mardi, février 17, 2009

La folie injectrice (24) : la malédiction des gouvernements sans principes

Avant les élections, je vous écrivais que Nicolas Sarkozy était un homme sans principes : libéral le lundi, étatiste le mardi, centriste le mercredi, anarcho-capitaliste le jeudi, conservateur le vendredi, carliste le week-end.

Cela m'inquiétait fort. Ce girouettisme avait beau être baptisé pragmatisme par les charlatans en communication, je n'étais guère convaincu.

Depuis, mes pires craintes se sont confirmées : non seulement, cet homme est une girouette à courte vue, mais nous avons sur les bras une crise comme il en arrive tous les cinquante ans.

Pour ajouter le désespoir à l'inquiétude, il n'est pas le seul dans ce cas à accumuler les c...ries faute de ligne directrice (Obama, un second Mitterrand ?).

Quelques exemples :

> le sauvetage des banques est en réalité un sauvetage des banquiers, ce qui est bien entendu très différent.

La crise ne finira pas tant que les dettes pourries ne seront pas liquidées. Les aides gouvernementales, en rendant ces dettes pourries supportables, prolongent la crise. Il existait d'autres solutions,qui, de plus, ne coutaient rien aux Etats. Ma préférée est la transformation, par la force de la loi, des créances des banques en capital : ça lessive les créanciers et les actionnaires imprudents, ça ne coûte pas un sou aux Etats, et ça sauve les banques sans sauver les banquiers.

> Entre 75 % et 85 % du plan Obama (qui représente un an de charges sociales !) seront injectés dans l'économie après 2010, donc bien trop tard pour avoir l'effet de relance invoqué par ceux qui y croient ; approximativement la même proportion correspond à du «pork barrel», c'est-à-dire à des su-sucres pour des lobbys, n'ayant aucun rapport avec une relance économique.

> tous les plans de relance présentent le risque d'un Cygne Noir négatif, la banqueroute des Etats, contre un Cygne Noir positif, une reprise plus rapide. Très clairement, le premier est beaucoup plus dangereux que le second n'est bénéfique, cette analyse est au coeur du raisonnement d'A. Kling pour refuser les plans de relance acttuels. Or, on dirait que nos gouvernants l'ignorent complètement.

Bref, rien de très rassurant.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

"Anarcho-capitaliste le jeudi."

Mmmoui... On a dû faire une loi pour supprimer les jeudis pendant que je n'étais pas là.

Anonyme a dit…

A noter également l'anachronisme "carliste le week-end".

Tonton Jack a dit…

Bonsoir,

J'ai vu sur internet une revue sur un livre intitulé "New Deal Raw Deal" qui démonterait - je ne l'ai pas lu - point par point le soi disant fabuleux héritage roosveltien.

Si comparaison n'est pas raison, les parallèles entre les agitations politiciennes d'aujourd'hui, avec les erreurs mentionnées dans les années 1930 ou 1970 - la je pense au livre de Rueff sur le péché monétaire de l'occident - n'augure rien de très bon...

Cordialement

PS: des dirigeants politiques avoir des principes, vous ne voudriez pas non plus qu'ils aient une vision par hasard (/humour off)

Théo2toulouse a dit…

Un politicien pense d'abord à sa réélection : mieux vaut faire une connerie même énorme que de passer pour un con qui n'a rien fait.