mercredi, juillet 11, 2007

Deux phrases de Maggie trouvées dans la NRH

« Les impôts n'ont pas pour objet de réduire les écarts entre riches et pauvres mais de financer les dépenses de l'Etat. »

Et si cette conception permettait des choix plus justes ? Car, il est fondamentalement injuste que l'Etat se donne pour mission de redistribuer les revenus.

« Les militants homosexuels n'exigent plus seulement le droit à une vie privée mais l'approbation de la société pour leur style de vie gay, l'égalité de statut avec la famille hétérosexuelle et même le droit d'exploiter l'incertitude sexuelle des adolescents. »

Brutal, mais est-ce faux ? Et si la brutalité, dans sa franchise, permettait de revenir à plus de mesure et de raison ? Je l'ai déjà écrit : je suis choqué par la légalisation de l'adoption par des couples homosexuels. On pourra me raconter ce qu'on voudra, du point de vue de l'enfant, un couple homosexuel n'est pas un couple « comme les autres ».

9 commentaires:

Paddy a dit…

Tout à fait
mais n'oubliez pas que nous sommes depuis mai 68 dans le déni de réalité.
Du suicide dans l'air à l'atterrissage!

François Delpla a dit…

vous êtes vraiment infoutus de mesurer le progrès et de prendre ce qu'il y a de bon ?

Vous voulez revenir à un temps (d'ailleurs encore largement actuel) où les ados se suicident en se découvrant homos, quand ils ne sont pas assassinés par leurs parents ?

Ou serait-ce qu'en bons tartuffes libéraux, vous défendez simplement le lobby des chirurgiens qui reconstruisent les hymens ?

fboizard a dit…

"les ados se suicident en se découvrant homos" C'est dommage, mais c'est leur vie. A partir du moment où une politique d'égalité des droits est en place, la société n'est pas coupable de tous les mal-être. Des ados qui ne sont pas homosexuels se suicident aussi, et c'est aussi dommage.

"en bons tartuffes libéraux"' Ben voyons !

"vous défendez simplement le lobby des chirurgiens qui reconstruisent les hymens ?" Où est le rapport ?

Vous mélangez tout : ce qui ressort de la vie privée, et là chacun fait ce qu'il veut, je m'en fiche royalement, et ce qui ressort de la vie publique.

Or le mariage et l'adoption ne sont absolument pas des questions totalement privées (la procédure d'adoption passe même par l'agrément par un organisme étatique), elles comportent une composante publique très forte (la famille est le fondement de notre société) et je trouve qu'on fait de plus en plus n'importe quoi.

Anonyme a dit…

"exploiter l'incertitude sexuelle des adolescents" pffff...

un couple homosexuel est déjà un couple... quand on voit le nombre de mères célibataires et compte tenu des problèmes qui en découlent (déséquilibre et manque de repères des enfants, éducation, oedipe, et je t'en passe...), on se dit qu'un couple ne pourra qu'apporter des solutions.
De plus, on ne peut pas dire que la Ddass soit la solution à preférer à l'adoption.

Enfin, la famille fondement de notre société : c'est affreusement conservateur, et plutot à coté de la plaque.
Le fondement de notre société, c'est l'individualisme : on se marie, on divorse, on fait des enfants pour soi mais pas pour eux (on joue à la poupée en assortissant son sac à mains avec leurs fringues), on regarde la télé en revant de devenir une star, et on pense que la culture est forcément populaire.

François Delpla a dit…

***
"vous défendez simplement le lobby des chirurgiens qui reconstruisent les hymens ?" Où est le rapport ?***

Le rapport, c'est que la seconde moitié du XXème siècle, avec une mention spéciale pour l'année 1968 notamment en France, a vu l'universel modèle patriarcal, fondé sur la surveillance tatillonne de la virginité des filles et la glorification grossière du dépucelage des garçons, fût-il vénal, se prendre des coups décisifs, surtout dans les pays développés (et dignes, une fois n'est pas coutume, d'être fiers de quelque chose).

Sans pour autant que le monde devînt paradisiaque et que ces horribles maux fussent automatiquement remplacés par de souverains biens.

Tout ce que je voudrais vous faire admettre, c'est que le progrès est incontestable.

Et que les vomisseurs actuels de 68 sont au mieux des inconscients.

Yo a dit…

@ Anonyme :
"on se marie, on divorse, on fait des enfants pour soi mais pas pour eux"
Que penser alors des homos qui acceptent une union hétéro dans le seul but d'avoir des enfants, pour ensuite "construire leur deuxième vie".
@ F. Delpla
Ne soyez pas manichéen, acceptez aussi le fait que certains homos ont une vie sexuelle très agitée, peu compatible avec l'éducation de jeunes enfants. Rappelons nous Jean Marais qui avouait que jeune, il avait parfois plus de quinze rapports par jour (sic)...
Je ne porte pas de jugement la -dessus mais je pense que si les lignes doivent bouger, cela se fera certainement lentement.
Quant aux progrès que vous mesurez, avez-vous vu lors de la gay pride ces homos nus comme des vers qui mimaient l'amour sur leurs chars ? Rappelons qu'il s'agissait d'une manifestation pour l'adoption !

fboizard a dit…

Je ne suis pas spécialement convaincu des bienfaits de mai 68, mais je veux bien admettre que, n'ayant pas vécu dans la société d'avant, je n'ai guère de points de comparaison.

Me trompé-je ou Anonyme a-t-il usé de beaucoup d'ironie ?

Quant à savoir si la famille est le fondement de notre société, je le pense : c'est dans la famille que l'on apprend la vie en société et je n'hésite pas à mettre en relation la dissolution des familles et le constat des profs que les élèves sont de plus en plus inaptes à la concentration, capricieux, rebutés par l'effort.

Je pense aussi que vous confondez hédonisme et individualisme.

Il y a dans l'individualisme une forte notion de responsabilité qui tend à disparaître de nos jours.

Aujourd'hui, plus personne n'est responsable, à plus forte raison coupable, tout le monde est victime, sauf, bien entendu, les coupables de service (la société, le capitalisme, etc.)

François Delpla a dit…

***Je pense aussi que vous confondez hédonisme et individualisme.***

alors que je n'ai évoqué ni l'un, ni l'autre ?

je suis plus concret que cela : si "la famille" c'est les bébés des filles-mères jetés dans les cabinets, le viol quasiment impuni et les assassins d'homos ou de femmes adultères acquittés avec les honneurs -situation d'avant "68"- alors "68" est un progrès.

Au fait, vous êtes-vous une fois demandé pourquoi, politiquement, les fronts restaient les mêmes (en gros) quand les questions se déplaçaient ? En 1880, l'échiquier politique français se partageait entre les partisans de l'institution du divorce et ceux pour qui c'était la porte ouverte à la dissolution totale des moeurs. En 1980, même clivage sur la peine de mort. Et aujourd'hui, sur le mariage homo. Mais entre-temps, une bonne part des adversaires dudit mariage vous expliquent que certes sur le divorce et la pdm les progressites avaient raison, mais là, quand même, rendez-vous compte...

fboizard a dit…

Et ne vous est-il pas non plus venu à l'idée que ce qui est étiqueté "progrès" pouvait ne pas en être un ?

Je suis cohérent sur le divorce comme sur la peine de mort, j'ai des positions plutôt nuancées : à ce que je vois autour de moi, le divorce me semble trop facile (dussé-je choquer en écrivant cela) ; quant à la peine de mort, je suis ,partisan de son abolition sans être bien certain de mes arguments.