dimanche, mars 30, 2008

90 ème anniversaire de la Royal Air Force




Vert de jalousie : je crois que cela décrit mon état vis-à-vis du patrimoine aéronautique britannique.

Parmi les pays réellement importants dans l'histoire de l'aéronautique, France, USA, Russie, Grande-Bretagne, Italie, la France n'est pas, pour le dire, gentiment, un exemple.

En France, on est bien content, on crie presque au miracle, quand il ne se trouve pas une de nos multiples administrations pour entraver ou pour tuer un projet de préservation ou de restauration (ma foi, les bureaucrates sont tellement nombreux qu'il faut qu'ils s'occupent en emm.. dant le pauvre monde. L'empilgage des couches administratives a des effets pervers. Si une dit «oui», une autre, pour justifier son existence et son pouvoir, doit dire «non». Donc il se trouve toujours une administration pour dire «non». Hélas, je caricature à peine).

Cela va des enceintes d'aéroport fermées (que ne fait-on au nom de la sainte sécurité) empêchant la participation du public et donc le financement aux idées loufoques de la DGAC sur les conditions de vol des avions anciens, sans oublier le classement comme arme de guerre d'une trapanelle de 1914 plafonnant à 50 kt le vent dans le dos, et j'en passe.

Tous ceux que je connais qui s'occupent d'avions anciens en France ont un petit grain de folie : il faut bien cela pour ne pas se décourager face aux avanies des bureaucrates (par ailleurs payés avec les impots et taxes des mêmes collectionneurs.)

En Grande-Bretagne, on considère au contraire comme la moindre des choses que l'administration, payée par le contribuable et au service de celui-ci, aide.

Il n'y a pas que la Manche qui nous sépare.

Vous voulez voir la différence ? Très simple, venez un dimanche après-midi d'été à l'aérodrome du Touquet. Vous serez étonnés du nombre de nos amis grands bretons propriétaires de machines historiques et qui n'hésitent pas à voyager avec.

Je ne peux m'empêcher de penser que cette différence dit quelque chose sur l'état de notre pays, qu'on constate que nous vivons une forme d'oppression qui n'est pas toujours douce (il n'y a aucune douceur pour un collectionneur qui travaille des milliers d'heures sur son avion à en perdre quelques centaines avec des ronds-de-cuir bornés).

3 commentaires:

Josick d'esprit agricole a dit…

Attitude bien française... qui me fait fulminer !

Anonyme a dit…

"En Grande-Bretagne, on considère au contraire comme la moindre des choses que l'administration, payée par le contribuable et au service de celui-ci, aide."

Peut-être que les Anglais sont plus tolérants pour les vieux avions.

Mais, de façon générale, l'administration anglaise n'est pas moins bureaucratique et totalitaire que la française. Dans bien des cas, elle l'est davantage.

N'oubliez pas que l'Angleterre est un pays socialiste. Il n'y a que l'économie qui y soit libérale.

Pour ne citer que cet exemple, les services sociaux anglais pratiquent assez souvent le vol d'enfants. S'ils jugent que votre famille n'est pas assez ceci ou pas assez cela, ils vous enlèvent votre enfant et le font élever par autrui.

De tels rapts légaux ont eu lieu dans des cas parfaitement injustifiés, où il n'y avait eu aucune violence sur les enfants, etc.

On cite aussi ce cas où des inspecteurs de l'éducation nationale ont vu une institutrice d'école maternelle prendre un enfant par le bras pour l'empêcher de frapper un autre enfant. Ils l'ont dénoncée, et elle a été inculpée de violences.

fboizard a dit…

«Peut-être que les Anglais sont plus tolérants pour les vieux avions.»

Je n'ai aucun doute sur ce point : les Anglais sont bien respectueux des vieux trucs (vieux bateaux, vieux, avions, vielles voitures, vieille noblesse, etc.).

«N'oubliez pas que l'Angleterre est un pays socialiste. Il n'y a que l'économie qui y soit libérale.»

La législation sur les armes à feu est souvent révélatrice car c'est une suprême preuve de libéralisme pour un Etat que de ne pas totalement monopoliser les armes.

En l'occurrence, la législation anglaise est plus sévère que la française.

Donc il se peut que vous ayez raison.