Theodore Dalrymple
When Freedom Isn’t Free
In Britain, compulsory virtue stifles individual liberty.
14 April 2010 City Journal
Liberal reformers, who might once have wished to extend the realm of liberty, now wish to restrict it in the name of compulsory political virtue.
There was a perfect recent illustration of this in Britain. An evangelical Christian couple, the Wilkinsons, ran a bed-and-breakfast business in a place called Cookham. They refused a middle-aged homosexual couple, Michael Black and John Morgan, accommodation because they believed that homosexuality was wrong; it is condemned in the Bible.
The spurned couple said that they felt like lepers; moreover, they felt that their legal rights, enshrined in the Equality Act of 2006, which makes it illegal to discriminate in the provision of services on the grounds of “sexual orientation,” had been infringed, and they complained to the police. As yet, no prosecution has followed. But shortly afterward a senior politician, Christopher Grayling, who might be a minister in the next government if David Cameron wins the forthcoming election, said that he thought that the owners of bed-and-breakfasts ought to be allowed to refuse homosexual couples if they so wished.
From the furious denunciation that Grayling’s remarks attracted, you might have thought that he had advocated medieval punishments for homosexuals. Instead, he was merely pointing out that the law as it stands is tyrannical, and that in a free society not everyone will make the same moral judgments. It is a necessary condition of freedom that private citizens should be allowed to treat with, or to refuse to treat with, whomever they choose, on any grounds that they choose, including those that strike others as repellent. Freedom is freedom, not the means by which everyone comes to precisely the same conclusion and conducts himself in precisely the same way.
The depressing, and perhaps sinister, aspect of the public commentary on the case is how largely it has ignored the question of freedom. For liberals, it seems, any trampling on freedom or individual conscience is now justified if it conduces to an end of which they approve. Thus liberalism turns into its opposite, illiberalism.
Messrs. Black and Morgan, who said they felt like lepers and went to the police as a result, condemned themselves out of their own mouths. They said that they had been together for decades, and that this was the first time they had ever experienced what they called “homophobia.” Not only does this suggest that the Equality Act was not, even on the false assumptions of liberals, necessary, but it means that anyone more mature than they would simply have found somewhere else to stay for the night.
Moreover, to waste police time on such a matter in a country with the highest crime rate in the Western world is nothing short of scandalous, a manifestation of the worst kind of inflamed egotism.
Theodore Dalrymple, a physician, is a contributing editor of City Journal and the Dietrich Weismann Fellow at the Manhattan Institute. His most recent book is The New Vichy Syndrome.
mardi, avril 20, 2010
The new Vichy syndrome : why European intellectuals surrender to barbarism (T. Dalrymple)
L'Europe subit une invasion migratoire, du fait d'un effondrement de la natalité inconnu dans l'histoire (à part chez les Amérindiens à l'arrivée des Espagnols) et d'une immigration massive, de culture et religion très différentes.
Cependant, il ne faut s'exagérer le danger de cette substitution de population : Dalrymple prend exemple de la manière dont les jeunes musulmans se présentent sur des sites de rencontre pour montrer qu'ils se sécularisent très vite. Il ne sous-estime pas la violence de l'islamisme (ce n'est vraiment pas son genre), mais il pense que ce n'est pas le danger fondamental.
Rien n'est plus illusoire que de prolonger dans le futur les courbes du présent. La démographie peut changer.
Non, pour Dalrymple, le danger principal, celui qui donne naissance à tous les autres, c'est le relativisme culturel. En effet, il nous empêche croire en nous-mêmes et de donc de nous défendre, et, au fond, d'être nous-mêmes. De plus, ses effets sont irréversibles : une fois que la chaine de transmission d'une culture est rompue, il est impossible de la rétablir. Une génération ne peut transmettre à la suivante ce qu'elle n'a pas appris.
Il essaie d'en analyser les causes :
La montée du niveau d'instruction et l'envahissement par les demi-habiles
L'intelligence n'a pas suivi l'instruction. On peut savoir beaucoup et être incapable de réfléchir correctement et subtilement.
Ce qui fait ce qu'on se retrouve avec des masses de demi-intellectuels ayant appris des théories contestant l'existant (théories toujours valorisantes pour celui qui les professe : si le monde était différent, je serais empereur au lieu d'être grouillot) mais incapables de comprendre les limites du savoir humain et la nécessité de ne toucher à ce qui existe qu'avec des mains tremblantes. On retrouve la définition pascalienne des demi-habiles. Ils raisonnent beaucoup mais de travers. Comme disait Pascal, ils jugent mal de tout (voir Les gardiens de vaches diplomés). Ce sont typiquement les auditeurs deRadio Moscou France Inter, les profs, les journalistes, etc.
La mort de la religion
La religion mettait Dieu au-dessus de l'homme et l'aidait à assumer sa finitude. Maintenant qu'il n'y a plus rien au-dessus de l'homme, celui-ci est obsédé d'égoïsme et de narcissisme et torturé par sa finitude. Chacun devant alors être la mesure de toute chose, toutes les opinions, tous les comportements se valent du moment que quelqu'un soutient cette opinion et ce comportement. Comme on n'a qu'une vie, tous les moyens sont bons pour assouvir ses désirs.
Evidemment, dans ce contexte, les individus sont tout entiers dans le présent. La culture, nécessairement inscrite dans le temps, disparaît.
L'hyper-individualisme
Il aboutit à une dramatique uniformité : les individus n'étant plus structurés par la culture et l'éducation, ils retournent aux instincts les plus bas. Et l'instinct social le plus primitif, c'est de se regrouper en troupeaux. On doit penser et agir conforme. Quand les règles ne sont plus exprimées, cela ne signifie pas qu'il n'y a plus de règles, cela signifie que les règles sont implicites, et donc incontestables (on ne peut pas aisément contester des règles tacites). Elles sont d'autant plus oppressives.
Pour penser et agir différemment du troupeau, il faut une forte personnalité. La jouissance hédoniste et consumériste ayant enlevé toute force aux individus, ceux-ci se retrouvent incapables de manifester des pensées et des sentiments propres, on mime les pensées et les sentiments conformes.
Ce qui fait que les slogans à la con prétendument individualistes «parce que je le vaux bien» cachent une soumission au groupe comme jamais. On est libre de faire ce qu'on veut, à condition de vouloir faire comme tout le monde.
Le monde moderne a inventé l'individualisme sans l'individualité.
L'Europe
«L'Europe»,ce fantasme de bureaucrates, est une fausse identité. Elle se perpétue après que les raisons qui l'ont fondée ont disparu (peut-on sérieusement soutenir que, sans «l'Europe», les Européens s'entretueraient ?) car elle sert de maison de retraite aux politiciens au rencart. Elle permet à ces rejetés du suffrage universel de continuer à sucer la moelle des impots pour rouler avec chauffeur et vivre dans des palais somptueux avec des masses de personnel à leur service. Les politiciens étant des professionnels qui seraient bien incapables de faire autre chose, ils ont besoin, en cas d'accident de carrière, de ce point de chute à l'abri des turbulences démocratiques pour continuer à vivre leur vie de parasites, c'est pourquoi ils font ce qu'il faut pour prolonger ce moloch bureaucratique.
De plus, les eurocrates voient l'Europe comme un moyen d'étendre leur pouvoir et de se faire voir sur la scène mondiale. On ne sait pas si ce projet est partagé par les peuples, puisque le fonctionnement des instances européennes n'a que l'apparence de la démocratie.
Or, cette fausse identité européenne asphyxie les identités nationales des peuples européens. Ce n'est pas par hasard que les bureaucrates européens sont en pointe de l'immigrationnisme : un immigré, c'est l'Européen idéal, déjà dépouillé en partie de son identité d'origine, pas encore revêtu de sa nouvelle identité nationale, c'est un apatride, un vrai gibier de propagande européiste.
L'Union Européenne est un monstre politique qui finira par disparaitre (la chute est amorcée) mais cette disparition ne se fera pas sans catastrophe. C'est une chose de s'abstenir de créer un monstre, c'en est une autre de s'en débarrasser une fois qu'il existe.
Un récit historique misérabiliste.
A entendre ceux qui détiennent le pouvoir de la parole, médiatique ou pédagogique, l'histoire des pays européens ne serait qu'une succession de guerres, de génocides, de meurtres, de massacres et de persécutions. Bien sûr, il y en a eu, comme dans l'histoire de tout pays, mais réduire l'histoire européenne à sa face noire relève presque de la pathologie masochiste.
Peut-être a-t-on trop poussé le nationalisme par le passé. Les ravages psychologiques de la seconde guerre mondiale n'ont toujours pas cicatrisé. Il n'en reste pas moins qu'un patriotisme mesuré, sans tomber dans l'excès qu'est le chauvinisme, est une vertu. Se sentir participer à quelque chose de plus grand que soi donne un sens à sa vie. Les pauvres ne deviennent pas riches pour autant mais, au moins, ils ont une patrie dont ils peuvent s'enorgueillir.
Aujourd'hui, il y a des masses d'imbéciles qui qualifieraient de «nauséabond» (ah ! Ce vocabulaire moderne fabriqué pour les cuistres sans cervelle ...) le simple fait de se dire fier d'être français.
Dalrymple fait un détour par les USA pour signaler qu'ils sont atteints des mêmes maux que l'Europe sous une forme moins aigüe. En conclusion
L'Européen ne fait plus d'enfants, n'a plus de culture, ne transmet plus de culture, ne trouve plus de transcendance, ni dans la religion, ni dans le patriotisme, est sans personnalité, perdu dans le conformisme, infantilisé par l'Etat-providence, vit, tout entier dans le présent, une vie qui a perdu son sens à force d'égoïsme jouisseur. Réussir sa vie, pour un Européen, c'est aller plusieurs fois en vacances à Bali ?
Dalrymple ne conclut pas. Mais je peux le faire pour lui : l'Européen est digne de pitié. Et de mépris.
Je note que le titre et le sous-titre sont trompeurs : Dalrymple s'intéresse aux intellectuels mais le livre n'est pas centré dessus.
Cependant, il ne faut s'exagérer le danger de cette substitution de population : Dalrymple prend exemple de la manière dont les jeunes musulmans se présentent sur des sites de rencontre pour montrer qu'ils se sécularisent très vite. Il ne sous-estime pas la violence de l'islamisme (ce n'est vraiment pas son genre), mais il pense que ce n'est pas le danger fondamental.
Rien n'est plus illusoire que de prolonger dans le futur les courbes du présent. La démographie peut changer.
Non, pour Dalrymple, le danger principal, celui qui donne naissance à tous les autres, c'est le relativisme culturel. En effet, il nous empêche croire en nous-mêmes et de donc de nous défendre, et, au fond, d'être nous-mêmes. De plus, ses effets sont irréversibles : une fois que la chaine de transmission d'une culture est rompue, il est impossible de la rétablir. Une génération ne peut transmettre à la suivante ce qu'elle n'a pas appris.
Il essaie d'en analyser les causes :
La montée du niveau d'instruction et l'envahissement par les demi-habiles
L'intelligence n'a pas suivi l'instruction. On peut savoir beaucoup et être incapable de réfléchir correctement et subtilement.
Ce qui fait ce qu'on se retrouve avec des masses de demi-intellectuels ayant appris des théories contestant l'existant (théories toujours valorisantes pour celui qui les professe : si le monde était différent, je serais empereur au lieu d'être grouillot) mais incapables de comprendre les limites du savoir humain et la nécessité de ne toucher à ce qui existe qu'avec des mains tremblantes. On retrouve la définition pascalienne des demi-habiles. Ils raisonnent beaucoup mais de travers. Comme disait Pascal, ils jugent mal de tout (voir Les gardiens de vaches diplomés). Ce sont typiquement les auditeurs de
La mort de la religion
La religion mettait Dieu au-dessus de l'homme et l'aidait à assumer sa finitude. Maintenant qu'il n'y a plus rien au-dessus de l'homme, celui-ci est obsédé d'égoïsme et de narcissisme et torturé par sa finitude. Chacun devant alors être la mesure de toute chose, toutes les opinions, tous les comportements se valent du moment que quelqu'un soutient cette opinion et ce comportement. Comme on n'a qu'une vie, tous les moyens sont bons pour assouvir ses désirs.
Evidemment, dans ce contexte, les individus sont tout entiers dans le présent. La culture, nécessairement inscrite dans le temps, disparaît.
L'hyper-individualisme
Il aboutit à une dramatique uniformité : les individus n'étant plus structurés par la culture et l'éducation, ils retournent aux instincts les plus bas. Et l'instinct social le plus primitif, c'est de se regrouper en troupeaux. On doit penser et agir conforme. Quand les règles ne sont plus exprimées, cela ne signifie pas qu'il n'y a plus de règles, cela signifie que les règles sont implicites, et donc incontestables (on ne peut pas aisément contester des règles tacites). Elles sont d'autant plus oppressives.
Pour penser et agir différemment du troupeau, il faut une forte personnalité. La jouissance hédoniste et consumériste ayant enlevé toute force aux individus, ceux-ci se retrouvent incapables de manifester des pensées et des sentiments propres, on mime les pensées et les sentiments conformes.
Ce qui fait que les slogans à la con prétendument individualistes «parce que je le vaux bien» cachent une soumission au groupe comme jamais. On est libre de faire ce qu'on veut, à condition de vouloir faire comme tout le monde.
Le monde moderne a inventé l'individualisme sans l'individualité.
L'Europe
«L'Europe»,ce fantasme de bureaucrates, est une fausse identité. Elle se perpétue après que les raisons qui l'ont fondée ont disparu (peut-on sérieusement soutenir que, sans «l'Europe», les Européens s'entretueraient ?) car elle sert de maison de retraite aux politiciens au rencart. Elle permet à ces rejetés du suffrage universel de continuer à sucer la moelle des impots pour rouler avec chauffeur et vivre dans des palais somptueux avec des masses de personnel à leur service. Les politiciens étant des professionnels qui seraient bien incapables de faire autre chose, ils ont besoin, en cas d'accident de carrière, de ce point de chute à l'abri des turbulences démocratiques pour continuer à vivre leur vie de parasites, c'est pourquoi ils font ce qu'il faut pour prolonger ce moloch bureaucratique.
De plus, les eurocrates voient l'Europe comme un moyen d'étendre leur pouvoir et de se faire voir sur la scène mondiale. On ne sait pas si ce projet est partagé par les peuples, puisque le fonctionnement des instances européennes n'a que l'apparence de la démocratie.
Or, cette fausse identité européenne asphyxie les identités nationales des peuples européens. Ce n'est pas par hasard que les bureaucrates européens sont en pointe de l'immigrationnisme : un immigré, c'est l'Européen idéal, déjà dépouillé en partie de son identité d'origine, pas encore revêtu de sa nouvelle identité nationale, c'est un apatride, un vrai gibier de propagande européiste.
L'Union Européenne est un monstre politique qui finira par disparaitre (la chute est amorcée) mais cette disparition ne se fera pas sans catastrophe. C'est une chose de s'abstenir de créer un monstre, c'en est une autre de s'en débarrasser une fois qu'il existe.
Un récit historique misérabiliste.
A entendre ceux qui détiennent le pouvoir de la parole, médiatique ou pédagogique, l'histoire des pays européens ne serait qu'une succession de guerres, de génocides, de meurtres, de massacres et de persécutions. Bien sûr, il y en a eu, comme dans l'histoire de tout pays, mais réduire l'histoire européenne à sa face noire relève presque de la pathologie masochiste.
Peut-être a-t-on trop poussé le nationalisme par le passé. Les ravages psychologiques de la seconde guerre mondiale n'ont toujours pas cicatrisé. Il n'en reste pas moins qu'un patriotisme mesuré, sans tomber dans l'excès qu'est le chauvinisme, est une vertu. Se sentir participer à quelque chose de plus grand que soi donne un sens à sa vie. Les pauvres ne deviennent pas riches pour autant mais, au moins, ils ont une patrie dont ils peuvent s'enorgueillir.
Aujourd'hui, il y a des masses d'imbéciles qui qualifieraient de «nauséabond» (ah ! Ce vocabulaire moderne fabriqué pour les cuistres sans cervelle ...) le simple fait de se dire fier d'être français.
Dalrymple fait un détour par les USA pour signaler qu'ils sont atteints des mêmes maux que l'Europe sous une forme moins aigüe. En conclusion
L'Européen ne fait plus d'enfants, n'a plus de culture, ne transmet plus de culture, ne trouve plus de transcendance, ni dans la religion, ni dans le patriotisme, est sans personnalité, perdu dans le conformisme, infantilisé par l'Etat-providence, vit, tout entier dans le présent, une vie qui a perdu son sens à force d'égoïsme jouisseur. Réussir sa vie, pour un Européen, c'est aller plusieurs fois en vacances à Bali ?
Dalrymple ne conclut pas. Mais je peux le faire pour lui : l'Européen est digne de pitié. Et de mépris.
Je note que le titre et le sous-titre sont trompeurs : Dalrymple s'intéresse aux intellectuels mais le livre n'est pas centré dessus.
samedi, avril 17, 2010
Volcan, climat et poussières d'intelligence
C'est doublement comique.
1) Pourquoi ce besoin de préciser que l'éruption n'a pas d'influence sur le climat ? Le climat, on s'en fout : le climat a toujours changé, les hommes se sont toujours adaptés et dans cent ans nous serons morts.
2) On nous dit que trois vaches qui pètent, c'est une catastrophe pour le climat. En revanche, un volcan qui rejette des tonnes et des tonnes de particules dans l'atmosphère, c'est sans importance. De qui se moque-t-on ? Je sais, je sais : de nous.
En réalité, si l'on se réfère aux précédents, il n'est pas totalement impossible que cette éruption ait plus d'influence sur le climat que tout le CO2 anthropique depuis dix ans.
Mais comme on ne peut pas accuser l'homme, et spécialement la variété sale capitaliste-automobiliste-consommateur, ça n'est pas intéressant.
Le catastrophisme climatique est à géométrie variable : quand c'est la faute de l'homme, c'est épouvantable ; quand c'est la faute de la nature, c'est bénin.
D'où vient mon impression étrange et pénétrante d'être cerné par les cons ?
Libellés :
cerné par les cons,
réchauffisme
vendredi, avril 16, 2010
Zemmour : «Nicolas Sarkozy est-il prêt à prendre le risue d'une bavure en banlieue ?»
Zemmour : «Nicolas Sarkozy est-il prêt à prendre le risque d'une bavure en banlieue ?»
Ma réponse est clairement négative : Sarkozy est un faux dur. Comme on dit vulgairement, il n'a que de la gueule. Que ce soit avec les banquiers ou avec les cheminots ou avec la racaille ?
C'est encore pire qu'un lâche qui ne ramènerait pas sa fraise : il achève de dévaloriser la parole publique et le pouvoir.
Ma réponse est clairement négative : Sarkozy est un faux dur. Comme on dit vulgairement, il n'a que de la gueule. Que ce soit avec les banquiers ou avec les cheminots ou avec la racaille ?
C'est encore pire qu'un lâche qui ne ramènerait pas sa fraise : il achève de dévaloriser la parole publique et le pouvoir.
Libellés :
petite guerre d'Algérie,
violence,
zemmour
mercredi, avril 14, 2010
Xavier Raufer : non, la violence n'est pas due à la pauvreté
C'est comme une réponse à l'affaire Zemmour, où beaucoup lui reprochait de ne pas avoir précisé que si il y a plus de noirs et d'arabes trafiquants, c'est parce qu'ils sont pauvres.
Xavier Raufer : non, la violence n'est pas due à la pauvreté
L'idée socialiste que tout est social, donc au fond, que tout est de la faute de la société est une connerie, mais hélas très imprégnée.
On est effaré de cette démission étatique.
On notera que ce qui est raconté concorde exactement avec mon analyse : on préfère s'attaquer aux missions régulièrement, dont les coupes budgétaires atteignent tout le monde, donc personne, plutôt que de s'attaquer aux clientélismes.
On notera également qu'affleurent aussi la question de l'immigration et du mélangisme.
Xavier Raufer : non, la violence n'est pas due à la pauvreté
L'idée socialiste que tout est social, donc au fond, que tout est de la faute de la société est une connerie, mais hélas très imprégnée.
On est effaré de cette démission étatique.
On notera que ce qui est raconté concorde exactement avec mon analyse : on préfère s'attaquer aux missions régulièrement, dont les coupes budgétaires atteignent tout le monde, donc personne, plutôt que de s'attaquer aux clientélismes.
On notera également qu'affleurent aussi la question de l'immigration et du mélangisme.
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identité française,
petite guerre d'Algérie,
violence,
zemmour
dimanche, avril 11, 2010
Crash à Smolensk
L'effet tunnel consiste à se focaliser sur un élément du vol, à l'exclusion de tous les autres.
Un cas exemplaire est ce pilote qui doute que son train d'atterrissage est correctement verrouillé, se focalise sur ce problème, fait des manœuvres, plusieurs passages près de la tour de contrôle et finit, malgré les timides remarques du mécanicien, par tomber en panne de carburant, avec, comme le prouvera l'enquête, un train parfaitement verrouillé, c'était la lampe indicatrice du tableau de bord qui était grillée.
A cela, s'ajoute le syndrome de l'arrivée à tout prix, qui est d'ailleurs sous certains aspects une variante de l'effet tunnel. Arriver à bon port comme prévu a une récompense psychologique : la relaxation de la tension et la satisfaction d'avoir accompli ce qu'on avait prévu. Inversement, un déroutement, ça veut dire les emmerdes qui se prolongent et une insatisfaction. Bien sûr, mieux vaut être vivant sur un terrain de déroutement que mort sur le terrain de destination. Mais je vous parle d'effets psychologiques, qui, étant inconscients, ne sont pas toujours rationnels.
D'ailleurs, le pilote qui arrive à prendre conscience et à se dire «oh là, coco, ne serais-tu pas victime d'un syndrome de l'arrivée à tout prix ?» est déjà à moitié sauvé (jeune breveté, une fois j'ai trop insisté dans la crasse. Mais j'ai fini par prendre un peu tard la bonne décision. On s'est posé à Saint-Nazaire au lieu de La Baule. Le passager n'en menait pas large mais nous continuons à voler ensemble, signe qu'il a interprété positivement l'expérience).
Quand j'ai entendu que le crash avait eu lieu à la quatrième tentative d'atterrissage, j'ai immédiatement pensé au syndrome de l'arrivée à tout prix.
Ce nombre m'étonne. A moins d'un problème technique obligeant l'avion à se poser là et pas ailleurs, à la seconde ou à la troisième tentative ratée, l'équipage aurait du envisager puis mettre en œuvre un déroutement. Le pilote qui n'est pas aux commandes a pour tâche de prendre du recul par rapport au pilote en fonction et il aurait du dire quelque chose comme «on arrête les conneries, on va se poser ailleurs».
Je ne serais pas étonné que les enregistreurs révèlent un équipage dysfonctionnel, peut-être sous la pression des officiels présents, ou sous une pression auto-infligée. Il est humain que l'équipage oublie qu'il est le seul maitre à bord après Dieu (blague classique de pilote : «Vous transportez la reine d'Angleterre, elle tombe de l'avion, que faites vous ? Je trime.»)
Mers El Kebir 3 juillet 1940 l'Angleterre rentre dans la guerre (F. Delpla)
C'est la continuation de la «nouvelle histoire» de la seconde guerre mondiale qui se met en place depuis vingt ans.
Quelles sont les thèses de cette «nouvelle histoire» ?
> Adolf Hitler avait annoncé son programme dans Mein Kampf.
> Il s'est montré dans l'application de ce programme d'une habileté sans scrupules proche du génie. La thèse aujourd'hui populaire du fou dangereux qui a eu de la chance prouve le succès de ses manipulations : comment peut-on penser sérieusement, soixante-dix ans après, que la prise de pouvoir nazie, le redressement de l'Allemagne et l'écrasement sans précédent de la France ne furent qu'une question de chance ?
> le résultat des manœuvres hitlériennes fut que, en juin 1940, tous les dirigeants français (sauf un obscur sous-ministre général de brigade à titre temporaire) étaient persuadés que la bataille de France concluait (si ce n'est pour toujours, au moins pour très longtemps) la seconde guerre mondiale, que, suivant le mot de l'un des plus détestables d'entre eux, l'Angleterre allait avoir le cou tordu comme un poulet et que l'habileté et le patriotisme résidaient dans un accommodement avec Hitler (1).
En Grande-Bretagne, une large fraction de la classe dirigeante était persuadée qu'un arrangement raisonnable avec Hitler était la seule voie sage (2). Hitler comptait sur cette paix séparée.
> l'obstacle vers un triomphe hitlérien s'est appelé Winston Churchill, arrivé au pouvoir in extremis le 10 mai 1940. L'idée de fond de Churchill était qu'Hitler n'était pas un dictateur comme les autres, qu'il n'y avait pas d'accommodements raisonnables possibles avec lui et que, si on se laissait aller à discuter avec lui en position de faiblesse, il en tirerait tous les avantages jusqu'à la mise en esclavage. La seule politique possible face à Hitler était la guerre à outrance, sans merci, sans pitié.
Churchill, en circonvenant les partisans d'un arrangement, a réussi à empêcher une victoire d'Hitler à l'été 1940.
Une fois qu'on a bien compris tout cela, l'histoire du drame de Mers El Kebir devient limpide, si ce n'est dans ses détails, du moins dans ses enjeux.
Churchill a absolument besoin de prouver par des actes ce qu'il dit dans ses discours, à savoir que la Grande-Bretagne est prête à tout, vraiment à tout, plutôt que de se rendre. Et quelle meilleure preuve de résolution extrême que de tirer sur ses alliés de la veille, avec qui il existait d'authentiques liens d'amitié ?
Churchill avait besoin d'un geste spectaculaire et frappant. C'est tombé sur les malheureux marins de Mers El Kebir.
Dans cette optique, les discutailleries d'après coup pour savoir si la flotte française d'Oran était une vraie menace pour la Royal Navy apparaissent pour ce qu'elles sont, secondaires.
On s'aperçoit aussi que les tentatives de mettre le drame d'Oran sur la compte de la panique ou de l'alcool sont dérisoires.
Visiblement, en 2010, ça n'est toujours pas compris par beaucoup. Comme n'est toujours pas compris le soutien de De Gaulle à Churchill.
Heureusement, pour la suite de l'histoire, trois des destinataires du geste churchillien l'ont parfaitement compris : Adolf Hitler, Franklin Roosevelt et Staline.
En effet, Hitler a compris que son espoir d'une paix séparée avec la Grande-Bretagne s'éloignait momentanément et qu'il lui faudrait d'abord vaincre l'URSS pour saper le moral des Anglais. Roosevelt et Staline ont compris que la guerre continuait et en ont tiré certaines conséquences.
Il n'y a que les pétainistes, déclarés ou non, qui n'ont toujours rien compris.
********************
(1) : c'est ce que soutient encore Eric Zemmour dans Mélancolie française. Comme quoi la réussite de la propagande hitlérienne est durable.
(2) : des historiens soutiennent que Churchill, par son obxtination, a ruiné la grande-Bretagne et qu'une paix avec Hitler en 1940, le laissant aux prises avec l'URSS, aurait été bien plus intelligente.
Quelles sont les thèses de cette «nouvelle histoire» ?
> Adolf Hitler avait annoncé son programme dans Mein Kampf.
> Il s'est montré dans l'application de ce programme d'une habileté sans scrupules proche du génie. La thèse aujourd'hui populaire du fou dangereux qui a eu de la chance prouve le succès de ses manipulations : comment peut-on penser sérieusement, soixante-dix ans après, que la prise de pouvoir nazie, le redressement de l'Allemagne et l'écrasement sans précédent de la France ne furent qu'une question de chance ?
> le résultat des manœuvres hitlériennes fut que, en juin 1940, tous les dirigeants français (sauf un obscur sous-ministre général de brigade à titre temporaire) étaient persuadés que la bataille de France concluait (si ce n'est pour toujours, au moins pour très longtemps) la seconde guerre mondiale, que, suivant le mot de l'un des plus détestables d'entre eux, l'Angleterre allait avoir le cou tordu comme un poulet et que l'habileté et le patriotisme résidaient dans un accommodement avec Hitler (1).
En Grande-Bretagne, une large fraction de la classe dirigeante était persuadée qu'un arrangement raisonnable avec Hitler était la seule voie sage (2). Hitler comptait sur cette paix séparée.
> l'obstacle vers un triomphe hitlérien s'est appelé Winston Churchill, arrivé au pouvoir in extremis le 10 mai 1940. L'idée de fond de Churchill était qu'Hitler n'était pas un dictateur comme les autres, qu'il n'y avait pas d'accommodements raisonnables possibles avec lui et que, si on se laissait aller à discuter avec lui en position de faiblesse, il en tirerait tous les avantages jusqu'à la mise en esclavage. La seule politique possible face à Hitler était la guerre à outrance, sans merci, sans pitié.
Churchill, en circonvenant les partisans d'un arrangement, a réussi à empêcher une victoire d'Hitler à l'été 1940.
Une fois qu'on a bien compris tout cela, l'histoire du drame de Mers El Kebir devient limpide, si ce n'est dans ses détails, du moins dans ses enjeux.
Churchill a absolument besoin de prouver par des actes ce qu'il dit dans ses discours, à savoir que la Grande-Bretagne est prête à tout, vraiment à tout, plutôt que de se rendre. Et quelle meilleure preuve de résolution extrême que de tirer sur ses alliés de la veille, avec qui il existait d'authentiques liens d'amitié ?
Churchill avait besoin d'un geste spectaculaire et frappant. C'est tombé sur les malheureux marins de Mers El Kebir.
Dans cette optique, les discutailleries d'après coup pour savoir si la flotte française d'Oran était une vraie menace pour la Royal Navy apparaissent pour ce qu'elles sont, secondaires.
On s'aperçoit aussi que les tentatives de mettre le drame d'Oran sur la compte de la panique ou de l'alcool sont dérisoires.
Visiblement, en 2010, ça n'est toujours pas compris par beaucoup. Comme n'est toujours pas compris le soutien de De Gaulle à Churchill.
Heureusement, pour la suite de l'histoire, trois des destinataires du geste churchillien l'ont parfaitement compris : Adolf Hitler, Franklin Roosevelt et Staline.
En effet, Hitler a compris que son espoir d'une paix séparée avec la Grande-Bretagne s'éloignait momentanément et qu'il lui faudrait d'abord vaincre l'URSS pour saper le moral des Anglais. Roosevelt et Staline ont compris que la guerre continuait et en ont tiré certaines conséquences.
Il n'y a que les pétainistes, déclarés ou non, qui n'ont toujours rien compris.
********************
(1) : c'est ce que soutient encore Eric Zemmour dans Mélancolie française. Comme quoi la réussite de la propagande hitlérienne est durable.
(2) : des historiens soutiennent que Churchill, par son obxtination, a ruiné la grande-Bretagne et qu'une paix avec Hitler en 1940, le laissant aux prises avec l'URSS, aurait été bien plus intelligente.
Socialisme à la française : nous boirons le calice jusqu'à la lie
Je lis dans Le Figaro que le sénat pourrait passer à gauche. Comme il est très difficile de faire basculer le sénat, cela inaugurerait une tendance longue. Et il n'est pas non plus impossible que la gauche gagne en 2012.
Et puis quoi ? Même la prétendue droite mène une politique socialiste quand elle est au pouvoir, comme le prouve l'expérience , très malheureuse, chiraco-sarkosiste.
On va encore nous expliquer que nous ne sommes pas assez "solidaires", que nous ne payons pas encore assez d'impôts. Ceux qui travaillent vont encore devoir payer pour les feignasses et les assistés de toutes sortes. Cette politique désastreuse mange le capital du pays depuis tauarante ans, dilapide quotidiennement, en silence, la richesse accumulée sur plusieurs siècles (vendre le Louvre et Versailles et tout le patrimoine de l'État ne suffirait pas à combler la dette publique).
Cependant, nous continuons droit dans le mur, en poussant l'indécence jusqu'à la leçon aux autres ( discours de Sarkozy donnant en exemple le "modèle social français").
Le coche a été raté en 2007, maintenant il faut préparer l'après-banqueroute, désormais inévitable.
La seule politique qui vaille dans un monde ouvert est thatcherienne. Mais les esprits sont tellement pourris de fadaises socialistes que je doute que nous ayons ce courage et cette lucidité.
Alors nous passerons d'un monde ouvert à un monde fermé. Nous repliant dans notre coin, nous demanderons juste qu'on nous laisse mourir tranquillement, aspirant à une mort si douce, enfin à l'abri des soubresauts de l'histoire. La France-musée, comme c'est excitant.
Et puis quoi ? Même la prétendue droite mène une politique socialiste quand elle est au pouvoir, comme le prouve l'expérience , très malheureuse, chiraco-sarkosiste.
On va encore nous expliquer que nous ne sommes pas assez "solidaires", que nous ne payons pas encore assez d'impôts. Ceux qui travaillent vont encore devoir payer pour les feignasses et les assistés de toutes sortes. Cette politique désastreuse mange le capital du pays depuis tauarante ans, dilapide quotidiennement, en silence, la richesse accumulée sur plusieurs siècles (vendre le Louvre et Versailles et tout le patrimoine de l'État ne suffirait pas à combler la dette publique).
Cependant, nous continuons droit dans le mur, en poussant l'indécence jusqu'à la leçon aux autres ( discours de Sarkozy donnant en exemple le "modèle social français").
Le coche a été raté en 2007, maintenant il faut préparer l'après-banqueroute, désormais inévitable.
La seule politique qui vaille dans un monde ouvert est thatcherienne. Mais les esprits sont tellement pourris de fadaises socialistes que je doute que nous ayons ce courage et cette lucidité.
Alors nous passerons d'un monde ouvert à un monde fermé. Nous repliant dans notre coin, nous demanderons juste qu'on nous laisse mourir tranquillement, aspirant à une mort si douce, enfin à l'abri des soubresauts de l'histoire. La France-musée, comme c'est excitant.
vendredi, avril 09, 2010
Pédophilie, crime suprême : faire justice soi-même, c'est possible
Le Figaro :
«Ils auraient voulu faire justice eux-même. Trois habitants de Béziers, dont deux mères de famille, ont été mis en examen jeudi pour assassinat et complicité après avoir été interpellés mardi dans l'enquête sur le meurtre d'un voisin qu'ils soupçonnaient de pédophilie, a-t-on appris auprès du procureur de Béziers, confirmant une information du Midi Libre. Les deux femmes devraient être écrouées dans la soirée à la maison d'arrêt de Nîmes tandis que l'homme, concubin de l'une d'entre elles, devrait l'être à Béziers.»
Voilà ce qu'il arrive quand les medias hystérisent un type de crime. La populace se sent légitime à faire justice elle-même. C'est une étape de plus, petite certes, vers la barbarie.
Il y a lieu de s'interroger sur cette obsession de la pédophilie. Après tout, il y a bien d'autres crimes abominables qui ne déclenchent pas de telles passions.
Mais finalement, c'est assez facile à comprendre : notre société devient une gigantesque école maternelle, où il n'y a plus d'adultes. Que l'enfant, cet être inachevé et irresponsable, soit la figure emblématique de notre société la juge.
D'ailleurs, ce n'est même pas de vrais enfants que notre société vénère. Ceux-là subissent les familles décomposées et les écoles violentes. Non, notre société vénèrent des enfants qui n'existent pas, des enfants de publicité, doux, éveillés, espiègles, innocents, forcément innocents.
On en fait des sortes d'anges sans ailes pour peintre à deux balles, on les prive de leur dimension humaine, les enfants peuvent être faux, menteurs, colériques, idiots etc.
Bref, on voit les enfants comme leurs mères les voit, ce qui n'est qu'une partie de la vérité. Une fois de plus, nous sommes en plein maternalisme, avec toute la bêtise qui en découle.
«Ils auraient voulu faire justice eux-même. Trois habitants de Béziers, dont deux mères de famille, ont été mis en examen jeudi pour assassinat et complicité après avoir été interpellés mardi dans l'enquête sur le meurtre d'un voisin qu'ils soupçonnaient de pédophilie, a-t-on appris auprès du procureur de Béziers, confirmant une information du Midi Libre. Les deux femmes devraient être écrouées dans la soirée à la maison d'arrêt de Nîmes tandis que l'homme, concubin de l'une d'entre elles, devrait l'être à Béziers.»
Voilà ce qu'il arrive quand les medias hystérisent un type de crime. La populace se sent légitime à faire justice elle-même. C'est une étape de plus, petite certes, vers la barbarie.
Il y a lieu de s'interroger sur cette obsession de la pédophilie. Après tout, il y a bien d'autres crimes abominables qui ne déclenchent pas de telles passions.
Mais finalement, c'est assez facile à comprendre : notre société devient une gigantesque école maternelle, où il n'y a plus d'adultes. Que l'enfant, cet être inachevé et irresponsable, soit la figure emblématique de notre société la juge.
D'ailleurs, ce n'est même pas de vrais enfants que notre société vénère. Ceux-là subissent les familles décomposées et les écoles violentes. Non, notre société vénèrent des enfants qui n'existent pas, des enfants de publicité, doux, éveillés, espiègles, innocents, forcément innocents.
On en fait des sortes d'anges sans ailes pour peintre à deux balles, on les prive de leur dimension humaine, les enfants peuvent être faux, menteurs, colériques, idiots etc.
Bref, on voit les enfants comme leurs mères les voit, ce qui n'est qu'une partie de la vérité. Une fois de plus, nous sommes en plein maternalisme, avec toute la bêtise qui en découle.
jeudi, avril 08, 2010
Comment réussir une sodomie : les positions, les lubrifiants
Je vais très rarement chez le marchand de journaux. Je suis abonné à toutes mes lectures habituelles. Il en résulte que je suis peu au fait des mœurs de la profession.
Voilà donc que, pour aller faire une course, je me gare devant la boutique d'un marchand de journaux, en plein centre-ville, dans la rue principale, d'une ville de banlieue bourgeoise, tout bien comme il faut.
Une grande affiche attire mon regard : X Hot Video, dont le titre est «Comment réussir une sodomie : les positions,les lubrifiants». Vous admirerez la technicité de la chose. La poésie ne passera pas par nous.
Interloqué (n'oubliez pas que nous sommes en pleine rue, pas dans une arrière-cour sombre de Pigalle), je lève un sourcil songeur, puis l'autre sourcil plus furibard.
En ce moment-là, je tourne mon regard vers les autres affiches, Cosmopolitan titre «Est-ce que c'est meilleur quand c'est long ?» et Be quelque chose comme «Comment organiser une partouze» (je ne me souviens plus exactement).
J'ai bien regardé les autres passants : pas un qui crie au scandale, pas une rombière qui pousse des hurlements hystériques, pas une mère de famille choquée, pas un vieux monsieur en colère. Visiblement, il n'y a que moi que ça dérange. Il faut que je me fasse une raison.
Ca confirme mon diagnostic sur notre époque (dont je me sens de moins en moins faire partie) : nous sommes fous à lier, bons pour l'asile, mûrs pour l'aller sans retour à Sainte-Anne. Nous yoyotons de la cafetière, nous déconnons du ciboulot, nous surchauffons de la cervelle, nous avons les boyaux de la tête qui fuient.
Finalement, le mollah Omar sur sa mobylette n'a peut-être pas totalement tort de penser que nous sommes décadents.
Voilà donc que, pour aller faire une course, je me gare devant la boutique d'un marchand de journaux, en plein centre-ville, dans la rue principale, d'une ville de banlieue bourgeoise, tout bien comme il faut.
Une grande affiche attire mon regard : X Hot Video, dont le titre est «Comment réussir une sodomie : les positions,les lubrifiants». Vous admirerez la technicité de la chose. La poésie ne passera pas par nous.
Interloqué (n'oubliez pas que nous sommes en pleine rue, pas dans une arrière-cour sombre de Pigalle), je lève un sourcil songeur, puis l'autre sourcil plus furibard.
En ce moment-là, je tourne mon regard vers les autres affiches, Cosmopolitan titre «Est-ce que c'est meilleur quand c'est long ?» et Be quelque chose comme «Comment organiser une partouze» (je ne me souviens plus exactement).
J'ai bien regardé les autres passants : pas un qui crie au scandale, pas une rombière qui pousse des hurlements hystériques, pas une mère de famille choquée, pas un vieux monsieur en colère. Visiblement, il n'y a que moi que ça dérange. Il faut que je me fasse une raison.
Ca confirme mon diagnostic sur notre époque (dont je me sens de moins en moins faire partie) : nous sommes fous à lier, bons pour l'asile, mûrs pour l'aller sans retour à Sainte-Anne. Nous yoyotons de la cafetière, nous déconnons du ciboulot, nous surchauffons de la cervelle, nous avons les boyaux de la tête qui fuient.
Finalement, le mollah Omar sur sa mobylette n'a peut-être pas totalement tort de penser que nous sommes décadents.
Avons nous touché le fond, capitaine ? Pas encore, matelot, pas encore ...
On pourrait penser qu'avec comme président un aventurier hongrois inculte, colérique et velléitaire, épousant une gauchiste bourgeoise italienne aux mœurs dissolues, assassinant le français à chaque discours, nommant ministres une démagogue sénégalaise, une démagogue BCBG, un traitre demi-Levantin, un alcoolique et une karateka, nous avons touché le fond.
Hélas, je ne le crois pas. Le propre des régimes en perdition est de se caricaturer jusqu'à l'effondrement. La dernière occasion de se sauver sans trop de douleurs a été gaspillée en 2007, avec la rupture tant promise et jamais advenue.
Le fond sera touché avec Sarkozy 2 ou Aubry ou Royal.
Hélas, je ne le crois pas. Le propre des régimes en perdition est de se caricaturer jusqu'à l'effondrement. La dernière occasion de se sauver sans trop de douleurs a été gaspillée en 2007, avec la rupture tant promise et jamais advenue.
Le fond sera touché avec Sarkozy 2 ou Aubry ou Royal.
mercredi, avril 07, 2010
L'affaire Dati, ou la vulnérabilité du Pouvoir
Le point de vue d'Ivan Rioufol est intéressant car il met le doigt sur l'un des inconvénients du système politique français : l'extrême vulnérabilité du président. Responsable de tout, il est coupable de tout de l'objet de toutes les attaques.
Il est vrai que, lorsqu'on épouse une femme à la vertu plus que douteuse, on s'expose à ce genre d'avanies.
L'affaire Dati, ou la vulnérabilité du Pouvoir
Par Ivan Rioufol le 7 avril 2010 12h18 | Le Figaro
Ce mercredi matin, sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Education, Luc Chatel, a dû consacrer près de la moitié de son entretien avec Jean-Pierre Elkabbach à commenter "l'affaire Dati", avant de pouvoir aborder les Etats généraux sur la sécurité à l'école, qui s'ouvrent aujourd'hui. Ainsi donc, le problème le plus urgent que la République a à résoudre avec la violence scolaire a fait figure d'anecdote à côté de la rumeur, entretenue par l'Elysée (Claude Guéant, Pierre Charon), sur la responsabilité de l'ancien Garde des sceaux dans la divulgation de ragots sur le couple présidentiel. Des rumeurs, pour combattre une rumeur...A croire que Nicolas Sarkozy, qui se comporte en écorché vif dès qu'il s'agit de sa vie privée ou familiale, n'a toujours pas tiré les conséquences de ses maladresses dans l'affaire Clearstream et dans celle de l'Epad, qui le firent accuser sans preuve Dominique de Villepin et défendre sans recul son fils Jean. Pour les Français, pris à témoin de préoccupations présidentielles d'ordre privé, l'effet ne peut être que désastreux.
C'est bien l'extrême vulnérabilité du pouvoir qui se lit dans cette affaire Dati, qui relèverait donc d'un complot digne d'une affaire d'Etat. Or ce manque de sang froid de l'exécutif est préoccupant, quand il s'avoue déstabilisé par des commérages pourtant volontairement ignorés par la presse française. Rachida Dati a d'ailleurs eu la réponse qu'il convenait d'avoir, ce matin face à Jean-Michel Aphatie sur RTL, en refusant de croire le président de la République à l'origine de cet affolement et de ces calomnies. "Je fais la différence entre l'entourage du président de la République et le président de la République lui-même", a-t-elle habilement expliqué. A noter que l'ancien Garde des sceaux a également évité le piège de sa propre victimisation, au contraire de ce que suggérait dès dimanche le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, en rappelant le prénom de Rachida à ses origines. Dati, victime de racisme? Les antiracistes, ces pompiers pyromanes, semblent prêts à en être convaincus.
Il est vrai que, lorsqu'on épouse une femme à la vertu plus que douteuse, on s'expose à ce genre d'avanies.
L'affaire Dati, ou la vulnérabilité du Pouvoir
Par Ivan Rioufol le 7 avril 2010 12h18 | Le Figaro
Ce mercredi matin, sur Europe 1, le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Education, Luc Chatel, a dû consacrer près de la moitié de son entretien avec Jean-Pierre Elkabbach à commenter "l'affaire Dati", avant de pouvoir aborder les Etats généraux sur la sécurité à l'école, qui s'ouvrent aujourd'hui. Ainsi donc, le problème le plus urgent que la République a à résoudre avec la violence scolaire a fait figure d'anecdote à côté de la rumeur, entretenue par l'Elysée (Claude Guéant, Pierre Charon), sur la responsabilité de l'ancien Garde des sceaux dans la divulgation de ragots sur le couple présidentiel. Des rumeurs, pour combattre une rumeur...A croire que Nicolas Sarkozy, qui se comporte en écorché vif dès qu'il s'agit de sa vie privée ou familiale, n'a toujours pas tiré les conséquences de ses maladresses dans l'affaire Clearstream et dans celle de l'Epad, qui le firent accuser sans preuve Dominique de Villepin et défendre sans recul son fils Jean. Pour les Français, pris à témoin de préoccupations présidentielles d'ordre privé, l'effet ne peut être que désastreux.
C'est bien l'extrême vulnérabilité du pouvoir qui se lit dans cette affaire Dati, qui relèverait donc d'un complot digne d'une affaire d'Etat. Or ce manque de sang froid de l'exécutif est préoccupant, quand il s'avoue déstabilisé par des commérages pourtant volontairement ignorés par la presse française. Rachida Dati a d'ailleurs eu la réponse qu'il convenait d'avoir, ce matin face à Jean-Michel Aphatie sur RTL, en refusant de croire le président de la République à l'origine de cet affolement et de ces calomnies. "Je fais la différence entre l'entourage du président de la République et le président de la République lui-même", a-t-elle habilement expliqué. A noter que l'ancien Garde des sceaux a également évité le piège de sa propre victimisation, au contraire de ce que suggérait dès dimanche le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, en rappelant le prénom de Rachida à ses origines. Dati, victime de racisme? Les antiracistes, ces pompiers pyromanes, semblent prêts à en être convaincus.
lundi, avril 05, 2010
Sorman / Bégaudeau / Zemmour / Naulleau
Sorman / Bégaudeau / Zemmour / Naulleau
Cette phrase très juste de Zemmour : «Ce que je vous reproche, c'est que sous prétexte de faire l'apologie du jeune, vous faites en réalité l'apologie du jeune con.»
Je note avec tristesse que Joy Sorman est la fille de Guy Sorman. Ca me fait de la peine pour cet homme avec qui je ne suis certes pas toujours d'accord, mais que j'estime. L'intelligence est peut-être héréditaire, mais, dans ce cas précis, la génétique a probablement eu un raté.
Il est vrai qu'on choisit ses amis, pas ses enfants.
Cette phrase très juste de Zemmour : «Ce que je vous reproche, c'est que sous prétexte de faire l'apologie du jeune, vous faites en réalité l'apologie du jeune con.»
Je note avec tristesse que Joy Sorman est la fille de Guy Sorman. Ca me fait de la peine pour cet homme avec qui je ne suis certes pas toujours d'accord, mais que j'estime. L'intelligence est peut-être héréditaire, mais, dans ce cas précis, la génétique a probablement eu un raté.
Il est vrai qu'on choisit ses amis, pas ses enfants.
Libellés :
dictature du Bien,
education,
zemmour
Réchauffisme, climatologie et épistémologie
Le réchauffisme est scientifiquement mort, à supposer d'ailleurs qu'il ait jamais été vivant. Théorie faible et mal fondée dès sa naissance, il est normal qu'elle meurt après que ses faiblesses se soient petit à petit précisées à mesure que les connaissances progressaient.
Par contre, il restera la question épistémologique: les réchauffistes les plus virulents se sont livrés à des malhonnêtetés anti-scientifiques (rétention d'informations, falsification de données, intimidation, ...).
Or, ils n'ont pas suscité dans la communauté scientifique la réprobation scandalisée qu'on était en droit d'attendre face à de tels comportements. Les mauvaises pratiques n'ont pas mis leurs auteurs au ban de leur profession.
L'argument tant utilisé du consensus devrait révolter tout scientifique digne de ce nom, quelles que soient ses opinions sur le climat : il n'en a rien été. La contestation a été faible.
Il conviendra donc de faire une analyse du fonctionnement de la communauté scientifique. D'autant plus qu'il y a eu d'autres affaires de fraude ces dernières années dans d'autres domaines que le climat.
Les scientifiques sont des hommes comme les autres, avec les mêmes faiblesses. Mais on peut espérer perfectionner le fonctionnement de la recherche.
Par contre, il restera la question épistémologique: les réchauffistes les plus virulents se sont livrés à des malhonnêtetés anti-scientifiques (rétention d'informations, falsification de données, intimidation, ...).
Or, ils n'ont pas suscité dans la communauté scientifique la réprobation scandalisée qu'on était en droit d'attendre face à de tels comportements. Les mauvaises pratiques n'ont pas mis leurs auteurs au ban de leur profession.
L'argument tant utilisé du consensus devrait révolter tout scientifique digne de ce nom, quelles que soient ses opinions sur le climat : il n'en a rien été. La contestation a été faible.
Il conviendra donc de faire une analyse du fonctionnement de la communauté scientifique. D'autant plus qu'il y a eu d'autres affaires de fraude ces dernières années dans d'autres domaines que le climat.
Les scientifiques sont des hommes comme les autres, avec les mêmes faiblesses. Mais on peut espérer perfectionner le fonctionnement de la recherche.
Libellés :
agonie du réchauffisme,
Science
dimanche, avril 04, 2010
Valls / Zemmour
Valls / Zemmour
C'est un débat agréable entre deux types pas cons.
Bien sûr, il y a un crétin gauchiste (qui c'est ? C'est la première fois que je le vois) qui intervient au début et un peu au milieu et un peu à la fin, mais il est tellement un ton en-dessous qu'il s'en aperçoit et qu'il ferme sa gueule d'inculte décérébré (1). Les crétins sont une calamité de la télévision, il faut s'y faire.
En revanche, je suis surpris des quelques interventions de François Hardy : c'est simple et de bon goût.
**************
(1) : a contrario, le trait caractéristique d'Eric Zemmour, qui le distingue de 99 % des intervenants de la télévision, c'est une grande culture politique. C'est pourquoi, avec lui, on évite la fâcheuse impression de creux, de vide, qu'on a avec les autres. On échappe à cette sensation fort déplaisante d'être devant des perroquets qui répètent des choses qu'ils ne comprennent pas.
C'est un débat agréable entre deux types pas cons.
Bien sûr, il y a un crétin gauchiste (qui c'est ? C'est la première fois que je le vois) qui intervient au début et un peu au milieu et un peu à la fin, mais il est tellement un ton en-dessous qu'il s'en aperçoit et qu'il ferme sa gueule d'inculte décérébré (1). Les crétins sont une calamité de la télévision, il faut s'y faire.
En revanche, je suis surpris des quelques interventions de François Hardy : c'est simple et de bon goût.
**************
(1) : a contrario, le trait caractéristique d'Eric Zemmour, qui le distingue de 99 % des intervenants de la télévision, c'est une grande culture politique. C'est pourquoi, avec lui, on évite la fâcheuse impression de creux, de vide, qu'on a avec les autres. On échappe à cette sensation fort déplaisante d'être devant des perroquets qui répètent des choses qu'ils ne comprennent pas.
Les yeux grands fermés (M. Tribalat) / Barbares, immigrés, réfugiés et déportés dans l'Empire Romain (A. Barbero)
Michèle Tribalat décrit l'aveuglement idéologique devant l'invasion migratoire que subit la France, le Grand Remplacement. L'enjeu pour ceux qui tiennent le micro ou le stylo n'est pas de décrire les faits mais de se positionner comme «anti-raciste» ou, au moins, échapper à l'insulte «raciste». Ce sont ces gens que Michèle Tribalat a voulu mettre au pied du mur de la réalité.
Ils en viennent à tenir des discours totalement détachés de toute vérité humaine. Comment par exemple soutenir qu'il ne faut pas parler de l'immigration comme d'un problème fondamental et important quand une paisible ville de France comme Blois (où je suis né) passe en quarante ans d'une population immigrée très faible à un tiers de la population d'origine allogène ?
Pourquoi s'arcbouter sur la mantra «l'immigration est une richesse» comme sur une vérité incontestée (et, surtout, incontestable) alors que les rares études (faites à l'étranger, pour la plupart) entretiennent un très sérieux doute sur cette affirmation ?
Michèle Tribalat aborde aussi le complexe sociologique qui fait qu'en public, pour ne pas se singulariser, on exprime des opinions contraires à ses opinions privées. C'est par exemple le cas des partis de droite néerlandais qui ont toujours eu de sérieux doutes sur les avantages de l'immigration et qui auraient eu intérêt électoral à les exprimer, mais qui sacrifiaient pourtant à la vulgate gauchiste, par conformisme et manque de tripes.
On comprend à quel point le terrorisme intellectuel gauchiste est une arme puissante et pourquoi ceux qui la tiennent la défendent si ardemment : il leur est absolument indispensable qu'il y ait des choses qu'on ne puisse pas dire si ils veulent garder le contrôle du débat, si ils veulent garder le débat dans les limites qui leur conviennent c'est-à-dire «faut il beaucoup plus d'immigration ou énormément beaucoup plus d'immigration ?», «l'immigration est-elle une grande chance pour la France ou une énorme chance pour la France ?», «faut-il régulariser tous les clandestins ou seulement presque tous ?» etc .
Sinon, le livre de Michèle Tribalat n'est pas une surprise pour ceux qui ont des yeux pour voir. Et ceux qui ont des yeux pour surtout regarder ailleurs ne le liront pas. On y trouve des chiffres qui confirment le Grand Remplacement, qui est déjà tout à fait visible dans nos rues.
Elle insiste aussi sur le biais très fortement immigrationniste de la technocratie européenne. Celle-ci, non sujette à élection, impose des mesures et des directives qui provoqueraient la colère des peuples si ils en avaient conscience.
On notera que la Grande-Bretagne, l'Irlande et le Danemark ont obtenu de ne pas être soumis à la politique européenne en matière d'immigration. Comme quoi le biais migratoire (criminel à terme, puisque facteur de guerre civile)des technocrates européens ne peut s'exprimer sans contrainte qu'à cause de la démission des élites nationales (encore que «nationales» soit excessif dans leur cas).
Michèle Tribalat introduit une seule lueur d'espoir, mais importante : quand on veut inverser les flux migratoires, on peut, et sans barbarie excessive, à l'exemple des Pays Bas qui ont très substantiellement réduit le flux d'envahisseurs. En fait, un mécanisme simple d'éviction joue : les immigrés suivent le pente de la facilité, quand un pays devient moins accueillant, ils vont ailleurs.
Il n'y a donc pas besoin d'une sévérité absolue, une sévérité relative, comparativement aux pays voisins, suffit.
Donc, si on voulait arrêter les flux migratoires en France, quelques décisions suffiraient.
Sur quoi débouchera l'imprégnation idéologique qui nous empêche de rester nous-mêmes (1),de nous défendre ?
C'est là qu'Alessandro Barbero est instructif.Ecrivant cela, je m'enfonce dans le mauvais goût : je suis conservateur et anti-progressiste. En effet, considérer comme je le fais que l'histoire de Rome peut nous éclairer signifie que je tiens que l'homme n'a pas fondamentalement évolué depuis.
Ceci étant dit, voici ce que montre A. Barbero : les «invasions barbares», qui provoquèrent la chute de l'Empire Romain d'Occident, ne doivent pas être imaginées comme un déferlement de hordes guerrières à la mongole, mais comme des déplacements de populations, plutôt pacifiques, bien que belliqueuses à l'occasion, quelquefois encadrées de guerriers, qui gardent leurs coutumes et ne s'intègrent pas, et qui, peu à peu, sapent l'autorité impériale et subvertissent l'Empire en créant des zones de non-droit de plus en plus grandes, jusqu'à, étape ultime, ce que l'autorité centrale s'effondre et l'Empire disparaisse.
Ceux qui ont lu Les territoires perdus de la République, d'E. Brenner, verront tout de suite le parallèle.
Bien entendu, si on se dégage des nuages d'idéologie de Bisounours, il n'y a pas de secrets, pas de surprise : les hommes de cultures différentes ne sont pas faits pour spontanément «vivrensemble», le «multiculturalisme» est une idéologie qui prépare la guerre civile.
La seule manière d'arriver à faire tenir ensemble des populations différentes, c'est une main de fer dans un gant de fer (l'empire romain à sa splendeur, l'empire austro-hongrois, l'empire ottoman, les USA du XIXème siècle etc ...).
Ce n'est pas le cas de la France. Nous, c'est main moite dans gant d'ouate. Les hommes étant ce qu'ils sont (désolé, amis Bisounours, l'homme ne change pas) nous savons donc où nous allons : vers la guerre civile ou l'asservissement des vrais Français par les «Français» d'après, ou l'une puis l'autre.
Les perspectives sont à la fois pires qu'on ne pense et meilleures : pires, parce qu'il a fallu attendre quatre cents ans après la chute de l'empire la renaissance carolingienne. Après la chute, il n'y a pas forcément un rebond. Meilleures parce que pendant la décadence, il peut y avoir de beaux éclairs et que, de toute façon, la civilisation continue ailleurs.
Dies irae.
*************
(1) : bref, un problème d'identité !
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anti-France,
dictature du Bien,
petite guerre d'Algérie
Excellent article de Serge Galam dans Causeur
Des scientifiques demandent une “police” de la science
Allègre met le GIEC en surchauffe
Publié le 3 avril 2010 à 19h53 • 37 réactions • Imprimer
Ce n’était pas une blague. Le 1er avril, Libération a publié en “une” un appel de quatre cents scientifiques qui demandent aux plus hautes autorités scientifiques du pays de remettre de l’ordre dans la pratique de la science en France. Il leur est entre autres suggéré de réaffirmer leur confiance dans les travaux des signataires et de rétablir leur dignité, qui selon eux, aurait été bafouée dans les médias par une petite poignée de climato-sceptiques citant Claude Allègre et Vincent Courtillot. Tout cela au nom de l’éthique scientifique et d’un supposé pacte moral entre les chercheurs et la société.
Ce n’est pas le fond de la controverse scientifique qui est là en jeu. C’est la démarche qui est sidérante. En effet, si les signataires s’estiment victimes d’affirmations mensongères ou calomnieuses, cela relève de la loi. C’est donc à la justice, pas aux institutions scientifiques qu’ils doivent faire appel. Demander à celles-ci de trancher en désignant les bons et les mauvais est proprement effrayant quand on en envisage toutes les conséquences. Les signataires ont-ils réfléchi au précédent qu’ils ont créé ?
“Combien de divisions ?” Les climato-alarmistes se prévalent sans cesse de cet argument stalinien. Ainsi l’unanimité des 2500 scientifiques du GIEC (chiffre contestable d’ailleurs) aurait force de preuve, de même que le fait d’aligner 400 signatures démontrerait la validité scientifique des affirmations des pétitionnaires. Ce serait presque le contraire. Une avancée scientifique est toujours le fait que d’une ou quelques personnes. Comme je l’ai rappelé à maintes reprises, la science est amorale, elle ne se décide pas, ni au consensus, ni à la majorité, ni à l’unanimité. Elle se démontre, et c’est tout. Peu importe par qui et pourquoi. Et surtout, on ne tranche pas un débat scientifique, on le fait progresser.
Cette pétition n’a rien à voir avec la science, elle a à voir avec la police de la science. Des scientifiques – que l’on croyait fort sourcilleux sur leur liberté académique – demandent à leurs tutelles d’intervenir pour les défendre au nom de ce qu’ils appellent l’éthique scientifique. Ils accusent ceux qui ne sont pas d’accord avec eux d’oublier “les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société”. Et dire que Galilée fut à l’honneur l’année dernière… Cela me rappelle cette phrase de Schumpeter sur le marxisme : “La qualité religieuse du marxisme explique également une attitude caractéristique du marxiste orthodoxe à l’égard de ses contradicteurs. À ses yeux, comme aux yeux de tout croyant en une foi, l’opposant ne commet pas seulement une erreur, mais aussi un péché. Toute dissidence est condamnée, non seulement du point de vue intellectuel, mais encore du point de vue moral.” Malheureusement, cette vision limpide énoncée dès 1942 n’a eu aucune influence concrète sur les nombreuses dérives du marxisme à travers le monde pendant plusieurs décennies, ce qui ne porte pas spécialement à l’optimisme.
Tout citoyen, et encore plus tout responsable devrait avoir à cœur d’œuvrer pour maintenir une stricte séparation, entre science et la religion bien sûr, mais aussi entre vérité et croyance scientifique. S’il est légitime que des scientifiques croient en leur modèle, cela n’en fait pas une vérité. La confusion des genres serait in fine néfaste pour toutes, et en plus ferait monter la “température humaine” de bien plus de deux degrés.
Lorsque j’ai eu connaissance, le 24 mars, de la première version de cette pétition qui était encore plus délirante que celle qui a été publiée, le contenu m’a semblé tellement grotesque , la démarche si hallucinante, que j’ai cru à un canular. Dans ce climat religieux, cette atmosphère d’inquisition, je n’arrive toujours pas à me défaire de l’idée que cette pétition était un poisson d’avril !
Allègre met le GIEC en surchauffe
Publié le 3 avril 2010 à 19h53 • 37 réactions • Imprimer
Ce n’était pas une blague. Le 1er avril, Libération a publié en “une” un appel de quatre cents scientifiques qui demandent aux plus hautes autorités scientifiques du pays de remettre de l’ordre dans la pratique de la science en France. Il leur est entre autres suggéré de réaffirmer leur confiance dans les travaux des signataires et de rétablir leur dignité, qui selon eux, aurait été bafouée dans les médias par une petite poignée de climato-sceptiques citant Claude Allègre et Vincent Courtillot. Tout cela au nom de l’éthique scientifique et d’un supposé pacte moral entre les chercheurs et la société.
Ce n’est pas le fond de la controverse scientifique qui est là en jeu. C’est la démarche qui est sidérante. En effet, si les signataires s’estiment victimes d’affirmations mensongères ou calomnieuses, cela relève de la loi. C’est donc à la justice, pas aux institutions scientifiques qu’ils doivent faire appel. Demander à celles-ci de trancher en désignant les bons et les mauvais est proprement effrayant quand on en envisage toutes les conséquences. Les signataires ont-ils réfléchi au précédent qu’ils ont créé ?
“Combien de divisions ?” Les climato-alarmistes se prévalent sans cesse de cet argument stalinien. Ainsi l’unanimité des 2500 scientifiques du GIEC (chiffre contestable d’ailleurs) aurait force de preuve, de même que le fait d’aligner 400 signatures démontrerait la validité scientifique des affirmations des pétitionnaires. Ce serait presque le contraire. Une avancée scientifique est toujours le fait que d’une ou quelques personnes. Comme je l’ai rappelé à maintes reprises, la science est amorale, elle ne se décide pas, ni au consensus, ni à la majorité, ni à l’unanimité. Elle se démontre, et c’est tout. Peu importe par qui et pourquoi. Et surtout, on ne tranche pas un débat scientifique, on le fait progresser.
Cette pétition n’a rien à voir avec la science, elle a à voir avec la police de la science. Des scientifiques – que l’on croyait fort sourcilleux sur leur liberté académique – demandent à leurs tutelles d’intervenir pour les défendre au nom de ce qu’ils appellent l’éthique scientifique. Ils accusent ceux qui ne sont pas d’accord avec eux d’oublier “les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société”. Et dire que Galilée fut à l’honneur l’année dernière… Cela me rappelle cette phrase de Schumpeter sur le marxisme : “La qualité religieuse du marxisme explique également une attitude caractéristique du marxiste orthodoxe à l’égard de ses contradicteurs. À ses yeux, comme aux yeux de tout croyant en une foi, l’opposant ne commet pas seulement une erreur, mais aussi un péché. Toute dissidence est condamnée, non seulement du point de vue intellectuel, mais encore du point de vue moral.” Malheureusement, cette vision limpide énoncée dès 1942 n’a eu aucune influence concrète sur les nombreuses dérives du marxisme à travers le monde pendant plusieurs décennies, ce qui ne porte pas spécialement à l’optimisme.
Tout citoyen, et encore plus tout responsable devrait avoir à cœur d’œuvrer pour maintenir une stricte séparation, entre science et la religion bien sûr, mais aussi entre vérité et croyance scientifique. S’il est légitime que des scientifiques croient en leur modèle, cela n’en fait pas une vérité. La confusion des genres serait in fine néfaste pour toutes, et en plus ferait monter la “température humaine” de bien plus de deux degrés.
Lorsque j’ai eu connaissance, le 24 mars, de la première version de cette pétition qui était encore plus délirante que celle qui a été publiée, le contenu m’a semblé tellement grotesque , la démarche si hallucinante, que j’ai cru à un canular. Dans ce climat religieux, cette atmosphère d’inquisition, je n’arrive toujours pas à me défaire de l’idée que cette pétition était un poisson d’avril !
Hystérie anti-papale : je suis con
Voici les quatre commentaires, dans l'ordre chronologique, que j'ai postés sur des articles du journal le Monde, à propos de l'hystérie antipapale (c'est tout à fait délibérément que le mot «hystérie» revient dans chaque, puisque c'est mon interprétation de cet affolement médiatique) :
***************
Je trouve passionnant le parallèle entre l'enthousiasme du Monde pour le Hallal, issu d'une religion où le mariage de filles prépubères est courant, et sa condamnation hystérique de quelques cas de pédophilie au sein de l'Eglise catholique.
Comme d'habitude, quand on pense tous la même chose, c'est qu'on a arrêté de penser. L 'hystérie antipapale et anticatholique de certains abonnés rappelle Voltaire, ce qui, sur ce sujet, n'est pas un compliment (ses critiques étaient si grossières que P. Chaunu a pu parler des "petits hommes du XVIIIème siècle"). Les abonnés les plus véhéments gagneraient à prendre un peu de recul. Je doute qu'ils en soient capables.
1/2 Condamner l'Eglise catholique au prétexte des cas de pédophilie revient à condamner les couples au prétexte que 90 % des actes de pédophilie se passent au sein des couples. En réalité, ce que ne supportent pas les bobos, ces grands enfants issus d'une société maternaliste, c'est que le pape, le Saint Père, soit le dernier symbole assumé de la paternité. Et c'est bien connu : les enfants détestent le père qui les forcent à se détacher de la mère et à devenir adultes.
2/2 Sans cette interprétation psychanalytique, on ne comprend pas l'hystérie (même racine que uterus) anti-papale, qui dépasse de très loin les bornes de la raison (les commentaires de ce fil en portent témoignage). Navrant que Le Monde, il est vrai que ce n'est plus «un journal de référence» depuis longtemps, participe à cette curée irréfléchie pour imbéciles immatures.
***************
Je regrette ces commentaires : ils ne sont pas faux, je les crois plus justes que jamais, mais j'aurais du m'en tenir à la sagesse d'Audiard, «les cons, je leur parle pas. Ca les instruit».
Ce n'est pas anodin à mes yeux : répondre à des gens dont vous savez qu'ils sont trop cons et de trop mauvaise foi pour simplement vous comprendre est un témoignage de bêtise que je ne me pardonne pas.
Comme on sait, le mépris a tant de nécessiteux qu'il ne faut pas en abuser. Cependant, j'ai eu tort de renoncer à en faire usage dans ce cas précis.
Autre chose : dans cette affaire d'hystérie anti-papale, il y a une composante dont, malgré mon premier commentaire, je ne me suis pas assez avisé, l'allégeance au nouveaux maîtres (ou supposés tels).
On nous répète avec gourmandise que l'Islam est la deuxième religion de France, voire la première. Or, l'indulgence, la bénignité et la cécité des justiciers de la bien-pensance vis-à-vis de certaines pratiques islamiques en France (mariages forcés, mariages prépubères, polygamie ...) est symétrique de leur sévérité, de leur zèle et de l'acharnement contre l'Eglise catholique.
Cette dissymétrie, frappante pour qui a des yeux pour voir, doit nous mettre la puce à l'oreille sur le fait que les splendides valeurs humanistes mises en avant pour justifier la chasse anti-papale ne sont que des prétextes. Comme d'habitude, les bien-pensants sont des pharisiens.
Le fond est tout autre : c'est le passage d'une soumission à une autre. Quand on trahit son ancien maître, on verse dans l'excès critique, on brule ce qu'on a adoré, pour prouver sa soumission au nouveau maître. Et le nouveau maître sourit avec une feinte indulgence devant ses excès de nouveaux convertis, mais il rappellerait brutalement qui règne désormais si on ne lui apportait pas ce témoignage de soumission.
C'est une ironie dont il ne faut pas perdre une miette que ces gens qui nous éclaboussent de leurs prétentions d'intelligence et de supériorité morale se livrent à une manœuvre dont la bassesse et la mesquinerie sont aussi vieilles que l'humanité.
Alors, que faire ? Maintenir. La devise d'Orange-Nassau : «je maintiendrai». Quand les loups hurlent, ne pas hurler. Débattre. Réfléchir. Opposer des arguments. Remettre les faits en contexte. Tenter une analyse, puis une autre. Ne pas chasser en meute. Rester soi-même.
Au fait, Frédéric Mitterrand est-il catholique ?
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Je trouve passionnant le parallèle entre l'enthousiasme du Monde pour le Hallal, issu d'une religion où le mariage de filles prépubères est courant, et sa condamnation hystérique de quelques cas de pédophilie au sein de l'Eglise catholique.
Comme d'habitude, quand on pense tous la même chose, c'est qu'on a arrêté de penser. L 'hystérie antipapale et anticatholique de certains abonnés rappelle Voltaire, ce qui, sur ce sujet, n'est pas un compliment (ses critiques étaient si grossières que P. Chaunu a pu parler des "petits hommes du XVIIIème siècle"). Les abonnés les plus véhéments gagneraient à prendre un peu de recul. Je doute qu'ils en soient capables.
1/2 Condamner l'Eglise catholique au prétexte des cas de pédophilie revient à condamner les couples au prétexte que 90 % des actes de pédophilie se passent au sein des couples. En réalité, ce que ne supportent pas les bobos, ces grands enfants issus d'une société maternaliste, c'est que le pape, le Saint Père, soit le dernier symbole assumé de la paternité. Et c'est bien connu : les enfants détestent le père qui les forcent à se détacher de la mère et à devenir adultes.
2/2 Sans cette interprétation psychanalytique, on ne comprend pas l'hystérie (même racine que uterus) anti-papale, qui dépasse de très loin les bornes de la raison (les commentaires de ce fil en portent témoignage). Navrant que Le Monde, il est vrai que ce n'est plus «un journal de référence» depuis longtemps, participe à cette curée irréfléchie pour imbéciles immatures.
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Je regrette ces commentaires : ils ne sont pas faux, je les crois plus justes que jamais, mais j'aurais du m'en tenir à la sagesse d'Audiard, «les cons, je leur parle pas. Ca les instruit».
Ce n'est pas anodin à mes yeux : répondre à des gens dont vous savez qu'ils sont trop cons et de trop mauvaise foi pour simplement vous comprendre est un témoignage de bêtise que je ne me pardonne pas.
Comme on sait, le mépris a tant de nécessiteux qu'il ne faut pas en abuser. Cependant, j'ai eu tort de renoncer à en faire usage dans ce cas précis.
Autre chose : dans cette affaire d'hystérie anti-papale, il y a une composante dont, malgré mon premier commentaire, je ne me suis pas assez avisé, l'allégeance au nouveaux maîtres (ou supposés tels).
On nous répète avec gourmandise que l'Islam est la deuxième religion de France, voire la première. Or, l'indulgence, la bénignité et la cécité des justiciers de la bien-pensance vis-à-vis de certaines pratiques islamiques en France (mariages forcés, mariages prépubères, polygamie ...) est symétrique de leur sévérité, de leur zèle et de l'acharnement contre l'Eglise catholique.
Cette dissymétrie, frappante pour qui a des yeux pour voir, doit nous mettre la puce à l'oreille sur le fait que les splendides valeurs humanistes mises en avant pour justifier la chasse anti-papale ne sont que des prétextes. Comme d'habitude, les bien-pensants sont des pharisiens.
Le fond est tout autre : c'est le passage d'une soumission à une autre. Quand on trahit son ancien maître, on verse dans l'excès critique, on brule ce qu'on a adoré, pour prouver sa soumission au nouveau maître. Et le nouveau maître sourit avec une feinte indulgence devant ses excès de nouveaux convertis, mais il rappellerait brutalement qui règne désormais si on ne lui apportait pas ce témoignage de soumission.
C'est une ironie dont il ne faut pas perdre une miette que ces gens qui nous éclaboussent de leurs prétentions d'intelligence et de supériorité morale se livrent à une manœuvre dont la bassesse et la mesquinerie sont aussi vieilles que l'humanité.
Alors, que faire ? Maintenir. La devise d'Orange-Nassau : «je maintiendrai». Quand les loups hurlent, ne pas hurler. Débattre. Réfléchir. Opposer des arguments. Remettre les faits en contexte. Tenter une analyse, puis une autre. Ne pas chasser en meute. Rester soi-même.
Au fait, Frédéric Mitterrand est-il catholique ?
samedi, avril 03, 2010
Les trois tentations dans l'Eglise (A. Besançon)
Les trois tentations sont :
> l'anti-démocratie. Ce danger est presque passé, mais son histoire explique la situation actuelle. Notamment, le désétablissement de l'Eglise l'a repliée sur le militantisme, comme une secte, les vieux bigots et les grenouilles de bénitier n'étaient plus les bienvenus, et a asséché sa vie intellectuelle.
> l'hyper-démocratie. Aisément identifiable : c'est cet espèce de prêchi-prêcha guimauve, bien-pensant et niais, teinté de marxisme boy-scout. Vous savez, le style Emmaüs.
> l'islamisme. Il est dans l'ordre des choses que les fidèles d'une religion doutant d'elle-même soit tentée par une religion montante. Mais l'Islam est irréductible au christianisme, toute tentative est marquée du sceau de la malhonnêteté et de l'hérésie.
Le plus grand défi de l'Eglise est intellectuel : retrouver une pensée orthodoxe, forte et souple. Benoit XVI, un penseur respecté, est très clairement, n'en déplaisent aux crétins des medias (1), une chance pour l'Eglise (A. Besançon évoque celui qui était encore cardinal).
J'hésite à vous résumer plus avant : l'expression et la pensée d'Alain Besançon sont si claires que j'ai des scrupules à paraphraser. Cette lecture intéressera tous ceux qui ont du goût pour la pensée, indépendamment de leurs convictions religieuses.
(1) : à propos des événements d'actualité, voici le commentaire (il s'agit d'un raccourci, le commentaire initial s'étant perdu dans les tuyaux) que j'ai laissé sur le blog Justice au singulier :
«Le pape est la dernière figure paternelle et c'est pour cela que les grands enfants, élevés par une société maternaliste et donc restés à l'âge de l'enfance, que sont nos bobos, le détestent si fort (les cas de pédophilie ne sont qu'un prétexte, sinon on ne comprendrait pas que seuls ceux concernant l'Eglise occupent les médias).
Les enfants haïssent le père qui les arrachent au sein maternel et les obligent à grandir.
Mais les bobos, tout à leur hédonisme égoïste d'enfants capricieux, ne se reproduisent pas assez pour renouveler leur génération. Et comme les conditions qui ont présidées à leur apparition (l'Etat-providence d'après-guerre) disparaissent, ils vont eux aussi disparaître.
Bref, l'Eglise sera encore là quand Guillon et ses descendants auront disparu.»
Ca n'est pas mieux ailleurs, mais ça ne console pas
Theodore Dalrymple
The Fix Is In
Why Britain’s National Health Service spends so much and does so little
22 March 2010
Americans would do well to ponder a recent admission by a former British minister in the Blair government. On March 2, the Guardian reported that the ex-minister, now Lord Warner, said that while spending on Britain’s National Health Service had increased by 60 percent under the Labour government, its output had decreased by 4 percent. No doubt the spending of a Soviet-style organization like the NHS is more easily measurable than its output, but the former minister’s remark certainly accords with the experiences of many citizens, who see no dramatic improvement in the service as a result of such vastly increased outlays. On the contrary, while the service has taken on 400,000 new staff members—that is to say, one-fifth of all new jobs created in Britain during the period—continuity of medical care has been all but extinguished. Nobody now expects to see the same doctor on successive occasions, in the hospital or anywhere else.
The ex-minister admitted that most of the extra money—which by now must equal a decent proportion of the total national debt—had been simply wasted. (The same might be said, of course, of the increased outlays put toward state education.) But his explanation for this state of affairs was superficial and self-exculpating, to say the least: he said that the NHS received more money than it knew what to do with because of managerial inexperience. “It was like giving a starving man foie gras and caviar,” he said.
As it happens, the NHS knew exactly what to do with the money: give it to its staff, new and old. British doctors, for example, are now the second-highest-paid in the world, though not necessarily the happiest. They have accepted the money on condition that they also accept—as quietly as mice—increasing government interference in their work. When you go to a family doctor in Britain, he is more likely to do what the government thinks he ought to do and will pay him a bonus for doing than what he thinks is right. This is sinister, even when what the government thinks is right happens to be right.
There is a possible explanation other than managerial inexperience for the waste, namely that the waste was intended and desired: indeed, that it was the principal object of the spending. Experience has long shown that further spending by state-monopoly suppliers of services (if services is quite the word I seek) benefits not the consumers but the providers. And they—ever more numerous—naturally vote for their own providers, the politicians. Thus the NHS has become an enormously expensive method of ballot-stuffing. Personally, I would rather have outright electoral fraud. It would be less expensive and slightly more honest.
Just before the last election, the chief executive of one of the hospitals in which I once worked was overheard saying, “My job is to make sure that the government is reelected.” (The government’s job, in turn, was to make sure that she remained chief executive.) She also explained that the hospital could expect no increase in its government funding, unlike other hospitals—because it was located in an area in which most people voted for the government anyway.
****************
Theodore Dalrymple, a physician, is a contributing editor of City Journal and the Dietrich Weismann Fellow at the Manhattan Institute. His most recent book is The New Vichy Syndrome.
The Fix Is In
Why Britain’s National Health Service spends so much and does so little
22 March 2010
Americans would do well to ponder a recent admission by a former British minister in the Blair government. On March 2, the Guardian reported that the ex-minister, now Lord Warner, said that while spending on Britain’s National Health Service had increased by 60 percent under the Labour government, its output had decreased by 4 percent. No doubt the spending of a Soviet-style organization like the NHS is more easily measurable than its output, but the former minister’s remark certainly accords with the experiences of many citizens, who see no dramatic improvement in the service as a result of such vastly increased outlays. On the contrary, while the service has taken on 400,000 new staff members—that is to say, one-fifth of all new jobs created in Britain during the period—continuity of medical care has been all but extinguished. Nobody now expects to see the same doctor on successive occasions, in the hospital or anywhere else.
The ex-minister admitted that most of the extra money—which by now must equal a decent proportion of the total national debt—had been simply wasted. (The same might be said, of course, of the increased outlays put toward state education.) But his explanation for this state of affairs was superficial and self-exculpating, to say the least: he said that the NHS received more money than it knew what to do with because of managerial inexperience. “It was like giving a starving man foie gras and caviar,” he said.
As it happens, the NHS knew exactly what to do with the money: give it to its staff, new and old. British doctors, for example, are now the second-highest-paid in the world, though not necessarily the happiest. They have accepted the money on condition that they also accept—as quietly as mice—increasing government interference in their work. When you go to a family doctor in Britain, he is more likely to do what the government thinks he ought to do and will pay him a bonus for doing than what he thinks is right. This is sinister, even when what the government thinks is right happens to be right.
There is a possible explanation other than managerial inexperience for the waste, namely that the waste was intended and desired: indeed, that it was the principal object of the spending. Experience has long shown that further spending by state-monopoly suppliers of services (if services is quite the word I seek) benefits not the consumers but the providers. And they—ever more numerous—naturally vote for their own providers, the politicians. Thus the NHS has become an enormously expensive method of ballot-stuffing. Personally, I would rather have outright electoral fraud. It would be less expensive and slightly more honest.
Just before the last election, the chief executive of one of the hospitals in which I once worked was overheard saying, “My job is to make sure that the government is reelected.” (The government’s job, in turn, was to make sure that she remained chief executive.) She also explained that the hospital could expect no increase in its government funding, unlike other hospitals—because it was located in an area in which most people voted for the government anyway.
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Theodore Dalrymple, a physician, is a contributing editor of City Journal and the Dietrich Weismann Fellow at the Manhattan Institute. His most recent book is The New Vichy Syndrome.
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kleptocratie française
Crise : le retour des politiques ?
Avec la crise, la réalité va faire un retour fracassant en politique. Finies, les fadaises pour bobos, la diversité, la solidarité, le vivrensemble ...
On va revenir à des questions bien sordides : qui paye pour qui ? Ca se fera dans les pleurs.
Il y a la solution hitlerienne : le refuge dans encore plus de fantasmes sous la direction d'un chef magnétique. Il ne faut pas oublier qu'Hitler rassurait la majorité des Allemands des années 30. La France est vulnérable à cette évolution : plus peut-être qu'ailleurs, nous vivons dans l'irréalité, dans les constructions abstraites, dans les jeux sur les mots pris pour des actions.
Cependant, il y a une alternative plus intéressante : le retour des politiques. De vrais politiques, pas des saltimbanques bateleurs de plateaux télé. Porteurs d'une autre ambition que de profiter le plus longtemps possible des petits fours de la garden party de l'Elysée. Des types de la trempe de Reagan ou de Thatcher, pour prendre des exemples étrangers, ou de Clemenceau ou De Gaulle pour prendre des exemples français.
Nous ne les connaissons pas encore ces politiques, mais nécessité fait loi, ils apparaîtront autant que de de besoin. Ce qui m'inquiète, c'est que les réservoirs traditionnels de tels sauveurs, l'armée, l'université, l'économie, sont intellectuellement bien peu vivaces. On peut avoir du caractère sans avoir les capacités intellectuelles.
On va revenir à des questions bien sordides : qui paye pour qui ? Ca se fera dans les pleurs.
Il y a la solution hitlerienne : le refuge dans encore plus de fantasmes sous la direction d'un chef magnétique. Il ne faut pas oublier qu'Hitler rassurait la majorité des Allemands des années 30. La France est vulnérable à cette évolution : plus peut-être qu'ailleurs, nous vivons dans l'irréalité, dans les constructions abstraites, dans les jeux sur les mots pris pour des actions.
Cependant, il y a une alternative plus intéressante : le retour des politiques. De vrais politiques, pas des saltimbanques bateleurs de plateaux télé. Porteurs d'une autre ambition que de profiter le plus longtemps possible des petits fours de la garden party de l'Elysée. Des types de la trempe de Reagan ou de Thatcher, pour prendre des exemples étrangers, ou de Clemenceau ou De Gaulle pour prendre des exemples français.
Nous ne les connaissons pas encore ces politiques, mais nécessité fait loi, ils apparaîtront autant que de de besoin. Ce qui m'inquiète, c'est que les réservoirs traditionnels de tels sauveurs, l'armée, l'université, l'économie, sont intellectuellement bien peu vivaces. On peut avoir du caractère sans avoir les capacités intellectuelles.
Non aux primaires
Voilà que les socialistes, ces ânes, parlent à nouveau de désigner leur candidat à la presidentielle par un vote interne "démocratique". Et l'UMP leur emboiterait le pas.
C'est typique de la fausse bonne idée, vraie mauvaise idée, promue par des imbéciles pour des crétins.
On verse dans le fétichisme du vote, qui devient insupportable à force d'omniprésence (les médias sont cons). A quand les votes et les AGs en salle d'operations pour décider qui doit tenir le bistouri ?
Rien ne garantit (en fait, tout garantit le contraire) qu'une primaire dans le système français, où les militants ne sont pas représentatifs, désigne le meilleur candidat. Le précédent Royal devrait avoir vacciné les socialistes, mais comme ils sont d'une connerie dont la profondeur intimide la fosse des Mariannes, ils n'ont rien compris, rien appris et recommencent toujours les mêmes erreurs (en cela, ils sont très représentatifs de notre classe politique, il faut bien qu'ils représentent malgré tout quelque chose, même si ce quelque chose est un néant).
C'est typique de la fausse bonne idée, vraie mauvaise idée, promue par des imbéciles pour des crétins.
On verse dans le fétichisme du vote, qui devient insupportable à force d'omniprésence (les médias sont cons). A quand les votes et les AGs en salle d'operations pour décider qui doit tenir le bistouri ?
Rien ne garantit (en fait, tout garantit le contraire) qu'une primaire dans le système français, où les militants ne sont pas représentatifs, désigne le meilleur candidat. Le précédent Royal devrait avoir vacciné les socialistes, mais comme ils sont d'une connerie dont la profondeur intimide la fosse des Mariannes, ils n'ont rien compris, rien appris et recommencent toujours les mêmes erreurs (en cela, ils sont très représentatifs de notre classe politique, il faut bien qu'ils représentent malgré tout quelque chose, même si ce quelque chose est un néant).
vendredi, avril 02, 2010
Crise : la faute aux vieux
La génération des soixante-huitards, née entre 1940 et 1960, est pourrie de vices.
Les experts du 2 avril 2010
(il y a une erreur dans le podcast, le quatrième quart est la répétition du troisième)
Les experts du 2 avril 2010
(il y a une erreur dans le podcast, le quatrième quart est la répétition du troisième)
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Zemmour : ce n'est pas le chomage qui crée la délinquance, c'est l'inverse
Et vlan, dans la tronche, les curés de la bien-pensance !
Z comme Zemmour 02/04/10 "tf1, tremblay et son maire"
envoyé par la_cinquieme_colonne. - L'info video en direct.
Z comme Zemmour 02/04/10 "tf1, tremblay et son maire"
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jeudi, avril 01, 2010
L'affaire Zemmour vue du Canada
L'affaire Zemmour vue du Canada
C'est l'exposé le plus clair sur cette affaire que j'ai trouvé. Les vieux rationalistes raisonneurs et discoureurs dans mon genre ont du souci à se faire face aux professionnels de l'invective et de l'anathème, de la connotation, de l'amalgame.
Il est tout de même rassurant qu'on puisse encore lire des textes comme celui que je vous propose.
C'est l'exposé le plus clair sur cette affaire que j'ai trouvé. Les vieux rationalistes raisonneurs et discoureurs dans mon genre ont du souci à se faire face aux professionnels de l'invective et de l'anathème, de la connotation, de l'amalgame.
Il est tout de même rassurant qu'on puisse encore lire des textes comme celui que je vous propose.
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Le bouclier fiscal protège les pauvres
La politique est quelquefois subtile.
Le bouclier fiscal protège les pauvres des augmentations d'impots directs.
En effet, si les taux d'imposition directe augmentaient, les riches en seraient exonérés par le bouclier fiscal, ce qui est, bien évidemment, politiquement suicidaire. Donc, tant que le bouclier fiscal existe, aucun gouvernement ne peut augmenter les impots directs.
Le bouclier fiscal protège les pauvres des augmentations d'impots directs.
En effet, si les taux d'imposition directe augmentaient, les riches en seraient exonérés par le bouclier fiscal, ce qui est, bien évidemment, politiquement suicidaire. Donc, tant que le bouclier fiscal existe, aucun gouvernement ne peut augmenter les impots directs.
L'histoire se répète : fascinant
On sait que les systèmes politiques sclérosés ne se réforment pas : ils vont jusqu'au bout de leur logique, puis s'écroulent.
Nous assistons à ce phénomène en France : le pays crève de trop de socialisme et que proposent nos politiciens ? Supprimer le bouclier fiscal, c'est-à-dire encore plus de socialisme.
Ca me fascine. Car c'est une chose de lire ces phénomènes d'inexorable décrépitude dans des ouvrages érudits, c'en est une autre de le voir en vrai. J'ai l'impression de me retrouver en 1788, en 1870, en 1938, en 1957.
Je suis victime de l'hypnose de la vigie du Titanic face à l'iceberg.
Comme l'histoire semble se répéter, je peux décrire les étapes qui viennent (1) :
> encore plus de petits pas et de grosses ficelles, d'augmentations d'impots et de baisses des prestations, mais aucune vraie réforme. Encore plus d'assistanat et d'euthanasie des entrepreneurs (2).
> la ruine progresse, puis un jour, comme la mer se retire, les créanciers rechignent à financer l'Etat français. Aussitôt, il se trouve des politiciens pour nous rassurer sur nous-mêmes : tout ça, ce n'est pas de notre faute, nous ne sommes pas responsables, nous sommes de bons petits gars, victimes de méchants spéculateurs. Non, notre situation n'a aucun rapport avec le fait que nous vivons au-dessus de nos moyens depuis quarante ans. Un ou deux politiciens essaient bien de tenir un discours «du sang, de la sueur et des larmes», mais ils sont rabroués par la bien-pensance.
> malheureusement, quel que soit le discours lénifiant, la réalité est là. L'Etat ne peut plus payer les missions régaliennes et les faux droits. Bien évidemment, on commence par rogner sur les missions régaliennes parce que, contrairement aux faux droits, elles ne touchent pas à des clientèles électorales.
> l'anarchie s'installe. Un pouvoir qu'on croyait fort s'avère soudain très fragile, les requins en profitent. Chacun commence à limiter son horizon, à restreindre son cercle de confiance, à se replier sur sa communauté. La classe politique, touchant le fond du discrédit (mérité), est balayée.
> Jusqu'à ce point, nous sommes dans le prolongement du présent. Maintenant, l'histoire bifurque : établissement d'un pouvoir fort, à la Napoléon, ou dissolution du lien national ?
Nous avons devant nous quelques années difficiles mais passionnantes.
**************
(1) : notons qu'il y a une alternative au scénario de la continuité dans la chute : le thatcherisme.
(2) : je me demande dans quelle mesure les Français sont dupes du prétendu «modèle social français». D'un coté, ils déclarent, dans les sondages, le soutenir. D'un autre coté, ils sont d'un pessmisme constant qui tient notamment au doute sur la pérennité de ce système. Quel est le sens de louer un système dont on croit qu'il ne va pas durer ?
Nous assistons à ce phénomène en France : le pays crève de trop de socialisme et que proposent nos politiciens ? Supprimer le bouclier fiscal, c'est-à-dire encore plus de socialisme.
Ca me fascine. Car c'est une chose de lire ces phénomènes d'inexorable décrépitude dans des ouvrages érudits, c'en est une autre de le voir en vrai. J'ai l'impression de me retrouver en 1788, en 1870, en 1938, en 1957.
Je suis victime de l'hypnose de la vigie du Titanic face à l'iceberg.
Comme l'histoire semble se répéter, je peux décrire les étapes qui viennent (1) :
> encore plus de petits pas et de grosses ficelles, d'augmentations d'impots et de baisses des prestations, mais aucune vraie réforme. Encore plus d'assistanat et d'euthanasie des entrepreneurs (2).
> la ruine progresse, puis un jour, comme la mer se retire, les créanciers rechignent à financer l'Etat français. Aussitôt, il se trouve des politiciens pour nous rassurer sur nous-mêmes : tout ça, ce n'est pas de notre faute, nous ne sommes pas responsables, nous sommes de bons petits gars, victimes de méchants spéculateurs. Non, notre situation n'a aucun rapport avec le fait que nous vivons au-dessus de nos moyens depuis quarante ans. Un ou deux politiciens essaient bien de tenir un discours «du sang, de la sueur et des larmes», mais ils sont rabroués par la bien-pensance.
> malheureusement, quel que soit le discours lénifiant, la réalité est là. L'Etat ne peut plus payer les missions régaliennes et les faux droits. Bien évidemment, on commence par rogner sur les missions régaliennes parce que, contrairement aux faux droits, elles ne touchent pas à des clientèles électorales.
> l'anarchie s'installe. Un pouvoir qu'on croyait fort s'avère soudain très fragile, les requins en profitent. Chacun commence à limiter son horizon, à restreindre son cercle de confiance, à se replier sur sa communauté. La classe politique, touchant le fond du discrédit (mérité), est balayée.
> Jusqu'à ce point, nous sommes dans le prolongement du présent. Maintenant, l'histoire bifurque : établissement d'un pouvoir fort, à la Napoléon, ou dissolution du lien national ?
Nous avons devant nous quelques années difficiles mais passionnantes.
**************
(1) : notons qu'il y a une alternative au scénario de la continuité dans la chute : le thatcherisme.
(2) : je me demande dans quelle mesure les Français sont dupes du prétendu «modèle social français». D'un coté, ils déclarent, dans les sondages, le soutenir. D'un autre coté, ils sont d'un pessmisme constant qui tient notamment au doute sur la pérennité de ce système. Quel est le sens de louer un système dont on croit qu'il ne va pas durer ?
«Un Etat ne peut pas faire faillite» : silence assourdissant
Vous avez remarqué ? Il y a encore quelques mois, il y avait des gens très médiatiques pour soutenir mordicus qu'un Etat ne peut pas faire faillite (expression populaire pour défaut de paiement) et prendre de haut quiconque s'aventurait à prétendre le contraire.
On les entend beaucoup moins. Etrange, non ?
On les entend beaucoup moins. Etrange, non ?
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mercredi, mars 31, 2010
La pauvreté mène-t-elle à la délinquance ?
J'entends Christophe Barbier : «Oui, les trafiquants sont noirs et les arabes, mais ce n'est pas parce qu'ils sont noirs et arabes, mais parce que les noirs et les arabes sont pauvres et que la pauvreté cause la délinquance».
A l'heure où les mêmes nous parlent tant de criminalité en col blanc, c'est mignon de voir cet argument de bobo nanti, méprisant pour les pauvres, ressortir : la pauvreté mènerait à la délinquance de manière quasi-automatique, au point d'en devenir excusable (le pauvre est une victime de la société. Il est délinquant par pauvreté. Donc sa délinquance est excusable).
Au fond, c'est toujours la même idée de dames patronnesses de considérer les pauvres comme de grands enfants soumis à leurs pulsions.
Ah, ils sont beaux, les parangons de «l'avancée sociale» !
(journaliste spécialiste de la pauvreté)
A l'heure où les mêmes nous parlent tant de criminalité en col blanc, c'est mignon de voir cet argument de bobo nanti, méprisant pour les pauvres, ressortir : la pauvreté mènerait à la délinquance de manière quasi-automatique, au point d'en devenir excusable (le pauvre est une victime de la société. Il est délinquant par pauvreté. Donc sa délinquance est excusable).
Au fond, c'est toujours la même idée de dames patronnesses de considérer les pauvres comme de grands enfants soumis à leurs pulsions.
Ah, ils sont beaux, les parangons de «l'avancée sociale» !
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Burqa : le Conseil d'Etat n'a pas de couilles
Evidemment, c'est facile de se réfugier derrière d'apaisantes pleutreries juridiques quand on vit dans les beaux quartiers où jamais on n'est menacé par l'islamisme conquérant.
Je ne serais pas outre mesure étonné que le peuple, excédé par la démission de ceux qui étaient censés le défendre, finisse un jour par balader quelques têtes en haut d'une pique.
Burqa, pour un referendum
Il y a une seule raison d'interdire la burqa, mais elle est excellente : chez nous, en France, la burqa, ça ne se fait pas. Vous voulez porter la burqa ? D'accord, ailleurs. Point final.
Je ne serais pas outre mesure étonné que le peuple, excédé par la démission de ceux qui étaient censés le défendre, finisse un jour par balader quelques têtes en haut d'une pique.
Burqa, pour un referendum
Il y a une seule raison d'interdire la burqa, mais elle est excellente : chez nous, en France, la burqa, ça ne se fait pas. Vous voulez porter la burqa ? D'accord, ailleurs. Point final.
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Sommes nous plus cons que nos ascendants ?
Après quelques mois d'absence, Vertumne revient avec un article sur la dysgénie.
Que raconte-il ? Que nous devenons plus bêtes parce que notre patrimoine génétique se dégrade.
Notre patrimoine génétique se dégrade parce que les pauvres font plus d'enfants que les riches (il considère que, statistiquement, les pauvres sont plus bêtes que les riches, sinon ils seraient riches eux aussi), entretenant ainsi une sorte de sélection naturelle à l'envers : ce sont les plus bêtes qui se reproduisent le plus.
Et les pauvres peuvent se permettre de faire plus d'enfants à cause de nos prodigieux progrès matériels.
Je ne me sens pas apte à juger son article. Au premier abord, je n'ai pas trouvé de faute de raisonnement évidente, mais je ne maîtrise pas assez le sujet. Tout juste puis-je constater autour de moi, tout à fait subjectivement, que, mis à part les catholiques pratiquants, ce sont les moins évolués qui font le plus d'enfants.
Cependant, cet article a éveillé en moi une question : sommes nous plus cons que nos ascendants d'il y a quatre ou cinq générations et comment le mesurer ?
A la question de savoir si les élites intellectuelles d'aujourd'hui sont plus bêtes (1) que celles des siècles passés, je réponds positivement, en assumant toute la subjectivité de ce jugement.
Quand je réfléchis à ce que les philosophes, les penseurs, les savants, les ingénieurs, les artistes de jadis ont été capables de créer et ce qu'on crée aujourd'hui, je n'ai pas de doute.
Je sais bien qu'il ne faut pas s'attendre à avoir un Blaise Pascal par siècle, mais, tout de même, nous sommes en manque de génies.
Mais est-ce à dire que la population dans son ensemble serait plus bête ? Certaines études permettent de le soupçonner.
Parlant avec des collègues de capacités mentales, telles que la mémoire, la concentration, le calcul, nous avons constaté que, pour autant que nous pouvons en juger, celles-ci sont en forte baisse.
Mon père, avec son certificat d'études, calculait plus vite que nos jeunes ingénieurs (je le sais, je calcule aussi vite que lui : je m'astreins à employer au minimum la calculatrice. C'est une hygiène mentale. Je peux donc assez facilement comparer avec les jeunes).
Bien sûr, il s'agit de capacités périphériques, qui ne définissent pas le cœur de l'intelligence, mais il y a peu de chances que si les outils de l'intelligence sont abimés, l'intelligence elle-même reste intacte.
M'est venu un doute : les jeunes ont-ils a contrario développé des capacités que n'avaient pas leurs ainés ? Je ne crois pas. Mais si vous avez une suggestion, elle est la bienvenue.
Donc, oui, nous sommes probablement plus bêtes que nos ascendants.
*****************
(1) : c'est volontairement que je ne définis pas l'intelligence : c'est difficile et pas très intéressant, puisqu'au fond, même sans définition précise, tout le monde sent bien de quoi il s'agit.
Que raconte-il ? Que nous devenons plus bêtes parce que notre patrimoine génétique se dégrade.
Notre patrimoine génétique se dégrade parce que les pauvres font plus d'enfants que les riches (il considère que, statistiquement, les pauvres sont plus bêtes que les riches, sinon ils seraient riches eux aussi), entretenant ainsi une sorte de sélection naturelle à l'envers : ce sont les plus bêtes qui se reproduisent le plus.
Et les pauvres peuvent se permettre de faire plus d'enfants à cause de nos prodigieux progrès matériels.
Je ne me sens pas apte à juger son article. Au premier abord, je n'ai pas trouvé de faute de raisonnement évidente, mais je ne maîtrise pas assez le sujet. Tout juste puis-je constater autour de moi, tout à fait subjectivement, que, mis à part les catholiques pratiquants, ce sont les moins évolués qui font le plus d'enfants.
Cependant, cet article a éveillé en moi une question : sommes nous plus cons que nos ascendants d'il y a quatre ou cinq générations et comment le mesurer ?
A la question de savoir si les élites intellectuelles d'aujourd'hui sont plus bêtes (1) que celles des siècles passés, je réponds positivement, en assumant toute la subjectivité de ce jugement.
Quand je réfléchis à ce que les philosophes, les penseurs, les savants, les ingénieurs, les artistes de jadis ont été capables de créer et ce qu'on crée aujourd'hui, je n'ai pas de doute.
Je sais bien qu'il ne faut pas s'attendre à avoir un Blaise Pascal par siècle, mais, tout de même, nous sommes en manque de génies.
Mais est-ce à dire que la population dans son ensemble serait plus bête ? Certaines études permettent de le soupçonner.
Parlant avec des collègues de capacités mentales, telles que la mémoire, la concentration, le calcul, nous avons constaté que, pour autant que nous pouvons en juger, celles-ci sont en forte baisse.
Mon père, avec son certificat d'études, calculait plus vite que nos jeunes ingénieurs (je le sais, je calcule aussi vite que lui : je m'astreins à employer au minimum la calculatrice. C'est une hygiène mentale. Je peux donc assez facilement comparer avec les jeunes).
Bien sûr, il s'agit de capacités périphériques, qui ne définissent pas le cœur de l'intelligence, mais il y a peu de chances que si les outils de l'intelligence sont abimés, l'intelligence elle-même reste intacte.
M'est venu un doute : les jeunes ont-ils a contrario développé des capacités que n'avaient pas leurs ainés ? Je ne crois pas. Mais si vous avez une suggestion, elle est la bienvenue.
Donc, oui, nous sommes probablement plus bêtes que nos ascendants.
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(1) : c'est volontairement que je ne définis pas l'intelligence : c'est difficile et pas très intéressant, puisqu'au fond, même sans définition précise, tout le monde sent bien de quoi il s'agit.
Eglise de France face à l'islamisme : faire de lâcheté vertu
Le camarade Vertumne soutient que la laïcité à la française est plus efficace contre l'islamisme que le catholicisme.
Je suis moi aussi frappé par la pusillanimité de l'Eglise de France, de son sommet à sa base. Ca commence par les mitres molles et ça descend jusqu'aux grenouilles de bénitier.
Le raisonnement est le suivant : «notre ennemi commun est la laïcité. Et le sécularisme. Tout ce qui favorise une religion favorise les autres et, en étant aux cotés des musulmans, nous pourrons les orienter vers la modernité.»
Nous ne sommes pas loin des compagnons de route du communisme qui prétendaient lui donner un visage humain(on peut espérer que, dans quelques recoins de la Bretagne ou de la Vendée, des fidèles ne partagent pas ces naïvetés de boys-scouts mal déniaisés). Même mélange de naïveté, de bêtise et de lâcheté.
On sait comment ça finit : quand les nouveaux maîtres prennent le pouvoir, les compagnons de route sont les premiers éliminés. Les musulmans considèrent que les chrétiens sont des mécréants, des inférieurs et ont vocation à être soumis ou convertis. Point barre. On reste quelque peu surpris que les catholiques négligent ces faits élémentaires. L'Eglise orthodoxe, dont la mémoire sur ce sujet est plus vivace, n'a heureusement pas d'illusions.
Quel devrait être, selon moi, le discours de l'Eglise de France vis-à-vis des islamistes ? Simple : «Vous êtes en terre de vieille culture chrétienne. Nous sommes opposés à toutes les manifestations d'islamisme, burqa, hallal, etc. Si vous voulez vous sentir pleinement chez vous ici, nous vous encourageons à vous convertir.»
Ca aurait une autre gueule que le prêchi-prêcha socialisto-internationalo-bien-pensant sirupeux habituel. Mais, hélas, nous ne sommes pas près de l'entendre.
Je suis moi aussi frappé par la pusillanimité de l'Eglise de France, de son sommet à sa base. Ca commence par les mitres molles et ça descend jusqu'aux grenouilles de bénitier.
Le raisonnement est le suivant : «notre ennemi commun est la laïcité. Et le sécularisme. Tout ce qui favorise une religion favorise les autres et, en étant aux cotés des musulmans, nous pourrons les orienter vers la modernité.»
Nous ne sommes pas loin des compagnons de route du communisme qui prétendaient lui donner un visage humain(on peut espérer que, dans quelques recoins de la Bretagne ou de la Vendée, des fidèles ne partagent pas ces naïvetés de boys-scouts mal déniaisés). Même mélange de naïveté, de bêtise et de lâcheté.
On sait comment ça finit : quand les nouveaux maîtres prennent le pouvoir, les compagnons de route sont les premiers éliminés. Les musulmans considèrent que les chrétiens sont des mécréants, des inférieurs et ont vocation à être soumis ou convertis. Point barre. On reste quelque peu surpris que les catholiques négligent ces faits élémentaires. L'Eglise orthodoxe, dont la mémoire sur ce sujet est plus vivace, n'a heureusement pas d'illusions.
Quel devrait être, selon moi, le discours de l'Eglise de France vis-à-vis des islamistes ? Simple : «Vous êtes en terre de vieille culture chrétienne. Nous sommes opposés à toutes les manifestations d'islamisme, burqa, hallal, etc. Si vous voulez vous sentir pleinement chez vous ici, nous vous encourageons à vous convertir.»
Ca aurait une autre gueule que le prêchi-prêcha socialisto-internationalo-bien-pensant sirupeux habituel. Mais, hélas, nous ne sommes pas près de l'entendre.
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mardi, mars 30, 2010
Journalisme : pour une fois que je suis d'accord avec Mélenchon !
Mélenchon: Les journalistes sont de "petites cervelles"
envoyé par ecoledejournalisme. - L'info internationale vidéo.
Décidément, après l'affaire Zemmour, encore une vérité qui fait mal aux journalistes.
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Connerie journalistique
Lu dans le journal : Carla Bruni se mobilise contre l'illettrisme
Ah bon ? Elle apprend à lire ? Après, elle pourrait peut-être apprendre à chanter ?
C'est croquignolet dans un pays où le système éducatif est presque entièrement étatisé de voir l'épouse du président de la république se «mobiliser» contre l'illettrisme. Elle ferait mieux de «mobiliser» son mari. Lui a toutes les solutions à portée de la main.
Quoi ? J'ai encore dit un truc qu'il ne fallait pas ?
C'est croquignolet dans un pays où le système éducatif est presque entièrement étatisé de voir l'épouse du président de la république se «mobiliser» contre l'illettrisme. Elle ferait mieux de «mobiliser» son mari. Lui a toutes les solutions à portée de la main.
Quoi ? J'ai encore dit un truc qu'il ne fallait pas ?
lundi, mars 29, 2010
La connerie des journalistes
Je vous avais préparé un superbe texte sur la connerie des journalistes, en analysant les causes, sociologiques, économiques, idéologiques. Puis, j'ai reçu le texte qui suit et je trouve que c'est un très bon substitut à un texte explicatif que je vous ressortirai peut-être un jour.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, le général Peter Cosgrove est un Australien.

Une femme a interviewé l'australien Major Général Peter Cosgrove, à la radio au sujet des Scouts qui visiteront le QG militaire aux frais de l'armée (un genre de camp d'été quoi).
*****************
La journaliste :
Général Cosgrove, qu'allez vous enseigner aux scouts sur votre base ?
Général COSGROVE
Le tir à l'arc, le tir a la carabine, le canoë et l'escalade
La journaliste
Le tir, ne trouvez vous pas ça irresponsable ?
Général COSGROVE
Je ne vois pas pourquoi ce le serait, ils seront encadrés de façon appropriée.
La journaliste
Admettez que le tir est une activité très dangereuse à enseigner aux enfants !
Général COSGROVE
Je ne vois pas pourquoi. Nous leurs enseignerons la discipline nécessaire aux armes à feu avant qu'ils n'en touchent une.
La journaliste
Mais vous les équipez pour en faire des tueurs violents !
Général COSGROVE
Bien.... madame... vous êtes équipée pour faire de la prostitution... en faites-vous ?
*****************
Il y eut un silence sur les ondes, l'interview était terminée
Le franc-parler australien a du bon.
Je rappelle à tous les connards de bobos citadins qui pourraient tomber par hasard sur ce blog que détenir une arme est un privilège d'homme libre (c'est vrai, vous êtes tous de grands enfants, vous ne pouvez pas comprendre) et qu'il est (était) d'usage dans nos campagnes que les gamins eussent leur carabine, sans pourtant que celles-ci fussent à feu et à sang.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, le général Peter Cosgrove est un Australien.
Une femme a interviewé l'australien Major Général Peter Cosgrove, à la radio au sujet des Scouts qui visiteront le QG militaire aux frais de l'armée (un genre de camp d'été quoi).
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La journaliste :
Général Cosgrove, qu'allez vous enseigner aux scouts sur votre base ?
Général COSGROVE
Le tir à l'arc, le tir a la carabine, le canoë et l'escalade
La journaliste
Le tir, ne trouvez vous pas ça irresponsable ?
Général COSGROVE
Je ne vois pas pourquoi ce le serait, ils seront encadrés de façon appropriée.
La journaliste
Admettez que le tir est une activité très dangereuse à enseigner aux enfants !
Général COSGROVE
Je ne vois pas pourquoi. Nous leurs enseignerons la discipline nécessaire aux armes à feu avant qu'ils n'en touchent une.
La journaliste
Mais vous les équipez pour en faire des tueurs violents !
Général COSGROVE
Bien.... madame... vous êtes équipée pour faire de la prostitution... en faites-vous ?
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Il y eut un silence sur les ondes, l'interview était terminée
Le franc-parler australien a du bon.
Je rappelle à tous les connards de bobos citadins qui pourraient tomber par hasard sur ce blog que détenir une arme est un privilège d'homme libre (c'est vrai, vous êtes tous de grands enfants, vous ne pouvez pas comprendre) et qu'il est (était) d'usage dans nos campagnes que les gamins eussent leur carabine, sans pourtant que celles-ci fussent à feu et à sang.
dimanche, mars 28, 2010
Affaire Zemmour : un épisode symbolique de la petite guerre d'Algérie ?
Les envahisseurs migratoires (j'entends par là les immigrés non-intégrés) cherchent, légitimement de leur point de vue, à prendre le pouvoir en France, à imposer leur mode de vie et leurs valeurs. Après tout, ils ont le vent démographique en poupe.
Mais la démographie, ça prend du temps. Comment maintenir tranquilles ces abrutis de futurs (pas si futurs) dominés, les franchouillards, et les empêcher de réagir, en attendant que la situation soit irréversible ?
C'est là qu'interviennent les traitres de l'élite dénationalisée. Le mieux pour éviter qu'un problème soit résolu, c'est de nier qu'il existe. D'où l'interdiction de statistiques ethniques et les hurlements au racisme dès qu'on évoque des problèmes dont les immigrés ne seraient pas les victimes mais les causes.
L'affaire Zemmour est exemplaire à cet égard : on a reproché, et avec quelle hargne, à Eric Zemmour d'avoir porté sur la place publique un problème que la bien-pensance estime indispensable de nier avec la dernière force.
Eric Zemmour aurait dit «90 % des trafiquants de drogue sont asiatiques», il n'y aurait pas eu d'affaire Zemmour parce que c'était faux.
Ce qui gêne les traîtres est précisément que Zemmour ait exprimé une vérité interdite.
L'expression est un enjeu de pouvoir : censurer Zemmour, c'est vouloir faire sentir qui est le maître. On ne montre pas vraiment son pouvoir quand on censure un mensonge. C'est quand on arrive à censurer une vérité, pourtant évidente, qu'on démontre sa force.
Il y a la prise de pouvoir physique, ces fameux territoires perdus de la République. Elle se double d'une prise de pouvoir symbolique : interdire tout discours critique sur les futurs maîtres (ou supposés tels).
Dans ce domaine, notre défaite est consommée : d'un coté s'étalent complaisamment des textes de rap haineux dans le silence assourdissant de la bien-pensance. De l'autre, une vérité banale provoque un tollé. Les medias ont choisi leur camp, c'est celui des envahisseurs.
Cependant, toute la vie de notre pays ne se résume pas à ce qui se passe sur les plateaux de télévision, même si cela y joue un rôle trop important à mon goût.
La bien-pensance perdra par où elle pèche, son fantasme d'homme nouveau, tout entier dans le présent, sans passé, ni futur, sans racines, sans liens, sans attaches et sans préférences.
Toutes ces choses bien humaines, qui puent et qui ont des poils, les racines, les origines, la famille, la culture, les habitudes, les fidélités, vont revenir avec d'autant plus de violence qu'on a déployé d'immenses efforts pour les tuer. La réalité se venge toujours, et à la mesure de l'affront qu'elle a subie.
(Nota : j'appelle «petite guerre d'Algérie» la future guerre raciale française que nous prépare la bien-pensance à coups d'immigration massive et incontrôlée. C'est bien entendu une litote.)
Mais la démographie, ça prend du temps. Comment maintenir tranquilles ces abrutis de futurs (pas si futurs) dominés, les franchouillards, et les empêcher de réagir, en attendant que la situation soit irréversible ?
C'est là qu'interviennent les traitres de l'élite dénationalisée. Le mieux pour éviter qu'un problème soit résolu, c'est de nier qu'il existe. D'où l'interdiction de statistiques ethniques et les hurlements au racisme dès qu'on évoque des problèmes dont les immigrés ne seraient pas les victimes mais les causes.
L'affaire Zemmour est exemplaire à cet égard : on a reproché, et avec quelle hargne, à Eric Zemmour d'avoir porté sur la place publique un problème que la bien-pensance estime indispensable de nier avec la dernière force.
Eric Zemmour aurait dit «90 % des trafiquants de drogue sont asiatiques», il n'y aurait pas eu d'affaire Zemmour parce que c'était faux.
Ce qui gêne les traîtres est précisément que Zemmour ait exprimé une vérité interdite.
L'expression est un enjeu de pouvoir : censurer Zemmour, c'est vouloir faire sentir qui est le maître. On ne montre pas vraiment son pouvoir quand on censure un mensonge. C'est quand on arrive à censurer une vérité, pourtant évidente, qu'on démontre sa force.
Il y a la prise de pouvoir physique, ces fameux territoires perdus de la République. Elle se double d'une prise de pouvoir symbolique : interdire tout discours critique sur les futurs maîtres (ou supposés tels).
Dans ce domaine, notre défaite est consommée : d'un coté s'étalent complaisamment des textes de rap haineux dans le silence assourdissant de la bien-pensance. De l'autre, une vérité banale provoque un tollé. Les medias ont choisi leur camp, c'est celui des envahisseurs.
Cependant, toute la vie de notre pays ne se résume pas à ce qui se passe sur les plateaux de télévision, même si cela y joue un rôle trop important à mon goût.
La bien-pensance perdra par où elle pèche, son fantasme d'homme nouveau, tout entier dans le présent, sans passé, ni futur, sans racines, sans liens, sans attaches et sans préférences.
Toutes ces choses bien humaines, qui puent et qui ont des poils, les racines, les origines, la famille, la culture, les habitudes, les fidélités, vont revenir avec d'autant plus de violence qu'on a déployé d'immenses efforts pour les tuer. La réalité se venge toujours, et à la mesure de l'affront qu'elle a subie.
(Nota : j'appelle «petite guerre d'Algérie» la future guerre raciale française que nous prépare la bien-pensance à coups d'immigration massive et incontrôlée. C'est bien entendu une litote.)
samedi, mars 27, 2010
Zemmour en danger ? Faut pas exagérer
Eric Zemmour est en danger d'être constamment traqué médiatiquement et professionnellement. La bien-pensance va guetter son moindre «dérapage», chercher à le provoquer.
Pire, ça sera vu positivement, dans le microcosme parisianiste (et seulement là), de «se faire Zemmmour». On risque d'assister à un concours de celui qui sera le plus méchant avec lui.
C'est une situation certes pénible, mais n'exagérons rien : elle va s'épuiser d'elle-même. Etre la cible de tous les grossiums télévisuels va le rendre sympathique (c'est déjà en partie le cas).
Le seul véritable danger pour Zemmour serait qu'il soit contesté sur le fond, que sa crédibilité soit remise en cause.
On en est très loin : je lis que Ruquier lui oppose Rama Yade et Judith Godrèche.
Je fais toute confiance à ces dames pour se mettre démagogiquement le public dans la poche, surtout la première qui est une sacréesalopetordue. Elles le feront parce que c'est leur métier de manipuler le public.
Mais, quant à tenir intellectuellement la route face à Zemmour et à contre-argumenter rigoureusement, j'ai les plus sérieux doutes.
Quand on est contesté par des phares de la pensée tels que Christophe Willem, on peut dormir tranquille !
Bref, à moins qu'il se lasse de son combat solitaire contre les cons médiatiques, on risque de voir encore longtemps Eric Zemmour à la télé.
Pire, ça sera vu positivement, dans le microcosme parisianiste (et seulement là), de «se faire Zemmmour». On risque d'assister à un concours de celui qui sera le plus méchant avec lui.
C'est une situation certes pénible, mais n'exagérons rien : elle va s'épuiser d'elle-même. Etre la cible de tous les grossiums télévisuels va le rendre sympathique (c'est déjà en partie le cas).
Le seul véritable danger pour Zemmour serait qu'il soit contesté sur le fond, que sa crédibilité soit remise en cause.
On en est très loin : je lis que Ruquier lui oppose Rama Yade et Judith Godrèche.
Je fais toute confiance à ces dames pour se mettre démagogiquement le public dans la poche, surtout la première qui est une sacrée
Mais, quant à tenir intellectuellement la route face à Zemmour et à contre-argumenter rigoureusement, j'ai les plus sérieux doutes.
Quand on est contesté par des phares de la pensée tels que Christophe Willem, on peut dormir tranquille !
Bref, à moins qu'il se lasse de son combat solitaire contre les cons médiatiques, on risque de voir encore longtemps Eric Zemmour à la télé.
C'est bien vrai que l'intelligence est à gauche !
AFP :
La séance inaugurale du conseil régional de Paca a été l'occasion d'une nouvelle passe d'armes entre Michel Vauzelle, élu pour un troisième mandat, et Jean-Marie Le Pen, qui présidait l'ouverture de la séance en tant que doyen d'âge. Le président du FN s'est fendu d'un cours d'histoire à l'intention de Vauzelle qui l'avait traité de fasciste pendant la campagne. «Qu'il me soit permis de lui rappeler que le fondateur du fascisme fut un député socialiste italien, Benito Mussolini. Que les deux principaux chefs de la collaboration avec l'Allemagne nazie, pendant l'Occupation, furent Marcel Déat, ancien secrétaire du parti socialiste SFIO, et Jacques Doriot, ancien secrétaire du Parti communiste, et que ce n'est pas Jean-Marie Le Pen qui a été décoré à Vichy de la francisque mais le président de la République, François Mitterrand, dont M. Vauzelle a été ministre.»
En signe de protestation, des élus de la majorité de gauche ont brandi des pancartes «liberté», «égalité» et «fraternité».
Le Pen rappelle des faits, certes contestables et soumis à interprétation (mais pas tendancieux : voir les livres de Simon Epstein sur les dreyfusards pendant l'Occupation) et les socialistes brandissent des pancartes style Ecole des Fans !
Je me demande bien pourquoi les Français se disent pessimistes sondage après sondage : il est pourtant évident qu'avec des politiciens de ce calibre, il y a de quoi être pleinement sereins pour l'avenir.
La séance inaugurale du conseil régional de Paca a été l'occasion d'une nouvelle passe d'armes entre Michel Vauzelle, élu pour un troisième mandat, et Jean-Marie Le Pen, qui présidait l'ouverture de la séance en tant que doyen d'âge. Le président du FN s'est fendu d'un cours d'histoire à l'intention de Vauzelle qui l'avait traité de fasciste pendant la campagne. «Qu'il me soit permis de lui rappeler que le fondateur du fascisme fut un député socialiste italien, Benito Mussolini. Que les deux principaux chefs de la collaboration avec l'Allemagne nazie, pendant l'Occupation, furent Marcel Déat, ancien secrétaire du parti socialiste SFIO, et Jacques Doriot, ancien secrétaire du Parti communiste, et que ce n'est pas Jean-Marie Le Pen qui a été décoré à Vichy de la francisque mais le président de la République, François Mitterrand, dont M. Vauzelle a été ministre.»
En signe de protestation, des élus de la majorité de gauche ont brandi des pancartes «liberté», «égalité» et «fraternité».
Le Pen rappelle des faits, certes contestables et soumis à interprétation (mais pas tendancieux : voir les livres de Simon Epstein sur les dreyfusards pendant l'Occupation) et les socialistes brandissent des pancartes style Ecole des Fans !
Je me demande bien pourquoi les Français se disent pessimistes sondage après sondage : il est pourtant évident qu'avec des politiciens de ce calibre, il y a de quoi être pleinement sereins pour l'avenir.
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vendredi, mars 26, 2010
Climat médiatique détestable : la bien-pensance chasse en meute
La fond de l'argumentation des anti-Zemmour et des anti-Bilger est très simple :
«Il y a des propos que nous n'aimons pas, qui nous paraissent détestables».
Jusque-là, je n'ai aucun problème : il y a des propos qu'on a le droit de ne pas aimer.
C'est avec l'articulation logique qui suit cette première affirmation que mon angoisse commence : «Puisque nous savons ce qui est bien, ce que nous n'aimons pas doit être censuré et interdit».
La faute est bien entendu de d'exciper des bonnes intentions et de prétendre détenir la Vérité. Puis, d'en conclure son droit à requérir la force de la loi pour faire taire les oppositions.
Tous les Amis du Bien Suprême ne sont pas irrécupérables, du moins, je l'espère.
Je leur demande de réfléchir à ceci :
> les communistes, qui ont tué, exterminé, emprisonné, des dizaines millions de personne avaient d'excellentes intentions et croyaient détenir la Vérité, ils préparaient des lendemains qui chantent.
> les fascistes aussi, Hitler et Mussolini, avaient également d'excellentes intentions et croyaient détenir la Vérité : ils voulaient rendre leur grandeur au peuple allemand (respectivement, italien) et préparaient un monde meilleur.
N'oubliez pas que le fascisme se voulait une synthèse moderne et révolutionnaire, répondant aux maux de ce temps, alliant le technicisme (le coté «socialiste» de national-socialisme) et la parade au déracinement (le «nationalisme» du national-socialisme), et se raccrochait à des théses scientifiques eugénistes qui apparaissaient à beaucoup comme incontestables. A tel point que Robert Paxton a pu écrire que si le fascisme revenait, ça serait sous une forme aussi rassurante -bien noter ce mot- qu'Hitler l'était pourla majorité des Allemands des années 30.
Je crois que les Bisounours sont sincères quand ils disent que la société qu'ils souhaitent, multiculturelle, non-discriminante, ouverte, égalitaire etc. serait meilleure (1).
Mais la pureté des intentions proclamées, que je ne mets pas en doute, ne constituent ni une preuve de justesse ni une garantie de bons résultats, comme le montrent les exemples ci-dessus.
La seule formule que nous avons trouvée pour obtenir les meilleurs résultats et prouver la véracité d'une thèse, c'est une confrontation et un ajustement permanents entre les intentions et la réalité, de manière à prendre des décisions intelligentes. C'est la discussion, la disputatio, comme on disait au Moyen-Age, basée sur des hypothèses, des faits et des expériences, confrontant la pluralité des opinions.
Décréter que certains sujets, la race, l'immigration, l'Etat-providence, la Halde, l'égalité homme-femme, la peine de mort, l'enfant-roi etc. sont interdits de discussion (2), revient à avouer que, dans tous ces domaines, on a peur de la confrontation et donc de la réalité.
En effet, si le conformisme et la bien-pensance sont ancrés dans la réalité, ils y trouveront des arguments, ils pourront se défendre sans recourir à l'interdit. En revanche, si l'opinion dominante est détachée de la réalité, flotte sur un nuage idéologique, si elle n'a pas d'arguments solides, il lui est alors nécessaire de recourir à l'interdit.
C'est pourquoi les matons de la bien-pensance, en appelant à tout va à la censure, en criant, vraiment comme des cons, au «dérapage» (expression d'un ridicule à pleurer) prouvent à la fois leur force politique (qui m'effraie) et leur faiblesse intellectuelle.
Je reconnais que les débats télévisés actuels sont par leur nature (faire vite, spectaculaire, choquant, compréhensible par tous) le degré zéro de l'intelligence. Mais, hélas, c'est tout de même ce que les Français regardent.
Ici, sur un blog, où l'on s'exprime par écrit, on a le temps d'argumenter, de réfléchir. Les insultes habituelles «nauséabond», «fasciste», «raciste», «extrême-droite», «les heures les plus sombres de notre histoire» qui servent à couper court à toute discussion sont démonétisées : quand on coupe court à une discussion alors qu'on a le loisir de faire autrement, on s'avoue sans arguments.
Et j'ai remarqué que ceux, plutôt rares, qui ont essayé de sortir des imprécations, ont écrit des choses assez intéressantes, ce qui prouve au passage que l'affirmation reprochée à Eric Zemmour portait bien le fer dans la plaie d'un authentique problème.
Il faut tout de même une fois de plus constater que les médias dominants, télévisions, journaux, radios, sont en proie à un conformisme très lourd et n'ayant aucune scrupule à se montrer liberticide. C'est d'ailleurs ce qui rend risible les prétentions de «rebellitude» de certaines de ses vedettes : où est le courage et l'indépendance d'aller exactement dans le sens du groupe où vous vivez ?
Ils sont beaux, tous ces tolérants et ces «ouverts» qui ne tolèrent qu'une chose : qu'on dise et pense comme eux. Chasser en meute, n'y a-t-il pas de meilleure preuve de bêtise de tous ces connards qui se prétendent intelligents et éclairés ? Décidément, ces peoples journalistico-médiatiques sont des grosses têtes enflées de vide.
*************
(1) : bien sûr, vous l'avez compris, je ne suis pas de cet avis, je pense que c'est au contraire une société très violente, à force de vouloir tordre la nature humaine dans un sens irréel.
(2) : qualifier systématiquement de «dérapage» toute opinion non conformiste et dérangeante revient à interdire la discussion, puisque une discussion entre gens qui sont tous du même avis et pinaillent sur des divergences microscopiques, ce n'est pas une discussion, c'est, pardonnez moi l'expression, de la branlette intellectuelle narcissique. Sans intérêt.
«Il y a des propos que nous n'aimons pas, qui nous paraissent détestables».
Jusque-là, je n'ai aucun problème : il y a des propos qu'on a le droit de ne pas aimer.
C'est avec l'articulation logique qui suit cette première affirmation que mon angoisse commence : «Puisque nous savons ce qui est bien, ce que nous n'aimons pas doit être censuré et interdit».
La faute est bien entendu de d'exciper des bonnes intentions et de prétendre détenir la Vérité. Puis, d'en conclure son droit à requérir la force de la loi pour faire taire les oppositions.
Tous les Amis du Bien Suprême ne sont pas irrécupérables, du moins, je l'espère.
Je leur demande de réfléchir à ceci :
> les communistes, qui ont tué, exterminé, emprisonné, des dizaines millions de personne avaient d'excellentes intentions et croyaient détenir la Vérité, ils préparaient des lendemains qui chantent.
> les fascistes aussi, Hitler et Mussolini, avaient également d'excellentes intentions et croyaient détenir la Vérité : ils voulaient rendre leur grandeur au peuple allemand (respectivement, italien) et préparaient un monde meilleur.
N'oubliez pas que le fascisme se voulait une synthèse moderne et révolutionnaire, répondant aux maux de ce temps, alliant le technicisme (le coté «socialiste» de national-socialisme) et la parade au déracinement (le «nationalisme» du national-socialisme), et se raccrochait à des théses scientifiques eugénistes qui apparaissaient à beaucoup comme incontestables. A tel point que Robert Paxton a pu écrire que si le fascisme revenait, ça serait sous une forme aussi rassurante -bien noter ce mot- qu'Hitler l'était pourla majorité des Allemands des années 30.
Je crois que les Bisounours sont sincères quand ils disent que la société qu'ils souhaitent, multiculturelle, non-discriminante, ouverte, égalitaire etc. serait meilleure (1).
Mais la pureté des intentions proclamées, que je ne mets pas en doute, ne constituent ni une preuve de justesse ni une garantie de bons résultats, comme le montrent les exemples ci-dessus.
La seule formule que nous avons trouvée pour obtenir les meilleurs résultats et prouver la véracité d'une thèse, c'est une confrontation et un ajustement permanents entre les intentions et la réalité, de manière à prendre des décisions intelligentes. C'est la discussion, la disputatio, comme on disait au Moyen-Age, basée sur des hypothèses, des faits et des expériences, confrontant la pluralité des opinions.
Décréter que certains sujets, la race, l'immigration, l'Etat-providence, la Halde, l'égalité homme-femme, la peine de mort, l'enfant-roi etc. sont interdits de discussion (2), revient à avouer que, dans tous ces domaines, on a peur de la confrontation et donc de la réalité.
En effet, si le conformisme et la bien-pensance sont ancrés dans la réalité, ils y trouveront des arguments, ils pourront se défendre sans recourir à l'interdit. En revanche, si l'opinion dominante est détachée de la réalité, flotte sur un nuage idéologique, si elle n'a pas d'arguments solides, il lui est alors nécessaire de recourir à l'interdit.
C'est pourquoi les matons de la bien-pensance, en appelant à tout va à la censure, en criant, vraiment comme des cons, au «dérapage» (expression d'un ridicule à pleurer) prouvent à la fois leur force politique (qui m'effraie) et leur faiblesse intellectuelle.
Je reconnais que les débats télévisés actuels sont par leur nature (faire vite, spectaculaire, choquant, compréhensible par tous) le degré zéro de l'intelligence. Mais, hélas, c'est tout de même ce que les Français regardent.
Ici, sur un blog, où l'on s'exprime par écrit, on a le temps d'argumenter, de réfléchir. Les insultes habituelles «nauséabond», «fasciste», «raciste», «extrême-droite», «les heures les plus sombres de notre histoire» qui servent à couper court à toute discussion sont démonétisées : quand on coupe court à une discussion alors qu'on a le loisir de faire autrement, on s'avoue sans arguments.
Et j'ai remarqué que ceux, plutôt rares, qui ont essayé de sortir des imprécations, ont écrit des choses assez intéressantes, ce qui prouve au passage que l'affirmation reprochée à Eric Zemmour portait bien le fer dans la plaie d'un authentique problème.
Il faut tout de même une fois de plus constater que les médias dominants, télévisions, journaux, radios, sont en proie à un conformisme très lourd et n'ayant aucune scrupule à se montrer liberticide. C'est d'ailleurs ce qui rend risible les prétentions de «rebellitude» de certaines de ses vedettes : où est le courage et l'indépendance d'aller exactement dans le sens du groupe où vous vivez ?
Ils sont beaux, tous ces tolérants et ces «ouverts» qui ne tolèrent qu'une chose : qu'on dise et pense comme eux. Chasser en meute, n'y a-t-il pas de meilleure preuve de bêtise de tous ces connards qui se prétendent intelligents et éclairés ? Décidément, ces peoples journalistico-médiatiques sont des grosses têtes enflées de vide.
*************
(1) : bien sûr, vous l'avez compris, je ne suis pas de cet avis, je pense que c'est au contraire une société très violente, à force de vouloir tordre la nature humaine dans un sens irréel.
(2) : qualifier systématiquement de «dérapage» toute opinion non conformiste et dérangeante revient à interdire la discussion, puisque une discussion entre gens qui sont tous du même avis et pinaillent sur des divergences microscopiques, ce n'est pas une discussion, c'est, pardonnez moi l'expression, de la branlette intellectuelle narcissique. Sans intérêt.
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Les noirs et les arabes sont-ils plus controlés parce qu'ils sont noirs et arabes ?
Il faut se méfier des apparences. Surtout quand on examine les apparences !
On ne voit souvent que ce qu'on regarde.
Une enquête en gare du Nord de cet organisme dont l'impartialité, surtout en matière sociologique, est légendaire, le CNRS, est censée prouver que les noirs et les arabes ont six à sept fois plus de chances d'être contrôlés que les blancs.
Mais est-ce le bon critère ?
Bizarrement, j'ai un collègue tout à fait noir, pas à s'y tromper, qui n'est jamais contrôlé. Ah oui, un détail : il est toujours très élégant. Le «look banlieue», c'est pas son truc. Ca serait plutôt le genre Hermès.
Alors, est-ce que c'est les noirs et les arabes qui ont six à sept fois plus de chances d'êtres contrôlés, ou seulement ceux qui ont une allure de rappeurs ?
Le contrôle à l'apparence est d'ailleurs d'une logique élémentaire : quelle autre critère que l'apparence a un policier pour décider de contrôler préventivement tel individu plutôt que tel autre ? Ceux qui dénoncent les contrôles d'identité préventifs au «faciès» sont des imbéciles ou des malhonnêtes.
Un policier n'est pas un chercheur du CNRS, il ne vise pas la neutralité statistique, il vise l'efficacité. Il va donc essayer d'optimiser le rapport entre le nombre de contrôles et le nombre de délits détectés.
Il sait d'expérience que certains types de personnes, d'une certaine apparence, sont plus susceptibles de commettre certains délits.
Dans cette apparence, entrent la couleur de peau, sur laquelle on se focalise, mais aussi l'âge, l'allure générale, le comportement, peut-être même la démarche et le regard.
Bien sûr, si on a un apriori contre les policiers, on verra cela comme du racisme.
Mais si on se sert de sa tête, on s'aperçoit que, dans la même situation, on ferait exactement comme eux, parce que c'est la manière la plus simple pour obtenir une certaine efficacité. En Normandie aussi, il y a des contrôles au «facies», mais là, on recherche plutôt les pifs rouges et bourgeonnants dans l'espoir de retirer quelques points du permis de conduire.
Je ne serais d'ailleurs pas étonné, si les études sur le comportement des policiers étaient faites un peu plus sérieusement, qu'on constate que les vêtements jouent un rôle plus grand que la couleur de peau dans le choix des contrôlés.
En tout cas, c'est ce que je ferais si j'étais policier. Et non pas par angélisme antiraciste, mais par souci d'efficacité. En vertu de ce principe, les truands un peu malins essaient de ne pas ressembler à des truands.
Evidemment, toutes ces réalités bien terre-à-terre, nos censeurs de la bien-pensance planent à vingt mille au dessus. C'est le fond du fond de l'affaire Zemmour : la bien-pensance est totalement détachés des réalités les plus élémentaires. Elle vit sur un nuage où l'homme n'est plus l'homme, où les choses ne sont plus ce qu'elles sont (un reproche intéressant -assez mal fondé- fait à Zemmour est d'être essentialiste : c'est exactement comme cela que PH Couteaux analyse De Gaulle. On n'est près de revoir le gaullisme).

(jeune issu de l'immigration qui ne se contrôle pas assez)
On ne voit souvent que ce qu'on regarde.
Une enquête en gare du Nord de cet organisme dont l'impartialité, surtout en matière sociologique, est légendaire, le CNRS, est censée prouver que les noirs et les arabes ont six à sept fois plus de chances d'être contrôlés que les blancs.
Mais est-ce le bon critère ?
Bizarrement, j'ai un collègue tout à fait noir, pas à s'y tromper, qui n'est jamais contrôlé. Ah oui, un détail : il est toujours très élégant. Le «look banlieue», c'est pas son truc. Ca serait plutôt le genre Hermès.
Alors, est-ce que c'est les noirs et les arabes qui ont six à sept fois plus de chances d'êtres contrôlés, ou seulement ceux qui ont une allure de rappeurs ?
Le contrôle à l'apparence est d'ailleurs d'une logique élémentaire : quelle autre critère que l'apparence a un policier pour décider de contrôler préventivement tel individu plutôt que tel autre ? Ceux qui dénoncent les contrôles d'identité préventifs au «faciès» sont des imbéciles ou des malhonnêtes.
Un policier n'est pas un chercheur du CNRS, il ne vise pas la neutralité statistique, il vise l'efficacité. Il va donc essayer d'optimiser le rapport entre le nombre de contrôles et le nombre de délits détectés.
Il sait d'expérience que certains types de personnes, d'une certaine apparence, sont plus susceptibles de commettre certains délits.
Dans cette apparence, entrent la couleur de peau, sur laquelle on se focalise, mais aussi l'âge, l'allure générale, le comportement, peut-être même la démarche et le regard.
Bien sûr, si on a un apriori contre les policiers, on verra cela comme du racisme.
Mais si on se sert de sa tête, on s'aperçoit que, dans la même situation, on ferait exactement comme eux, parce que c'est la manière la plus simple pour obtenir une certaine efficacité. En Normandie aussi, il y a des contrôles au «facies», mais là, on recherche plutôt les pifs rouges et bourgeonnants dans l'espoir de retirer quelques points du permis de conduire.
Je ne serais d'ailleurs pas étonné, si les études sur le comportement des policiers étaient faites un peu plus sérieusement, qu'on constate que les vêtements jouent un rôle plus grand que la couleur de peau dans le choix des contrôlés.
En tout cas, c'est ce que je ferais si j'étais policier. Et non pas par angélisme antiraciste, mais par souci d'efficacité. En vertu de ce principe, les truands un peu malins essaient de ne pas ressembler à des truands.
Evidemment, toutes ces réalités bien terre-à-terre, nos censeurs de la bien-pensance planent à vingt mille au dessus. C'est le fond du fond de l'affaire Zemmour : la bien-pensance est totalement détachés des réalités les plus élémentaires. Elle vit sur un nuage où l'homme n'est plus l'homme, où les choses ne sont plus ce qu'elles sont (un reproche intéressant -assez mal fondé- fait à Zemmour est d'être essentialiste : c'est exactement comme cela que PH Couteaux analyse De Gaulle. On n'est près de revoir le gaullisme).
(jeune issu de l'immigration qui ne se contrôle pas assez)
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Philippe Bilger sur l'affaire Zemmour
Zemmour : pas étranger à une certaine réalité »
envoyé par Europe1fr. - L'info video en direct.
C'est toujours un plaisir d'entendre Philippe Bilger, il parle nettement, clairement, intelligemment.
Il suffit de comparer la clarté de Bilger, très voltairienne sur la liberté d'expression, puisque son propos se ramène à «On a le droit de dire des choses qui choquent et qui dérangent, même des conneries(ou telles aux yeux de certains)» et cet imbécile de journaliste (pléonasme) qui mélange la liberté d'expression de Zemmour et la prétendue entrave à la liberté de circulation des noirs et des arabes. Quel rapport ?
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jeudi, mars 25, 2010
Le fond de l'affaire Zemmour
La phrase reprochée à Eric Zemmour est la suivante :
«Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait.»
On entend deux objections :
> le lien de causalité est inversé : c'est parce qu'ils sont plus contrôlés que les noirs et les arabes finissent plus dans les prisons. C'est une histoire de poule et d'oeuf. Mais, sauf à avoir un préjugé contre les policiers, on comprend mal pourquoi ils seraient racistes, au point de donner un biais statistique de cette importance.
> l'affirmation d'Eric Zemmour n'est pas contestée en soi, c'est la pertinence du critère racial qui est mise en cause et on reproche à Eric Zemmour de ne pas avoir apporté cette nuance en évoquant d'autres facteurs.
Tout cela est bel et bon, il y a aussi, à n'en pas douter, des raisons socio-économiques à la surdélinquance des noirs et des arabes.
Mais poussons le raisonnement plus loin : depuis quand la pauvreté conduit-elle mécaniquement à la délinquance et depuis quand les immigrés sont-ils forcément condamnés à végéter dans la pauvreté ? N'ont-ils pas, comme tout homme, un cerveau, un coeur et des mains pour essayer de s'en sortir dans la légalité ?
Donc, la pauvreté n'est pas une excuse à la délinquance.
Alors pourquoi une sur-délinquance qui, pour autant qu'on puisse le deviner en l'absence de statistiques ethniques, touche moins les autres immigrants ?
Vous connaissez ma réponse : elle est dans le malheureux couple hôte-immigrant.
Les noirs et les arabes sont plus difficiles à intégrer parce que leur culture, leur religion, leur mœurs et leur physique, les éloignent des Français de souche, qui par le fait même qu'ils sont de souche, constituent la référence et nous, les hôtes, avons commis une lâcheté, sous prétexte de «respect des cultures», en considérant que ces immigrants ne valaient pas la peine qu'on se batte pour les arracher à leurs origines et pour leur donner nos origines symboliques, le fameux «nos ancêtres les Gaulois».
Nous obtenons alors ces populations ni d'ici ni d'ailleurs, qui ne respectent pas le pays où elles vivent, qui n'a pas su leur donner une nouvelle patrie, mais qui n'en ont pas d'autre. On comprend alors la surdélinquance et que celle-ci a bien une composante raciale (ou culturelle, si vous préférez : la culture et la race étant transmises par les parents, il m'est difficile de dissocier les deux).
Les responsabilités sont partagées, cela n'exonère personne des siennes, et surtout pas les immigrés, que, quoi qu'on en dise, personne n'a obligé à venir. C'est une vérité de toujours et de partout que les immigrés ont plus de devoirs que les hôtes. On peut éventuellement s'en plaindre, mais c'est ainsi, c'est la nature des choses.
«Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait.»
On entend deux objections :
> le lien de causalité est inversé : c'est parce qu'ils sont plus contrôlés que les noirs et les arabes finissent plus dans les prisons. C'est une histoire de poule et d'oeuf. Mais, sauf à avoir un préjugé contre les policiers, on comprend mal pourquoi ils seraient racistes, au point de donner un biais statistique de cette importance.
> l'affirmation d'Eric Zemmour n'est pas contestée en soi, c'est la pertinence du critère racial qui est mise en cause et on reproche à Eric Zemmour de ne pas avoir apporté cette nuance en évoquant d'autres facteurs.
Tout cela est bel et bon, il y a aussi, à n'en pas douter, des raisons socio-économiques à la surdélinquance des noirs et des arabes.
Mais poussons le raisonnement plus loin : depuis quand la pauvreté conduit-elle mécaniquement à la délinquance et depuis quand les immigrés sont-ils forcément condamnés à végéter dans la pauvreté ? N'ont-ils pas, comme tout homme, un cerveau, un coeur et des mains pour essayer de s'en sortir dans la légalité ?
Donc, la pauvreté n'est pas une excuse à la délinquance.
Alors pourquoi une sur-délinquance qui, pour autant qu'on puisse le deviner en l'absence de statistiques ethniques, touche moins les autres immigrants ?
Vous connaissez ma réponse : elle est dans le malheureux couple hôte-immigrant.
Les noirs et les arabes sont plus difficiles à intégrer parce que leur culture, leur religion, leur mœurs et leur physique, les éloignent des Français de souche, qui par le fait même qu'ils sont de souche, constituent la référence et nous, les hôtes, avons commis une lâcheté, sous prétexte de «respect des cultures», en considérant que ces immigrants ne valaient pas la peine qu'on se batte pour les arracher à leurs origines et pour leur donner nos origines symboliques, le fameux «nos ancêtres les Gaulois».
Nous obtenons alors ces populations ni d'ici ni d'ailleurs, qui ne respectent pas le pays où elles vivent, qui n'a pas su leur donner une nouvelle patrie, mais qui n'en ont pas d'autre. On comprend alors la surdélinquance et que celle-ci a bien une composante raciale (ou culturelle, si vous préférez : la culture et la race étant transmises par les parents, il m'est difficile de dissocier les deux).
Les responsabilités sont partagées, cela n'exonère personne des siennes, et surtout pas les immigrés, que, quoi qu'on en dise, personne n'a obligé à venir. C'est une vérité de toujours et de partout que les immigrés ont plus de devoirs que les hôtes. On peut éventuellement s'en plaindre, mais c'est ainsi, c'est la nature des choses.
Antiracisme et réchauffisme, même combat et mêmes méthodes ?
Je trouve un parallèle entre l'antiracisme et le réchauffisme.
L'un nous affirme que le métissage et le mélange des hommes de cultures différentes améliorent la vie en société, l'autre que l'homme est responsable du réchauffement climatique.
De chaque coté, des thèses qui ne reposent pas sur grand'chose mais arrangent beaucoup de monde.
Ces thèses sont portées par les medias dans une oppressante unanimité, les politiciens les adoptent, en font des lois. Les rares sceptiques subissent l'infamie.
Puis la réalité fait irruption : les émeutes de banlieue ou les statistiques de délinquance dans un cas, des mois un peu froids et quelques courriels malheureux dans l'autre.
Aussitôt, la grande machine à brouillard médiatique se met en branle : on hystérise le débat, on anathémise, on se concentre sur certains mots tabous dont on discutaille sans fin, plutôt que de chercher à analyser les faits et les arguments.
Mais trop en faire est un aveu de faiblesse : le public, au moins celui qui réfléchit, sent bien que, quand tout le monde dit la même chose, c'est qu'on a arrêté de penser.
Toute la question, qui détermine la victoire ou la défaite de l'oppression conformiste, est de savoir quelle part représente ce public qui réfléchit.
C'est là qu'interviennent les problèmes de l'école : un ignare prenant la répétition d'antiennes stéréotypées pour de la culture aura évidemment plus de mal à se forger une opinion réellement sienne que celui qui a butiné à mille classiques sous la direction de maîtres exigeants et rigoureux.
L'enjeu pour les manipulateurs de la propagande scolaire n'est d'ailleurs pas tant ce qu'on y apprend que ce qu'on n'y apprend pas, afin de garder des cerveaux naïfs et vulnérables à leur propagande. Il est donc pour eux primordial d'éliminer tout ce qui pourrait déniaiser.
Une fois qu'on a décidé de rayer des programmes Homère, Montaigne, Corneille, Pascal, Flaubert et Stendhal, l'essentiel est fait. Il ne reste plus, pour faire illusion auprès des imbéciles, qu'à meubler le temps dégagé avec des fadaises, éducation sexuelle, éducation civique, sorties «culturelles» ...
L'un nous affirme que le métissage et le mélange des hommes de cultures différentes améliorent la vie en société, l'autre que l'homme est responsable du réchauffement climatique.
De chaque coté, des thèses qui ne reposent pas sur grand'chose mais arrangent beaucoup de monde.
Ces thèses sont portées par les medias dans une oppressante unanimité, les politiciens les adoptent, en font des lois. Les rares sceptiques subissent l'infamie.
Puis la réalité fait irruption : les émeutes de banlieue ou les statistiques de délinquance dans un cas, des mois un peu froids et quelques courriels malheureux dans l'autre.
Aussitôt, la grande machine à brouillard médiatique se met en branle : on hystérise le débat, on anathémise, on se concentre sur certains mots tabous dont on discutaille sans fin, plutôt que de chercher à analyser les faits et les arguments.
Mais trop en faire est un aveu de faiblesse : le public, au moins celui qui réfléchit, sent bien que, quand tout le monde dit la même chose, c'est qu'on a arrêté de penser.
Toute la question, qui détermine la victoire ou la défaite de l'oppression conformiste, est de savoir quelle part représente ce public qui réfléchit.
C'est là qu'interviennent les problèmes de l'école : un ignare prenant la répétition d'antiennes stéréotypées pour de la culture aura évidemment plus de mal à se forger une opinion réellement sienne que celui qui a butiné à mille classiques sous la direction de maîtres exigeants et rigoureux.
L'enjeu pour les manipulateurs de la propagande scolaire n'est d'ailleurs pas tant ce qu'on y apprend que ce qu'on n'y apprend pas, afin de garder des cerveaux naïfs et vulnérables à leur propagande. Il est donc pour eux primordial d'éliminer tout ce qui pourrait déniaiser.
Une fois qu'on a décidé de rayer des programmes Homère, Montaigne, Corneille, Pascal, Flaubert et Stendhal, l'essentiel est fait. Il ne reste plus, pour faire illusion auprès des imbéciles, qu'à meubler le temps dégagé avec des fadaises, éducation sexuelle, éducation civique, sorties «culturelles» ...
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Les Bisounours, bientôt victimes de banqueroute ?
Les Bisounours vivent dans une bulle d'irréalité.
Vous en connaissez les mantras, les slogans, les attendus : l'immigration est une richesse, toutes les cultures se valent (sauf la nôtre), l'homme est une femme comme les autres, l'enfant au centre, la santé n'a pas de prix, la guerre c'est mal, les homosexuels sont des couples comme les autres, la retraite est un droit inaliénable, non-discrimination, on n'est pas vieux si l'on est jeune dans sa tête, le mélange, la mixité, le métissage, etc ...
Or, quand on y regarde de près, on constate que les thèmes favoris des Bisounours ont un lien, plus ou moins direct, mais fort, avec l'Etat-mamma déficitaire.
C'est vrai à l'évidence avec l'immigration arabo-africaine qui d'après JP Gourevitch coûte de 26 à 28 milliards d'€ par an. C'est vrai du bordel scolaire. C'est vrai du foutoir dans les moeurs (combien coûtent aux pays tous ces divorces, ces familles recomposées, avec les pertes de productivité, de stabilité et de constance, qui les accompagnent ?). Et ainsi du reste de Bisounoursland.
De plus, toutes les lubies des Bisounours sont soutenues par des organismes étatiques ad hoc, de la Halde à l'INED, en passant par tous les observatoires Tartempion et autres hototorités Bidules. Et mêmes les medias les plus en pointe du politqiuement correct sont subventionnés, sans parler des «zartistes».
A partir d'un niveau que nous avons dépassé depuis longtemps, le désordre et le manque de discipline coûtent, et coûtent très cher.
Il est bon qu'un pays connaisse un peu de désordre, car c'est dans les interstices que s'insinuent la liberté et l'innovation. Cependant, quand on bascule dans l'excès, comme c'est notre cas, l'entropie dévore les énergies et abrutit le pays.
Jusqu'à maintenant, nous avons réussi à garder un mode de vie déréglé, qui nous séduisait par sa licence, en vivant à crédit depuis trente-cinq ans, essentiellement aux frais de ceux qui avaient des capitaux à nous prêter. Mais il semble que nous serons bientôt à l'heure des comptes. La France suit la même pente que la Grèce.
A ce moment-là, les voiles dont les Bisounours tentaient de couvrir la condition humaine seront déchirés.
Quand nous ne pourrons plus payer CMU, RMI et allocations familiales, pourra-t-on continuer à feindre que l'immigration est forcément une richesse ? Quand nous ne pourrons plus payer des professeurs de «remédiation», ne sera-t-on pas obligé de rétablir la discipline dans les classes, parce c'est ce qui coûte le moins ? Quand nous serons appauvris au point qu'une femme seule ne pourra plus élever un enfant, y aura-t-il autant de divorces (1) ?
Et quand la police et la justice seront obligées, faute de moyens, de revenir à l'essentiel, que restera-t-il des Halde et compagnie ?
Vivre à crédit nous a permis d'entretenir l'illusion que la vieille société, dure mais humaine, faite pour des temps durs, appartenait au passé, que désormais l'homme, la femme, la naissance, l'enfance, la maladie, la vieillesse, la mort, soi, l'autre, tout avait changé et jusqu'à la nature humaine.
Les illusions sont faites pour être dissipées. Elles le seront par la banqueroute de l'Etat. Hélas, nous abordons l'épreuve dans de mauvaises conditions : comment vont réagir ces enfants au cœur d'agneau que sont devenus beaucoup de nos concitoyens ? Sauront-ils trouver en eux des ressources qu'ils avaient l'habitude d'attendre de la collectivité ? Ou seront-ils prêts à suivre le premier charlatan venu ?
Les premiers signes venus de Grèce n'incitent guère à l'optimisme. Les Grecs croulent sous la dette, croyez vous qu'ils se retroussent les manches et s'activent ? Non, ils font grève et manifestent.
Nous allons vers les lendemains qui déchantent.
***************
(1) : des études américaines, tabous en France, montrent que le nombre de femmes seules avec enfants est étroitement corrélé avec le montant des aides. On s'en serait douté.
Vous en connaissez les mantras, les slogans, les attendus : l'immigration est une richesse, toutes les cultures se valent (sauf la nôtre), l'homme est une femme comme les autres, l'enfant au centre, la santé n'a pas de prix, la guerre c'est mal, les homosexuels sont des couples comme les autres, la retraite est un droit inaliénable, non-discrimination, on n'est pas vieux si l'on est jeune dans sa tête, le mélange, la mixité, le métissage, etc ...
Or, quand on y regarde de près, on constate que les thèmes favoris des Bisounours ont un lien, plus ou moins direct, mais fort, avec l'Etat-mamma déficitaire.
C'est vrai à l'évidence avec l'immigration arabo-africaine qui d'après JP Gourevitch coûte de 26 à 28 milliards d'€ par an. C'est vrai du bordel scolaire. C'est vrai du foutoir dans les moeurs (combien coûtent aux pays tous ces divorces, ces familles recomposées, avec les pertes de productivité, de stabilité et de constance, qui les accompagnent ?). Et ainsi du reste de Bisounoursland.
De plus, toutes les lubies des Bisounours sont soutenues par des organismes étatiques ad hoc, de la Halde à l'INED, en passant par tous les observatoires Tartempion et autres hototorités Bidules. Et mêmes les medias les plus en pointe du politqiuement correct sont subventionnés, sans parler des «zartistes».
A partir d'un niveau que nous avons dépassé depuis longtemps, le désordre et le manque de discipline coûtent, et coûtent très cher.
Il est bon qu'un pays connaisse un peu de désordre, car c'est dans les interstices que s'insinuent la liberté et l'innovation. Cependant, quand on bascule dans l'excès, comme c'est notre cas, l'entropie dévore les énergies et abrutit le pays.
Jusqu'à maintenant, nous avons réussi à garder un mode de vie déréglé, qui nous séduisait par sa licence, en vivant à crédit depuis trente-cinq ans, essentiellement aux frais de ceux qui avaient des capitaux à nous prêter. Mais il semble que nous serons bientôt à l'heure des comptes. La France suit la même pente que la Grèce.
A ce moment-là, les voiles dont les Bisounours tentaient de couvrir la condition humaine seront déchirés.
Quand nous ne pourrons plus payer CMU, RMI et allocations familiales, pourra-t-on continuer à feindre que l'immigration est forcément une richesse ? Quand nous ne pourrons plus payer des professeurs de «remédiation», ne sera-t-on pas obligé de rétablir la discipline dans les classes, parce c'est ce qui coûte le moins ? Quand nous serons appauvris au point qu'une femme seule ne pourra plus élever un enfant, y aura-t-il autant de divorces (1) ?
Et quand la police et la justice seront obligées, faute de moyens, de revenir à l'essentiel, que restera-t-il des Halde et compagnie ?
Vivre à crédit nous a permis d'entretenir l'illusion que la vieille société, dure mais humaine, faite pour des temps durs, appartenait au passé, que désormais l'homme, la femme, la naissance, l'enfance, la maladie, la vieillesse, la mort, soi, l'autre, tout avait changé et jusqu'à la nature humaine.
Les illusions sont faites pour être dissipées. Elles le seront par la banqueroute de l'Etat. Hélas, nous abordons l'épreuve dans de mauvaises conditions : comment vont réagir ces enfants au cœur d'agneau que sont devenus beaucoup de nos concitoyens ? Sauront-ils trouver en eux des ressources qu'ils avaient l'habitude d'attendre de la collectivité ? Ou seront-ils prêts à suivre le premier charlatan venu ?
Les premiers signes venus de Grèce n'incitent guère à l'optimisme. Les Grecs croulent sous la dette, croyez vous qu'ils se retroussent les manches et s'activent ? Non, ils font grève et manifestent.
Nous allons vers les lendemains qui déchantent.
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(1) : des études américaines, tabous en France, montrent que le nombre de femmes seules avec enfants est étroitement corrélé avec le montant des aides. On s'en serait douté.
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