samedi, septembre 06, 2008

Ca chauffe ...

Les progrès de la climatologie étant très lents, je ne vous parlerai plus de climat qu'à l'équinoxe d'automne et à celle de printemps, sauf découverte fracassante (peu probable) ou article comique (plus probable) dans les journaux.

12 commentaires:

daredevil2007 a dit…

Merci Franck.

Dans un autre domaine - pourtant qui touche indirectement à ce problème - avez-vous jeté un œil à la dernière intervention de M. Brighelli? Il me semble que tout y est dit...

Au plaisir de vous lire à nouveau bientôt

Matthieu a dit…

Merci pour cette vidéo ! Franchement ! J'avais besoin de rire.
J'ai aimé beaucoup de choses dans cette vidéo : la "petite ère glaciaire" entre 1400 et 1900, très crédible, c'est vrai, tout le monde sait bien qu'au moyen-âge et à la renaissance, il faisait 10°C en Europe chaque 15 août. J'ai aussi adoré cette logique façon "y'a aucune preuve, regardez moi j'en ai pas donc y'en a pas", ce sentiment de suffisance incroyable qui se dégage de cette vidéo. Et puis, est-ce vraiment si difficile de parler de dérèglement climatique plutôt que de "réchauffisme", ou pour les gens moins crétins de réchauffement climatique ? J'ai déjà expliqué les raisons scientifiques qui rendent cette théorie valable dans un autre commentaire qui a été totalement ignoré alors que je me suis débrouillé pour être compréhensible par tous (article sur le consensus). Je terminerais simplement en disant qu'il n'y a pas besoin d'être un génie pour savoir que même si le climat change constamment, le nombre croissant de catastrophes et les changements de plus en plus rapides et violents ne sont pas de bonnes nouvelles et que chacun doit faire son possible pour endiguer le problème. (J'ai peur de vous avoir choqué avec une formulation comme "chacun doit faire son possible"... c'est vrai que vous n'êtes obligés à rien, vous êtes au dessus des autres...)(Si vous vous demandez pourquoi je réagis avec tant de véhémence, c'est parce que j'ai déjà été traité ainsi auparavant sur ce blog...)

Canut a dit…

Franck Boizard nous fait sa dernière livraison du colis reçu de l'Institut Molinari animé -entre autres- par l'inénarrable Guillaume Vuillemey membre du Comité directeur de Liberté Chérie et collaborateur du -non moins inénarrable- "Cri du contribuable". Pour faire bref, disons que c'est le relais français de l'organisation "canadienne" "Friends of science" constituée par les think tanks libéraux avec le soutien financier des groupes industriels et patronaux menacés par le protocole de Kyoto. Elle à est à la science ce que Mickey est à la culture mais compte une bonne centaine d'authentiques scientifiques "salariés". Le documentaire lui-même et le site internet de "friends of science" (en anglais) ne laissent aucun doute sur les moyens dont dispose l'organisation (qui les nie, nous prenant pour des benêts). C'est une grosse ficelle, impossible à avaler, mais bon : quand on aime, on ne compte pas !
Quand je disais que le dogme avait tué chez les libéraux toute pensée critique...

fboizard a dit…

Matthieu, Canut,

Je sis bien que tout ce que je pourrais écrire ne vous convaincra pas.

Alors je vous propose un juge de paix simple : si, entre le 1/01/2009 et le 01/01/2012, le niveau moyen de la mer mesuré par la NASA augmente de plus de 1 cm, je considérerais que je me suis trompé.

Canut a dit…

J'ai oublié de conseiller à Matthieu de ne pas trop se formaliser du caractère grotesque de cette vidéo. C'est du pur bidouillage. L'Académie royale des sciences du Canada a d'ailleurs dénoncé l'un des graphiques comme uen grossière falsification de ses données. Elle est bien sûr partie prenante du "consensus" qui recommande d'aller au-delà de Kyoto.

Canut a dit…

Franck Boizard, ne dites pas "ce que JE pourrais écrire" : vous savez pertinemment que sur ce sujet, vous vous en remettez au think tank de service.
Nous ne sommes plus dans un débat scientifique duquel pourrait sortir un appui involontaire pour vos thèses mais dans le lobbying patronal le plus éhonté donc le plus ridicule.
rappelez-vous ce qu'écrivait l'UIMM : "n'ayons pas l'air de défendre des intérêts mais des principes". Malheureusement l'homme d'argent est rarement un homme d'intelligence : il les salarie. Malheureusement, l'histoire prouve qu'on ne peut vraiment pas faire confiance aux mercenaires !

Th a dit…

A l'époque du crétacé superieur, des études montrent que le taux de C02 dans l'atmosphère était 6 fois supérieur à la situation actuelle (a cause de l'activité volcanique). La température moyenne était supérieure de 4°C. Les mers plus hautes de 30 à 40 mètres. La planete n'est pourtant pas "morte" avec ça ... Mais cela ne veux pas dire qu'il ne faut rien faire actuellement

fboizard a dit…

«Mais cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire actuellement»

Justement, si.

Je l'ai déjà écrit vingt fois : dans ce cas précis, guérir plutôt que prévenir est beaucoup plus efficace.

On agira que si il y a une raison d'agir et là où il y a une raison d'agir.

Ce qui fait que si les réchauffistes ont tort (ce que je crois), on ne fera rien.

Au pire, si ils ont raison (ce qui est hautement improbable en l'état actuel des connaissances), il faudra déplacer les populations littorales.

Ca coutera toujours moins cher que priver les hommes de la possibilité d'émettre du CO2.

Pour être franc avec vous, je dois vous dire que ma conviction profonde est que ce débat «Que faire en cas de réchauffement climatique catastrophique provoqué par l'homme ?» est un pur jeu de l'esprit pour occuper les gogos.

En réalité, il n'y aura pas de réchauffement catastrophique anthropique, dans moins de vingt ans le réchauffisme sera considéré comme un engouement ridicule, et ceux qui seront les plus bruyants à le dénoncer seront ceux qui sont aujourd'hui les plus sonores alarmistes (pour certains, gueuler, passer à la télé, voilà ce qui compte, peu importe le contenu du cri).

Quant au climat, il fera comme d'habitude : il changera. Et les hommes feront comme d'habitude : ils s'adapteront.

Epicier vénéneux a dit…

le lobbying patronal le plus éhonté donc le plus ridicule.

Canut, je ne sais pas si vous avez des contacts avec le monde extérieur, mais n'avez-vous pas remarqué jusqu'à quel point les spécialistes en Marketing de tous les types d'industrie, à tous les niveaux et quelles que soient leurs cibles, usent et abusent du prétexte écologique pour vendre, vendre plus, vendre encore, vendre toujours ?

Les décideurs considèrent aujourd'hui comme une aubaine qui ne leur coûte rien et qui leur rapporte beaucoup le fait de vendre les mêmes produits à des prix plus élevés et en plus grand nombre, simplement parce qu'ils ne communiquent plus sur leurs produits sans y incorporer une touche verte.

Le concept de voiture verte ne vous paraît-il pas débile, par exemple ? Mettre plus de voitures en circulation sous prétexte qu'elles polluent moins individuellement ?

Canut a dit…

Cher "épicier vénéneux", je n'ai rien écrit qui contredise vos propos. Je suis même d'accord avec vous sur l'exploitation comique du "tout écolo". Je réclamais seulement à F. Boizard un peu de sérieux dans ses sources. Je vais même plus loin : il se pourrait en effet que la communauté scientifique change d'avis mais, de grâce, ne laissons pas davantage la parole à des usurpateurs et des lobbyistes bornés -c'est un pléonasme. Le jour où les académies des sciences diront le contraire que ce qu'elle ont affirmé sur le réchauffement climatique, alors, oui, on pourra parler de "réchauffisme" et se moquer. Pas avant.

Epicier vénéneux a dit…

Vous nous avez brillamment montré que l'entêtement irrationnel était du côté des lobbyistes.

Epicier vénéneux a dit…

De plus, je ne trouve pas "comique" l'exploitation de l'écologisme pour créer de la richesse : c'est simplement une excellente opportunité de développement.

Et si demain on nous prédit une nouvelle ère glaciaire (due à... allez, au hasard, à un trou dans la couche d'ozone), on vendra les mêmes voitures en insistant sur le fait qu'elles dégagent une quantité substantielle de CO2 qui pourrait permettre d'aider à réchauffer l'atmosphère, ce qui serait à n'en pas douter un geste écologique de première nécessité.

Devant une telle absence de recul de la part de la majorité de nos concitoyens, il y aura toujours un moyen de tirer la couverture à soi.