lundi, mars 14, 2011

Nucléaire : la politique de l'émotion

La politique est soumise à au diktat de l'émotion.

Quand on examine les choses calmement, on se dit que ce qui se passe au Japon est une validation du choix nucléaire : voilà un pays qui subit un très violent séisme et les dégâts radioactifs sur la population sont restreints.

Certes, c'est une grosse perte industrielle et économique, mais rien de plus.

Mais, c'est tout le contraire qu'on entend dans les medias. Le plus extrême est dans les commentaires des sites des journaux gauchistes. D'une manière générale, nous nageons en plein irrationnel.

Je pense que l'invisibilité de ces radiations qui peuvent pénétrer dans leurs victimes fait beaucoup pour créer cette peur irrationnelle.

Addendum du 15/03 : j'ignore à l'heure qu'il est si la situation au Japon va dégénérer en catstrophe nucléaire. Mais si cela était, cela indiquerait qu'une vieille centrale en bord de mer ne résiste pas à un séïsme de magnitude 8,9 et au tsunami qui suit. C'est un peu léger pour remettre en cause le nucléaire partout dans le monde, notamment en France, dans des régions non sismiques.

La décision d'Angela Merkel d'arrêter les plus vieux réacteurs n'est pas frappée au coin de la rationalité, c'est le moins qu'on puisse dire.

«C'est avec chagrin que nous voyons ces hommes éminents se faire, en vertu d'une sorte de loyalisme à l'envers, non point des guides exigeants, mais des porte-paroles rassurants.»

Zemmour est sur la même longueur d'onde. Quant à H16, il est carrément saignant.

Cependant, je rappelle cette statistique : le nucléaire civil a fait moins de morts dans toute son histoire que les mines de charbon chinoises en un an.

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