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dimanche, août 16, 2020

C'est fatigant d'avoir raison.

 On dirait que l'actualité est un concours pour me donner raison (et à JL Harouel) : la gnose a envahi notre monde.

La gnose est un de ces courants philosophico-religieux presque aussi vieux que l'humanité qui resurgissent de loin en loin. Ses principes sont :

1) le matériel est méprisable, seul compte le spirituel. Le corps est méprisable, on peut donc en faire ce qu'on veut, le tatouer, l'avorter, vendre ses organes, tuer les bébés, tuer les vieux, trafiquer les embryons etc.

« Mon corps m'appartient » est typiquement gnostique : le corps est un instrument dont on peut faire ce qu'on veut. Il s'oppose à l'ancien droit français, issu du christianisme, pour lequel on ne peut pas faire ce qu'on veut de son corps (par exemple, vendre ses organes) au nom de la dignité humaine que nous partageons tous.

Bien sûr, le véganisme, qui consiste à mépriser les besoins de son corps au nom de l'esprit, est gnostique.

2) le monde existant est méprisable, il ne doit pas être réformé, mais détruit, au nom d'un idéal spirituel inaccessible. D'où l'amour exclusif des déviants et des marginaux : criminels, violeurs, condamnés à mort, immigrés, homosexuels, décavés, noirs, rap ... Je ne vous fais pas un dessin à quel point ça va bien dans l'actualité (le laxisme de la justice n'est donc pas un accident, il renvoie à une vision très profonde, c'est pourquoi les protestations et l'appel au bon sens sont sans effet).

3) la société est partagée entre les parfaits, qui ont tous les droits, et les inférieurs, à qui on peut tout faire subir. Pour le gnostique, il y a des vies qui méritent d'être vécues et d'autres ... (allô ? Docteur Mengele ?).

Bien sûr, le nom moderne de la gnose est le gauchisme, mais c'est réducteur : de Lubac retrace dans son pavé La postérité spirituelle de Joachim de Flore l'histoire de la gnose et remonte bien avant Karl Marx.

L'ennemi naturel de la gnose est le christianisme (version européenne du jusnaturalisme) mais il est lui-même très mal en point : les clercs, théologiquement ignares, sont de plus en plus gnostiques. Ca va un peu mieux chez nos frères orthodoxes.

Satan est présent dans notre monde par deux voies : le gauchisme (la gnose) et l'islam. L'Eglise de Rome cède aux deux.

Je dis (à temps et à contretemps) que le meilleur moyen d'éviter cette dérive mortelle est de remplir les églises et de faire baptiser vos enfants. Je suis souvent incompris, mais bon, c'est le destin des prophètes !


mardi, février 11, 2020

La gauche tarée en action : sa préférence pour les criminels.



17 criminels jamaïcains multi-récidivistes sont renvoyés en Jamaïque. C'est un drame pour la gauche tarée. La cabane sur le chien, la mort du petit cheval, l'holocauste qui recommence, les scènes d'hystérie ...

Par contre, ça : Écosse : au moins 44 jeunes filles abusées sexuellement par un gang de 55 demandeurs d’asile « pakistanais, afghans, turcs,… » Rien, aucune réaction, nada, banal ...

Cette inversion des valeurs a été définitivement expliquée par JL Harouel (ici et ), auquel on peut ajouter une pincée de Chesterton.

Elle n'en demeure pas moins très choquante, même, avec un parfait cynisme, sur un plan purement fonctionnel : aucune société gnostique n'a jamais été pérenne.

vendredi, janvier 03, 2020

Pourquoi tant d'indifférence aux persécutions contre les chrétiens d'Orient ? (Une vue sur la nouvelle morale)

Pierre Vermeren pose une excellente question :

« Chrétiens massacrés dans le monde : pourquoi cette indifférence des Français ? »

Les medias et les Français, qui bien souvent les suivent sur ce point, sont prêts à s'émouvoir de la moindre tuerie chez une peuplade sans intérêt de traine-savates qui se massacrent les uns les autres depuis des siècles.

Mais quand il s'agit de chrétiens, qui devraient être chers à notre coeur et dont la France s'était donné la mission historique de protéger, plus personne ou presque.

Cette anomalie ouvre une fenêtre terrifiante sur nos valeurs et notre morale :

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Mais notre relative indifférence à ces assassinats de chrétiens du Sud doit aussi intégrer l’antichristianisme résilient des Français, qui trouve là une nouvelle manière de s’exprimer.  

[…]

Comme nous peinons à reconnaître le « mal » et la violence, ces catégories sont plus indicibles encore dès lors qu’elles sont pratiquées dans le Sud. Lors de la grande crise migratoire de 2015-2017, des témoignages ont attesté que des migrants ont jeté des dizaines de femmes à la mer pour alléger leurs barques surchargées. Ces faits rapportés par des survivants n’ont jamais donné lieu à poursuite: il nous est en effet impossible de penser - rousseauisme oblige - que du « bien » (le migrant en l’occurrence) peut naître le « mal ».

[…]

En définitive, notre incapacité collective à regarder ces crimes de masse pour ce qu’ils sont, des actes de guerres criminels souvent financés et perpétrés par des intérêts parfaitement identifiables, atteste d’un indécrottable provincialisme.
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Autrement dit, nous n'avons plus une morale universelle (l'acte -le massacre, l'assassinat- est jugé en soi, que le criminel soit noir, blanc ou gris) mais une morale raciste : le crime d'un blanc est le summum de l'horreur, par contre le crime d'un noir ou d'un gris (pour les jaunes, je ne sais pas) n'est pas si grave et peut être accueilli avec une certaine indifférence, voire avec indulgence.

Je ne sais pas si « abomination » pour qualifier une telle morale (qui est d'autant plus partagée qu'elle est largement impensée) est un mot assez fort.

De toute façon, je ne pense pas qu'il soit possible d'éviter la barbarie sans dieu (c'est la question de Socrate : « Si l'homme est la mesure de toute chose, qu'est-ce qui mesure l'homme ? »). Et même certains dieux sont barbares, c'est dire si ce n'est pas gagné. J'ai mis du temps à arriver à cette conclusion brutale et pourtant évidente : le rejet du Christ est satanique.

Je suis en train de lire Do We Need God to be Good?: An Anthropologist Considers the Evidence. mais je ne découvre pas grand'chose. Biais de confirmation.


mardi, décembre 17, 2019

Libres réflexions sur la peine de mort (JL Harouel)

Vous savez ce que je pense de la peine de mort (ici, ici et ici).

JL Harouel considère que faire de l'abolition de la peine de mort un absolu (elle est désormais inscrite dans notre constitution) est progressivement destructeur de toute possibilité de vivre en société. Il est donc important de comprendre la fétichisation de l'abolition.

Harouel commence par l'ignoble Dernier jour d'un condamné à mort. Ignoble car manipulatoire : Hugo efface totalement le crime et sa victime pour nous apitoyer sur le criminel. Procédé très efficace employé par Badinter dans ses plaidoiries : parler du crime et de la victime le moins possible, dans l'idéal pas du tout. Considérer le crime comme une chose accomplie, à rejeter dans un lointain passé, une page à tourner, n'ayant aucun rapport avec le criminel et son procès, et, bien sûr, avec la justice.

Significativement, Badinter parle quelquefois dans ses interviews des proches de la victime mais jamais de la victime elle-même, comme si elle n'avait jamais existé.

Péguy, avec sa perspicacité habituelle, a dévoilé le vilain petit secret de Hugo (qui est aussi celui de Badinter) : « M. Hugo aime les assassins ».

Harouel, fidèle à sa ligne (ici et ici), voit les racines de cet amour des assassins dans une forme particulière d'anti-christianisme, la gnose.

La peine de mort est chrétienne (en voulant rendre abolitionniste le catéchisme, Jorge Bergoglio (1) prouve, s'il en était encore besoin, qu'il n'est pas chrétien). En effet, pour un chrétien, l'homme est à la fois infecté par le Mal et responsable de ses actes, ce qui justifie que certains soient mis à mort par la société. La justice des hommes, quoiqu'imparfaite, est une exigence d'ici-bas et Saint Thomas d'Aquin dit que le juste se réjouit du châtiment du criminel.

Jésus sur la croix ne dit pas aux deux larrons que leur peine est injuste. Il dit au bon larron qu'en se repentant, il sauve son âme. C'est la dignité du criminel : en étant puni, de devenir un signe que la justice passe ; en se repentant, de sauver son âme.

Les Etats pontificaux, tant qu'ils furent indépendants, pendant mille ans, appliquèrent la peine de mort sans hésiter. Et pour que les choses soient bien claires (« Rendez à César .. »), le pape avait des tribunaux d'Eglise, qui ne pouvaient pas prononcer la peine de mort, et des tribunaux d'Etat, qui le pouvaient.

Bref, l'abolition dogmatique de la peine de mort ne peut s'envisager que dans des sociétés déchristianisées et devenues anti-chrétiennes.

La religion des droits de l'homme qui, très rapidement, en 50 ans, s'est substituée en occident à toutes les religions et pseudo-religions est une idéologie de suicide collectif (2).

L'absolutisation de l'Autre nous empêche de défendre quoi que ce soit qui nous appartienne, territoire, culture, coutumes, histoire, ordre, justice etc.

L'appareil judiciaire au sens large, avec ses cours et ses conseils, en combattant toutes les discriminations, y compris les plus légitimes, comme entre le coupable et l'innocent, entre l'étranger et l'autochtone, se révèle un instrument très efficace de ce suicide collectif (au moins, Harouel ne tourne pas autour du pot). Le plus gros facteur d'insécurité dans nos pays est, tout simplement, l'appareil judiciaire (les Français le sentent d'ailleurs instinctivement, mais c'est très bien documenté. Dernièrement, dans un livre de Philippe Bilger).

De cette préférence des magistrats pour les assassins , on en trouve tous les jours les preuves. Tenez, pas plus tard que ce matin :



Bien sûr, le fait que ce laxisme pro-criminel soit toujours argumenté juridiquement n'a aucune importance : c'est le métier des amoureux des assassins d'argumenter juridiquement. N'empêche que ce n'est pas juste, au sens le plus élémentaire du mot justice.

Et l'avortement ? En toute logique, si la vie du criminel est sacrée, encore plus celle du bébé dans le ventre de sa mère. Mais c'est un raisonnement que ne fait pas la religion des droits de l'homme : comme le communisme, les catégories de la logique et du bien et du mal, ici et maintenant, ne la concernent pas. Ce qui la concerne c'est le but : en l'occurrence, une société de l'indifférenciation.

Les sources de la religion des droits de l'homme ? La gnose et le millénarisme, bien sûr (voir les billets en lien au tout du début du présent billet).

Harouel déplore que l'Eglise se soit convertie à cette religion des droits de l'homme. Elle trahit sa mission spirituelle et bascule dans l'hérésie pure et simple, et aussi dans l'insignifiance (quoi de plus insignifiant que le pape actuel qui répète ce que disent tous les perroquets de la bien-pensance médiatique ?).

Harouel remarque que beaucoup de clercs catholiques utilisent désormais une technique typiquement gnostique : prendre des bouts du Nouveau Testament totalement détachés de leur contexte, de leur histoire (notamment, de leur histoire juive) et de leur interprétation, pour justifier tout et, surtout, n'importe quoi. Typiquement, la parabole du Bon Samaritain pour justifier l'immigrationnisme sans frein ou « aimez vous les uns les autres » pour justifier n'importe quelle vie désordonnée au nom de la primauté des sentiments.

Ensuite, Harouel explique qu'il ne faut pas avoir honte d'être anti-abolitionnsite et passe en revue les arguments : dissuasion, non-récidive, protection des policiers. Il y a aussi que, contrairement aux absurdes et mortifères thèses rousseauistes, le Mal est en l'homme et qu'il y a des criminels irrécupérables (Stendhal et Freud étaient partisans de la peine de mort au nom de cet argument). En dehors de tout contexte religieux, les scientifiques montrent que la pulsion de mort est en l'homme et que, pour certains hommes, elle procure un plaisir inextinguible (par exemple, chez les tueurs en série, comme Dutroux qui va bientôt être remis en liberté par la « justice »  belge).

Mais l'argument le plus fort, c'est la justice vraie, celle du Décalogue, de l'humanité depuis des milliers d'années : il y a des crimes si abominables que seule la mort du criminel peut être à la hauteur du crime, réparer l'ordre cosmique blessé par la mort de l'innocent et rétablir le criminel dans son humanité (3).

D'ailleurs, certains criminels eux-mêmes l'ont reconnu. Cette ordure (4) de Badinter qui aime les assassins pensait que Pompidou allait accorder sa grâce à Buffet et à Bontems parce que c'était « un humaniste » (preuve que Badinter n'a rien compris à l'humanisme : l'humanisme vrai n'est pas l'ennemi de la justice). Pompidou a refusé et c'est tout à son honneur. Buffet, lui, avait refusé de signer son pourvoi en cassation.

L'exemple le plus connu est Jacques Fesch. Jeune meurtrier d'un policier veuf, laissant derrière lui une orpheline, il est condamné à mort. En prison, il lit beaucoup, se convertit et mène une vie exemplaire, au point que l'Eglise songe à en faire un Bienheureux. Le président Coty refuse sa grâce. Il a toujours considéré que sa mise à mort était juste.

L'abolition de la peine de mort détruit toute l'échelle des peines, qui veut qu'en face chaque crime il y ait une punition à hauteur de la gravité du crime. Cette destruction est le vrai but poursuivi par les idéologues anti-pénaux.

N'ayez pas peur de vous dire partisan de la peine de mort : cela signifie que vous préférez la vie des innocents à la vie des assassins. Vous rétablissez l'ordre du monde mis à mal par la préférence pour les assassins. Il n'y a aucune honte à cela, bien au contraire.

Il ne s'agit pas d'aimer la peine de mort mais d'aimer la justice.

Enfin, Harouel remarque que l'obsession de l'abolition est circonscrite à un cercle de blancs aisés (5) post-chrétiens, que ça ne fait pas grand monde mais que ça suffit à détruire une civilisation déboussolée.


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(1) : je devrais l'appeler pape François, puisque, pour le meilleur et surtout pour le pire, il est pape. Mais ça me fait mal à un double titre : qu'il soit pape, et de profaner le beau nom de François, un des saints les plus attachants.

(2) : j'ajoute que le suicide est aussi individuel. La rombière immigrationniste, le juge laxiste, ont tort de penser qu'ils seraient bien traités par les immigrés, par les criminels, si ces derniers prenaient le pouvoir. Il n'y a qu'à voir comment l'Algérie a traité les porteurs de valise après l'indépendance. Jean Raspail a déjà tout dit dans la Camp des saints.

(3) : oui, une erreur judiciaire est possible, mais ainsi va la justice des hommes. Ou alors, il faut renoncer à toute justice sous prétexte qu'une erreur est possible (ce qui est d'ailleurs la position des laxistes). Evidemment, cet absolutisme est fallacieux.

(4) : il me semble qu'il est légitime d'appeler ainsi quelqu'un qui a travaillé toute sa vie au triomphe de l'injustice.

(5) : les moins aisés sont plus confrontés à la criminalité et ne peuvent pas se permettre le laxisme. Encore un cas d'enfoirés bourgeois (plus bourgeois que les Badinter, y a pas) qui s'achètent une belle âme au détriment de toute la société. La trahison des élites est vraiment généralisée.


samedi, janvier 19, 2019

Paul Ariès : « Le véganisme est le cheval de Troie des biotechnologies alimentaires »

Paul Ariès : « Le véganisme est le cheval de Troie des biotechnologies alimentaires »

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Le véganisme est le cache-sexe du courant dit de la libération animale ou de l'égalité animale. Ces fantasmes végans sont d'autant plus en phase avec notre modernité que nous avons largement perdu tout contact avec la nature, c'est pourquoi la pensée végane est d'abord une pensée urbaine, et qu'ils coïncident aussi avec les stratégies alimentaires des grands groupes économiques. Les végans sont les idiots utiles des fausses viandes, des faux fromages, des faux laits qui vont bientôt envahir nos étals, avec, par exemple, de la fausse viande réalisée à partir de cellules-souches. Un consortium fort de 2,2 billions de dollars entend imposer avec Jérémy Coller ces «fausses viandes». Tout est prêt: les brevets, les capitaux, l'acceptabilité, on calcule déjà le retour sur investissement! Si l'idéologie végane n'existait pas, le secteur de l'industrie agro-alimentaire devrait l'inventer.

[…]

Les végans prétendent, aujourd'hui, avoir une meilleure santé que les omnivores, mais ils ne manquent pas seulement de vitamine B12 mais aussi de fer, d'Oméga 3 et même de sérotonine…

J'ajoute que si cette protéine du bonheur se trouve au départ dans la viande, elle disparaît lorsque les animaux sont gavés de céréales, c'est pourquoi nous devons revenir au bon herbage et fourrage. Le taux de mortalité et de morbidité des végans est en réalité plus élevé que celui des omnivores.

J'aimerais surtout dire aux parents végans: cessez de remplacer le lait maternel ou maternisé par du faux lait à base de soja, car c'est extrêmement dangereux pour vos enfants.

[…]

Les végans passent pour être des écolos et même des super-écolos, mais les principaux théoriciens du véganisme et de l'antispécisme (mondial ou français) vomissent l'écologie et les écologistes. Le symbole de la nature est, selon eux, la prédation animale, la souffrance des animaux sauvages.

[…]

Le véganisme m'apparaît comme un retour à la vieille gnose, ce courant religieux de l'antiquité habité par un profond pessimisme, aux antipodes de l'amour véritable de la vie et du vivant. Cette nouvelle religiosité a ses grands prêtres, ses objets de culte, ses hérésies, ses excommunications. Tout cela serait presque amusant si cette pensée violente n'accouchait pas d'actes violents, envers les éleveurs, les chercheurs, les bouchers, les amateurs de pull en laine et de chaussures en cuir. Le véganisme, comme toute religiosité, possède ses mystères... Le plus grand mystère antispéciste est de déboucher sur un anthropocentrisme au carré, car ce serait à une petite minorité d'humains de décider quelles sont les espèces qui doivent être modifiées, quelles sont celles qui doivent disparaître. Les végans se prennent pour des dieux tout-puissants pouvant reformater le monde mais leur impuissance ne peut que déboucher sur la violence, violence contre eux et contre les autres. J'avoue que les rituels d'intégration au sein des milieux végans m'effraient lorsqu'ils conduisent à se faire marquer au fer rouge publiquement en solidarité avec les animaux d'élevage, j'avoue que d'entendre les végans traiter les éleveurs, les bouchers, les ouvriers des abattoirs, les mangeurs de viande de nazis et de SS et comparer les abattoirs aux camps d'extermination m'horrifie.
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vendredi, novembre 10, 2017

Guerre des sexes et gnose

L’idée de Jean-Louis Harouel selon laquelle la modernité est l’héritière de la gnose trouve une nouvelle illustration dans l’actuelle guerre des sexes médiatique.

En réalité, ce n’est pas une guerre, puisqu’il y a d’un côté les harpies qui attaquent et de l’autre les hommes qui se couchent (ah, plus veule que Bruno Lemaire, ça va être dur à trouver (1)).

Cette hystérie est, pour l’homme (au sens d’être humain !) à l’ancienne, tout à fait ridicule et ne mérite qu’un éclat de rire. Car, dans cette conception traditionnelle, les hommes et les femmes sont différents, leur relation s’alimente de cette différence et tous, de l’un et l’autre sexe, sont également faillibles parce qu’humains. Il convient donc d’examiner ces affaires de harcèlement au cas par cas et avec la plus grande circonspection, certainement pas d’en faire une batteuse caricaturale.

Maintenant, voyons cette affaire d’un point de vue gnostique. L’être humain a vocation à (re-)devenir un pur esprit, le corps est un malheur, un poids, une condamnation. De ce point de vue, la différence des sexes est la plus corporelle, donc la plus condamnable. Le sexe n’est bon qu’à avilir le corps, pour libérer l’esprit, c’est pourquoi la détestation du sexe voisine chez les gnostiques avec l’exaltation de la jouissance sexuelle.

Donc tout ce qui montre la différence sexuelle est condamnable, c’est pourquoi le harcèlement, qui est par nature sexué et dissymétrique, est décrit comme l’abomination des abominations.

De plus, le gnostique pense, contrairement au chrétien auquel il s’oppose, que la perfection est de ce monde, d’où la rééducation perpétuelle.

Mais il ne faut pas oublier une chose : la gnose hait la procréation. Toute société gnostique périt faute de faire des enfants en nombre suffisant. Une société ne supporte les gnostiques qu'à la condition qu'ils soient très minoritaires et baillonnés, si elle leur laisse donner le la, elle disparaît.

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(1) : il a déclaré le matin à la radio qu’il ne dénoncerait personne, que la délation n’était pas dans ses valeurs, et a présenté ses excuses l’après-midi même, devant le raz-de-marée Twitter et a dit que, bien sûr, il dénoncerait les harceleurs s’il en connaissait. Et c’est ministre …