mercredi, février 15, 2006

Un témoignage à l'appui de l'hypothèse de Boizard ?

Voir mon hypothèse dans la critique de l'Idéologie (je la dis mienne par dérision).
Pascal Salin dans Le libéralisme (1) va plus loin que moi :

Il écrit que les libéraux français Bastiat et Say n'ont pas été lus parce que la limpidité de leur style a fait croire aux simplismes de leurs idées.

Donc, non seulement, il serait plus facile d'adhérer à des idées simplistes exprimées avec complexité qu'à des idées complexes exprimées avec simplicité, mais le seul fait d'écrire clairement pour tous desservirait l'auteur de traités économiques.

Ca ne serait pas pour m'étonner : le pédantisme et le goût des choses réservées sont de puissants moteurs chez certains intellectuels, à croire même que le savoir n'a pas pour fonction première l'apaisement de la soif de connaissances mais la distinction du vulgaire.

Que ce soit pour l'approuver ou pour le réfuter, je vous conseille de lire Bastiat : c'est un plaisir de lecteur gourmet, comme la cuisine japonaise, qui sous une apparente simplicité cache un grand raffinement.

Bastiat est surtout connu pour sa supplique des marchands de chandelles demandant à l'Etat de les protéger de la concurrence déloyale du soleil, mais ses écrits recèlent mille pépites.

(1) excellent livre que devraient lire nos anti-libéraux (et mêmes quelques soi-disants libéraux), au moins ils sauraient de quoi ils parlent, car rien n'est plus fatigant que tous ces zozos qui accusent le libéralisme de travers qui n'ont rien à y voir (quand j'entends dire que notre gouvernement fait une politique libérale, je suis au bord de la crise d'apoplexie). Il faudra que je vous en fasse la critique.

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