mercredi, septembre 28, 2011

Panique à droite ou fébrilité morbide ?

Paraît-il que la réélection de Nicolas Sarkozy est en danger.

Pour ma part, je trouve ce genre de commentaires idiots : nous sommes encore trop loin de l'élection. Ca n'est ni vrai ni faux, c'est sans valeur.

Mais, la fonction de notre classe jacassante étant de jacasser, elle jacasse, à tort et à travers, comme d'habitude.

Or, il semble que nos fins politiciens de droite reprochent à Nicolas Sarkozy d'avoir fait trop de reformes ! On croit rêver. Avec une droite pareille, on n'a pas besoin d'une gauche.

Bien entendu, le problème est exactement inverse : Nicolas Sarkozy aurait du faire beaucoup plus de réformes, plus importantes, plus vite, profitant de la légitimité de son élection sur le thème de la rupture, puis distribuer pendant les trois dernières années de son mandat de menus cadeaux pour calmer les crieurs.

Au lieu de cela, comme son objectif était la conquête du pouvoir et non l'usage du pouvoir, il est arrivé face au pouvoir totalement désemparé, avec l'attitude d'une poule face à un couteau, et a fait ce qu'il savait faire : de la politicaillerie. Et on a eu droit à l'ouverture.

Il se retrouve avec le résultat actuel : quelques réformettes sans grande importance mais qui mécontentent presque autant que de vraies réformes, puisque les gens n'aiment pas être dérangés, même pour pas grand'chose. Tant qu'à réveiller les Français, Sarkozy aurait du en profiter pour agir vraiment.

Tout cela ne m'empêche pas de penser que Sarkozy sera réélu (même si la valeur que j'accorde à ce genre de prédiction est nulle).

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