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lundi, janvier 03, 2011

PS : la machine à perdre

On le le sait, le PS est une machine à perdre les élections nationales.

Les causes en sont connues : le PS est détaché du peuple français. Pire, il en a peur (il n'y a qu'à voir de quelle manière obsessionnelle revient l'accusation de populisme dans la bouche des apparatchiks du PS).

Le PS est le parti des fonctionnaires, des assistés, des immigrés et des bobos, toutes composantes fort intéressantes mais par bien des aspects assez éloignées de ce qu'on peut appeler le peuple français. Cela fait une masse électorale non négligeable,qui lui garantit de ne jamais disparaître, mais insuffisante pour gagner.

Le PS est donc confronté à la problématique du radeau et du canot de sauvetage. Pour rejoindre le canot, il doit lâcher le radeau et se jeter à l'eau, mais il n'ose pas : un tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Il se trouvera toujours une coalition de barons régionaux qui ont besoin des fonctionnaires.

Des socialistes qui ont des ambitions nationales, comme Ségolène Royal ou Manuel Valls, ont bien compris le problème.

Mais il y a loin de l'analyse du problème à sa résolution. Nous aurons peut-être un président socialiste en 2017, ou 2022. Sinon, il restera toujours 2027. Ségolène Royal aura 74 ans, la fleur de l'âge, c'est tout bon.

jeudi, juillet 10, 2008

Ségolène Royal : toujours plus bas

Ségolène Royal laisse entendre que le cambriolage de son appartement pourrait être une manœuvre d'intimidation d'une officine sarkozyste.

C'est évidemment stupide : quel intérêt ? Qu'en retirerait le gouvernement ?

Ségolène Royal accuse d'autre part Sarkozy de se comporter comme un roi à la tête d'un clan.

J'ai du rater quelque chose, mais je ne vois pas que Nicolas Sarkozy se comporte plus royalement ni plus comme un chef de clan que, disons, François Mitterrand. Cela ne semblait pas la gêner à l'époque. Nicolas Sakozy est un président démocratiquement élu qui exerce son mandat dans le cadre des institutions françaises, certes perfectibles.

On comprend bien à quoi riment ces outrances : s'attirer les sympathies des militants socialistes (qu'elle prend vraiment pour des cons) en vue du prochain congrès.

Mais je considère de telles tactiques comme basses et néfastes : transformer l'adversaire politique en ennemi social et personnel réveille le vieux culte français de la haine civile.

J'espère qu'elles sont dépassées et que le vote des militants socialistes le prouvera, mais je n'en suis pas sûr : les socialistes ne brillent pas par leur intelligence (c'est au moins un point d'accord de entre SR et moi !).

jeudi, août 30, 2007

Allègre et les paresseux socialistes

Dans Les idées justes, la morale et la politique, je vous disais que les politiciens français ne savent pas travailler. Hé bien, Claude Allègre est encore plus féroce que moi dans son dernier livre : il écrit que les dirigeants socialistes sont, tout simplement, paresseux.

samedi, juin 09, 2007

Le PS est une coquille vide

Voici un article extrait du Figaro de ce jour :

Le PS est une coquille vide

Cet article me semble mettre en exergue la formidable inertie des institutions politiques : en effet, tous les socialistes ne sont pas des imbéciles, même si, ces derniers temps, on a surtout entendu les cons (1) (le blog de Guy Birenbaum en est un bon exemple).

Pourtant, la mutation du PS semble toujours aussi éloignée.

Pour mémoire, le Labour anglais a passé 18 ans dans l'opposition durant les années Thatcher. A ce compte là, si on prend comme point de départ 2002, on a Sarkozy ou un de ses disciples jusqu'en 2020. Courage, camarades !

(1) : pourquoi les intellectuels (médiatiques ou universitaires) sont à la pointe de la connerie gauchiste (Sarko-danger-pour-la-démocratie est passé et il n'y a toujours pas de chars d'assaut sur la place de la Concorde, je m'étonne). ? Je crois que c'est parce qu'ils sont par métier irresponsables : un ingénieur qui fait des avions qui tombent, un avocat qui perd ses procès, ça se voit, il est soumis à l'épreuve des faits, il est responsable, obligé de se remettre en cause.

Un intellectuel qui raconte n'importe quoi, qui cela dérange ? D'où vient l'épreuve des faits ? Il suffit de savoir enrober les faits dans un joli discours avec un ruban autour et l'on a toujours raison, même si on a pu errer par le passé. Se renier à intervalle régulier est plutôt bénéfique pour l'image. Sartre a passé sa vie à vénérer des dictatures sanguinaires, les unes après les autres, ça a plutôt pas mal réussi à sa carrière.

jeudi, juin 07, 2007

PS : pendant le naufrage, la synthèse continue

Ségolène Royal va présenter une motion pour s'emparer du pouvoir au PS.

Si elle réussissait, ça serait la pire chose qui pourrait arriver à ce vieux parti. Elle n'a ni le goût pour les jeux d'appareil ni le talent pour idées nécessaires pour mener à bien la rénovation de ce parti.

Or, une opposition saine est indispensable à la démocratie. Je suis donc inquiet.

Voici ce qu'en pense Nicolas Baverez

Trois obstacles se présentent devant cette refondation. D’abord, le carcan des conservatismes intellectuels et de la culture de la radicalité au sein de la gauche qui, toute à ses certitudes morales et historiques, a cessé de réfléchir à l’évolution du monde et de la France depuis plusieurs années, offrant une symétrie parfaite avec la congélation de la pensée politique à droite durant la période post-gaulliste. Ensuite, les pesanteurs sociologiques et électorales comme les structures des vieilles alliances qui compliquent tout rapprochement avec le centre. Enfin et surtout, la violence des affrontements pour le leadership.

À peine le résultat du second tour connu, Ségolène Royal a publiquement confirmé sa volonté de poursuivre sa conquête de la présidence de la République. Elle reste trop déterminée et trop forte dans l’opinion pour être contrée par les éléphants. Mais il n’est pas certain, en dépit des avancées qu’elle a réalisées au cours de sa campagne, qu’elle soit à même de conduire la rénovation du Parti socialiste et de la gauche. En raison de sa filiation mitterrandiste d’abord, qui accorde un primat absolu à la manœuvre politique sur les principes. En raison de son tropisme pour la communication et de son peu d’intérêt pour les débats théoriques ou les idées. À l’inverse, ses concurrents sont très loin pour l’heure de disposer de son charisme et d’une stratégie alternative crédible. C’est bien dans le divorce potentiel entre la capacité de leadership et la capacité de renouvellement intellectuel que réside actuellement le plus grand péril pour la gauche française.

Pour trancher ces dilemmes, deux expériences politiques européennes méritent d’être méditées. La première est celle du Labour sous Madame Thatcher, prisonnier d’une spirale déclinante où la dérive gauchiste et les échecs électoraux se confortaient mutuellement. La seconde est celle de la gauche italienne qui, écrasée par Silvio Berlusconi, a réussi à éviter l’enfermement dans la violence et la radicalité comme à compenser le manque de charisme de son leader, Romano Prodi, pour revenir au pouvoir avec un programme et une organisation rénovés. À l’image de la France dans son ensemble, la gauche doit désormais se convertir à la rupture et s’administrer une thérapie de choc.

dimanche, juin 03, 2007

Le strausskahnisme est fini avant d'avoir commencé


DSK m'est plutôt sympathique, mais il n'a aucun avenir politique (si tant est qu'une phrase aussi définitive ait un sens en France, pays des ressuscités politiques) :

> raison fondamentale : si la social-démocratie strausskhanienne est trop avancée pour le PS, parti dont l'archaïsme fait rire jusque dans les services de gériatrie, elle est totalement dépassée dans le monde actuel. C'est une politique des années 50.

> raison circonstancielle : ce brave DSK n'a pas montré un grand talent pour les jeux d'appareil, et on ne gagne pas une élection sans parti.

samedi, juin 02, 2007

La gauche la plus bête du monde (suite du feuilleton, hélas très long)

Une lueur d'espoir :

Pour une gauche girondine

Les ténèbres retombent :

La gauche et le jogging


Une indignation très sélective

La secte heureuse de la social-médiocratie


Un dernier point sur la gauche la plus bête du monde. Ca me chagrine sans vraiment me surprendre : les plus en pointe sont les intellectuels.

mardi, mai 29, 2007

Le PS est décidément mal parti

Sorte d'Etat

Entretien JMA Delanöe

A voir que le gouvernement est plutôt mal parti (message précédent) et que le PS part en eau de boudin, il y a de quoi s'inquiéter.

lundi, mai 14, 2007

Le PS n'est pas sorti de l'auberge

"Selon une enquête de l'Ifop pour le JDD, elle était la mieux placée pour « rénover le PS » : 58 % des sympathisants PS jugent qu'elle est la plus capable de le faire, contre seulement 27 % qui citent Dominique Strauss-Kahn."

Toujours rien compris à la défaite. Il faut dire que Ségolène Royal qui essaie, dans le plus pur style confusioniste, de faire passer la défaite pour une victoire, ça n'aide pas.

Le problème, c'est qu'il y a une vie au-delà des "sympathisants du PS", il y a même des électeurs, et ceux-là, ils n'ont pas la foi royaliste qui sauve, on ne leur fait pas prendre des vessies pour des lanternes.

Extrait des Echos :

"Incapable de suppléer sur son centre à la déroute de sa gauche, [le PS] se dirige vers une contraction de ses performances électorales. Encombré d'une ex-candidate qui s'acharne à faire passer sa défaite pour une victoire, il semble bien destiné, bon gré mal gré, à ne pas pouvoir contourner sa championne. L'hommage émouvant que lui a rendu le nouvel élu à l'Elysée au soir de sa victoire montre d'ailleurs qu'il l'escompte bien lui-même. En ayant pris la mesure, il l'affronterait à nouveau sans déplaisir..."

Bref, Sarko jusqu'en 2017.