samedi, janvier 22, 2005

Le noeud gordien

J'ai appris au cours de mes études d'ingénieur que, quand on n'arrive pas à résoudre un problème, il faut le reformuler. Au cours d'un stage "Gestion des conflits", j'ai appris le même genre de technique.

C'est la technique qu'a appliquée Alexandre en tranchant le noeud gordien : il a posé différemment le problème de délier le noeud.

J'ai une haute opinion de la fonction politique et pas mal de mépris pour ceux qui l'exercent. Pourquoi ?

Parce que ce sont des prisonniers.

Ils sont prisonniers d'être des politiques professionnels et de faire carrière pendant des décennies (Luc Ferry et Francis Mer pensent que c'est parce qu'ils ne savent pas faire grand'chose d'autre !). Cela impose de ne pas déplaire. Ils sont lâches.

On tombe donc dans la fiction du consensus et on se donne l'illusion de l'action avec la couteuse agitation étatique.

Cela vient du vieux fond de monarchisme français : un seul peuple uni sous la poigne du roi et de son administration.

Mais la démocratie est bien différente : des groupes opposent légitimement leurs intérêts. Chasseurs et écolos, salariés et fonctionnaires, jeunes et vieux, etc ...

Puisque les vieilles techniques, consensus et interventions étatiques, se sont révélées depuis vingt ans impuissantes, tranchons le noeud :

_ divisons les Français, faisons surgir les débats sur les sujets qui fâchent, arrêtons de ne parler que de sujets compasionnels (tsunami, lutte contre le cancer, etc ...)

_ au lieu de nous demander ce que l'Etat peut faire, demandons nous ce qu'il peut arrêter de faire

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