prend les trois-quarts) ?

C'est parce que la démocratie moderne est un collectivisme que le social-clientélisme, la croissance de l'Etat-mamma et le naufrage des finances publiques y sont des fatalités.

Ce qu'il y a de bon en Occident n'est pas du à la démocratie mais à notre bonne vieille philosophie libérale que, justement, l'idolâtrie démocratique écrase depuis l'après-guerre. La prospérité venait du libéralisme, en dépit, et non à cause, de la démocratie. Quand la démocratie étouffe le libéralisme, on a le retour de la misère pré-libérale.

Les Pères Fondateurs (suivant l'expression américaine) étaient de fervents libéraux fort méfiants de la démocratie.

L'alternative à la démocratie n'est pas la dictature mais la liberté. Benjamin Franklin disait que la démocratie, c'est deux loups et un mouton votant pour savoir ce qu'on va manger, et que la liberté, c'est un mouton armé contestant le résultat du scrutin.

*************
Nota : les "printemps arabes" sont une illustration parfaite, presque trop belle pour être vraie, de ce que j'écris. Les arabes "libérés" ont voté tout ce qu'il y a de plus démocratiquement et pour quoi ont-ils voté ? Pour la tyrannie islamiste (y compris ceux qui vivent en France, ce qui devrait faire réfléchir même les salopards immigrationistes les plus crétins).

Nota 2 : à la lumière de la citation de Franklin, on se dit que ceux qui nous racontent que la liberté américaine de porter des armes résulte d'une mauvaise interprétation de la Constitution sont soit des ignares soit des salopards.


samedi, février 09, 2013

Sur un stupéfiant reportage de France 2

Sur un stupéfiant reportage de France 2

Au secours ! La fausse droite revient !

Tôt ou tard, la droite UMP reviendra au pouvoir, ne serait-ce que par lassitude de la gauche.

Or, cette droite est toujours aussi fausse, puisque toujours acquise aux idées du progressisme, du socialisme et de la licence morale. Elle n'a en rien pris un virage vers le libéral-conservatisme. Le débat sur le mariage des invertis a montré que le nombre des députés authentiquement conservateurs était très restreint.

Pire, sous l'impulsion de Marine Le Pen et de son entourage joyeux,  pardon, gai, le Front National a rejoint l'oligarchie.

Les Français sont donc plus que jamais prisonniers, comme depuis trente ans : la vraie gauche les tabasse pendant que la fausse droite, en organisant une alternance de pacotille, bouche toutes les issues politiques.

Un conservateur a donc le choix entre la peste et choléra.

L'avantage psychologique d'un gouvernement de gauche est pouvoir laisser libre cours à sa rage en entretenant l'espoir, bien sûr infondé, que cela sera peut-être mieux après. Un gouvernement de fausse droite accentue la détresse.

Après mûre réflexion, je suis en train de me dire que mai 2012 est peut-être la dernière fois de ma vie où je vote. L'abstention n'est pas paresse de ma part, je suis mitoyen du bureau de vote, mais un choix délibéré. Voter, c'est cautionner un système qu'on devrait laisser couler dans le mépris.

Mais attention : grâce au gouvernement Hollande-Taubira, les vrais Français sont en train d'apprendre à s'organiser,  à manifester, à tracter, à pétitionner, à manipuler les médias. Cet apprentissage pourra servir un jour. Et il n'est pas certain que ce jour-là la fausse droite tire les marrons du feu. La politique française est pleine de surprises.

Les capitalistes contre le capitalisme

Les boursiers contre Apple

Les actionnaires peuvent-ils mettre en danger une société par cupidité court-termiste ? Bien entendu. Les gauchos de tout poil nous l'ont assez répété, au point d'en faire, à leurs yeux, l'un des problèmes majeurs de l'économie.

On peut même vivre pas loin de chez soi des situations où les actionnaires sont de véritables salopards qui se barrent avec la caisse.

Quelle est l'alternative ? L'étatisation, sous des formes plus ou moins déguisées. Et l'on sait où cela mène : à la misère.

Elargissons la perspective : il se peut qu'une société soit coulée par des actionnaires sans scrupules, mais est-ce grave ? Et pour qui ?

C'est grave pour les actionnaires minoritaires, qui ne sont pas responsables des mauvaises décisions. C'est grave pour les salariés.

Les actionnaires minoritaires, c'est dommage pour eux, mais il faut savoir avec qui on couche et sauter du navire à temps.

Il reste les salariés. C'est un vrai problème en économie bloquée. Quand la prospérité est là, on peut toujours changer d'employeur. La prospérité, c'est la liberté (et vice-versa). Ce n'est plus la même chanson en temps de crise.

La première solution : la prière. Prier pour avoir de bons actionnaires et un bon patron.

La deuxième : quand même essayer de se barrer avant le naufrage.

Et voilà, c'est tout, je suis au bout de mes solutions.


Enfin des gens qui commencent à comprendre le communisme de marché

Mon explication de la crise est le communisme de marché.

Après avoir lu Flora Montcorbier, je me suis senti très seul : même la prétendue droite censée être plus intelligente que la gauche y allait de ses diatribes stupides contre l'«ultralibéralisme».

Il y a quelques jours encore, sur Polemia, on pouvait lire un article hallucinant de connerie qui expliquait la crise depuis les années 70 par la fin du protectionnisme ! Nulle part n'était évoquée la croissance mammouthesque de l'Etat. Alors que c'est justement l'articulation entre une prétendue libéralisation et la progression du socialisme étatique qui est le phénomène intéressant, le tout à base de matérialisme déchainé.

L'«ultralibéralisme» est encore l'idée dominante, et même la seule, dans les medias. Marine Le Pen, qui pourrait se permettre une pensée originale, en rajoute dans le socialisme. Donc, du coté de la classe jacassante, rien de nouveau, c'est-à-dire rien à attendre. Toujours aussi conne.

En revanche, de temps en temps, je croise un signe encourageant.

Jean-Pierre Petit, économiste qui intervient souvent sur BFM, n'emploie jamais le concept de communisme de marché mais ses idées tournent autour : inflation démocratique, social-clientélisme, économie de bulle, critique du mercantilisme ...


vendredi, février 08, 2013

Sur un étonnement de Valeurs Actuelles

Le journal Valeurs Actuelles s'étonne du fanatisme du gouvernement Hollande sur tous les sujets liés aux moeurs (ceux qu'on baptise «sociétaux»). Il fait remarquer que, dans ce domaine, Français Mitterrand s'était montré beaucoup plus pragmatique.

Mes fidèles lecteurs n'en sont pas étonnés : c'était ma crainte dès avant l'élection.

VA fait une analyse politique : Hollande a besoin de s'appuyer sur les libertaires.

Je fais une analyse plus psychologique : Hollande et ses ministres ont, à quelques exceptions près, le même profil. Des médiocres envieux, jaloux, incultes et, surtout, sans scrupules. De plus, ils n'ont rien connu d'autre que la politique : ouverture d'esprit et autocritique, zéro. Mme Taubira en est l'illustration jusqu'à la caricature.

Ils sont donc du bois dont on fait les fanatiques. Leur politique n'a donc rien d'étonnant.

jeudi, février 07, 2013

Qu'est-ce que l'éducation ?

Avec mes collègues, nous tenons des conversations de plus en plus élevées. Je commence à avoir la trouille : c'est anormal. Et tout ce qui est anormal doit susciter la peur, par pur instinct de  conservation (les «phobies» sont un signe d'intelligence basique). Donc, j'ai de plus en plus peur de mes collègues, déjà que je rase les murs et que  je porte un slip en zinc. Je me demande si je ne vais pas aller jusqu'au gilet pare-balles et à la kalach.

Vivement que nous recommencions à parler foot et bagnole.

Le sujet du jour était : «Qu'est-ce que l'éducation ?»

Excellente question puisque, sur ce sujet, le bon sens a subi depuis quelques décennies  une défaite en rase campagne dont nous voyons tous les jours les dramatiques conséquences.

Comme la guerre, l'éducation est un art tout d'exécution, mais, en théorie, c'est simplissime.

Eduquer, étymologiquement, c'est «conduire hors». Hors de quoi ? De l'enfance, bien entendu.

Et ce n'est pas nouveau, ça date des Romains (au moins). C'est dire si les relents réactionnaires et passéistes de l'éducation sont puissants, nauséabonds comme un clodo qui se déchausse.

Conduire hors de l'enfance ? Donc de la fusion maternelle et du fantasme de toute-puissance. C'est pourquoi l'éducation est à la fois frustrante et libératrice.

Frustrante, parce qu'elle pose des limites, la limite ultime et insurmontable de la vie adulte étant la mort acceptée. Libératrice parce qu'elle donne les outils pour affronter le réel et s'y épanouir. Toutes les micro-limites érigées quotidiennement par l'éducation «Mouche ton nez», «Dis bonjour à la dame», «Tiens toi droit» ne sont que les projections sur de petites situations de la Limite. Et ce rôle d'éducateur est symboliquement dévolu au père, cet ignoble intrus qui brise la fusion maternelle.

Inversement, la fusion maternelle est nécessaire pour acquérir la confiance mais devient à la longue étouffante et mortifère.

Bref, je pousse la folie jusqu'à prétendre cette chose horrible, fachisse, nazie, à savoir qu'en matière d'éducation, les sexes sont complémentaires.

Je n'ai malheureusement pas gardé un article fort intéressant d'un professeur de lycée expliquant qu'il trouvait que ses élèves étaient de plus en plus facilement découragés par les obstacles et devenaient dépressifs, qu'il y en avait de moins en moins de persévérants. Or, c'est pour moi un symptome de non-éducation, puisque je définis l'éducation comme l'apprentissage de la frustration afin de savoir s'épanouir malgré toutes les emmerdes qui nous tombent sur la gueule dans la vie.

La non-éducation est la facilité, c'est agreable de dire oui, mais aussi une trahison de ses devoirs.

L'explication de cette non-éducation ? La forclusion du père.

La plupart des pères que je connais se comportent comme des mères-bis et ne remplissent que très mal (en tout cas, pas aussi bien qu'ils le pourraient avec un peu de couilles) leur rôle d'éducateur. Seule leur présence, qu'ils ne peuvent totalement effacer, en introduisant un coin dans la fusion maternelle, joue encore un rôle éducatif. Quant aux «familles» monoparentales, mieux vaut ne pas en parler (on peut saluer les femmes seules qui arrivent quand même à éduquer leurs gosses).

Et l'on retombe sur le problème du conformisme qui modèle une société. Nos grands-parents se posaient-ils plus de questions que nous sur l'éducation ? Je n'en sais rien mais j'en doute. En revanche, l'exemple venu d'en haut et l'atmosphère générale étaient très différents.

Le père, et donc l'éducation, étaient valorisés. Aujourd'hui, le père, et donc l'éducation, sont dévalorisés. On a ce qu'on mérite.

Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.

«L'assurance-vie au secours de l'immobilier»

«L'assurance-vie au secours de l'immobilier». C'est un titre des Echos de ce matin.

Les avantages fiscaux de l'assurance-vie seraient conditionnés par une part d'investissement immobilier.

C'est à pleurer des larmes de sang :

1) L'immobilier français ne souffre pas de manque de capitaux mais d'une bureaucratie trop lourde et de manque de foncier.

2) Il n'y a pas plus mauvaise politique d'investissement que d'encourager l'immobilier :

a) La subvention se retrouve dans les prix et écarte encore plus les moins aisés de la solvabilité.

b) une bonne politique publique d'investissement est celle qui encourage l'innovation et les gains de productivité, c'est-à-dire tout le contraire de l'immobilier.

Une conclusion s'impose : nous sommes dirigés par des fous. Qui plus est, incompétents et dangereux.

La pétition pour tous

Je suis opposé par principe à un référendum sur le mariage des invertis, mais il est bon, juste et jouissif de chercher à emmerder le gouvernement au maximum.

Voici la pétition :

La pétition pour tous

Il faut atteindre 500 000 signatures d'ici le 15 février. On est autour de 350 000 donc c'est possible.

mardi, février 05, 2013

Le divorce, mon suicide social et le déjeuner pas sur l'herbe

J'ai déjeuné avec trois collègues de droite.

L'un est bobo, parisien et bachelotisé, sa certification droitière est très douteuse. Il soutient l'interdiction des feux de cheminée en région parisienne sous prétexte de jalousie sociale d'écologie. C'est vous dire si ses créances de droite m'inspirent confiance. Autant que Katsumi en plein gang-bang expliquant qu'il faut rester vierge jusqu'au mariage ou que Dominique Strauss-Kahn revendiquant son souci de la condition féminine au milieu d'une partouse avec des mineures lilloises.

A cette noble tablée, j'étais le seul non-divorcé. Situation singulière dont il était hors de question que je ne profitasse point.

N'écoutant que mon courage intrépide, ma pulsion suicidaire et mon panache donquichottesque, j'orientai assez rapidement la conversation vers un thème que m'inspirait un article récent de Peter Hitchens : «Nous sommes décadents. La famille fout le camp. Le divorce facile, nous testons depuis quarante ans et c'est une catastrophe sociale. Il serait temps d'arrêter cette expérience funeste et de resserrer les boulons.»

Bien sûr, je n'ai aucun espoir que cela arrive avant que les mollahs, profitant du basculement démographique, remettent dans nos moeurs l'ordre dont ils sont coutumiers.

Mais bon, à table, il faut bien causer.

Sur mes trois convives, deux se tinrent à peu près cois (dont le bachelotisé) mais le troisième réagit vivement. Un sur trois, c'est assez minable comme opposition mais j'avais très mal choisi mon terrain (erreur fatale). En effet, la cantine n'est pas le lieu pour les cris, hurlements, gestes amples et dramatiques, effets de cape et de manche, duel au sabre sur la table, que nécessite ce genre de débat passionné et touchant à l'intime.

Obligé de débattre calmement d'un sujet qui requérait le bruit et la fureur, je ne pouvais vaincre. Cependant, je ne reculai pas.

Deux arguments me furent opposés :

1) «Tu n'as pas vécu, tu ne peux pas juger».

Argument irrecevable : si l'homme est doué d'imagination, c'est pour s'en servir. Paraît-il qu'un Californien peut se mettre à la place d'un canard gavé, alors rien ne m'empêche de me mettre à la place d'un divorcé (même non gavé).

Après, le tout est de savoir quel jugement l'on fait et s'il y a de la modération et de la sympathie dans ce jugement.

J'en profite pour rappeler cet article de Dalrymple : The rush from judgement.

2) «Peut-être qu'un jour tu seras bien content d'avoir la possibilité du divorce facile que tu critiques tant pour ses effets sur la société».

Argument nettement plus intéressant qui parle à mon coeur de libéral.

Je ne supporte pas qu'on interdise les feux de cheminée mais je me vois très bien défendre «Tu ne divorceras point» (avec quelques nuances). Pourquoi ?

Je suis persuadé qu'il y a des cas, rares, où ce qui est bon pour l'individu (1) est mauvais pour la société et, au final, pour le plus grand nombre.

La famille est la matrice de la société. Détruire la famille, c'est détruire la société. Depuis la «libération» des moeurs, notre société s'ensauvage (2).

Car on connaît l'image télé, bien-pensante, du divorce bourgeois qui se passe impec, pour ainsi dire entre copains, et de la famille «recomposée» où tout baigne dans l'amour et l'eau fraiche.

La réalité est quelque peu différente :

> le divorce, ce sont des enfants malheureux, ayant plus de probabilités de divorcer et d'avoir des problèmes sentimentaux et psychologiques. Sans compter des chances de réussite scolaire inférieures (les statistiques sont moins nettes sur ce sujet).

> c'est souvent une situation plus précaire, voire la pauvreté.

> c'est aussi un exemple désastreux donné aux plus fragiles : la moitié des enfants des familles anglaises les plus pauvres ne vivent pas avec leur père. Dalrymple évoque souvent ces Anglaises qui ont quatre ou cinq gosses de trois ou quatre pères différents. Elles s'étonnent que leur vie soit un foutoir et leurs gosses de vrais sauvageons.

C'est finalement ce dernier point qui est le plus dommageable pour la société. Car une licence qui peut être supportée par des bourgeois en circonscrivant les dégâts devient un désastre quand elle est adoptée par tous.

La société est menée par le conformisme. Si le conformisme est à l'auto-discipline, à la préservation des apparences (3) et à la retenue, la civilisation se perpétue. Si le conformisme est à la licence (et l'on a toujours d'excellentes raisons individuelles qui justifient la licence), tout fout le camp.

On ne peut à la fois se féliciter du divorce facile et se plaindre de l'ensauvagement de la société car ils sont liés. Des liens indirects, complexes, il faut réfléchir pour les comprendre, mais des liens bien réels.

Alors oui, peut-être qu'un jour je serai bien content de pouvoir divorcer facilement (à Dieu ne plaise), mais je n'en persisterai pas moins à penser que c'est une calamité pour la société. Et qu'il est temps d'arrêter l'expérience.

Bonus la Lime : Hitchens sur le mariage

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(1) : je fais l'hypothèse que le divorce est bon pour les divorcés, c'est très optimiste. En général, il y en a au moins un sur deux qui souffre.

(2) : le diagnostic est brouillé par l'immigration extra-européenne, qui contribue à l'ensauvagement. Cependant, l'ensauvagement est certain.

(3) : en société, l'hypocrisie est civilisatrice. On pense «marquise, j'ai bien envie de vous sauter» et l'on dit «marquise, que vous avez de beaux yeux» et on lui récite un poème. On se moquait du «on reste ensemble à cause des gosses» mais il recelait bien plus d'intelligence et de sagesse que les moqueries.




dimanche, février 03, 2013

"Mariage pour tous" : une nouvelle filière d'immigration ?

"Mariage pour tous" : une nouvelle filière d'immigration ?

Les «couples homosexuels» n'existent pas. Les «enfants de couples homosexuels» non plus.

Les enfoirés qui défendent le «mariage homosexuel», fidèles à leurs habitudes, salopent la langue française et nous font du chantage au «vide juridique». Les pauvres «enfants de couples homosexuels» souffriraient mille morts de ne pas avoir de statut juridique.

On nous fait pleurer sur des fantômes. Les «enfants de couples homosexuels» n'existent pas.

Pour commencer, les «couples homosexuels» n'existent pas. En français, quand on joint deux semblables, on dit «paire» : paire de jumelles, paires de bottes, paire de jambes, paires de seins, paire de couilles. D'un homme un rien téméraire, on dit qu'«il en a une paire». On ne dit pas qu'«il en a un couple».

Pour cette raison même que s'agissant d'homosexuels, on doit parler de paire et non de couple, il ne peut y avoir d'«enfants de couples homosexuels».

Un enfant n'est jamais le produit d'une paire d'homosexuels. Il est nécessairement le produit d'un couple. Il y a toujours une père ou une mère qui est volontairement ignoré mais qui existe. La reconnaissance du «mariage homosexuel» par la loi est donc le droit de priver sciemment un enfant de son père ou de sa mère.

On nous fait des grands couplets sur l'amour et «ils ont bien le droit de s'aimer» (comme si cela avait un rapport avec le mariage), mais en réalité, il s'agit d'un projet sordide et glauque.

Et puis merde : j'en ai marre de parler de ça. Cette proposition de «mariage homosexuel» est d'une telle bassesse que rien que d'en parler, j'en suis sali.

Neuf ans après le «mariage homosexuel» et l'euthanasie pour les adultes, la Belgique en est à envisager l'euthanasie des enfants

On savait déjà, après le passage du PACS au «mariage homosexuel», que les salopards qui nous jurent que les risques de  dérives polygames,  incestueuses et mercantiles ne sont que des fantasmes et que « jamais, jamais, ...» mentaient comme des arracheurs de dents.

Voilà que neuf ans après le «mariage homosexuel» et l'euthanasie pour les adultes, la Belgique en est à envisager l'euthanasie des enfants :

L'euthanasie pour les enfants ?

Chaque fait, français ou étranger, chaque pancarte, chaque slogan, chaque silence même, viennent confirmer ce qu'affirment depuis le début les opposants au «mariage homosexuel» : euthanasie, mères-porteuses, «mariage homosexuel», marchandisation de l'humain sont les pièces d'une philosophie cohérente, mortifère, nihiliste et déshumanisante.

Accepter l'une quelconque de ces pièces, c'est renforcer la probabilité de faire passer les autres, dans une progression de perroquet suicidaire.

Il nous appartient d'être intelligents, d'analyser les conséquences de nos décisions dans l'immédiat mais aussi à long terme, d'imaginer les conséquences voulues, mais aussi d'anticiper les dérives, d'intégrer tout cela dans une perspective d'ensemble.

Si on fait cet effort, il est impossible d'être partisan du «mariage homosexuel» sauf à considérer que l'homme est entièrement matériel, un amas temporaire de cellules et peut être envisagé comme une marchandise.

D'ailleurs, les plus cohérents des partisans du «mariage homosexuel» ne disent pas le contraire. Je respecte au moins cette cohérence et cette franchise.

Deux remarques par M. de Scitivaux

1) Dans la situation des pays occidentaux, plus l'économie est faible, plus la monnaie est forte : en situation de faiblesse, on importe moins, donc on a moins de monnaie sur le marché des changes, donc la monnaie se valorise (et la situation économique se dégrade). C'est évidemment un cercle vicieux, le deuxième de notre économie. Le premier est celui de l'endettement public.

La présence de cercles vicieux dans notre économie (ou pour le dire mathématiquement : de rétroactions positives sur des phénomènes négatifs) oblige à tirer une leçon simple : il faut résoudre les problèmes le plus tôt possible, sinon ils s'amplifient mécaniquement au point de devenir insurmontables, jusqu'à la rupture.

Bien évidemment, notre démocratie dysfonctionnelle court-termiste fait exactement le contraire.

Pas étonnant que nous soyons dans la merde.

2) Le principal problème de la France, celui qui empêche la résolution de tous les autres, c'est la dépense publique excessive et inefficace.

Or, Marc de Scitivaux fait remarquer que tous les pays qui ont réduit la dépense publique ont commencé par abolir le statut de la fonction publique. Je vous laisse donc imaginer à quel point les promesses de réduction des dépenses publiques de François Hollande, l'élu des statutaires de la fonction publique, sont crédibles.

Addendum : Marc de Scitivaux se paye aussi Christiane Taubira. Aucune compétence juridique et échec constant de ses analyses. Indépendantiste désavouée par les Guyanais, socialiste ayant fait échouer Jospin, etc.




Zero dark Thirty



Ce film raconte la traque de Ben Laden.

Conséquence : une de ces polémiques avec lesquelles les connards à belle âme des deux cotés de l'Atlantique cassent les couilles des honnêtes gens : en montrant des scènes de torture permettant d'obtenir des renseignements utiles, ce film ferait l'apologie de la torture.

Soyons clairs : quand il s'agit de démanteler un réseau (cas de la traque de Ben Laden), la torture pratiquée rationnellement est efficace. Nous avons l'expérience de la Résistance en France ou de la bataille d'Alger.

La question de la torture est politique et morale : à quoi cela sert-il de démanteler un réseau si deux autres se créent ? Mais ce n'est pas le sujet du film.

Une polémique moins violente, me semble-t-il plus fondée : le film trahirait des informations protégées, «classifiées» comme on dit en franglais. J'ai effectivement été étonné par l'exposition de certaines méthodes. Si j'avais été terroriste, et à condition que je ne sois pas déjà informé, cela m'aurait inspiré d'utiles réflexions.

Revenons donc au film : il est haletant, bien construit. Il est franc : il nous rappelle que nous sommes en guerre.

Je n'aime pas l'expression américaine «global war on terror», ou «guerre contre le terrorisme» en français, car trop vague, trop lâche. Nous sommes en guerre contre les islamistes, qui se veulent nos ennemis (pour des raisons que je comprends, même si je ne les partage pas). Mais désigner l'ennemi aussi précisément obligerait à s'interroger sur les musulmans en Occident, leur nombre, leur comportement, leur inflation.

On sent chez la réalisatrice le désir d'honnêteté, malgré certaines facilités mélodramatiques.

Enfin, l'actrice principale pose une question fort intéressante : «Pourquoi Ben Laden a-t-il fait confiance aux Pakistanais (confiance justifiée puisqu'ils ne l'ont pas trahi, pour ce qu'on en sait) ?». Le film n'y répond pas car tous ceux qui pourraient avoir des éléments de réponse ont disparu de la circulation.

Le Pakistan, ce pays poudrière : allié des Etats-Unis et de la Chine, ennemi de l'Inde et des Etats-Unis, ennemi et soutien des islamistes, populeux, instable et chaotique, doté de la bombe atomique. Le rêve.

La critique de Causeur :

Ben Laden et l'honneur d'une femme


samedi, février 02, 2013

Quand l'assistanat freine la reprise de l'emploi


Quand l'assistanat freine la reprise d'emploi...

| 6 Commentaires
Les chômeurs veulent-ils tous travailler, se demandent bien souvent les politiques de droite en y répondant par la négative. L'exemple qui suit, malheureusement, leur donne raison dans un pays qui compte plus de 5 millions de demandeurs d'emploi, toutes catégories confondues. O2, le leader en France des services à domicile (142 agences sur le territoire, 8000 salariés en CDI, 30.000 familles clientes), propose ainsi depuis début décembre 100 emplois d'assistante ménagère en CDI à temps plein, partout en France, avec voiture de service, GPS, salaire au smic et possibilité de faire des heures sup, prime de performance... Et surtout, pour celles qui en auront envie et en démontreront la capacité, la possibilité d'évoluer rapidement vers des postes d'encadrement. "40% de nos encadrants sont issus de la promotion interne", confirme le jeune et désormais barbu PDG de O2, Guillaume Richard, qui rappelle que 4 de ses responsables d'agence sont d'anciennes intervenantes.

O2_home_services.pngEt bien devenez combien O2 a pourvu de postes au bout de deux mois alors que Pôle emploi estime à 400.000 le nombre de personnes inscrites au chômage qui ont coché le case des services à domicile comme projet professionnel ? Combien ? Au 1er février 2013, sur les 100 postes proposés, seuls 18 ont été pourvus. 18, soit 18% !"Dans le même temps nous avons reçu beaucoup de candidatures pour des temps partiels, remarque Guillaume Richard. Mais insuffisamment pour répondre à nos besoins.Pour information, nous prévoyons de recruter 5.000 personnes en 2013 mais seulement si nous arrivons à trouver les candidats. Chaque année, nous pourrions créer des centaines d'emplois de plus si nous avions les candidats". Pour mémoire, la France compte chaque mois de plus en plus de chômeurs et le record de janvier 1997 (3,2 millions d'inscrits en catégorie A) devrait être battu dans les prochains mois...

Pourquoi un tel paradoxe, une telle déconnexion ? Pour Guillaume Richard, la réponse est évidente et tient en un seul mot: assistanat. "Avec toutes les prestations sociales existantes, il n'y a aujourd'hui aucun intérêt à reprendre un travail déclaré, à temps plein et dont la rémunération est inférieure à 2100 euros brut par mois", assure l'entrepreneur, calculs et démonstration à l'appui. L'optimum, selon lui, consiste à déclarer 20h par semaine au smic (650 euros par mois) et travailler 15h au noir (650 euros par mois, à 10 euros de l'heure). Soit 1300 euros nets par mois, auxquels il faut rajouter toutes les prestations sociales accessibles sous certaines conditions de revenus ou familiales aux demandeurs d'emploi (CMU, allocation logement, allocation de solidarité, prime pour l'emploi, prime de rentrée scolaire, prime de Noël...) et que l'on peut chiffrer, en moyenne, à 400 euros nets par mois. D'où un total, en ne déclarant que 20h par semaine, de 1700 euros nets, ce qui correspond à un salaire brut de 2100 euros par mois. "Le raisonnement est aussi valable si on cumule allocation chômage, travail au noir et prestations sociales mais l'indemnisation chômage ne dure qu'un temps contrairement au système qui peut être éternel", précise Guillaume Richard.

La réalité est probablement un peu plus complexe et ne peut se résumer à une simple règle de trois. Mais force est de constater que notre modèle social, éminemment protecteur en période de crise comme aujourd'hui, peut aussi être vu comme un frein à la reprise. Et même à la reprise d'emploi quand il conduit à des arbitrages qui privilégie l'oisiveté au travail. Nicolas Sarkozy, avec l'outrance qui le caractérise, en avait fait l'un de ses thèmes forts de campagne. Il n'avait pas tort de poser la question. L'exemple d'O2 le démontre parfaitement et François Hollande ferait bien de s'en inspirer...

Hollande aux Maliens : «Nous payons notre dette à votre égard»

M. Hollande, il faudrait un jour arrêter de raconter des conneries : nous n'avons aucune dette à l'égard des Maliens.

Le nouveau génie du christianisme (Jean-Louis Harouel)

Le génie (politique et philosophique) du christianisme tient en deux phrases :

> Mon royaume n'est pas de ce monde.

> Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Ces phrases sont tellement originales que les exégètes ne doutent guère de leur authenticité.

Elles ouvrent la voie à la séparation du spirituel et du temporal.

Cette idée est tellement novatrice que les orthodoxes, pourtant chrétiens, ne l'ont pas passée dans leurs pratiques et en sont restés au césaro-papisme. Il aura fallu en Occident le démembrement de l'Empire Romain et les querelles du Pape et de l'Empereur pour que la séparation du pouvoir temporel et de l'Eglise devienne, avec des coups de balancier, une réalité.

Or, cette séparation ouvre un espace de liberté philosophique et intellectuelle inconnu partout ailleurs. Il explique l'aventure prodigieuse de notre civilisation. N'en déplaise aux sectateurs laïcards, le génie de l'Occident, c'est tout simplement, la génie du christianisme.

A l'opposé, il y a l'hérésie millénariste, mélangeant le spirituel et le temporel, qui postule que si l'on éradique, sur terre, avec toutes les horreurs que cela suppose, les mauvais croyants, on fera advenir, sur terre, le royaume de Dieu pour mille ans.

Dans les atrocités  anabaptistes de Münster en 1533, on a la matrice de tous les totalitarisme millénaristes modernes, Terreur, communisme, nazisme, qui, au nom du bien de l'Humanité, génèrent une misère des hommes sans précédent.

Or, la séparation du spirituel et du temporel a été abolie dans nos pays européens : la Nouvelle Religion, celle des droits de l'homme, a fusionné avec le pouvoir.

La nouvelle caste théocratique, que je baptise habituellement classe jacassante (séparée du peuple, comme il se doit dans une théocratie) impose sa dictature : les juges-prêtres condamnent les blasphèmes et les journalistes couvrent d'opprobre les mal pensants, provoquant leur mort sociale. Les professeurs font le catéchisme. Et il y a une organisation cléricale : la franc-maçonnerie.

A cet égard, l'affaire Zemmour fut exemplaire : le débat qui amena sa condamnation porta, non pas sur la vérité, difficilement contestable, des déclarations incriminées, mais sur leur caractère blasphématoire.

Ce n'est nullement un hasard si la caste théocratique (journalistes, juges, politiciens, enseignants) est nettement plus à gauche que la moyenne des Français : les gardiens de la foi doivent tout même y croire un peu plus que la moyenne !

Le premier problème est que cette fusion du religieux et du politique est d'autant plus dramatique que la Nouvelle Religion s'ignore comme religion. Cela interdit tout débat : il ne sert à rien de reprocher à quelqu'un les défauts de sa religion s'il commence par nier que cela soit une religion.

Le deuxième problème est le caractère suicidaire de cette Nouvelle Religion L'auteur n'hésite pas à invoquer le suicide collectif de l'Ordre du temple Solaire.

Une fois de plus, nous sommes face à la funeste confusion des valeurs individuelles et des valeurs collectives. S'il est louable pour un chrétien de tendre la joue gauche, cela est suicidaire pour une nation, une civilisation, une race.

Ce que les droits-de-l'hommistes croient être tolérance et «ouverture à l'Autre» n'est que faiblesse et renonciation à soi-même.  Et notre grande fusion dans l'Humanité n'est en réalité que notre disparition.

Car les Autres ne partagent pas notre fantasme millénariste et ne renoncent pas à eux-mêmes (et ils ont ont bien raison).

Le troisième problème est que la théocratie finit toujours en oppression, même si celle-ci est pratiquée au nom de la gentillesse et des bisous.

La conclusion du livre est extrêmement sombre, par omission : l'auteur ne trace aucune piste pour s'en sortir.

vendredi, février 01, 2013

L'imposture démocratique

La classe jacassante, sur des sujets comme le mariage homosexuel et l'Europe, nous tient le discours suivant : «Le parlement (ou le président) est démocratiquement élu, le parlement vote (ou le président décide). Donc c'est démocratique. Donc si vous n'êtes pas d'accord, vous êtes un affreux fachisse. Circulez, y a rien à voir».

Ce raisonnement repose sur une double imposture :

1) L'imposture du fétichisme juridique.

Toute loi votée dans les règles serait légitime. Suivant ce raisonnement, si le parlement vote que 2+2=5 ou que le mariage, c'est aussi entre deux hommes, il n'y a rien à redire.

Cette manière de penser est par essence totalitaire, au sens strict du terme, et opppressive. Les crimes nazis étaient couverts par des lois et les lecteurs de Soljenitsyne savent que l'envoi au Goulag était précédée d'un processus judiciaire dans les règles.

En vérité, il y a des réalités qui échappent à la loi, parmi celles-ci la nature humaine. La loi n'a ni le pouvoir ni la légitimité de redéfinir la nature humaine.Toute tentative en ce sens ne peut mener qu'à des catastrophes.

2) L'imposture de la représentation.

Le peuple souverain vote pour élire les parlementaires et le président. Donc tout ce qu'ils font est légitime. Tout ce que fait l'Etat est légitimé par le peuple souverain.

Une telle manière de penser oublie que le scrutin majoritaire agrège en un résultat unique (Untel est élu) des millions d'opinions divergentes, de nuances, de motivations. Il piétine donc des millions de sensibilités. Votre vote est trahi avant que le bulletin n'ait touché le fond de l'urne.

On ne peut pas déduire du scrutin majoritaire élisant une personne un programme politique. C'est si vrai que les candidats font des listes de propositions puis, une fois élus, choisissent d'en renier certaines et d'en appliquer d'autres à toute force.

Les vices du système sont patents quand on considère que les parlementaires, à propos du traité de Lisbonne, ont voté à l'inverse du peuple consulté en 2005. L'argument du programme du candidat Sarkozy, contenant cette proposition, est un sophisme : les électeurs ne pouvaient trier dans le programme mais consultés sur un point précis de ce programme, pour une fois, ils ont dit «non» et le parlement a passé outre.

Il y a donc un détournement de souveraineté par les hommes de l'Etat.

Comme disent les Anglo-Saxons, les Français (mais, plus largement, les Européens eurolandais) ont inventé la démocratie non-représentative. Il est vrai que l'intelligence collective diminue (dysgénie, fabrique du crétin, prolifération des demi-intellectuels et compagnie), ce qui favorise ce genre d'évolution.

Comment sortir de ce piège ?

1) Réduire au maximum la place de l'Etat, de manière à laisser jouer librement les choix et les opinions individuels. C'est de cette façon qu'on piétine le moins les libertés.

2) Limiter la pression majoritaire sur les individus grâce au droit naturel.

3) Limiter le recours à la représentation, outil de tant de tromperies. Préférer des référendums fréquents sur des questions claires et précises,  laissant peu de place à aucune interprétation sur la volonté du peuple.

Nous serions alors assez proches du système suisse qui, malgré ses difficultés (chez eux aussi, la classe jacassante tente de kidnapper le pouvoir), est tout de même meilleur que le nôtre.

Mais, évidemment, en France, pays vivant dans la religion de l'Etat et, il faut bien le dire, dans la haine des libertés, ce n'est qu'un doux rêve.

Le mariage homosexuel, et après ?


La loi sur le mariage homosexuel, avec tout son fourbi (mères-porteuses, bébés-marchandises etc.), va être adoptée.

Ceux qui arguent que cette loi ne changera rien pour le plus grand nombre ont raison ... superficellement et à court terme.

Car le changement immédiat pour tout le monde est une dévalorisation supplémentaire du mariage, qui n'en avait pas vraiment besoin. En devenant une simple reconaissance publique de l'amour, il perd tout son sens. Bien sûr, ce changement est dans l'ordre symbolique, mais l'homme ne vit pas seulement de pain.

A plus, long terme, ce que cette loi permet, c'est de considérer l'enfant comme un droit, supérieur aux devoirs vis-à-vis de ce même enfant, et le corps (des mères-porteuses) comme une marchandise.

Un naufrage civilisationnel.

Les inégalités et les impôts : une remarque de Jean-Marc Daniel


Jean-Marc Daniel explique que, si l'on admet qu'une des missions de l'Etat est de réduire les inégalités (ce que je récuse), il vaut mieux amÈliorer la situation des pauvres que de dégrader la situation des riches.

Or, le matraquage fiscal n'améliore en rien la situation des pauvres. Ce qui améliore la situation des pauvres, ce sont de meilleurs services publics, notamment d'éducation.

Donc, il faut plutôt préférer les impots simples, genre taux unique, il propose, même la suppression de l'impot sur le revenu, et se concentrer sur l'efficacité du service public.

Tout l'inverse de ce que fait le gouvernement.

Panique, début de la fin et fond de la piscine


Il y a à l'évidence de la panique au gouvernement : on insiste sur de douteux sujets dits «sociétaux» pour faire parler, de manière à masquer dans l'actualité la catastrophe économique.

Je pourrais m'en réjouir. En effet, je pourrais déduire de cette panique que ce gouvernement que je déteste est au bord du naufrage. Hélas, c'est faux : c'est une variante de la théorie erronée du fond de la piscine, comme quoi la connerie politique aurait une limite et qu'il suffirait de l'atteindre une bonne fois pour repartir ensuite dans le bon sens.

Nos institutions politiques étant ce qu'elles sont, les socialistes sont au pouvoir pour encore quatre ans.

Et, pendant ce temps, ils vont détruire méthodiquement notre tissu social. Je l'écrivais avant les élections, je persiste : le plus grand danger que représentent les socialistes n'est pas économique, il est culturel et social.

Détruire une institution sociale est quasiment irréversible alors qu'un impot idiot peut toujours s'annuler (sauf en France ?).

Mariage homosexuel, pourquoi les partis dits de droite vont échouer à faire obstacle à cette loi


Les partis dits de droite vont échouer à faire obstacle à la loi sur le mariage homosexuel. Pour plusieurs raisons, du superficiel au profond :

1) Le rapport de force au parlement. Ce n'est pas l'obstacle le plus insurmontable. En effet, il y a de solides raisons de penser que la loi est inconstitutionnelle. Donc un recours fermement argumenté et défendu a toutes ses chances.

2) Nombreux sont les élus prétendument de droite à partager la philosophie progressiste des «avancées» de la gauche. Ils ne sont donc pas armés intellectuellement pour une bataille pied à pied.

3) Tous les politiciens, y compris un opposant à la loi comme Henri Guaino, communient dans l'étatisme : l'Etat et la loi peuvent se mêler de tout. Or, l'argument ultime, celui qui emporte le morceau, contre le mariage homosexuel est que cette loi est illégitime, que la définition du mariage, institution universelle pluri-millénaire, n'est pas de la compétence de la loi.

mercredi, janvier 30, 2013

L'autisme des élites

L'autisme des élites

Crise économique et mariage homosexuel, même combat ?

Et si le mariage pour tous ne faisait que refléter les mêmes valeurs qui ont mené au chômage pour tous

Cet article contient une idée intéressante. Hélas, il est écrit avec les pieds.

J'essaie de synthétiser ce que j'en ai compris.

La crise économique est due à l'abandon de l'essentiel, inscrit dans le temps, au profit des satisfactions immédiates. On a oublié que le profit n'était que la résultante d'une bonne gestion, d'une stratégie intelligente et de la satisfaction du client. Et tout cela demande du temps. Au contraire, on a fait du profit immédiat, pour l'année en cours, un but en soi.

On peut tenir le même raisonnement pour les dettes étatiques, qui n'ont plus pour seul horizon que la prochaine échéance électorale.

Dans les deux cas, on oublie le temps et les devoirs vis-à-vis de la communauté.

L'idée de «mariage homosexuel» tient des mêmes maux. Pour la satisfaction d'un plaisir hédoniste d'adulte qui veut jouer à la poupée, on néglige le temps, en amont et en aval, que porte la filiation. Et on se contrebalance des effets sur la société. Moi, moi, moi, tout, tout de suite, il n'y a que cela qui compte.

L'idée me paraît à creuser. De toute façon, on tourne toujours autour du nihilisme : rien ne vaut, tout se vaut, aucun devoir, que des droits.

Comme je l'explique dans le billet précèdent, je désapprouve le monde qui vient, je le trouve dégradant, grossier, vulgaire, mais il a sa cohérence.

Le monde qui vient : la parenthèse chrétienne


Le monde qui vient n'est pas un mystère philosophique.

Il repose sur une philosophie d'avant le christianisme et qui a toujours cours dans de lointaines (ou pas si lointaines) contrées. Une philosophie que nous connaissons bien, celle d'avant l'invention de la dignité de la personne humaine par les chrétiens. Les modalités en sont différentes mais le fond est le même que par le passé :

> confusion du politique et du religieux, voire religion de la politique (l'écologisme et le progressisme sont des religions qui s'ignorent).

>  l'homme, d'une manière générale, est un objet soumis au désir des autres hommes ou aux impératifs de la société. L'enfant est un objet pour ses parents, puis pour sa famille, puis pour le groupe. Les Romains tuaient sans remords les premier-nés filles. Cela se fait toujours en Inde et en Chine par exemple. Demain, on choisira la couleur des yeux de son enfant comme on choisit la couleur de sa voiture. Le "mariage homosexuel" avec adoption et mère-porteuse tombe pile-poil dans cette philosophie de l'enfant objet de consommation. Le vieux aussi est un objet, à jeter après la date de péremption : l'euthanasie est aussi banale que l'infanticide.

> les hommes sont soumis au groupe. L'attitude de notre gouvernement socialiste est très intéressante sur le sujet : il encourage une licence des moeurs qui est dégradante (l'homme est grand par ses devoirs, pas par ses droits), mais la rebellion est interdite (voir l'affaire Depardieu) : non seulement on doit se soumettre au groupe, mais, en plus, avec le sourire et en disant merci.

Le monde qui vient n'est pas invivable pour tous, puisque des hommes vivent ou ont vécu sous une philosophie proche.

En revanche, il peut être invivable pour les "vieux Occidentaux", c'est-à-dire pour des occidentaux ayant gardé la culture et les valeurs de naguère.

Enfin, la culture occidentale, et elle seule, a permis depuis le quatorzième siècle, avec une accélération au dix-huitième, des découvertes scientifiques et techniques sans équivalent depuis le néolithique, et dont profite aujourd'hui l'humanité. Tout ce que vous utilisez aujourd'hui a été inventé en Occident par des Occidentaux. Les exceptions sont rarissimes. Si la parenthèse chrétienne se referme, il se pourrait que le progrès technique connaissent un ralentissement. Est-ce grave ? Je ne sais pas.

En tout cas, cette évolution est nihiliste, puisqu'elle repose sur le postulat que toute institution critiquable doit être détruite et, comme toutes les institutions, qui se trouvent être héritées de près ou de loin du christinanisme, sont critiquables, toutes doivent être détruites.

Bien sûr, les hommes ne peuvent vivre sans institutions, ils s'en créent donc de nouvelles, mais très dangereuses car reposant sur des idées folles et n'ayant reçu aucune validation empirique.

La philosophie est ancienne, mais les institutions sont neuves et nous ne savons pas où elles mènent. Nous retournons vers la philosophie antique, mais sans les institutions antiques. Je ne suis pas très enthousiasmé par le monde qui vient.

lundi, janvier 28, 2013

France Orange mécanique : le grand mérite

Le grand mérite du livre de Laurent Obertone France Orange mécanique est de remettre les statistiques de délinquance et de criminalité en perspective.

Je croyais que la criminalité partait de haut vers 1900, baissait jusqu'à 1960 puis repartait ensuite jusqu'à la catastrophe d'aujourd'hui.

En réalité, la criminalité de 1900 était proche de celle des années 50 et beaucoup plus basse qu'aujourd'hui. Tous les discours des amis du désastre "c'était pire avant" sont invalidés.

La solution est simple : arrêter la tribalisation de la France, construire des prisons et réprimer à tour de bras.

dimanche, janvier 27, 2013

«La parentalité», qu'ils disent

Parmi mes raisons d'être opposé aux gauchistes, il y en a d'intellectuelles. Mais il y en a aussi des viscérales, de celles qui me donnent envie de frapper d'abord et de ne pas discuter ensuite.

Ces dernières sont le manque d'humour des progressistes, leur insupportable sérieux, leur arrogance de médiocres et l'ignoble torture qu'ils font subir à la langue française en toute occasion.

Chez eux, la langue, au lieu de servir sa noble mission d'éclaircir les choses, est utilisée pour les brouiller. Ils nous avaient déjà inventé le «mariage pour tous» afin de masquer la parodie de mariage entre personnes de même sexe.

Voilà que l'infâme Bébert Delanoë nous cause de «parentalité».

Parentalité ? Connais pas ! Qu'est-ce que c'est que cet engin ?

Comme on ne peut pas tout savoir, j'ai ouvert le Littré. Parentalité ? Inconnu au bataillon.

En revanche, le Littré connaît parentèle, parentage. Je suis même assez rapidement tombé sur filiation, amour filial, dévotion filiale.

Probablement rien à voir avec «parentalité», sinon ce mot n'aurait pas été inventé, on se serait contenté des mots existants.

Bref, «parentalité», mystère et boules de gomme.

Honni soit qui Mali pense

Le titre n'est pas original ...

Je m'aperçois que je ne vous ai pas donné mon opinion sur cette affaire, la guerre française au Mali, et comme je tiens un blog pour épancher mes opinions, dont vous contrefoutez ...

Le gouvernement français a bien raison de vouloir casser de l'islamiste. Mais pourquoi aller au Mali pour cela ? Si on doit pourchasser tous les barbus de la planète, on n'est pas sorti de l'auberge.

C'est d'autant plus incompréhensible que messieurs les islamistes ont eu la délicate attention de s'approcher pour nous faciliter le travail.

Un bombardement du Bourget et autres lieux circonvoisins (ciblées, les frappes, hein) ferait tout aussi bien l'affaire et couterait beaucoup moins cher en kérosène. En ces temps de disette d'argent public, il n'y a pas de petites économies.

samedi, janvier 26, 2013

Ras-le-bol de la condescendance des européistes

Je ne suis pas un fervent démocrate, et pourtant la condescendance que montrent les européistes vis-à-vis des peuples finit par franchement me taper sur les nerfs.

Les sourires en coin des parlementaires européens quand Nigel Farage évoque les souffrances des peuples grec et espagnol mériteraient un bon coup de fusil à travers la gueule. En pensant à ce qu'est le chômage dans un pays en crise, on a vraiment envie d'effacer à la chevrotine ces sourires indécents de parasites qui vivent somptueusement aux frais des contribuables.

Je ne crois pas beaucoup à une révolution violente en Europe. Mais si elle arrive, les européistes auront tout fait pour cela et, bien que n'ayant pas la tripe sanguinaire, j'espère que quelques uns seront pendus à la lanterne.

Rocard : un socialiste bon teint et la peuple souverain

Dans un entretien pour le Figaro Magazine : "Dans sa sagesse, la constitution allemande interdit le référendum."

Bin voyons. Rappelons que la constitution allemande a été imposée par un occupant à la suite d'une défaite militaire dévastatrice.

Renaissance française : la lumière au bout du tunnel ?

Je crois beaucoup au passage des générations dans le renouvellement des idées et donc des politiques.

La génération qui arrive à maturité est celle qui a subi de plein fouet les conséquences de l'égoïsme hédoniste des progressistes et de leurs théories absurdes : familles décomposées, violences et crimes en hausse, naufrage de l'école, confrontation avec les colons musulmans, chômage de masse et sans issue, dette abyssale, abrutissement du matérialisme consumériste etc.

Elle est bien placée pour s'y opposer.

Laurent Obertone, qui publie La France Orange Mécanique, n'a pas la trentaine.

Bien sûr, les progressistes et ceux qu'ils ont conditionnés n'ont jamais autant monopolisé la parole publique. Mais je me demande si ce n'est pas leur chant du cygne. Rémi Brague analyse finement l'évolution du vocabulaire, le remplacement de «progrès» par «avancée» comme un recul.

Les salauds, les nihilistes, les socialistes, continueront à se battre, ils ne sont pas encore vaincus, ils sont encore les plus forts, ceux qui disposent de plus d'instruments de pouvoir. Mais le combat est en train de changer d'âme.

vendredi, janvier 25, 2013

La fin d'Apple ?

Depuis un certain temps, je m'intéresse à l'innovation et aux organisations qui l'encouragent ou la découragent.

Apple me paraît mal barré : l'innovation dérange toujours, elle bouscule, elle génère de l'incertitude. Steve Jobs était celui qui, par son exemple, légitimait l'innovation contre le réflexe naturel du management de remettre le couvercle.

Steve Jobs décédé, il va falloir qu'Apple trouve un moyen de légitimer l'innovation et c'est dur quand on est plein aux as.

Vers un escamotage du centenaire de la guerre de 14 ?

Mon sixième sens, mon intuition masculine, me dit que le gouvernement va escamoter le centenaire de la guerre de 14, genre Chirac et Austerlitz en 2005.

Comme c'est un peu plus gros, on fera le service minimum, façon Tardi : les pauvres pioupious victimes. Même pas du devoir, mais d'affreux généraux sanguinaires.

A cette indigne infantilisation des Poilus que je sens venir, on opposera le lieutenant Genevoix, le Normalien si fier d'être un officier de troupe, expliquant que dans sa section il y avait un français vivant en Californie, quinquagénaire, donc tout à fait à l'abri de la guerre, qui avait rejoint dès les premières rumeurs de guerre.

A l'origine du mauvais traitement que nous faisons subir à la mémoire des combattants de  14-18 ? Notre lacheté. Lâcheté à reconnaitre que nos aïeux n'étaient peut-être pas de gentils pacifistes mais des bellicistes, lâcheté à comparer notre patriotisme et notre sens du devoir aux leurs.




Hommage à Jacques Heers

Jacques Heers est décédé à 89 ans le 10 janvier. Aucun media n'en a parlé, ce qui prouve, les valeurs de ceux-ci étant ce qu'elles sont, que c'était un grand historien.

J'ai envie d'écrire qu'il était iconoclaste ou anti-politiquement correct, mais c'est faux. Il était simplement attaché à la vérité et à l'honnêteté. Ses spécialités, le moyen-âge (une imposture !), la naissance du capitalisme, la chute de Constantinople, les négriers en terre d'Islam ne le prédisposaient à la bienveillance vis-à-vis de la dictature du Bien.

Jacques Heers a eu la chance de faire carrière à une époque où l'université historique française ne s'était pas encore totalement transformée en dictature stalinienne(voir les mésaventures de Reynald Secher par exemple).

Je ne sais quel ouvrage vous conseiller. J'ai beaucoup apprécié sa biographie de Christophe Colomb, mais il a écrit tant d'autres choses.

J'ai une question : il fait allusion, je ne sais plus où, à sa vision très critique d'Henri IV, roi aujourd'hui populaire. En sauriez vous plus ? Je connais quelques raisons de critiquer ce roi mais j'aurais aimé connaitre celles de Heers.

jeudi, janvier 24, 2013

«Mariage homosexuel» : pourquoi je suis opposé par principe à un référendum

Accepter un référendum sur le «mariage homosexuel», c'est verser dans le relativisme, c'est admettre que la vérité n'existe pas, que tout peut se discuter, que le réel est entièrement soumis à la loi de la majorité. On tombe à fois dans la dictature majoritaire et dans l'hubris juridique, croyant que le droit peut décider de tout. C'est donner raison à ce juge américain qui a décidé que π valait 3, tout comme le dictateur de 1984 décidait que 2+2=5.

Le mariage unit depuis la nuit des temps un homme et une femme, il ne peut en être autrement, sinon ce n'est plus un mariage, donc pas de référendum.

Réclamer un référendum peut être considéré comme de bonne tactique, mais c'est une mauvaise stratégie, car elle valide les valeurs relativistes de l'ennemi.

C'est pourquoi mon opinion sur cette proposition de loi nihiliste est simple : le retrait, rien de plus, rien de moins.


A propos de Florence Cassez

Florence Cassez n'a pas été innocentée comme elle le déclare mais libérée pour vice de forme, ce qui est très différent (voir Atlantico).

Le destin de Florence Cassez m'est complètement indifférent (quand tout est dit, c'était, au minimum, la compagne d'un truand) et je n'ai aucune opinion sur son éventuelle innocence.

En revanche, ce qui m'intéresse, c'est la capacité de notre classe jacassante à s'enthousiasmer pour des causes douteuses. Mais bon, nous savons ce qu'il en est de la jugeote, du standard intellectuel et de la hauteur morale de ces gens.

Notre classe jacassante est une boussole qui indique infailliblement le sud.

Nota : François Hollande recevra les opposants au «mariage homosexuel» juste avant Florence Cassez et le «vingt heures». Belle manoeuvre d'étouffement médiatique. Mais, à la longue, son esprit de finasserie et ses petites habiletés de conseiller général de bas étage le font tomber dans la mesquinerie. Il en oublie la politique, la vraie, celle qu'on fait quand on est en charge d'un pays.

Nota 2 : la classe jacassante se serait-elle autant emballée pour un homme ou une femme laide ? Je crois bien que non.

mardi, janvier 22, 2013

Les Etats peuvent-ils gagner leur guerre fiscale contre les géants du net ?


Je n'ai aucun doute : localement et temporairement, les Etats peuvent en foutre plein la gueule aux géants du net. Je fais confiance aux allumés de Bercy pour bien continuer l'euthanasie de l'économie française en taxant à mort Google et Amazon.

Mais, sur le moyen terme et mondialement, certainement pas : il y aura toujours des pays plus intelligents que les autres, plus intelligents que nous, qui n'oublieront pas qu'on gagne plus à être un paradis fiscal qu'un enfer fiscal. Et les géants mondialisés se déplaceront.

Bien sûr, les événements ne seront pas si clairs, les amis du désastre  pourront continuer à nous enfumer : les géants feront quelques concessions, les Etats, avec l'appui américain, crieront temporairement victoire. Mais qu'est-ce qui empêche Google de s'installer en Australie, au Luxembourg, à Singapour ?

Les Etats-mamma-mammouth sont condamnés par la mondialisation. Deux réactions possibles :

> se jeter dans le bain de la nouvelle économie, individualisée, souple, réactive. Cela signifie diminuer les dépenses publiques et privatiser, privatiser, privatiser.

> refuser la nouvelle donne. Se replier sur le protectionnisme pour sauver l'Etat-mamma. C'est le choix du déclin, à la manière de l'Espagne du XVIIIème siècle.

Aujourd'hui, la France semble faire ce choix du déclin. J'y insiste : c'est bien un choix, nous pouvons décider autrement.

Il ne faut jamais désespérer de son pays. Mais la France est-elle encore la France quand un quart de ses habitants ne sont pas vraiment des Français et quand on a tout fait pour que les trois-quarts de vrais Français considèrent le patriotisme comme une saloperie ? De ce fait, la France n'a-t-elle pas perdu les capacités de sursaut de jadis, puisque le sursaut s'est toujours fait au nom du salut commun et du patriotisme ?

lundi, janvier 21, 2013

Méchanceté de Hollande : Ivan Rioufol devrait lire la Lime ...

Ivan Rioufol découvre la lune :

Question sur la brutalité de François Hollande

Je vous avais prévenus (il y a un an déjà : Tu pleureras l'heure où tu pleures / Qui passera trop vitement / Comme passent toutes les heures) :

pourquoi j'ai peur de François Hollande.

François Hollande est méchant.

Le cynisme, la froideur, la cruauté, ce sont des défauts de chefs, de gens qui se pensent au-dessus du commun.

La méchanceté, c'est autre chose. C'est le défaut du minable qui, propulsé par les circonstances à une place inespérée, se revanche de toutes les couleuvres qu'il a avalées, se venge de tous les affronts qu'il a essuyés sans broncher, se paye du mépris de meilleurs que lui qui ne sont pourtant pas montés si haut. La méchanceté permet au petit gros abonné aux harpies sèches et grossières d'oublier les madones douces et fines qu'il n'a jamais eu.

La méchanceté, c'est le faible qui ne connait pas la magnanimité.

Les parigots, la neige et le travail

J'habite en proche banlieue parisienne et je suis allé travailler ce matin. J'ai l'impression d'être un phénomène : trafic inhabituellement bas sur les routes ce matin. Ce soir, en rentrant, je me suis garé à la même place que ce matin, entouré des mêmes voitures.

J'ai donc observé les traces dans la neige, et j'ai constaté que, sur une dizaine de voitures, deux seulement, dont la mienne, avaient bougé.

Les parisens n'ont-ils pas besoin de travailler pour vivre ?

J'envisage sérieusement de traiter les parisiens de feignasses. A cela, deux objections : mes collègues étaient tous présents et mes voisins ont  peut-être pris les transports en commun.

Mais cette situation m'intrigue.

dimanche, janvier 20, 2013

Y'en a qui s'en sortent

François, Jean-Marc, Arnaud, Pascal, vous aussi, vous pouvez vous en sortir.

Republikflucht à la française

En lisant un commentaire sur un blog, je ne peux m'empêcher de vous faire une traduction.

Republikflucht était le terme désignant la fuite des Allemands de l'est vers l'ouest. Voici comment ce problème était abordé en 1955 dans un document interne du parti communiste est-allemand (j'ai fait quelques modifications anodines) :

Du point de vue morale comme du point de vue des intérêts de la nation, quitter la France est un signe d'arriération moral et de déparavation.

Ceux qui se laissent recruter servent objectivement la Réaction Belge et son militarisme, qu'ils en aient conscience ou non.

N'est-ce pas méprisable que, pour quelques avantages fiscaux ou de fausses promesses de liberté, on quitte un pays dans lequel sont semées les graines d'un avenir radieux, qui montre déjà ses premiers fruits, pour un pays qui favorise la guerre et la destruction ?

N'est-ce pas un acte de dépravation politique quand des citoyens, jeunes, travailleurs, ou membres de l'intelligentsia, quittent et trahissent ce que notre peuple a créé à travers le travail commun dans notre république, pour se donner aux Américains, aux Britanniques, ou travailler pour les usines belges et pour les militaristes ?

Quitter le pays du progrès social pour le marécage d'un ordre social historiquement dépassé ne révèle-t-il pas l'arriération politique et la cécité ?

Les travailleurs de toute la France vont exiger la punition de ceux qui quittent aujourd'hui la France pour servir les ennemis du peuple français, les impérialistes et les militaristes.

C'est beau comme du Hollande, comme du Ayrault, comme du Cahuzac, comme du Montebourg ...

Pour une fois que je suis 100 % d'accord avec Zemmour ...





Fromage Plus et la parité

Notre ami Fromage Plus a des idées arrêtées sur la parité :

L’armée française envoie des hommes au Mali. Silence radio chez les inquisiteurs de la parité.

Evidemment. Tous les vivants (les non-zombies politiquement corrects) ont compris depuis longtemps que la "parité" visait à mettre les hommes de pouvoir au placardet non pas à partager équitablement les tâches.

samedi, janvier 19, 2013

Sur les innovations de rupture

Sur les innovations de rupture

Excellent blog.

Par exemple, la faillite de Kodak. Ce n'est pas que la direction de Kodak n'a pas vu venir l'appareil photo numérique (explication simpliste).

Kodak a bien vu le mouvement, il détient même des brevets pour appareils numériques qui font la valeur résiduelle de l'entreprise en faillite.

Mais la direction a été incapable de lâcher son métier traditionnel qui, étant mature, lui rapportait d'excellentes marges, pour investir massivement en hommes, en capital et en image de marque dans le numérique (donc laisser tomber le métier traditionnel au moment où ses marges étaient les plus importantes).

C'est le dilemme du naufragé qui doit lâcher sa bouée pour agripper le rebord du canot de sauvetage.

Au contraire, Kodak a mis tous ces profits à essayer de maintenir un métier qu'il savait pourtant condamné. Et plus Kodak était efficace dans son métier et plus il reculait le moment de se remettre en cause. Alors que cette efficacité était elle-même un signe alarmant : cela montrait que le métier ne réservait plus aucune surprise, donc plus aucune  voie d'innovation incrémentale.


La monnaie et le social-clientélisme

La monnaie et le social-clientélisme

Hommage à Yves Debay

Yves Debay avait le malheur d'être de droite et d'aimer les militaires, contrairement aux connards Ghesquière et Taponier dont on a beaucoup trop parlé. C'est pourquoi les journalopes n'ont pour une fois pas versé les larmes de crocodiles habituelles.

Mais nous savons où sont les vrais héros.

Yves Debai, reporter de guerre

Laurent Louis sur l'intervention française au Mali


Je n'approuve pas la totalité des propos qui suivent, mais le député belge Laurent Louis dit tout de même quelques vérités qui font du bien à entendre et je suis plutôt en accord, avec quelques nuances dans l'application, sur l'analyse globale de la situation.



Merci à Koltchak

vendredi, janvier 18, 2013

La bachelotisation de la droite

Pour ceux qui l'ignorent, Roselyne Bachelot est cette pouffiasse qui se dit de droite mais défend des politiques de gauche, voire d'extrême-gauche.

Rama Yade, qui vient de regretter son "sarkozysme excessif", est du même genre.

Sans oublier Nathalie Kosciu-jesaispasquoi.

Toutes ces pouffes ont une caractéristique commune : chercher frénétiquement à plaire aux médiacrates, elles putassent à fond l'animateur de matinale radio, le "grand éditorialiste" minable, le présentateur du 20h.

Inversement, elles méprisent le peuple, croyant savoir que ce n'est pas là où réside le pouvoir.

Le drame, c'est que, cyniquement, je ne peux leur donner tort : la gauche est faiblement majoritaire ou minoritaire dans le pays, et pourtant, grâce à une hégémonie médiatique qui a permis de diviser et de décourager ses adversaires, elle cumule tous les pouvoirs.

Donc, tailler des pipes aux journalistes peut s'avérer un bon investissement pour une carrière politique.

Bien sûr, ce cynisme est mortel pour la droite car il assure qu'elle sera toujours divisée entre cyniques courtisant la presse donc la gauche (les journalistes sont à 90 % de gauche) et convaincus véritablement de droite.

C'est pourquoi le premier devoir est de combattre l'hégémonie gauchiste dans la presse. Mais, pour l'instant, seul Henri Guaino (que par ailleurs je déteste) a eu le courage de s'opposer. C'est dommage car la presse est atteinte d'un tel discrédit (mais elle garde ce pouvoir immense de choisir et d'orienter les sujets) que celui qui relèverait le gant avec quelque humour serait assurer du succès.

Addendum : j'ai été excessif en écrivant que je déteste Henri Guaino. Ce sont ses conceptions économiques que je déteste. Mais par bien des aspects, il me plait.


mercredi, janvier 16, 2013

Prise d'otages massive en Algérie

À la guerre, il arrive souvent que l'ennemi, ce tordu vicieux, ne fasse pas ce qu'on a prévu.

Ce manque de savoir-vivre typique de l'ennemi a déjà joué des tours à la France en 1914, 1940, 1954 et j'en passe.

Bref, quand on commence une guerre, on ne sait jamais comment ça va tourner. C'est idiot, j'ai quelquefois l'impression que cette sagesse élémentaire échappe à nos gouvernants.

Cela ne signifie pas qu'il ne faut jamais faire la guerre, mais qu'il faut être sévèrement burné pour en assumer les mauvaises surprises. Et vu que ce gouvernement, comme ces prédécesseurs récents, n'a qu'une demi-couille rabougrie et flasque à partager entre eux tous, j'augure mal de l'avenir.

En attendant, on ne peut que penser aux otages et aux soldats et espérer qu'ils s'en sortent.

mardi, janvier 15, 2013

Et hop, une bonne remise à leur place des pacifistes

Légion d'honneur : le revers du refus de la médaille

Je hais les pacifistes car le pacifisme est une pires formes de lâcheté et d'irresponsabilité : non seulement, il épargne à soi-même les risques, mais il les fait courir aux autres, au pays entier.

J'aime Brassens, malgré son pacifisme, mais je n'ai que mépris pour Tardi : à mes yeux, son traitement de la première guerre mondiale est une saloperie, une insulte aux combattants par la désinformation qu'il propage (j'ai traité le sujet de la motivation des soldats dans Verdun, le Coq hardi, les Eparges).

L'auteur de l'article a tout à fait raison de rappeler Simon Epstein à notre bon souvenir.

Enfin, le parallèle Brassens / de La Poype est impitoyable.



La gauche bobo-totalitaire n'a pas perdu le goût du meurtre politique

La gauche bobo-totalitaire n'a pas perdu le goût du meurtre politique

Les années passent et les gauchistes sont toujours aussi ignobles.

Manif pour tous : première manif communautariste française de souche


Il y a quelques jours, je me posais la question, mais je me doutais déjà de la réponse.

En effet, cette manifestation avait un motif abstrait et altruiste : l'institution du mariage. Aucun des participants ne pouvait espérer retirer un avantage personnel en cas de succès et, si la loi passe, l'effet ne sera pas immédiat.

La question posée est : dans quelle société voulons nous vivre ? Dans quel pays ? Avec quelles valeurs ?

Or, ces questions ne préoccupent vraiment que les Français de souche et les très bien assimilés, ceux qui ont mis leur coeur en France.

Les autres, même s'ils ont des papiers qui font d'eux des Français administratifs, ils s'en foutent comme de l'an quarante. Quand on est capable dire que «je ne suis pas fière d'être française, je suis fière d'être algérienne», on s'en tamponne des institutions de la France, de leur avenir, de leur évolution. Ces gens-là ne manifestent que pour des avantages personnels ou lorsqu'ils se sentent directement menacés. La France n'est pour eux qu'un territoire, pas leur pays, et ils défendent leur portion de ce territoire et c'est normal. Les criminels sont les fous qui en font des pseudos-Français.

En revanche, bien entendu que les vrais Français sont motivés par l'avenir de la société française et de ses institutions.

C'est ce que Marine Le Pen n'a pas compris.

Et pourtant, le succès de cette manifestion m'inquiète, car elle est aussi le signe que les Français de souche sont en train de devenir une communauté parmi d'autres sur le territoire français et cette communauté souffre d'un handicap politique que n'ont pas les autres communautés : elle n'a pas de lobby pour la représenter. Elle est celle aux dÈpens de laquelle vivent tous les autres lobbies.


La vision de la France de Christian Saint-Etienne

«Christian Saint-Etienne n'a pas de mots assez durs pour caractériser les élites politiques. Les élites politiques, intellectuelles ou managériales font un "contresens d'analyse magistral" pour comprendre notre situation. Et Hollande est loin d'être le seul responsable : "Hollande c'est la cerise idéologique sur 15 ans de mauvais choix politiques" ajoute l'économiste. Même le rapport Gallois ne prononce pas les mots de 3e révolution industrielle.

Le bilan de nos politiques est désastreux : -30% part de l'industrie dans la valeur ajoutée et -40% de la part des exportations françaises entre 1999 et 2012. On n'en voit cependant pas la réalité car la France continue à faire des chèques sans provision pour soutenir la consommation.»

La vision de la France de Christian Saint-Etienne

dimanche, janvier 13, 2013

The sock Fairy

Comme d'habitude, un délice.

The Sock Fairy

by Theodore Dalrymple (January 2013)

I don’t believe in ghosts, spirits, djinns, demons, witches or fairies, with one notable exception: the Sock Fairy. The Sock Fairy inhabits, or hovers around, every washing machine in which my wife or I ever put my socks. He, she or it manages somehow to turn what were six perfectly matching pairs of socks when put into the machine into (say) three pairs plus three odd socks. How this transformation is achieved, I do not know, but it is achieved with the greatest regularity and efficiency. Likewise, I do not know what benefit or pleasure the Sock Fairy derives from this; I suspect it is a malign or cynical pleasure from witnessing my exasperation and impatience as I try to rematch my socks once they are removed from the machine. The Sock Fairy, by the way, follows me wherever I go, with as much persistence as the crying baby that never seems to grow up and that has been within a row or two of my seat on every flight that I have taken in the last forty years.
The Sock Fairy has been responsible for the wastage of many hours of my life and a great deal of misery and frustration. It is extremely difficult to match socks once the Fairy has been at them; for example, it cannot be done in artificial light, but only in bright natural light. This is because many socks are very similar, in pattern and colour, but not absolutely identical. Once you have made a mistake in matching them, there is a knock-on effect: the mistake is amplified, and it becomes more and more difficult to pair the socks. In the end, I am left with a number of orphan socks that I put in a separate bag (which grows ever more stuffed with socks) in the vain hope that one day I shall be able to turn them into pairs.
While not physically heavy work, matching socks once the Sock Fairy has had his, her or its way with them is emotionally trying and even exhausting. One very soon feels wrung out by it. One’s despair is almost of existential proportions as one struggles with recalcitrant socks; what is life that such a trivial pursuit should take so much time and effort? When pairing my socks, I am reminded of the man that Logan Pearsall Smith once described, who considered suicide because he could no longer face the tedium of having to tie his shoe-laces every day. Half an hour of sock-pairing leaves me not only tired, but without the sense of satisfaction that successful accomplishment gives one. After all, they are only socks, the humblest of parts of a man’s attire. (If they were anything other than humble, surely one would see more advertisements for them? Armani never advertises socks, even if it sells them.) 
The process of pairing my socks dents my self-confidence. I think I have found a pair of identical socks but when I look more closely I discover, or think that I discover, slight differences between them, either in colour or in pattern or in texture. I am no longer sure that I can believe my own eyes; perhaps the faint difference in colour (for example) is not intrinsic to the socks, but is the result of different experience in the washing machine – in biological or human terms, the difference between them is not genetic but environmental. Then again, I assume that the two socks of a pair are identical when bought, an assumption that may not be justified and in truth I have never bothered to check when buying a pair.
The Sock Fairy is a subtle demon, as subtle as the serpent in the Garden of Eden: for he, she or its produces dissension between me and my wife. I start off with the full intention of pairing the socks exactly, but after a short time I lose my determination and think that any pairing, provided only that it is not too grossly discordant, will do. After all, if on close examination I cannot be sure that the socks are not a pair, surely no one is going to notice that they are not (if they are not) when I wear them. Nobody examines the socks of his interlocutor that closely.
When it comes to the pairing of socks, however, my wife is deontological rather than utilitarian. Good enough is not good enough. Once you accept to wear different socks, however similar they may appear on casual inspection to be, you are on the slippery slope that leads to scruffiness, to wearing ties with soup stains, to looking like a tramp. And we are fast approaching the age at which it would be very easy to let ourselves go. We might even become smelly.
A solution to the problem might be to buy a very large number of pairs of socks of exactly the same colour and design, or at least of perhaps two or three colours (one cannot wear brown socks with grey clothes, or black socks with green or beige clothes). The problem here is that stores rarely carry a sufficient number of identical socks of the right size and colour to carry one through a week or two – assuming one changes one’s socks every day. One could, of course, make do with two pairs if one were prepared to wash one’s socks daily instead of accumulating them for a week, but this is a counsel of perfection that is not in accordance with human psychology.
Sock manufacturing companies (which are practically all in China these days) are clearly in league with the Sock Fairy, if not actually in his, her or its pay, because, while they produce pairs of socks that are very similar to one another, they constantly change the design by just a little, sufficient to make exact pairing very difficult or near impossible. If were Heraclitus alive today, he would not remark that you cannot step into the same river twice, but that you cannot buy the same pattern of socks twice. Whether this has quite the same metaphysical significance I am not sure.  
It is many years since I first became aware of the problem created by the Sock Fairy, and so far have found no solution to it. But there is an interesting lesson about human psychology here, and it is this: how quickly one assumes that an irritation in life or an apparent problem is the result of ill will on the part of an animate being with some kind of grudge against one. Of course, when socks appear to have gone missing in the washing machine, I am perfectly aware that the appearance is unlikely to be the reality: that the rule is ten socks in, tens socks out, and so forth. It is much more likely that I mistook the number of socks that I put in the machine than that any of them disappeared in the wash. And if any of them did disappear there would be a perfectly rational, that is to say materialist, explanation of their disappearance,
But although I think this with what I might call the official part of my mind, that is to say that part of my mind that I am willing to acknowledge as being fully mine, yet (if I am honest) I cannot entirely rid myself of the suspicion that there is an animate force somewhere nearby that has worked against me when socks appear to have gone missing or become dis-paired. Naturally, the suspicion is not sufficiently strong for me to do anything about it, by (for example) trying to propitiate the Sock Fairy with some kind of sacrifice. What, apart from socks, would the Sock Fairy want or be satisfied with? It is probable that socks are not an end in themselves for this nasty being: as flies to wanton boys are we to the Sock Fairy.
Our propensity to see malign forces at work against us is quite strong, and no doubt Darwinists would attribute survival potential to it (after all, we have survived with such a propensity, haven’t we?).
Here is another small and trivial example of our inherent tendency to paranoia: when I drive I quite often make small mistakes, and when I make them other drivers assume not that I have made a genuine mistake, but that I have tried to obtain an advantage for myself by my conduct at the wheel. Often when I drive in a town that I have never visited before, I find myself in the wrong lane to get to my destination, and have to change it. In the meantime I might have overtaken a long line of cars in the lane that I now belatedly want to join, and it will occur to no one that I have overtaken in that lane that I am simply unfamiliar with the town. To judge from the expressions on each of the driver’s faces, he interprets my action not as mistaken but as unjust, unfair, psychopathic, an underhand attempt to save myself a bit of time at his expense. The true explanation, that I am a stranger in this town who does not know his way, occurs to no one, not even for a fraction of a second, as a possibility, as part of what doctors call a differential diagnosis. And indeed, many drivers in this mental state are prepared to act upon their supposition, seeking to exact their revenge if they are able a few hundred yards up the road. One of my friends extends his paranoid interpretation of behaviour on the road to those who seek to overtake him, which he takes as a personal affront or insult.
We are never very far from paranoia. If you go to a foreign country whose language you do not speak and whose culture you do not understand, you will be inclined to think, if you hear a group of people laughing among themselves, that they might be laughing at you. You are afraid that you appear ridiculous in their eyes, especially if you are conspicuously different from them in appearance. The more delicate or fragile your ego, the more readily you will become paranoid; but no doubt almost everyone has a threshold for becoming paranoid.
The number of pathological conditions that result in or are accompanied by paranoia is very large; one might almost say that paranoia is the most common psychological consequence of physiological disturbance (that and depressed mood). I think, then, that I am justified in saying that paranoia is never very far below the surface of human mentation.
There is another aspect of our psychological propensity to attribute bad motives to others: it is highly enjoyable. Which of us does not actively enjoy speaking ill of people? And we should rather be the object of malice than the victims of chance, for at least malice directed at us reassures us that we of some significance to someone, that we are worth harming. Very occasionally I had patients whom I would not have wished to deprive of their paranoid delusions, even if I had been able to do so. Their delusions, though uncomfortable in some ways, explained to them their situation in life in a way that flattered them; they suffered because they were at the centre of an immense conspiracy organised by the most powerful forces in the world. Therefore they were not as insignificant in their own eyes as they were in those of the world, far from it. To have deprived them of their delusions upon which they had irreparably wasted their lives, to have made them face their true situation, would have been cruel, even if at times they suffered because of them.
I wonder how many of us can do entirely without our illusions, how many of us can face reality, especially about ourselves, exactly as it is? Humankind cannot bear very much reality, said T S Eliot, and I suspect he was right. On the other hand, humankind cannot survive too much illusion either. It is a difficult balance to strike, especially for oneself.
Theodore Dalrymple's latest book is Farewell Fear.

Manif pour tous : première manif communautariste des Français de souche ?

Je me pose la question. Je ne sais pas.

La catastrophe Bleu Marine

En refusant de défiler contre le "mariage homosexuel", Marine Le Pen rejoint une fois de plus l'oligarchie de la France d'en haut, de la classe jacassante.

Déjà, sur les sujets économiques et sociaux, elle était aussi, sinon plus, socialiste que l'UMPS.

Il ne lui reste plus pour se distinguer que l'immigration et l'Europe. C'est important mais insuffisant puisque cela ne s'intègre pas dans une philosophie politique cohérente et qu'en réalité, elle légitime les valeurs de ses adversaires.

Ce faisant, elle est assurée de la bienveillance des médias et d'une présence dans la lucarne à conneries, mais elle obtient également l'assurance que son parti, montrant qu'il n'est pas une véritable alternative à l'oligarchie, restera à tout jamais marginal.

Il sera dit que les Français n'ont vraiment rien à attendre des politiciens, de quelque bord qu'ils soient, et qu'ils ne devront trouver de ressources qu'en eux-mêmes. Au moins, la situation est claire

Le bordel dans les têtes

En ce moment, se déroule la manifestation contre le "mariage homosexuel" (à laquelle je ne participe pas pour raison de santé, mais j'accompagne les manifestants par la pensée).

Relisant ce qu'écrivait, en une période très agitée, Montaigne sur le mariage, j'en viens à plaindre les nombreux partisans du projet de loi gouvernemental : ils sont si creux, si superficiels, si coupés de la chaîne du temps.

Ils ne vivent que pour eux, et ce n'est pas grand´chose.

Bien sûr, ils ne sentent pas leur manque, ils n'en éprouvent aucune douleur. Mais ils ont bien légers.