dimanche, décembre 16, 2007

Cantat soi

Bertrand Cantat m'a toujours paru un personnage vain et détestable, poseur, irresponsable et violent, vous ne vous étonnerez donc pas de mon accord avec Darlrymple :

The price of leniency


Tout à fait dans le style cruel de Darlrymple :

Before Cantat committed his crime, French youth saw him as a moral hero. He was a powerful propagandist for every political cliché known to the pop-music and show-business intelligentsia. He excoriated Israel, but saw no ethical dilemma in appearing in Assad’s Syria, supposedly in support of the Palestinians. He publicly insulted the head of the company that had made him a millionaire. What further evidence of sanctity was required?

La dernière phrase mériterait d'être affichée dans toutes les cérémonies ridicules où les zartistes exposent leurs belles âmes.

Lisant Trente mille jours, j'ai rencontré les quelques lignes où Maurice Genevoix explique avec sa délicatesse habituelle pourquoi il n'était pas un écrivain dit engagé, arguant que son engagement, c'est son oeuvre et qu'il suffit de le lire. Même si ce n'est pas le but, cela sonne comme une gifle à tous les professionnels de l'engagement, souvent artistes médiocres.

Il a cette phrase terrible pour les autres, surtout quand on songe qu'elle a été prononcée à l'apogée de la carrière de Sartre et Beauvoir : «Je crois avoir été un clerc qui n'a jamais trahi.»

2 commentaires:

Fabien a dit…

Cantat peut-il encore chanter ses textes? Difficile d'avoir une once de crédibilité morale, et de traiter Le Pen et Cie de fascistes quand soit même on est la pire des merdes!
Désolé si la nausée me monte!
je trouve lamentable que notre société porte aux nues des imbéciles formatés en icônes plastifiées de la grandeur humaine.

Robert Marchenoir a dit…

Tiens! Un deuxième lecteur français de Dalrymple...