vendredi, mars 06, 2009

Qu'est-ce qu'une famille ?

Une famille est l'union, irrévocable, sauf sous des conditions très astreignantes, d'un homme et d'une femme (ou de plusieurs), en vue de la procréation et de l'élevage d'enfants.

Toutes les cultures qui ont adopté des pratiques différentes ont disparu ou subsistent à l'état de traces. Je considère donc que cette définition est validée par des millénaires d'expérience et que la remettre en cause est extrêmement aventureux, pour ne pas dire complètement fou.

Cette définition de la famille peut être justifiée par des considérations psychologiques et anthropologiques, mais, par pragmatisme, je me contente de la justification expérimentale, qui me paraît plus que suffisante.

Il en découle logiquement quelques conséquences :

> un couple homosexuel n'est pas une famille, puisque la potentialité de procréation n'existe pas. Donc pas d'enfants pour un couple homosexuel (1).

> un couple normal (2) sans enfants est une famille : la potentialité d'enfants n'a pas disparu.

> une «famille monoparentale» n'est pas une famille, sauf dans le cas du décès de l'absent (car, dans ce cas, il y a une dissolution physique de la famille, mais pas symbolique).

> la suppression du divorce pour faute est une erreur : dans la mesure où l'engagement est considéré comme irrévocable au moment où il est pris (on ne se marie pas avec l'idée de divorcer plus tard), le rompre doit pouvoir être considéré comme une faute, en fonction des circonstances.

> un couple non marié avec enfants est une famille puisque la présence d'enfants crée de fait un engagement à les éduquer. cependant, la réticence ou le refus de faire reconnaître cette union par la société (le mariage) est un signe de fragilité.

> l'adoption par une célibataire (c'est quasiment impossible pour un homme), qui est légalement possible, reste à mes yeux une erreur du législateur.

Cette vision est à contre-courant. Cependant, je suis cohérent puisque je pense que la société occidentale est engagée dans un suicide collectif, dont la dissolution de la famille est à la fois un symptôme et un moyen.

Une première remarque : les couples homosexuels demandent leur reconnaissance en tant que familles au nom de la non-discrimination. Quand on aborde la famille sous mon angle, on ne fait pas de discrimination spécifique pour les homosexuels. La seule discrimination que je fais est basée sur l'expérience anthropologique et elle est plus large, puisqu'elle exclut de la famille toute structure non constituée d'un homme et d'une femme, réellement (ou symboliquement dans le cas d'un décès).

Une deuxième remarque : je sais bien qu'il y a des situations fort complexes et qu'il faut faire avec. Mais je refuse que la loi, donc la société, leur donne sa caution. Il y a une différence entre ce qui est toléré et ce qui est reconnu (je précise, afin qu'on ne me sorte pas l'argument habituel des connards «vous dites cela parce que vous n'êtes pas dans cette situation» que je connais une famille décomposée de très près).

Avant que vous ne soyez tentés de m'appliquer des vocables infamants (rétrograde, conservateur, etc), réfléchissez bien qu'ils n'apportent rien au débat : que je sois ceci ou cela ne compte pas.

Ce qui compte, c'est de savoir ce que les innovations légales en cours apportent.

Or, je vois bien les risques qu'elles portent, la dissolution de la famille, donc de la société (3), mais ce qu'elles apportent ? La satisfaction de caprices et de désirs d'adultes, l'approbation de la destruction de la famille, du papillonnage sexuel et sentimental, qui n'ont aucun intérêt pour la société, sauf à considérer qu'ils favorisent l'épanouissement de ses membres, ce qui est très loin d'être démontré (4).

Enfin, je sais bien que les progrès médicaux, notamment la contraception, ont un impact considérable, mais il me semble trop tôt, quelques décennies de recul, pour modifier la définition légale de la famille.

Reste une lueur d'espoir : quelques signes, comme le référendum californien refusant le mariage homosexuel, montrent que les hommes commencent à être fatigués de vivre dans une société où règne la confusion des choses et des valeurs.

(1) : un des membres du couple peut bien être le père ou la mère, l'autre membre n'est rien d'autre vis-à-vis de l'enfant que le compagnon de son père ou de sa mère, absolument rien d'autre. En tout état de cause, la loi n'a pas à donner à cette situation le statut juridique de la famille.

(2) : vous comprenez bien que c'est volontairement que je fais la distinction couple normal / couple homosexuel, et non couple hétérosexuel / couple homosexuel, qui introduit une équivalence infondée.

(3) : ce n'est pas pour rien qu'on dit la famille est la base de la société. Il est donc cohérent que ceux qui travaillent à détruire la famille (et n'y réussissent que trop bien) soient principalement ceux qui disent vouloir changer de société.

(4) : les divorcés que je connais ne me paraissent pas plus épanouis que la moyenne.

25 commentaires:

Th a dit…

"Cette définition de la famille peut être justifiée par des considérations psychologiques et anthropologiques, mais, par pragmatisme, je me contente de la justification expérimentale, qui me paraît plus que suffisante."

Pourtant les singes bonobos, connus pour être nos cousins les plus proches (98% des gènes contenus dans leurs chromosomes sont identiques à ceux de l’homme) ont une particularité : tous les bonobos mâles et femelles s’intéressent indifféremment aux individus des deux sexes ...

Théo2toulouse a dit…

Les bonobos ne forment pas une société humaine fondée sur la prohibition de l'inceste. Et cela, même 98 % de gènes communs ne pourront rien y changer.

Kreyket a dit…

"Avant que vous ne soyez tentés de m'appliquer des vocables infamants (rétrograde, conservateur, etc), réfléchissez bien qu'ils n'apportent rien au débat : que je sois ceci ou cela ne compte pas."

C'est bien la première fois qu'il m'est donné de lire ce genre d'affirmation sur ce blog où l'on peut facilement se faire insulter et traiter de gauchiste, communiste, anarchiste et où le blogueur comme les commentateurs ne se gênent pas pour verser dans les préjugés et la généralisation à outrance grâce à ce genre d'appellation. Serait-ce le début d'un progrès ?

Pierre Robes-Roule a dit…

Je pense que lentement mais surement le vent est en train de tourner.
En particulier en ces temps difficiles où les choses solides réapparaissent comme la famille.
Je crois même que la forte augmentation des pacs est positive. Il traduirait une prise de conscience que le mariage n'est pas n'importe quoi et qu'avant on "teste".....

Th a dit…

@Theo2

"Les bonobos ne forment pas une société humaine fondée sur la prohibition de l'inceste. Et cela, même 98 % de gènes communs ne pourront rien y changer"

Les bonobos ne pratiquent pas l'inceste non plus. Il y a de forts liens entre mère et enfants. Mais ils ont une sexualité indifférente entre les males ou les femelles. 98% de gènes communs avec nous quand même. Les 2% feraient la différence ?

Robert Marchenoir a dit…

Kreyket: il est piquant de constater que les gauchistes, depuis que leurs mensonges commencent à être dévoilés, considèrent que les mots gauchiste, communiste et anarchiste sont des insultes.

Et moi qui croyais qu'il s'agissait de la simple appellation de théories politiques, utilisée par ses partisans mêmes...

Evidemment, après un demi-siècle passé à fustiger "la droite" et "l'extrême-droite" du haut de leur monopole des positions de pouvoir politiques, médiatiques et intellectuelles, les gauchistes sont tout surpris de se voir à leur tour mis en cause, et réclamer des comptes.

Pendant un demi-siècle, il a suffi aux gauchistes de ranger leurs adversaires à "droite" pour disqualifier leurs positions, sans même qu'aucun argument ne soit requis. Et ça continue abondamment, d'ailleurs.

Souffrez donc d'être à votre tour en butte à ce genre de mise en cause, surtout sur un blog intellectuel sur celui-ci, où les faits et les arguments ne manquent pas.

Vous en avez encore pour un bon demi-siècle à vous faire traiter de gauchistes avant que la balance ne soit rétablie. Il va falloir vous habituer.

Robert Marchenoir a dit…

Th: donc, en fait, si je vous suis bien, les hommes doivent prendre modèle sur les singes sous prétexte qu'ils auraient 98 % de gènes en commun?

Très bien. Je vais donc commencer à me masturber en public dans les transports en commun. Le premier qui moufte, je lui parle des bonobos.

ZeBob a dit…

> "ce n'est pas pour rien qu'on dit la famille est la base de la société"

C'est qui "on" ?

> "un couple homosexuel n'est pas une famille, puisque la potentialité de procréation n'existe pas."

Les homosexuels sont stériles ?

> "un couple normal (2) sans enfants est une famille : la potentialité d'enfants n'a pas disparu."

Un couple stérile n'est donc pas une famille ?

> "Mais je refuse que la loi, donc la société, leur donne sa caution."

Quel est la légitimité de la société à reconnaitre ou ne pas reconnaitre une structure familiale ?

Th a dit…

@Robert,

Vous pouvez faire en public ce qui vous chante, cela ne regarde que vous ... Vous êtes libre.

Mon propos n'est pas de dire que les hommes sont des singes et se comportent comme tels (quoi que parfois ...).
Mon propos consiste à dire que nos cousins génétiques (à 98%) vivent avec des pratiques sociales et sexuelles assez différentes de nous (et c'est la normalité pour eux). Il me semble ainsi possible que par héritage génétique commun on puisse retrouver parfois des comportements similaires chez nous, bien que cela ne soit pas la norme comme le précise Franck.

Théo2toulouse a dit…

Quel est la légitimité de la société à reconnaitre ou ne pas reconnaitre une structure familiale ?

Pour moi, aucune. Le législateur n'a pas à s'occuper de la vie sexuelle et intime des gens. L'amour entre des êtres humains n'a pas à faire l'objet d'une déclaration en mairie.

"Mon propos consiste à dire que nos cousins génétiques (à 98%) vivent avec des pratiques sociales et sexuelles assez différentes de nous (et c'est la normalité pour eux)."

La normalité comme la déviance n'existent pas chez les animaux.

fboizard a dit…

«Quel est la légitimité de la société à reconnaitre ou ne pas reconnaitre une structure familiale ?

Pour moi, aucune. Le législateur n'a pas à s'occuper de la vie sexuelle et intime des gens. L'amour entre des êtres humains n'a pas à faire l'objet d'une déclaration en mairie.»

Vous ne comprenez pas. La discussion ne tourne pas autour des sentiments et de la sexualité en tant que telle (au passage, la sexualité ne concerne pas la société, donc la pédophilie, c'est permis ?) , mais de la structure de filiation. Et tout ce qui s'y rattache est éminement public.

La famille, ce n'est pas du domaine de la sexualité (même si elle y intervient -pas besoin d'une famille, pour baiser) mais de la filiation et de l'éucation, et cela regarde la société au plus haut point.

E. Todd, que par ailleurs je n'aime pas, juge que les structures de filiation et d'héritage déterminent la structure entière d'une société. Alors, la société, pas concernée ?

Je dois dire que je suis fataliste sur ces sujets : je considère les innovations juridiques de ces dernières comme complètement débiles, mais je sais que je n'y changerai rien.

Alors, je me contente de voter, si l'occasion se présente, et d'écrire ici tout le mal que j'en pense.

ZeBob a dit…

>« Pour moi, aucune. Le législateur n'a pas à s'occuper de la vie sexuelle et intime des gens. L'amour entre des êtres humains n'a pas à faire l'objet d'une déclaration en mairie. »

Je n'ai jamais parlé de sexualité et de sentiment mais de structure familiale, ce qui inclut la filiation et l'éducation des gamins.

>« de la filiation et de l'éducation, et cela regarde la société au plus haut point.»

Mis à part déterminer qui est responsable du gamin devant la loi jusqu'à sa majorité, et régenter les différents problèmes de succession (et encore), sous quels prétextes l'état peut favoriser une structure par rapport à une autre ?
IMHO, tout ici n'est question que de morale.

(La sexualité est totalement hors-sujet pour la pédophilie, celle-ci est condamnable uniquement car le consentement de l'une des parties ne peut être retenu ou qu'une contrainte a été exercée sur celle-ci).

fboizard a dit…

La pédophilie, c'était une provocation de ma part.

tiberius a dit…

La proximité génétique n’est pas un argument (la souris à aussi 98% de gène commun) mais les chimpanzés et bonobos sont bien nos plus proche cousins en terme évolutif (ce qui tend à confirmer l’origine africaine de l’homme). Le comportement des Bonobos ne nous indique qu’une chose, le sexe n’a pas qu’une valeur reproductive mais aussi une valeur sociale.
Je vous conseille les conférences de la cité des sciences notamment celle ci
La sexualité animale Du 6 janvier au 10 février 2009
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/v2/html/static/scripts/recherche_conf.php

Moi ce que je pense sur se problème c’est que l’état n’a plus aucune légitimité en la matière ; le mariage républicain qui au début de la république se justifiait par la lutte acharnée livrer contre l’église, n’a plus lieu d’être. L’état n’a pas besoin du mariage pour avoir une politique nataliste.

tiberius a dit…

La proximité génétique n’est pas un argument (la souri à aussi 98% de gène commun) mais les chimpanzés et Bonobos sont bien nos plus proche cousins en terme évolutif (ce qui tend à confirmer l’origine africaine de l’homme). Le comportement des Bononobos ne nous indique qu’une chose, le sexe n’a pas qu’une valeur reproductive mais aussi une valeur sociale.
Je vous conseille les conférences de la cité des sciences notamment celle ci
La sexualité animale Du 6 janvier au 10 février 2009
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/v2/html/static/scripts/recherche_conf.php

Moi ce que je pense sur se problème c’est que l’état n’a plus aucune légitimité en la matière ; le mariage républicain qui au début de la république se justifiait par la lutte acharnée livrer contre l’église, n’a plus lieu d’être. L’état n’a pas besoin du mariage pour avoir une politique nataliste.

Criticus a dit…

Pour éviter de faire une redite par rapport à mon commentaire au billet n°2, mais en restant dans la même thématique, je trouve amusant que la famille soit tournée en dérision lorsqu'il s'agit d'une famille occidentale (chrétienne), mais que ces mêmes pourfendeurs mettent un zèle aussi admirable à défendre le regroupement familial pour les immigrés. Si la famille est dérisoire, pourquoi son unité devrait-elle être maintenue à toute force par l'immigration ? Mystère...

Robert Marchenoir a dit…

Bonne remarque de Criticus sur la famille traditionnelle, objet de tous les dénigrements quand elle est française, blanche, chrétienne et occidentale, et placée sur un piédestal dès lors qu'elle touche l'immigration, avec le regroupement familial.

Je m'en veux de ne pas avoir aperçu cette contradiction jusqu'ici. Et pourtant je me vante d'avoir un gaucho-détecteur assez affûté.

Les gauchistes ont tellement réussi leur infiltration idéologique de la société, avec leurs mensonges et leurs raisonnements tordus à deux poids, deux mesures, que, bien souvent, les contradictions flagrantes de la pensée dominante passent totalement inaperçues.

Robert Marchenoir a dit…

Th, vous me dites: "Vous pouvez faire en public ce qui vous chante, cela ne regarde que vous ... Vous êtes libre."

Heu... non. Désolé de vous décevoir, mais se branler en public est illégal, et heureusement. Ainsi qu'un certain nombre d'autres comportements. La théorie libérale n'a jamais contesté cela.

fboizard a dit…

«Je m'en veux de ne pas avoir aperçu cette contradiction jusqu'ici. Et pourtant je me vante d'avoir un gaucho-détecteur assez affûté.»

Oh là, Bob, quelle baisse de forme, quelle piètre performance !

Reprenez vous. J'espère que c'est un moment de faiblesse passager.

Criticus a dit…

@ Robert Marchenoir : cette contradiction m'est apparue hier.

Elle découle de mon questionnement sur l'alliance islamo-gauchiste : comment des athées matérialistes et anticapitalistes peuvent-ils défendre une religion, transcendante par nature, qui reconnaît le rôle du marché ?

Comment des féministes et gay friendly peuvent-ils s'allier avec des misogynes et homophobes (et là, le mot n'est pas galvaudé) ?

Et comment peuvent-ils exalter une civilisation arriérée au nom de ses valeurs traditionnelles, là où ils dénigrent celles de l'Occident, qui devrait être leur civilisation ?

La famille étant l'une d'elles, mais pas la seule : le patriotisme fait l'objet du même traitement sélectif, selon qu'il est le fait d'Occidentaux ou de non-Occidentaux.

Là où les analystes politiques ne voient souvent qu'une alliance-concurrence, j'en arrive à la conclusion que l'extrême-gauche a trouvé son nouveau maître,maintenant que la Russie, la Chine et le Vietnam sont capitalistes, et que Cuba va bientôt perdre son « Lider Maximo ».

fboizard a dit…

Il y a, chez les gauchistes, une très forte envie d'embrigadement.

C'est une sorte de masochisme.

Peu importe la cause, pourvu qu'on en ait une.

C'est pourquoi des gauchistes ont pu si facilement passer au fascisme, ou à l'écologisme, ou à l'islamisme.

De telles conversions peuvent paraître contradictoires, surprenantes en surface, mais en réalité, elles sont très profondément cohérentes. Elles obéissent toujours au même mouvement de peur de la liberté, de la solitude, à l'envie de faire masse, d'être embrigadé.

Pour en revenir à la famille, il y a là une encore une grande cohérence.

Une famille traditionnelle, cadrée, permet à une enfant de se détacher, de gagner son assurance, et de s'accepter imparfait, avec une famille imparfaite, en un mot d'être libre.

Au contraire, une famille décomposée empêche l'enfant de se détacher, l'entretien dans la nostalgie de ce que sa famille airait pu être si elle avait été unie, et il est prêt à accueillir une famille de substitution sans discussion, comme un parti politique.

Bien sûr, je ne dis pas que les gauchistes sont tous des enfants de divorcés !

Mais il y a une unité symbolique qu'il est difficile de négliger.

fboizard a dit…

Il y a, chez les gauchistes, une très forte envie d'embrigadement.

C'est une sorte de masochisme.

Peu importe la cause, pourvu qu'on en ait une.

C'est pourquoi des gauchistes ont pu si facilement passer au fascisme, ou à l'écologisme, ou à l'islamisme.

De telles conversions peuvent paraître contradictoires, surprenantes en surface, mais en réalité, elles sont très profondément cohérentes. Elles obéissent toujours au même mouvement de peur de la liberté, de la solitude, à l'envie de faire masse, d'être embrigadé.

Pour en revenir à la famille, il y a là encore une grande cohérence.

Une famille traditionnelle, cadrée, permet à une enfant de se détacher, de gagner son assurance, et de s'accepter imparfait, avec une famille imparfaite, en un mot d'être libre.

Au contraire, une famille décomposée empêche l'enfant de se détacher, l'entretien dans la nostalgie de ce que sa famille airait pu être si elle avait été unie, et il est prêt à accueillir une famille de substitution sans discussion, comme un parti politique.

Bien sûr, je ne dis pas que les gauchistes sont tous des enfants de divorcés !

Mais il y a une unité symbolique qu'il est difficile de négliger.

Criticus a dit…

@ Théo2toulouse : vous oubliez les Européens (attentats de Paris, Madrid, Londres). En somme, donc, ce sont les Occidentaux et Israël. Ne nous oublions pas !

@ fboizard : il est vrai qu'il y a une mystique de la famille universelle - l'Internationale ou l'Oumma - commune aux communistes et aux islamistes. D'où la détestation chez les deux de la nation, famille imparfaite parce que particulière.

AsTeR a dit…

Un couple de vieux sans enfants ... famille ou pas ?

fboizard a dit…

Oui, bien sur.

Il y a un moyen simple de ne pas vous tromper : posez vous la question de savoir comment ils auraient été considérés il y a cent ans, avant qu'on entreprenne de «libérer» les moeurs.