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samedi, mars 28, 2020

Il est où le « peak oil » déjà ?



J'y mets une énorme dose de mauvaise foi. Mais c'est un des délices actuels qu'un certain genre de charlots soit réduit au silence. Quelqu'un a des nouvelles de Greta ?


jeudi, octobre 12, 2017

Le puits sans fond (le retour de la vengeance)

Foin de modestie, je suis très très content de moi.

En 2005, j'avais fait la recension d'un livre, The bottomless well (je m'étais cassé le cul à écrire un billet bien plus long que d'habitude parce que je sentais que c'était important), qui m'avait enthousiasmé.

Il disait que, contrairement à la théorie du peak oil de ces imbéciles d'écolos (leur cause est juste, mais il se trouve que tous les écolos que je connais sont des cons de gros calibre), alliés objectifs des gros producteurs de pétrole :

1) Nous n'allions pas manquer de pétrole mais, que, au contraire, nous allions apprendre à nous en passer et que, loin d'atteindre 500 $ le baril, il finirait par ne plus valoir grand'chose.

C'est exactement ce que raconte cet article de Causeur Ce n’est pas le pétrole qui disparaît, c’est la demande de pétrole ... avec douze ans de retard sur votre serviteur :

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Nous entrons à vitesse grand V dans un monde post-pétrolier. Dans une telle perspective, j’ai parié il y a plus d’un an que le prix du pétrole évoluerait autour de 50 dollars le baril. Jusqu’à maintenant – je touche du bois – je n’ai pas été démenti par les faits.

Ce seuil de 50 dollars est comme par hasard le prix auquel le pétrole de schiste aux Etats-Unis est rentable. Et c’est ce qui sert désormais de prix directeur au marché mondial de l’or noir. C’est une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui ont bâti leur projet sur un baril entre 100 et 150 dollars : géophysiciens, certaines compagnies pétrolières mais aussi pays exportateurs de brut, et notamment l’Etat algérien, obligé de faire des économies budgétaires drastiques et de revoir à la baisse ses prévisions de croissance de manière dramatique.


Le coup de force pétrolier initié en 1973 aura été un « one shot game ». En rompant à cette date le contrat, les pays pétroliers ont remporté la mise une fois – mais une seule fois. Il n’y aura pas de deuxième partie, car le pétrole n’est plus une arme menaçante et aujourd’hui, comme n’importe quel marchand, l’Arabie saoudite ne cherche plus qu’à protéger ses parts de marchés.
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Inutile d'épiloguer sur les conséquences géopolitiques, nous les avons sous les yeux. Et ce n'est pas fini.

2) L'énergie du futur est l'électricité, produite grâce au nucléaire ou au charbon, deux énergies primaires d'avenir. On notera que, depuis, les Allemands sont passés du nucléaire ... au charbon.

Je ne lis pas toujours les bons livres, mais, pour une fois que ça m'arrive, autant en profiter.

jeudi, décembre 24, 2015

A propos du pétrole

Je vous ai parlé du pétrole abondamment en 2008 et ... je ne vois rien à ajouter !

Je vous renvoie donc, avec une certaine vanité, aux billets de cette époque.

Le billet fondamental :

The bottomless well

Ensuite :

Le prix du pétrole baisse

Une réponse à Pedro à propos du pétrole

Non, le pétrole ne va pas manquer et il ne va pas continuer à augmenter

La suite est assez prévisible : si l'Arabie Saoudite tient le coup avec le pétrole à 30 $ pendant un an, elle aura asséché les investissements pétroliers (y compris chez elle) et le cours du pétrole remontera en flèche à la moindre occasion, par peur de manquer.

Mais ce répit sera momentané. Les techniques qui ont provoqué ce gambit saoudien continuent d'exister et il suffira que les cours remontent pour qu'elles soient reprises. Le prix du pétrole est, sur la durée, limité à 70 $ le brail, prix d'équilibre des techniques d'extraction les plus couteuses.

Et, sur le long terme (je sais, nous serons tous morts), le prix du pétrole ne peut que tendre vers zéro. Nous n'avons aucun attachement sentimental au pétrole, nous l'utilisons parce que c'est le plus pratique. Le jour où nous trouvons mieux, le pétrole ne vaut plus rien.

jeudi, août 06, 2015

Cours du pétrole : les Bédouins bientôt au cul des chameaux ?

Saudi Arabia may go broke before the US oil industry buckles

Le scénario est évident, je ne sais pas s'il se réalisera, mais il est simple : les pays pétro-foutraques, c'est-à-dire les pays qui n'en branlent pas une à part exploiter le pétrole, moyen-orientaux, sont directement menacés dans leur puissance et leur mode de vie par les évolutions techniques des méthodes d'extraction et leurs conséquences économiques. Cette tendance risque d'être progressivement renforcée par la bagnole électrique.

C'est une mauvaise nouvelle à l'horizon d'une décennie car ce genre de bouleversement amène toujours du foutoir, des guerres, du terrorisme et autres joyeusetés. Nos politiciens corrompus par les pétromonarchies, c'est-à-dire à peu près tous, vont se sentir bien seuls.

Si l'on regarde plus loin, c'est une excellente nouvelle. Les pays pétro-foutraques sont en général les fouteurs de merde de la planète et leurs problèmes sont un motif de réjouissance.

Il n'y a pas tant d'authentiques bonnes nouvelles, la baisse des cours du pétrole en est une.

Seule inquiétude : saurons nous être forts dans la tempête ? Par exemple, saurons faire rester les Algériens, chassés par la crise pétrolière, en Algérie ? C'est pas gagné !


mercredi, décembre 31, 2014

L'Arabie Saoudite annonce-t-elle la fin de l'ère du pétrole ?

Il y a quelques années, des imbéciles nous annonçaient le baril de pétrole à 300 $. Les mêmes abrutis, excités et motivés par leurs propres erreurs à répétition, nous l'annoncent à 20 $. Passons.

Toujours est-il que les Saoudiens ont entrepris de faire chuter le cours du pétrole. Au delà des raisons de court terme, c'est une claque à tous les fous alarmistes qui nous effraient depuis des années avec un «peak oil» qui n'arrive jamais. Et, c'est encore plus important, qui n'arrivera jamais.

J'ai déjà écrit plusieurs articles sur le sujet, dont beaucoup de 2008 auxquels je ne changerais pas une virgule aujourd'hui (je suis assez content de moi !) :

Non, le pétrole ne va pas manquer et il ne va pas continuer à augmenter

Une réponse à Pedro à propos du pétrole

The bottomless well

Je vous rappelle brièvement mon raisonnement, que j'ai hérité du regretté Julian Simon :


  • la notion de ressources naturelles est trompeuse, elle est fausse. Il n'y a pas de ressources naturelles. Dès qu'une matière ou un objet de la nature devient une ressource, elle n'est plus naturelle, elle intègre la vie des hommes et, notamment, l'économie. Elle est donc soumise au signal prix. Si elle se raréfie, les prix augmentent et les incitations à trouver des substituts et des nouvelles sources augmentent. Ceci fait qu'elle n'est jamais épuisée : si elle était épuisée, son prix serait infini et les incitations à trouver des substituts et des nouvelles sources seraient aussi infinies (on peut citer l'exemple du diamant et l'invention du diamant artificiel).

Dans le cas du pétrole, sans même tenir compte des éventuelles découvertes scientifiques et techniques, les sources alternatives (gaz de schiste, schistes bitumineux) et les substituts (nucléaire, hydrogène, voitures électriques) existent déjà mais ils ne sont pas rentables.

Prenons l'exemple de la voiture électrique. Son principal problème est l'autonomie. Or, il existe deux solutions qui ne nécessitent aucun progrès, juste des investissements : des stations de recharge aussi fréquentes que les stations-service actuelles et des stations de changement de batteries robotisées (on échange une batterie vide contre une batterie pleine : avec une standardisation des batteries, on a montré que cela ne prenait pas plus de temps qu'un plein d'essence). Vous vous doutez bien que si les prix du pétrole augmentaient, ces investissements deviendraient rentables, ils seraient donc faits, la consommation et les prix du pétrole baisseraient de nouveau.

N'oublions pas que les prix se font à la marge : quelques pourcents de variation de l'offre ou de la demande se traduisent par des quelques dizaines de pourcents des prix. Il n'y a pas besoin que toutes les voitures deviennent électriques, il suffit que la proportion d'hybrides augmente fortement.

On comprend alors la fameuse phrase d'un ancien ministre saoudien du pétrole : l'âge de pierre n'a pas fini par manque de silex, l'âge du pétrole ne finira pas par manque de pétrole.

Il semblerait que les Saoudiens connaissent bien mieux l'économie du pétrole que nos crétins d'écolos alarmistes. Ce n'est pas surprenant : pour les Saoudiens, c'est vital, alors que, pour nos crétins d'écolos, c'est juste un moyen de se faire mousser et de montrer leur belle âme à peu de frais.

Depuis quelques années, nous sentons bien monter à la fois les nouvelles sources et les substituts. Pas d'avancée spectaculaire mais des briques qui s'assemblent, des habitudes qui changent. L'hypothèse que l'équipement automobile des pays émergents compensera, en matière de consommation pétrolière, les efforts des pays riches n'est peut-être plus si assurée que cela.

Maintenant que le cadre est posé, il reste une question : quand ?

La récente réaction des Saoudiens pourrait bien ressembler à de la panique et la réponse être : bientôt.

Je serais saoudien, mon ennemi, mon cauchemar de toutes les nuits, ça serait ça :



Si BMW arrive à rendre sexy une voiture hybride électrique, combien temps faudra-t-il aux Saoudiens pour être forcés de retourner au cul des dromadaires ? Trente ans ? Cinquante ans ?




mercredi, décembre 24, 2014

Pétrole : un article court mais fort intéressant


Pétrole: l'Arabie saoudite déclare la guerre ouverte aux Américains

J'en profite pour vous rappeler ma conviction fondamentale concernant l'économie du pétrole : il n'y aura jamais de manque de naturel de pétrole.

Un jour, le pétrole ne vaudra plus rien de même que, depuis la fin de l'âge de pierre, le silex ne vaut plus rien. Tous ceux qui agitent la perspective d'une pénurie non-politique de pétrole sont des têtes de linottes, ou de cyniques manipulateurs.

Les prix du pétrole sont gérés par la loi de l'offre et de la demande (croire que les prix du pétrole sont faits par la mystérieuse «spéculation» sans visage relève de la pensée magique : le spéculateur essaie de profiter de mouvements, il ne peut pas les créer, du moins, pas durablement. Un spéculateur qui irait à contre-courant du marché serait suicidaire, il est là pour gagner de l'argent, pas pour emmerder les agités anticapitalistes qui fantasment).

L'offre étant en partie cartellisée par l'OPEP, les prix sont manipulables par l'intermédiaire des quantités offertes sur le marché. Nous assistons à cette manipulation en ce moment. Profitons-en.