samedi, août 07, 2010

Mon pélerinage aéronautique du jour

Jean Raspail dit souvent que la terre de France n'est pas n'importe quelle terre parce qu'elle est habitée par l'esprit de nos ancêtres qui y sont enterrés. Il m'arrive quelquefois de péleriner au hasard de mes promenades pour rendre hommage à d'illustres Français.

Nous étions déjà allé voir le monument d'Hélène Boucher à Yermenonville, sculpté par son père.



Depuis un certain temps, je cherchais la plaque commémorative sur le site de l'accident mortel, ou plutôt son support puisqu'il semblait que la plaque avait été volée (il y a des cons partout), dans la forêt de Magny-les-hameaux.

J'ai du m'y reprendre à deux fois. La première fois, seul, j'ai mal interprété les indications dont j'étais muni. Mais je suis tombé nez à nez avec trois biches, aussi surprises que moi, ça m'a contenté pour la journée.

Aujourd'hui, en couple, nous sommes encore partis dans la mauvaise direction. En fait, la plaque est près de la route à trois minutes de marche, je la cherchais beaucoup plus loin. Nous avons vu s'enfuir une biche. Décidément, je vois plus de gibier en région parisienne que dans ma Sologne !

Et comme une joie n'arrive jamais seule, il y a de nouveau une plaque commémorative, avec une mention étrange aux «libérateurs» (si quelqu'un pouvait m'expliquer ? Un sacrifice au politiquement correct ? Tout ce qui n'est pas rattaché à la lutte contre le fascisme est indigne d'être commémoré ?).

Bref, une bonne journée.

Si le destin d'Hélène Boucher me touche tant, c'est qu'elle a quelque chose de Jeanne d'Arc : une jeune mort, pas le temps d'être touchée par rien de bas et de vulgaire. Hélène Boucher est une étoile filante d'une grande pureté dans le ciel de l'aviation française. Sa mort saisit de stupeur tous ceux qui en furent témoins.

La mort d'Hélène Boucher

1 commentaire:

Ladrennec a dit…

En parlant de pèlerinage aéronautique et de recueillement j'aime également, face a l'entrée du musée du Bourget le monument commémorant les hauts faits de l'escadrille Normandie-Niemen, avec ces statues de deux hommes, un pilote et un mécano probablement, guettant le retour – éventuel - de l'un des leurs.