mercredi, février 13, 2013

Winston Churchill : «Pour devenir critique de la démocratie, il suffit de discuter cinq minutes avec un électeur moyen»

Les commentaires des journaux valent bien une discussion. Voici l'intégrale des commentaires que j'ai trouvés sous un article du Figaro traitant de la future résidence du pape démissionnaire.

Attention, ça vole haut. L'oxygène est rare à ces altitudes.

    BerryCe qui est sûr, c'est que Benoît XVI coûtera moins cher à l'Eglise que notre Nicolas I à la République.
    Le 13/02/2013 à 19:59 AlerterRépondre
    AvatarEdouard009C'est mixte ?
    Le 13/02/2013 à 19:18 AlerterRépondre
    AvatarKendingPourquoi va-t-il dans un monastère de femmes, après leur avoir obstinément refusé la prêtrise ?
    Le 13/02/2013 à 18:58 AlerterRépondre
    AvatarPigeonnoMême les papes se mettent à la fonctionnarisation. Comme les députés, un peu de service, et hop on touche le pactole de retraite à vie après !
    Le 13/02/2013 à 18:56 AlerterRépondre
    AvatarDaikoIl y du pognon au vatican, relisons tous ensemble le dossier spécial du Canard Enchainé, édifiant ... D'un coté les comptables, de l'autre les gogos, et dieu sait qu'il y en a !
    Le 13/02/2013 à 17:50 AlerterRépondre
    AvatarMaxmilleEt pourquoi ne vient-il pas habiter à Lyon, la terre des Papes ? c'est de loin plus tranquille... ;-)
    Le 13/02/2013 à 17:22 AlerterRépondre
    AvatarGazouilletteSe retirera dans un monastère
    ça veut dire qu'il ne pourra pas en sortir ? c'est pas clair cette affaire
    Le 13/02/2013 à 17:19 AlerterRépondre

    Avatarorthographe10Tout dépend du règlement du monastère. Il en est dont on sort, d'autre pas. Je parierais volontiers que celui de Benoit XVI fera partie de la première catégorie, mais je parierais également qu'il en sortira fort peu, ou du moins sortira fort peu (pour le moins) des murs du Vatican.
    Le 13/02/2013 à 18:08 AlerterRépondre
    AvatardijonnaisIl ne me semble pas que le Vatican manquait de place pour qu'il soit necessaire d'y construire un nouveau batiment résidentiel...
    Le 13/02/2013 à 16:14 AlerterRépondre

    AvatarAMDGCe qu'il vous "semble" a peu d'importance. Vous êtes expert de l'organisation du Vatican? Vous savez combien il y a de bureaux et qui y travaille? Non bien entendu, donc votre commentaire est inepte.
    Le 13/02/2013 à 17:04 AlerterRépondre

    AvatarpariginoBravo pour cette réponse !
    Le 13/02/2013 à 18:01 AlerterRépondre
    AvatarkuonaxIl pourrait en accueillir des malheureux là dedans !
    Où est la bonne parole pour les pauvres ?
    Je ne suis pas prête de comprendre la religion et de suivre son exemple, parce que moi je suis pour le partage et je me sentirais gênée à sa place. Mais peut-être qu'il ne se rend pas compte ......
    Le 13/02/2013 à 16:07 AlerterRépondre

    AvatarHenri ShapiroMoi, c'est votre attitude que je n'arrive pas à comprendre: le pape (bientôt ex-pape) n'a donc pas le droit d'habiter dans un logement privé ? Il devrait forcément le partager avec des sans-abris ?
    L'article indique clairement que les 12 cellules du monastère sont occupées par des religieuses.
    Il faudrait donc les expulser pour laisser de la place aux pauvres ?
    Cécile Duflot s'était déjà couvert de ridicule il y a quelques mois, en demandant à l'Eglise de France de mettre ses locaux à disposition des SDF, tout en ignorant le travail énorme accompli par les diocèses et associations catholiques pour nourrir et accueillir les sans-abris.
    Je vous prie donc de nos épargner vos leçons de charité, à moins que vous n'ayez déjà proposé à un SDF de partager votre chambre.
    Je peux comprendre le discours sur le luxe ostentatoire de l'Eglise. Mais si vous commencez à trouver indécent le fait que l'Eglise dispose de ses propres logements pour y loger ses prêtres et religieux/religieuses, je crois que vous exigez un collectivisme de type kibboutz qui me semble assez illusoire et franchement absurde.
    Le 13/02/2013 à 17:11 AlerterRépondre

    AvatarAMDGAu cas où vous n'auriez pas bien compris, c'est le petit bâtiment en bas à droite de l'image que va occuper le Pape et qu'il va partager avec des religieuses. Qui vous dit qu'il y a de la place restante?
    Vous seriez gênée à sa place? Si il vous reste une chambre libre chez vous, ne vous gênez pas, accueillez qui vous voulez.
    Le 13/02/2013 à 17:07 AlerterRépondre

    Avatarorthographe10Ce n'est pas que j'apprécie tant que ça la papauté, mais il me semble que l'on pourrait dire cela de quelques millions de bâtiments, y compris l'immeuble où se trouve mon appartement, et peut-être bien celui où se trouve le vôtre.
    Le 13/02/2013 à 17:04 AlerterRépondre
    AvatarALLIGNY14Eh ben ça vole encore bien haut !
    Le 13/02/2013 à 15:53 AlerterRépondre



    bidochon001c'est marrant on voit une lignée de paraboles sur le toit, je parie qu'il y en a au moins une qui est dédiée a XXL
    Le 13/02/2013 à 15:46 AlerterRépondre

    AvatarKasuku2012Content ? On a fait son petit effet !...
    Le 13/02/2013 à 17:18 AlerterRépondre

    Avatarbidochon001@ Kasuku : vous devriez vous abonner aussi, cela vous redonnerait le sourire
    Le 13/02/2013 à 17:37 AlerterRépondre
    Avatarcambacérésje trouve que ce serait plus élégant de s'installer ailleurs qu'à coté de son successeur.
    Le 13/02/2013 à 15:33 AlerterRépondre
    AvatarI3iosça va les affaires! il a pas une petite place pour quelques sans abris? la charité, tout ça...
    Le 13/02/2013 à 15:06 AlerterRépondre
    AvatarCricri2000SOBRIETE PAPALE
    Ce monastère "sobre" entouré de jardins et potagers permettra d'abriter et de nourrir une bonne centaine de pauvres selon les dires de la Bible. Mais charité bien "ordonnée"......
    Le 13/02/2013 à 14:59 AlerterRépondre

    AvatarKasuku2012Avant de faire la morale aux autres, avez-vous déjà abrité un malheureux ?...
    Le 13/02/2013 à 16:00 AlerterRépondre
    AvatarpedrodebordoLe Pape est aussi un homme , et comme tous les hommes , aprés une opération du coeur , il faut un temps plus ou moins long pour la gérison complète . Moi , cela a duré 2 ans , d'autres 6 mois , alors je lui souhaite un bon rétablissement et une " retraite " paisible au monastère .
    Le 13/02/2013 à 14:27 AlerterRépondre
    AvatarbourquinS'il était courageux comme les apôtres, il choisirait la rue comme SDF.
    Les bourgeois aiment leur confort.
    Le 13/02/2013 à 13:46 AlerterRépondre

    Avatargagniere p.A bouquin : Et vous, bouquin, avez-vous choisi de vivre sur un tas de fumier, comme le pauvre Job ? A vous lire, on le croirait.
    Le 13/02/2013 à 16:12 AlerterRépondre

    AvatarKasuku2012Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas...
    Le 13/02/2013 à 15:59 AlerterRépondre

    Avatarexpliquez-moiVous êtes un puriste . Mais quelle richesse alentour !
    Le 13/02/2013 à 15:17 AlerterRépondre

    AvatarDemocratie00013A 86 ans bien sûr il aurait du choisir la rue
    Le 13/02/2013 à 14:31 AlerterRépondre

    AvatardermatoParceque les SDF ont choisit de vivre dans la rue?
    Vous êtes surement loin de ce monde, à l'abris dans votre petit appartement et votre petite vie.
    Le 13/02/2013 à 14:30 AlerterRépondre








Vers l'obligation de voter ?

Un député de la prétendue droite propose de rendre le vote obligatoire. Bien entendu, la gauche, par compulsion liberticide, saute sur l'occasion. Cela illustre à merveille mon billet précédent sur le totalitarisme mou : même le droit de leur dire «merde», à tous ces cons, va nous être dénié.

Le blabla sur nos ancêtres qui sont morts pour le droit de vote est atterrant : je connais des ancêtres qui sont morts pour la France, pour le droit de vote c'est plus douteux.

Deux remarques :

1) que les députés, à l'absentéisme phénoménal, commencent par s'appliquer cette règle à eux-mêmes. C'est bien beau de toujours mettre de nouvelles obligations sur le dos des autres mais qu'ils donnent l'exemple pour une fois, ça nous changerait.

2) cette proposition prouve que les profiteurs du système ont peur de l'abstention, qui les délégitime, qui met à nu leurs mensonges : non, ils n'oeuvrent pas pour le peuple, le peuple ne croit pas à leurs bobards, le peuple les emmerde à pied, à cheval, en voiture.

mardi, février 12, 2013

Le totalitarisme mou du gouvernement Hollande

Cette note d'un précédent billet (un peu complétée) mérite d'être élevée au statut de billet à part entière car elle synthétise mon analyse du gouvernement Hollande :

Le gouvernement Hollande est totalitaire mou.

Je sais que l'usage du mot «totalitaire» pour ce gouvernement peut déranger ou choquer, paraître excessif, indécent même, en regard de l'horreur des totalitarismes précédents.

Pourtant, c'est bien de totalitarisme qu'il s'agit, puisque, sous ce gouvernement, l'Etat a vocation à se mêler de tout et que la vie privée et la propriété (indissolublement liées comme garantes de la liberté) sont des tolérances révocables à tout instant par le fait du prince. Il suffit de suivre l'actualité pour s'apercevoir que cette mentalité totalitaire préside aux choix gouvernementaux.

Nos gouvernants actuels, président, ministres, et pas mal de députés de la majorité, ont pile-poil le profil psychologique des totalitaires. Ils ont juste ce qu'il faut de jalousie, de manque d'imagination, de médiocrité intellectuelle, de culture approximative et de seconde main, d'absence totale de scrupules, pour vivre dans le sentiment de leur supériorité et dans la certitude arrogante de leur absolue légitimité à nous imposer leur conception du Bien de gré ou de force.

Il faut avoir une conscience de sa propre liberté très affaiblie pour ne pas sentir peser ce totalitarisme.

J'ajoute le qualificatif «mou» pour signifier que je sais que les méthodes employées sont infiniment moins violentes que celles des totalitarismes du XXème siècle. C'est déjà une sorte de progrès.

Il arrive par ailleurs que ce gouvernement prenne des positions en apparence libertaires, mais comme il impose à tous ce libertarianisme par la force, il s'agit simplement d'ironie politique.

Ce totalitarisme mou a une histoire. Il était en germe dans la croissance cancéreuse de l'Etat-mamma, il avait une tutrice, l'UERSS. On le sentait croitre sous les précédents gouvernements.

Sur ce blog, il y a depuis longtemps une rubrique Dictature du Bien, nous en vivons la triste apothéose.

lundi, février 11, 2013

A propos de la démission de Benoit XVI


La rigueur intellectuelle de cet homme, loin des modes et des à-peu-près, m'a toujours séduit.

Face à cette qualité reposante (reposante, car on n'a pas besoin de se méfier à chaque instant de la malhonnêteté et de la mauvaise foi), les polémiques qui plaisent tant à la classe jacassante sont apparues pour ce qu'elles étaient : petites, mesquines. Pire peut-être : incultes et mal-comprenantes.

Notamment, dans les rapports entre chrétienté et islam, il a fait la part des choses face  à des approximations théologiques malencontreuses (le fait d'avoir quelques prophètes en commun et un seul dieu est anecdotique devant l'incompatibilité radicale de ces deux religions).

Avoir à faire avec un homme dont la pensée ne se roule pas dans la fange, voilà qui soulage de la salissure de bien des rencontres actuelles.

On a le même plaisir à fréquenter un Montaigne, un Pascal ou, plus contemporains, un Bloch ou un Jerphagnon, un Chesterton ou un Leys. Volontairement, je ne me contente pas de théologiens.

C'est l'articulation très particulière au christianisme entre foi et raison, qui fait l'attrait intellectuel de cette religion. Le christianisme fonde philosophiquement la liberté moderne. Partout où recule le christianisme, recule la liberté. Ce n'est pas un hasard si tous les gouvernements totalitaires (y compris les totalitaires mous (1) à la Hollande) ont vu l'Eglise comme leur ennemi. Et ils ont raison.

La démission de Benoit XVI scelle une papauté placée sous le signe de la droiture.

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(1) : je sais que l'usage du mot "totalitaire" pour le gouvernement Hollande peut déranger ou choquer, mais c'est bien de totalitarisme qu'il s'agit, puisque, sous ce gouvernement, l'Etat a vocation à se mêler de tout, que la vie privée et la propriété (indissolublement liées comme garantes de la liberté) sont des tolérances révocables à tout instant par le fait du prince. Il faut avoir une conscience de sa propre liberté bien affaiblie pour ne pas le sentir.

J'ajoute le qualificatif "mou" pour signifier que je sais que les méthodes employées sont infiniment moins violentes que celles des totalitarismes du XXème siècle. C'est déjà une sorte de progrès.