lundi, novembre 23, 2009

Pourquoi je pense que le réchauffisme est scientifiquement fini

Le réchauffisme s'articule autour de trois affirmations (en réalité, scientifiquement, ce sont trois hypothèses) :

1) Il y a un réchauffement global.

2) Ce réchauffement est du aux dégagements humains de gaz carbonique.

3) Ce réchauffement est catastrophique.

La première hypothèse est à peu près prouvée (si l'on admet, gros bémol, que la notion de température globale a un sens) pour les dernières décennies, sauf que le réchauffement en question semble marquer une pause.

La troisième hypothèse a toujours été absurde et totalement dénuée de fondement : affirmer qu'on est capable de prédire les conséquences d'un réchauffement et d'en faire le bilan global est simplement une preuve de bêtise ou de mauvaise foi.

Reste le principal : la deuxième hypothèse. Or, celle-ci prend l'eau de toutes parts (voyez les derniers articles de Jean Martin).

Dans l'histoire des sciences, en général, les bonnes idées se renforcent petit à petit. Il est arrivé qu'une bonne hypothèse, après débat, subisse une défaveur pour faire ensuite un retour triomphal, mais c'est assez rare.

Je pense donc que l'hypothèse de l'origine humaine du réchauffement est engagée, depuis disons le recul de certains membres éminents du GIEC, sur une pente fatale dont elle ne se relèvera pas.

J'y crois d'autant plus que cette hypothèse a eu toujours des fondements très faibles : les modèles numériques (on nous parle de la fonte des banquises, mais c'est une confusion, volontaire ou non : la fonte prouve éventuellement le réchauffement, pas son origine humaine). Or, les modèles numériques sont l'argument scientifique le plus fragile qui soit, si ils ne sont pas étayés par des observations.

Les modèles numériques, c'est joli à la télé, mais scientifiquement, c'est zéro.

Bref, le temps joue de plus en plus contre le réchauffisme.

Tenez : Du foot au ClimatGate (par contre, les commentaires sont navrants).

7 commentaires:

Wardiplomat a dit…

Franck,

Le marxisme est scientifiquement fini et pourtant, il continue de faire des dégâts.
Une théorie n'a pas besoin d'être valide pour exister. Vous semblez oublier que les humains ne sont pas une espèce intelligente. Le réchauffisme a encore de beaux jours devant lui et les écolos vont continuer à nous emmerder pour des siècles et des siècles.

fboizard a dit…

Je suis entièrement d'accord avec vous. Je l'ai déjà écrit.

Ce qui est presque fini, c'est la crédibilité scientifique du réchauffisme.

fboizard a dit…

http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1816

C'est bien l'enjeu du réchauffisme : comment la science a-t-elle pu être pervertie à ce point et comment faire pour que ça ne se reproduise pas ?

Le Centriste Résigné a dit…

J'ajouterais une question :
Si demain il est démontré au grand jour qu'il y a eu fraude ou manipulation scientifique, et qu'en fait le réchauffement observé n'est pas anthropique, quelle crédibilité la science aura-elle ensuite vis-à-vis du grand public ? Vis-à-vis des décideurs ? Si demain on disculpe le carbone, qui croira à la réalité des problèmes "écologico-économiques" comme l'énergie, la démographie, les déchets, la gestion des ressources ? Courtillot parlait d'un risque de "retour de bâton anti-science" je crois... C'est pourquoi, même si si le Giec était convaincu de fraude (j'en doute fort mais bon) je ne m'en réjouirai pas pour autant. Ce ne serait probablement que le début de nouveaux problèmes.

tintin a dit…

Dans un rapport intitulé "The Copenhagen Diagnosis" (Le diagnostic de Copenhague), présenté comme une mise à jour des données rassemblées en 2007 par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), mandaté par l'Onu, les 26 chercheurs réclament des initiatives urgentes pour enrayer l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

"Le changement climatique s'accélère au-delà de ce qui était attendu", soulignent-ils dans un communiqué diffusé mardi à l'occasion de la publication de leur rapport.

"Si l'on tient compte des calottes glaciaires et des glaciers, la montée du niveau des mers pourrait excéder un mètre en 2100, voire deux mètres. C'est bien plus que ce qui avait été prévu. Au-delà de 2100, le niveau de la mer pourrait s'élever de plusieurs mètres pendant quelques siècles."

La plupart des auteurs du "Copenhagen Diagnosis" ont participé à la rédaction des rapports du Giec, qui prévoyait en 2007 une élévation de 18 à 59 cm du niveau des océans à l'horizon 2100, sans prendre en compte une possible accélération de la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique.

POINT DE NON-RETOUR

Des villes côtières comme Buenos Aires ou New York sont particulièrement exposées à cette élévation, tout comme l'archipel de Tuvalu, dans le Pacifique, ou les côtes du Bangladesh et de la Chine.

"C'est le dernier appel des scientifiques aux négociateurs des 192 pays qui vont se rencontrer à Copenhague et prendre des mesures pour la protection du climat. Ils doivent accepter la dure réalité du changement climatique et les risques sans précédent qui l'accompagnent", souligne Hans Joachim Schellnhuber, directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research, dans le communiqué.

Le sommet, qui aura lieu du 7 au 18 décembre, doit donner un successeur au protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui expire en 2012. Un accord contraignant semble toutefois hors de portée et les négociations vont probablement se poursuivre en 2010.

"Tout retard dans la prise de mesures pour lutter contre le réchauffement climatique risque d'entraîner des dégâts irréparables", insistent les 26 scientifiques, évoquant de possibles perturbations dans l'équilibre de la forêt primaire d'Amazonie ou de la saison des pluies en Afrique occidentale.

Selon eux, les émissions mondiales de dioxyde de carbone générées par les combustibles fossiles en 2008 sont supérieures de 40% à celles de 1990.

"Il est plus qu'urgent de limiter l'augmentation continuelle des émissions de dioxyde de carbone si l'Humanité envisage d'éviter le risque d'un changement climatique inacceptable. Le point de non-retour est extrêmement proche", avertit Richard Somerville, océanographe à l'Université de Californie.

Wardiplomat a dit…

Tintin,

Merci pour cette véritable diarrhée textuelle. Mais où voulez-vous en venir ?
Le seul point de non retour qui risque d'être franchi, c'est celui de votre bêtise.
Votre attitude est complètement irresponsable. Vous faîtes peur aux enfants avec vos histoires apocalyptiques.
Je sais qu'en ce moment les films catastrophes hollywoodiens sont très à la mode, mais ça n'est pas une raison pour nous faire partager votre hystérie. Allez prendre un peu de Prozac et reposez-vous ! Nous vous réveillerons quand le dessert sera servi.

Nicolas B. a dit…

Bonjour Franck,

j'espère que votre commentaire sur le commentaire d'un monde libre ne concernaient pas les miens!

Mais je souhaite tout comme vous que le réchauffement soit une affaire bientôt fini. ;-)

Quant au marxisme, il n'est pas prêt d'arrêter à faire des dégats!!!