mardi, décembre 25, 2007

Ces fonds souverains qui sauvent l'Amérique

Ces fonds souverains qui sauvent l'Amérique

Je vous mets cet article qui permet très bien de comprendre pourquoi les Américains considèrent de plus en plus l'Europe avec le même dédain que les parisiens la province.

La collusion USA-Asie est de plus en plus flagrante, l'axe du monde passe dans le Pacifique et les Européens continuent à pérorer, à donner des leçons, sur la peine de mort, l'écologie, l'Irak et, comble de ridicule, l'économie.

Ce n'est pas qu'ils aient toujours tort, mais, au fond, le reste du monde s'en fout.

L'Europe ferait 8 % de croissance par an ou serait à l'origine d'avancées technologiques, ça serait autre chose. Mais l'Europe est en train de rater la révolution génétique (au passage, merci José et ses copains) comme elle a raté la révolution informatique (Dassault Systems, SAP et Meetic, c'est bien court face à Google, Amazon, Cisco, Microsoft, etc.).

Rien n'est jamais définitivement perdu, mais je ne crois pas que le redressement de l'Europe aura lieu de mon vivant.

Heureusement, la faillite collective n'empêche pas le bonheur individuel, c'est juste statistiquement plus difficile.

8 commentaires:

Bruno a dit…

Article effectivement intéressant.
Quand à savoir si les chinois ne verseront jamais dans l'impérialisme, je ne le jurerai pas. Individuellement ils ont plutôt tendance à développer un complexe de supériorité vis à vis des étrangers. Donc méfiance et dans tous les cas les sociétés étrangères ont intérêt à surveiller leur indépendance. J'ai bien aimé aussi votre conclusion. J'en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes et une bonne année 2008, avec plein d'analyses de ce type à méditer.

fboizard a dit…

A ma phrase : heureusement, la faillite collective n'empêche pas le bonheur individuel, c'est juste statistiquement plus difficile, je peux ajouter que l'histoire tend à prouver que ce sont ceux qui ont les moyens intellectuels ou financiers qui s'en sortent le mieux. Bref, sans être un génie ni un Rockfeller, je suis plutôt du bon coté de la barrière.

Mais, tout libéral que je suis (donc évidemment égoïste forcené), je suis tourmenté par tous ceux qui sont ou qui seront laissés sur le bord de la route, et à qui l'aumône étatique et l'assistanat ne rendront pas leur liberté et leur dignité.

Pierre Robes-Roule a dit…

Quand vous entendez, à la radio, de la bouche du scribe présidentiel (Guaino bien sûr) que "l'Etat est le seul moyen de protection contre la mondialisation", soit dans la même une erreur de formulation du problème, une erreur de solution,une erreur de conception du monde, pffff, on n'a pas fini de ne pas en voir la fin....

Entre la reine Royal thaumaturge et le scribe convaincu de l'exception économique francaise, l'avenir est sombre. Ma gamine a 7 ans, je suis déjà en train de lui apprendre l'anglais.

fboizard a dit…

«Ma gamine a 7 ans, je suis déjà en train de lui apprendre l'anglais.» Et le chinois ? :-)

Guaino est un fou dangereux, mais il n'est que la partie émergée de l'iceberg que va percuter le Titanic France : tous les technocrates qui peuplent l'Etat sont par leur formation et leur métier des petits Guaino. Et personne n'a obligé Srakozy à prendre Guaino comme conseiller.

Pour faire le bilan de cette année qui s'achève, en 2007, si il y a une seule idée (contrairement à Guaino, j'ai un petit cerveau) que j'ai mûrie, c'est la suivante : la réforme de l'Etat et l'intégration de la France à la mondialisation sont intimement liées au patriotisme.

Tous les discours à la Guaino sont patriotes dans les mots et traitres dans le fond parce qu'ils supposent finalement que la France et les Français sont fragiles et doivent être protégés. Aucun Guaino n'envisage sérieusement les moyens de faire la France grande dans le monde tel qu'il est, les choses étant ce qu'elles sont.

Après Iena, les Allemands ont étudié et adopté les idées qui avaient fait Napoléon et la Français vainqueurs.

Pourquoi ne sommes nous pas capables d'envisager les idées qui ont fait la Grande-Bretagne, les USA, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande, la Finlande riches, plus riches que nous en tout cas ? Qui ont fait la prospérité nouvelle de la Chine, de l'Inde, de la Corée, de Hong-Kong ?

Pierre Robes-Roule a dit…

apprendre le chinois à ma Gamine, je l'envisage. Mais pour l'instant je reste du coté du droit et de la démocratie ! (on verra dans quelques temps). Il y a aussi l'arabe à prendre en compte mais pour des raisons internes.

Nous sommes dans une situation qui relève un peu de celle des années 30 (l'Etat est la nouvelle ligne Maginot, dans l'esprit), un peu de celle de l'ere Pinay mais il n'y a plus de Franc.

Guaino a lu Peguy mais ne l'a pas compris

Pierre Robes-Roule a dit…

J'ajoute que dans son dernier billet sur le Monde, E.LeBoucher précise que les membres de la commission Attali partage tous une vision trés grave de l'Etat de la France.

Il y a un décalage entre les politiques cumulards et les acteurs économiques.

fboizard a dit…

Ce qui est rafraichissant avec Guaino, c'est qu'il y croit à ses fadaises et qu'il ne s'en cache pas.

Les autres n'y croient qu'à moitié et se gardent de les vanter trop fort.

Votre phrase sur Péguy me rappelle Reagan : «Un communiste, c'est quelqu'un qui a lu Marx. Un anti-communiste, c'est quelqu'un qui a compris Marx.»

Il est facile de se moquer d'Henri Guaino, il est si ridicule, mais il ne faudrait pas qu'il soit l'arbre qui cache la forêt des hauts fonctionnaires qui, bon an mal an, partagent ses idées.

fboizard a dit…

J'ajoute que, dans la mondialisation, le rôle de l'Etat est essentiel mais circonscrit. L'Etat a peu de choses à faire, mais il doit faire bien ce qu'il fait.

C'est en gros le contraire de l'Etat français, qui se mêle de tout et ne fait pas grand'chose de bien.