mercredi, janvier 02, 2013

Commençons 2013 en lattant les socialauds, ça fait du bien

L'article suivant est remarquable en ceci que j'avais rarement lu dans le Figaro, prétendu de droite, des mots aussi saignants :


Notons, comme je le signale en commentaire de l'article, que l'auteur fait une erreur d'analyse : il confond idéologie et idéalisme. Le cynisme n'exclut pas l'idéologie. Au PS, ils font bon ménage. Mais ça fait quand même du bien à lire.

Autre article, celui de Christian Saint-Etienne dans le Fig Mag. Je ne peux vous le reproduire, c'est payant. Je résume :

> Mitterrand, Chirac et Hollande ont enchainé la France avec la chaine du déclin dont les maillons sont : méfiance de l'individu et donc de la réussite, trop de droits sans contraintes ni responsabilités, clientélisme, assistanat, envie, jalousie, Etat-mamma, fiscalité punitive et paralysante. Nicolas Sarkozy a perçu certains de ces maillons mais n'a pas vu la chaine.

> Saint-Etienne distingue trois tendances économiques chez les socialistes :

1) Les modernes, au bon sens du terme. Ils ont compris l'économie de la connaissance. Par exemple, le maire de Lyon. Il cite aussi Michel Sapin. Ce sont les grands vaincus de la période actuelle. Ils attendent leur heure en silence.

2) Les dinosaures étatistes et punitifs. Hollande, Cahuzac, Moscovici, etc. Saint-Etienne fait remarquer que le fiscalité hollandiste punitive et oppressive de l'économie privée n'est pas due aux circonstances mais pouvait se déduire naturellement de la gestion de la Corrèze par François Hollande, elle correspond donc à une vision du monde. Ils sont au pouvoir et mènent la France droit dans le mur (avec une arrogance insupportable).

3) Les "décroissants", proches des Verts. Leurs idées passent au gouvernement essentiellement par les Verts. Ils sont minoritaires.

Nous sommes en janvier 1940 : nos politiciens et nos institutions nous mènent à la catastrophe, mais les remèdes sont connus, il suffit de lire les bons livres et d'écouter les bonnes personnes.

Saint-Etienne préconise la chaine de la la réussite : confiance dans l'individu, enrichissement par la réussite, fiscalité intelligente (assiette large, taux bas), moins de droits-créances, plus de droits-libertés, Etat léger, efficace et  ferme dans ce qu'il fait.

Le plus étonnant n'est pas ce qu'écrit Saint-Etienne mais ce qu'il n'écrit pas. En effet, il réussit à faire trois pages ainsi sans écrire une seule fois le mot «libéralisme» ou un de ses dérivés. Car, évidemment, il s'agit du programme libéral, loin des caricatures, qui a amené la prospérité partout où il a été appliqué.

Addendum : Saint-Etienne compare les patrons à des généraux de l'armée économique française, les cadres et les ouvriers spécialisés à des officiers et à des sous-officiers, et les chômeurs à des tués au combat. Et il en conclut que le gouvernement Hollande tire dans le dos de son armée !

Je n'aime pas l'analogie de l'économie et de la guerre : elle est fausse. Mais l'image de Hollande tirant dans le dos des acteurs économiques est juste.

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