dimanche, juillet 25, 2010

Spoilt rotten, the toxic cult of sentimentality (T. Dalrymple)

La thèse de Dalrymple est simple : le culte de la sentimentalité est anti-éducatif et ensauvage notre monde.

Casanova (dont vous lirez les Mémoires dans la collection Bouquins avec plaisir), grand connaisseur de l'âme humaine remarquait déjà que ceux qui manifestent le plus ostensiblement leurs sentiments sont loin d'être les plus sensibles et tentent en réalité de masquer leur totale indifférence à tout ce qui n'est pas eux.

Comme d'habitude, ce livre de Dalrymple trouve son humour noir hilarant dans la diversité des exemples cités.

Il insiste sur le fait que la sentimentalité dans l'éducation des enfants est une forme élaborée de maltraitance et de fuite de leurs responsabilités par les adultes (thème que vous connaissez bien sur ce blog : on couvre les enfants de cadeaux et on les traite en rois pour se faire pardonner de ne pas leur donner ces deux choses élémentaires et indispensables : une famille stable et une éducation qui les prépare aux duretés de la vie).

Après s'être attardé sur les ravages de la sentimentalité dans les relations entre Britanniques (les progrès de la sentimentalité marchant de pair avec ceux de la brutalité et de l'oppression (1)), Dalrymple se livre à un exercice d'analyse du désastre provoqué par la sentimentalité dans nos relations avec les pays du tiers-monde.

Avec son alacrité habituelle, il conclut que la sentimentalité et son compagnon, le multiculturalisme, ne valent pas mieux qu'un discours d'ivrogne à la fin d'une journée bien arrosée (sic): ça serait bien si tous les hommes étaient frères, si il n'y avait plus de guerres et patati et patati, mais toutes ces conneries dignes d'un John Lennon ne dispensent pas d'exercer sa raison.

Et Dalrymple termine sur cette citation, en français s'il vous plaît, de Pascal (2) :

Travaillons donc à bien penser. Voilà le principe de la morale.

***************
(1) : ceux qui se souviennent des jours qui ont suivi la mort de la princesse Diana, grand moment d'hystérie sentimentaliste, n'ont pas oublié qu'il était fort mal vu de critiquer cette imbécile frivole et égocentrique et qu'on avait tout intérêt à ne pas exprimer ses pensées si on ne voulait pas passer pour un nazi. Pour les sentimentalistes, on a le droit de tout dire, à condition de dire comme eux.

(2) : Pascal est l'anti-festiviste par excellence. La lecture régulière de Pascal, Montaigne et Stendhal protège de bien des maladies intellectuelles qui menacent l'honnête homme plongé dans notre monde affolé.

19 commentaires:

Ladrennec a dit…

Comment donc? Vous ne pensez pas qu'”Imagine” est la chanson la plus profonde du vingtième siècle et que Lennon est a ranger parmi les plus grands penseurs et les intellectuels les plus lucides (avec Sartre) du monde occidental? Vous me décevez!
Tout a fait d'accord pour Pascal, Montaigne et Stendhal. Je citerais également Baudelaire, pour ses journaux intimes (Fusées, mon cœur mis a nu), même s'il ne se hisse pas a la hauteur des trois premiers. Il a tout de même dans ses pages des réflexions savoureuses et féroces sur l'évolution de la société française.
Flaubert aussi vaut le détour, ne serait-ce que pour l'Education sentimentale avec son Frédéric Moreau qui me fait penser à bien des jeunes de notre admirable époque...

fboizard a dit…

Je ne connais moins Flaubert, bien que j'ai étudié L'éducation sentimentale en première.

Inutile d'insister : les auteurs cyniques, ou simplement non bisounours, sont de plus en plus exclus des études, jusqu'à ce professeur de français, cité par Jean Sévillia, qui disait ne pas faire étudier Maupassant à cause de son attitude pendant l'affaire Dreyfus ... survenue après sa mort !

L'instruction est passée de l'apprentissage et des savoirs permettant de penser par soi-même à l'apprentissage de la répétition de la pensée conforme.

Je me souviens d'engueulades homériques avec mon professeur d'histoire de première (donc en 1987) avec qui j'étais en désaccord sur tout et le reste mais qui me mettait quand même les meilleures notes. Je dois au moins lui reconnaître cette honnêteté.

Je ne suis pas sûr que les enseignants actuels sont capables de tels comportements : on me dit que le niveau a beaucoup baissé. Mais il est vrai que le niveau des élèves a beaucoup baissé également : si en première, je pouvais contredire mon professeur en tenant la route, c'est qu'en seconde, j'avais un prof exigeant jusqu'à la férocité.

Obsédé Textuel a dit…

Excellent article sur un bon sujet qui a été observé jadis, en France, au point d'en laisser trace dans la mémoire de ses dictons populaires.

"Qui trop embrasse, mal étreint."

Robert Marchenoir a dit…

Dalrymple est un peu le contraire du sociologue : il écrit des ouvrages théoriques sur la société à partir d'un contact direct avec ceux dont il parle.

J'aoute qu'il voit et qu'il comprend ce qui se passe. Car un "sociologue" peut aussi faire toutes les "études de terrain" possibles et imaginables, et pourtant biter que dalle à ce qu'il voit.

De même qu'un sciences-potard peut se faire défoncer la gueule dans un noctilien par une bande d'Arabes tout en assurant qu'il n'est pas victime d'une agression raciste.

Certains ont porté très loin l'art de ne pas s'apercevoir de ce qui se passe sous leur nez.

Il y a un court-circuit neuronal dans leur tête : vu qu'ils pensent ce qu'ils pensent et qu'ils savent que ce qu'ils pensent est vrai, eh bien si la réalité n'est pas conforme, c'est la réalité qui se trompe.

Ladrennec a dit…

D'ailleurs comment se fait-il que certains auteurs comme Huyssmans ou Renan ne soient jamais abordés, même succinctement?

Thomas a dit…

Avec Marchenoir faut éviter les idées trop complexes. Il faut lui parler en grosses catégories aisément classables en "bien" et "caca" :

sociologue = caca
droitiste = bien
sociologue d'accord avec un droitiste = ERROR / ERROR / ERROR / entrée non prévue dans le programme

Thomas a dit…

"Il y a un court-circuit neuronal dans leur tête : vu qu'ils pensent ce qu'ils pensent et qu'ils savent que ce qu'ils pensent est vrai, eh bien si la réalité n'est pas conforme, c'est la réalité qui se trompe."

ce qui est fort avec vous c'est que vous ne pouvez même pas imaginer qu'un sociologue puisse dire autre chose que les propos que vous leur prêtez ... vu que vous pendez ce que vous pensez et que vous pensez que ce que vous pensez des sociologues est vrai, eh bien si la réalité n'est pas conforme, c'est la réalité qui se trompe.

J'adore votre capacité à produire des critiques sur les autres qui s'adaptent pile poli à votre façon de faire.

Anonyme a dit…

Thomas,

vous pouvez alors sans doute nous expliquer pourquoi il y a autant d'anti-sociologues bas du front tels que Marchenoir ou moi même?

Expliquez nous aussi, pendant que vous y êtes, pourquoi les sociologues du CNRS passent leur temps à pondre des études qui ne correspondent en rien au vécu de millions de gens, qui ont une prise directe avec le réel pendant que vous tapotez vos thèses dans vos beaux quartiers?

Je ne pense pas que vous soyez malhonnête, même si indéniablement, la majorité des sociologues sont totalement soumis à une certaine idéologie, mais vos postulats de départs corrompent votre jugement.

Si vous voulez, c'est comme si je demandais une étude sur le logement en France au DAL. Je connais d'avance les résultats, peu importe s'ils sont conformes ou non à la réalité, je sais ce qu'ils vont écrire. Eh bien les sociologues, c'est pareil. Où qu'ils aillent et quelle que soit leur méthodologie, on peut deviner les contours des conclusions qu'ils vont tirer de leurs analyses.

Je sais que vous ne croyez pas au lieu entre ethnie et délinquance. J'aimerais vous soumettre un condensé d'études faites aux Etats Unis sur les différences biologiques (de la science, pour changer) entre les individus de couleur noir et les autres (asiatiques et européens).

Si vous pouviez la lire et me dire ce que vous en avez pensé, ce serait intéressant je pense.

Je vous jette juste ce résultat parcellaire de l'étude sur la table: les hommes noirs produisent sensiblement plus de testostérone que les blancs (rappelez vous, ce n'est qu'UN élément parmi d'autres, lisez l'étude). Vous ne pensez pas que l'impulsivité (pour être poli) constatée par les policiers et les victimes, des individus de race noire peut être expliquée par ce fait?

Il est pourtant prouvé d'après une autre étude que tous les criminels violents (noirs comme blancs) produisent plus de testosterone que la moyenne de la population. Sauf que concernant les noirs, c'est à l'échelle de toute la population.

Allez vois ici, lisez, et dites moi:

http://tinyurl.com/2fhj9qq

PS: une recherche rapide sur l'auteur ayant effectué la compilation de toutes ces études vous apprendra qu'il s'agit d'un scientifique tout ce qu'il y a de plus respectable et titré, pas un fou furieux néonazi qui écrit de sa cave.

fboizard a dit…

Thomas,

Sans vouloir envenimer votre querelle avec Bob (qui s'emporte quelquefois), il faut avouer que des sociologues comme le Rigouste (voir à ce lien, j'ai ajouté quelques commentaires), ça a de quoi laisser sceptique sur cette jolie profession. Surtout qu'il n'est pas le seul dans le genre (Wolton, Mucchielli, etc.)

Bon, c'est vrai aussi qu'il y a des sociologues comme Raymond Boudon, mais il ne me semble pas majoritaire ...

De plus, je pense qu'il y a un vice fondamental dans la profession de sociologue : par construction, la tendance y est à analyser toute question comme un problème économico-social, ou, tout au moins, à classer les individus par groupes, d'où un biais collectiviste.

Je crois qu'il commence à y avoir un sérieux ras-le-bol de tous ces gens qui nous prescrivent quoi penser (sociologues, journalistes, zartistes, ...) alors qu'on constate de plus en plus les effets néfastes de leurs préconisations.

Thomas a dit…

Franck,

pour Wolton : ça n'est pas un sociologue de la délinquance, donc c'est qûr que, sachant qu'il ne s'y connaît pas, il ne risque pas de dire grand chose d'intéressant d'autre que la bonne grosse généralité qu'il renvoie à Zemmour.

Quant aux sociologue qui préconisent, pour ma part, je ne les soutiens pas. Pour moi, l'idéal est qu'ils donnent les infos analysées en expliquant comment ils ont construit leur matériau, qu'ils en montrent les limites (car chaque oeuvre scientifique en a) et qu'après ils disent : voilà, j'ai fait mon job, alors maintenant démerdez-vous avec, c'est plus mon problème.

Thomas a dit…

ou plutôt, ça ne me dérange pas qu'un sociologue s'engage politiquement, mais quand il le fait qu'il soit honnête et qu'il signale bien qu'il ne parle pas en tant que scientifique

Robert Marchenoir a dit…

Témoignage d'un ancien directeur de maison des jeunes et de la culture dans les années 80, à Grenoble, dans le quartier de la Villeneuve, là où un jeune vient d'être abattu par la police fasciste de Sarkozy, alors qu'il se trouvait malencontreusement porteur d'un fusil d'assaut et d'un pistolet-mitralleur dont il venait de se servir, en raison de la pauvreté :

"Je me suis très rapidement retrouvé marginalisé avec ma pratique basée sur la responsabilisation individuelle et le sens du collectif, et mes tentatives d’instaurer le principe de régulation des transgressions des normes. « Norme, mais de quelle norme parles-tu? Nous ne sommes pas là pour cautionner la société bourgeoise. »"

"Il n’y avait donc aucune norme. Les familles ne payaient pas leur loyer et attendaient le dernier moment pour se contenter de glisser le papier bleu dans la boîte aux lettres de l’assistance sociale."

[Tss, tss. Impossible. Thomas nous a bien expliqué que le logement coûtait plus cher dans les HLM de Seine Saint-Denis que dans la Creuse. Il a lu des études qui le prouvent. C'est donc pareil à Grenoble.]

"Dans les sorties de ski que j’organisais avec « les jeunes », ceux-ci me donnaient leurs lunettes à porter quand il n’y avait pas de soleil pour les reprendre ensuite « Tu es payé par la mairie pour t’occuper de nous. »"

"L’assistanat généralisé était la seule règle. Rien n’était assez beau : on payait aux « jeunes » les plus beaux équipements. Les « jeunes » arboraient narquois l’argent du chômage en précisant qu’ils refusaient de contribuer à quoi que ce soit."

[C'est évidemment de la propagande d'extrême-droite. Thomas nous a bien expliqué que ces gens-là étaient pauvres et que le coût de la vie était trop élevé pour eux. Ce type n'a sûrement jamais lu un seul livre de sociologie.]

"Seulement, l’être humain garde un fond de dignité et n’a que mépris pour ceux qui les transforment en objet compassionnel : la somptueuse maison des jeunes (conçue par des sociologues) fut incendiée."

[C'est tout à fait impossible. Les sociologues font des études, dont ils parlent ensuite sur les blogs (mais sans citer leur contenu). Les sociologues ne conçoivent pas de maisons des jeunes. Ils font de la science. Les livres de sociologie doivent être écrits en caractères trop petits pour ce type, je ne vois pas d'autre explication.]

Robert Marchenoir a dit…

"J’avais commencé à travailler à un plan d’action éducative avec le proviseur du Lycée Jean-Bart, André Argouges. Celui-ci se battait comme un beau diable pour obtenir une clôture pour son lycée, las des incursions de « jeunes » pénétrant dans les classes pour agresser les lycéens."

"Les éducateurs l’ont traité de réactionnaire, arguant que les crédits seraient mieux employés à créer de nouveaux postes d’éducateurs qu’à faire une clôture. Deux ans plus tard, André Argouges a été assassiné par une « jeune » entrée indûment dans l’établissement, qui lui planta une paire de ciseaux dans le cœur."

[C'est en raison de la pauvreté, évidemment. Ainsi que des inégalités de revenus. Le proviseur avait, à l'évidence, un salaire ostentatoire et provocant.]

"L’environnement de la Villeneuve était au départ magnifique et a été saccagé."

[C'est normal : c'est à cause de la pauvreté. Les études des sociologues le montrent.]

"Je retenais de ma formation initiale d’historien et d’éducateur que priver les hommes de tout projet, les déresponsabiliser, ne leur donner aucune perspective qu’ils soient capables de construire eux-mêmes ne pouvait mener qu’à la barbarie. Cette prophétie était à l’époque une intuition d’un jeune homme encore en formation : elle est aujourd’hui une réalité objective, analysée et logique, produite par les savants fous du socio-cul. Sur ce tissu social pourri fleurit aujourd’hui le trafic de drogue dans ce qui est la ville la plus criminelle de France."

[Nous le savons : c'est à cause de la pauvreté (et aussi du prix des HLM, trop élevé).]

"On trouvait du travail à cette époque et le sociologue (sérieux) Sébastian Roché a montré que l’essor de la délinquance n’est en aucune manière corrélé à la progression de la pauvreté."

[Ridicule. Ce Roché ne peut pas être sociologue, puisque les études des sociologues prouvent que la délinquance est dûe à la pauvreté.]

http://www.marianne2.fr/Violences-a-Grenoble-le-fruit-de-decennies-de-victimisation-et-d-assistanat_a195765.html

Comme je le disais, il suffit de se baisser pour ramasser. Depuis qu'Internet est arrivé, il est devenu un peu plus difficile aux sociologues de nous vendre leurs salades (avec l'argent qu'ils nous volent via nos impôts).

Robert Marchenoir a dit…

Thomas pris en flagrant délit de mensonge, encore une fois :

"Ce qui est fort avec vous c'est que vous ne pouvez même pas imaginer qu'un sociologue puisse dire autre chose que les propos que vous leur prêtez."

Je cite textuellement des sociologues. Entre guillemets. En donnant le lien.

Et ce menteur de Thomas, ce prestidigitateur de bas étage aux manches trouées qui laissent voir ses cartes truquées, ce manipulateur de mots, ce complice des assassins de son peuple, bien à l'abri dans sa pseudo-science, lui qui n'a jamais exposé ici une seule de ces fameuses "études" dont il se réclame, lui qui n'a jamais donné un seul lien direct et vérifiable pour étayer ses dires, se permet de prétendre que je "prête" des propos aux sociologues.

Bien sûr. Tous ces personnages, je les ai inventés. Ils n'occupent pas les fonctions qu'ils occupent. Ils n'ont pas écrit les livres qu'ils ont écrits. Ils n'ont pas donné les interviews qu'ils ont données.

J'ai piraté les sites web sur lesquelles elles figurent. J'ai débarqué dans le bureau des rédacteurs en chef en leur braquant un pistoler sur la tempe pour qu'ils publient des propos inventés. J'ai maquillé les archives des universités où ces gens travaillent. J'ai inventé leurs biographies. Je travaille pour le Mossad, qui a des moyens infinis, comme vous le savez.

Mais pourquoi mentez-vous ainsi, Thomas ? Qu'espérez-vous ? Les lecteurs de se blog se sont fait mentir à la face pendant des années, pendant des décennies. Ils sont maintenant capables décoder les mensonges les plus chafouins, les plus drus et les plus épais.

Ce n'est pas un étudiant en sociologie habitant chez papa-maman qui va arriver à les enfumer en trois lignes.

Pourquoi n'allez-vous pas répandre votre bienfaisante sociologie sur Rue 89 ou sur le site de Libé ?

Remarquez, même là, vous aurez fort à faire : des dizaines et des dizaines de Français qui n'en peuvent plus de ces mensonges, de ces criminelles saloperies que vous et les vôtres avez répandues pendant des décennies, ont le bullshitomètre fort affuté sur ces sites, et répondent par des commentaires impitoyables et courroucés aux charlatans de votre espèce.

Mëme les lecteurs de Libé ne croient plus aux mensonges des gauchistes roulant en Jaguar qui dirigent ce torchon (détail authentique -- et vous ne le trouverez pas dans des "études sociologiques").

Pourquoi ne faites-vous pas un métier honnête ? Genre maçon, charpentier ou ingénieur ?

Thomas a dit…

"Je cite textuellement des sociologues. Entre guillemets. En donnant le lien"

Faux Marchenoir. Vous ne citez textuellement que Mathieu Rigouste et Lapeyronnie. Pour le reste, soit vous citez les propos qui ont été prêtés aux sociologues (et, à au moins deux reprises, des propos qui leurs font dire ce qu'ils ne disent pas) soit vous nous faites des "les sociologues disent ..." bien généralisateurs en leur prêtant des propos qui les caricaturent honteusement.

Et encore, je note que, les très rares fois où vous citez des propos de sociologues (que vous avez selectionnés) vous arrivez encore à leur faire dire que ces propos disent quelque chose qu'ils ne disent pas.

En guise de mensonges vous êtes mon maître incontestés : rien qu'à voir vos précédents mails on peut le voir. Et là, bien sûr, vous ne vous rendez même pas compte que les raisonnements que vous me prêtez ne sont pas les miens.

Mais je sais qu'il est difficile pour vous de comprendre que pour que nous puissions discuter il faudrait que vous essayiez de comprendre vraiment mes propos.

Que diriez vous si je vous disais "ah, ah, Marchenoir vous dites que tous les criminels sont des noirs, or c'est faux il y a des criminels blancs ! Je vous ai prouvé que ce que vous me dites est une inanité!" ce qui exactement le type de "raisonnement" de mauvaise foi que vous faites depuis le début.

Robert Marchenoir a dit…

Magnifique exemple du "raisonnement sociologique" de Thomas :

MARCHENOIR : Je cite textuellement des sociologues. Entre guillemets. En donnant le lien;

THOMAS : Faux Marchenoir. Vous ne citez textuellement que Mathieu Rigouste et Lapeyronnie.


Absolument magnifique. Mesdames et Messieurs, vous avez ici, en deux phrases, tout le mécanisme de l'escroquerie intellectuelle Degauche : si l'enfumage verbeux et pinailleur ne fonctionne pas, mentez.

Si ça ne marche toujours pas, mentez encore, sans vous dissimuler si nécessaire. Allez-y au culot. Dites la même chose et son contraire dans deux phrases successives. Il y aura bien quelques crétins pour trouver ça vraisemblable, vu le niveau d'illettrisme auquel nos amis Degauche sont parvenus à faire descendre le pays.

Rigouste et Lapyeyronnie sont sociologues, ils ont micro ouvert dans les médias, ils ont des postes éminents dans la Faculté, ils soutiennent les invraisemblables thèses Degauche qui nous ont conduits à l'abîme. Je les ai cités.

Mais, non, en fait, "explique" Thomas, je n'ai pas cité de sociologues.

Les trucs de bateleur de foire des Degauche à la Thomas sont toujours les mêmes.

Ils vous mettent au défi d'apporter des preuves de ce que vous dites. Puis, quand vous le faites, ça ne compte pas.

En général, ils pinaillent, ils trouvent quelque chose, n'importe quoi, ils vous vous disent que la "méthodologie" n'est pas la bonne.

Mais là, notre ami Thomas fait encore plus fort. Il ne se donne même pas la peine d'expliquer pourquoi.

Ca ne compte pas, c'est tout.

Depuis quand la noblesse d'Etat doit-elle se justifier ses décrets auprès du bas peuple ?

Vous êtes un escroc, Thomas.

Et en plus, vous nous prenez pour des cons.

Thomas a dit…

Eh, Marchenoir, c'est vous qui nous enfumez. Je vous rappelle que votre ou vous disiez que vous citiez des sociologues répindait à

"Ce qui est fort avec vous c'est que vous ne pouvez même pas imaginer qu'un sociologue puisse dire autre chose que les propos que vous leur prêtez."

Donc, oui, vous citez deux sociologues.

Mais, simplement de manière logique (logique!) ça ne vous permet pas de dire que les sociologues disent ça. Autrement dit, si vous citez un propos de sociologue, même en imaginant que vous le déformiez pas, il est faux de dire que vous avez montré ce que disent les sociologues.

Ai inteles ?


Donc, quand vous aurez fini avec vos insultes, quand vous aurez décidé d'écouter ce que je vous dis, quand vous aurez décider de dire clairement ce que vous voulez démontrer, on pourra en reparler.

Robert Marchenoir a dit…

"Donc, oui, vous citez deux sociologues. Mais, simplement de manière logique (logique!) ça ne vous permet pas de dire que les sociologues disent ça. Autrement dit, si vous citez un propos de sociologue, même en imaginant que vous le déformiez pas, il est faux de dire que vous avez montré ce que disent les sociologues."

C'est formidable, parce que "Thomas" nous livre ici un véritable "best of" des trucs réthoriques de la mauvaise foi gauchiste qui traînent un peu partout sur le Web français. Y'a pas besoin de forcer, ça vient tout seul.

Vous contestez l'un des postulats grotesques de la vulgate gauchiste ?

Le gauchiste va vous dire : prouvez-moi ce que vous dites, citez-moi des études.

Vous citez une étude ?

Le gauchiste va vous dire : la méthodologie n'est pas bonne, ça ne prouve rien. Ou bien : ce n'est pas représentatif. Ou même : ce n'est pas une étude (évidemment, seul le gauchiste est autorisé à décider de ce qu'est une étude ; une étude non conforme à la théorie gauchiste n'est pas une étude).

Vous citez des exemples ?

Le gauchiste va vous dire que ça ne prouve rien, que ce ne sont que des exemples. Si "deux" sociologues gauchistes tiennent un discours aberrant, cela ne prouve pas que "les" sociologues gauchistes sont des abrutis. (Même si le discours en question a été tenu des milliers de fois au cours des dernières décennies par d'autres sociologues gauchistes.)

Si tel ou tel musulman brûle des voitures, agresse les Français ou pose des bombes, cela ne prouve pas que "les" musulmans constituent un danger.

A partir de combien de sociologues, de combien de musulmans le gauchiste consentira-t-il à se réveiller et à reconnaître la réalité ? Mystère. Le gauchiste ne le dit jamais.

Evidemment, satureriez-vous le blog du pauvre Franck (ou d'un autre) par des dizaines, des centaines d'exemples allant dans le même sens, que le gauchiste trouvera toujours que ça n'est pas assez, que ça ne va pas, que ça ne prouve rien.

A noter que ce genre de délire pinailleur, hargneux et malhonnête est, d'après ce que j'ai pu constater, spécifique à la France. Les Américains, par exemple, qui s'engueulent copieusement sur leurs blogs, comme tout un chacun, ont un minimum de dignité, de respect d'eux-mêmes et d'honnêteté, qui leur interdit de se vautrer dans une telle perversion de l'intelligence, du verbe, du savoir et du débat.

Thomas, vous êtes un troll (*) de bas étage. Ceci est un blog d'un certain niveau intellectuel et moral. Ramassez vos affaires, allez ranger votre chambre et trouvez-vous un métier honnête.
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(*) Troll : commentateur débarquant sur un blog dans le seul but de provoquer les personnes présentes, sans apporter quoi que ce soit aux lecteurs ni au débat.

Gil a dit…

Festival Marchenoir^^

Mais je ne suis pas d'accord avec la conclusion: Thomas a apporté beaucoup en vous permettant de décortiquer 30 ans au moins d'enfumage rhétorique. on en redemande !