lundi, octobre 19, 2009

How Rome fell (A. Goldsworthy)

Livre dense que je vous conseille.

Je ne vous parle que de la double conclusion, pour le reste lisez le.

La première conclusion, portant sur les faits précis, invite à ne pas faire de parallèles avec des situations ou des pays contemporains. Nous sommes trop éloignés de Rome par les mœurs, les coutumes et les techniques.

La deuxième, très générale, attribue la fin de Rome à l'oubli du bien public, à la priorité des empereurs de durer au détriment de tout effort pour l'intérêt général, ainsi qu'à l'atomisation (diviser pour régner) et à l'expansion (tout contrôler) de la bureaucratie qui en découlent.

Les hommes étant toujours les mêmes, pas meilleurs sous Auguste et Marc-Aurèle, Goldsworthy trouve un point de bascule dans le fait que la période de Commode et de Pertinax, vingt ans de guerre civile, habitua les Romains à une morale politique dégradée.

Notamment, avant cette période fatidique, un préjugé aristocratique faisait que les rivaux de l'empereur ne pouvaient être que de la classe sénatoriale, c'est-à-dire d'un petit groupe assez facile à contrôler. L'empereur pouvait donc se consacrer à autre chose qu'à sa propre survie.

A la suite des guerres civiles, plusieurs militaires de l'ordre équestre parvinrent à la pourpre impériale. Le groupe des rivaux potentiels s'est donc considérablement élargi et l'empereur est totalement absorbé par la préservation de son pouvoir, et de sa vie.

Cela prouve, une fois de plus, Venise en est un autre exemple, qu'une bonne dose d'aristocratie fait peut-être hurler les égalitaristes obsessionnels mais n'est pas forcément mauvais pour la longévité.

Bien sûr, il faut posséder un esprit tordu comme le mien pour voir dans les politiciens modernes,développant des bureaucraties tentaculaires, obsédés de sondages, achetant les électorats à coups de déficits, leur vie rythmée par les mascarades électorales qui sont autant de menaces, vivant dans un luxe inouï, entourés d'une cour obséquieuse, de lointains héritiers des empereurs décadents.

2 commentaires:

daredevil2007 a dit…

"La deuxième, très générale, attribue la fin de Rome à l'oubli du bien public, à la priorité des empereurs de durer au détriment de tout effort pour l'intérêt général, ainsi qu'à l'atomisation (diviser pour régner) et à l'expansion (tout contrôler) de la bureaucratie qui en découlent."

Franck, êtes-vous bien sûr et certain de parler de Rome là?

tiberius a dit…

Les raisons avancées pour la chute ne sont pas fausses mais me semblent nettement insuffisantes.
oubli du bien public
on est plus en république mais sous l’empire, autre information le bien publique dans les différentes cités dépend beaucoup de l’évergétisme. Hors celui bien qu’étant un honneur, était d’un poids bien lourd et certains essayaient déjà de si soustraire en bonne période les désordres civils et militaires ne firent qu’amplifier ce phénomène le rendant plus aisé et plus nécessaire. Il faut aussi noter que les sociétés de l’empire romain sont très stratifiées et un nombre restreint de personne ont à voir avec le bien publique. Autre remarque vraie pour toutes les sociétés antique, l’économie est basée sur l’agriculture ce qui entraîne des phénomènes de type marxiste, les riches deviennent plus riches (accaparement des terres) et les pauvres plus pauvres, ceci a été une plaie du monde antique et explique à mon avis en partie l’ascension de Rome. En effet tout le monde antique basé sur le modèle de la cité a toujours été traversé de graves crises sociales amenant souvent pour les résoudre des tyrannies hors la république romaine grâce à ses institutions et aussi a ses premiers succès militaires a été capable mieux que ses concurrents de résister ce qui a été un avantage indéniable. Mais cette résistance aux forces économiques et sociales n’a pas durée et Rome a quand même connue une guerre civile (sociale) très longue qui commence des Gracques et fini avec Auguste. L’empire n’a pas échappé à ses problèmes sociaux et leurs conjonctions avec une pression militaire externe expliquent leur résolution insatisfaisante qui a tendu vers la féodalisation.

la priorité des empereurs de durer au détriment de tout effort pour l'intérêt général
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas été performants mais notons que la nouveauté par rapport au période précédent est que l’empereur doive faire des efforts important en ce sens. Ce qui peut nous donner une piste pour comprendre ce phénomène est dans les périodes antérieur l’avènement d’empereur jeune (Néron, Domitien) dont on constate que le règne c’est toujours mal passé. L’explication en est selon moi qu’il n’y a pas adéquation entre l’empereur et la classe dirigeante (sénateurs et chevaliers important) qui sont nécessaire au bon fonctionnement de l’empire. Pire encore le jeune empereur en vient vite à tord ou à raison à une attitude paranoïaque vis à vis de ceux qui lui sont pourtant nécessaire. Et de l’autre coté les personnages chevronnés qui entourent l’empereur sont plus facilement amené à ce dire qu’ils seraient meilleurs au poste, des précédents existant.

Ainsi qu'à l'atomisation (diviser pour régner) et à l'expansion (tout contrôler) de la bureaucratie qui en découlent.
J’avoue ne pas très bien comprendre, l’atomisation correspondrait pour moi aux passages vers des modèles féodaux mais ils ne sont pas le fait du pouvoir central. Quant à l’expansion de la bureaucratie je n’y crois pas tellement il est vrai qu’avec la pression militaire sans précédent qu’a subit l’empire vers sa fin les besoins pour l’armée on crut de manière démesurée et l’état central au aboie a fait des efforts importants pour les satisfaire. Il y a une partie de l’empire qui est très bureaucratique c’est l’Egypte, grenier à blé de Rome, car l’empire y a repris les méthodes lagides.
Sur l’empereur
Tout d’abord rappelons que l’empire est une monarchie militaire et par là une qualité obligatoire en temps de crise est de pouvoir commander aux troupes. Ce simple fait explique bon nombre de renversement et le nom respect de classe pour l’élection de l’empereur par l’armée. N’oublions pas ici le culte impérial qui est un des ciments de l’empire.

En conclusion même avec plusieurs livres le sujet ne sera pas épuisé, je vous conseillerai tout de même Gibbon (chute et déclin de l’empire romain col bouquin) qui à défaut d’être dans le coup est sans doute le plus complet pour ce qui est des faits et ensuite prenez des ouvrages plus spécialisés et plus récents.