samedi, mars 05, 2011

Le problème de la gauche, c'est la France

La gauche actuelle a poussé l'universalisme à un paroxysme d'imbécilité : blancs, noirs, jaunes, jeunes, vieux, hommes, femmes, nous sommes tous pareils.

Le droit à la différence subsiste juste pour ceux qui n'ont pas encore su s'élever jusqu'à cette fusion humanitaire et dont on espère qu'ils vont être illuminés par la générosité de nos continuelles concessions et finiront par dépouiller leurs vieilles racines et par devenir aussi indifférenciés que nous, à qui il est interdit d'exalter le moindre particularisme.

Evidemment, dans ce schéma de pensée, la moindre mention de notre pays, de nos frontières, de nos coutumes, de notre histoire, est un obstacle inadmissible à la fusion universelle, à condamner toutes affaires cessantes, avec le maximum de bruit et de fureur.

Bref, le problème de la gauche, c'est la France.

Or, il n'est même pas besoin d'avoir des antennes pour sentir la force du mouvement conservateur, et, même, plus identitaire que conservateur, qui s'amplifie en France et en Europe.

Bien sûr, la gauche vise l'électorat des déracinés : les Français qui n'ont jamais été français et ceux qui ont oublié l'avoir été. Mais ces faux Français sont encore (pour combien de temps ?) largement minoritaires.

C'est pourquoi je suis persuadé que la gauche va perdre les élections de 2012. Je ne sais pas en quelles circonstances, sous quelle forme et suivant quels mécanismes, mais elle perdra.

A moins que, par miracle ou par un coup de génie, la gauche se choisisse in extremis un candidat capable de concilier gauche et patriotisme. Mais il n'y a alors que François Hollande qui pourait remplir ce rôle, à condition d'avoir soudain une révélation patriotique que rien n'annonce pour l'instant.

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