jeudi, juillet 14, 2011

La France et le grand large

En ce jour de fête nationale, pensons à l'avenir de la France.

Je fais le pari, chaque jour renforcé par l'actualité, que, dans les cinq ans qui viennent, l'Euro disparaîtra, c'est-à-dire que, au mieux, il restera la monnaie des pays nordiques.

L'Euro reposait (j'en parle déjà au passé) sur l'idée, fausse, héritée du XIXème siècle mais appliquée de manière inapproprié aux XXème et XXIème siècles, que les nationalismes causaient les guerres et qu'il était donc nécessaire de dissoudre les nations pour assurer la paix perpétuelle. C'est cette idée également qui explique l'acharnement des technocrates à assassiner nos vieilles nations à l'aide d'un flux énorme et continu d'immigrés peu ou pas assimilables, une colonisation à rebours.

L'erreur de cette idée est élémentaire : il existe d'autres types de guerre que les guerre entre nations, les guerres civiles, religieuses, raciales, tout aussi meurtrières que les guerres nationales, comme l'exemple du Rwanda le prouve largement. Or, les nations sont un excellent rempart contre ces autres guerres.

Une nation «bien dans ses baskets» n'est nullement un facteur de guerre, comme la longue période de paix européenne entre 1815 et 1870.

On s'étonne que les créateurs de l'Europe à la bruxelloise, hommes de culture classique, aient pu commettre une telle erreur d'analyse. Cette erreur étonne moins de la part des incultes qui leur ont succédé.

Je pense que la faillite de l'idée cosmopolite des européistes, dont la traduction matérielle sera la dissolution de l'Euro, aboutisse à un regain de nationalisme. On voit déjà ces mécanismes à l'oeuvre en Grèce, où il ne fait pas bon être un touriste allemand.

Il est donc temps de penser à la France, autrement qu'intégrée dans une «Europe-puissance». Je pense que les territoires d'outremer pourraient redevenir autre chose que des aspirateurs à subventions et à immigrés arriérés.

Je n'ai pas encore d'idées très précises sur la question. Mais si vous avez des suggestions ...

En attendant, du cinéma français comme on l'aime :

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