mercredi, janvier 09, 2013

Je n'ai plus envie de discuter


Comme l'amiral Woland, je considère de plus en plus qu'il n'y a que deux cotés en politique française : ceux qui soutiennent des opinions décentes et ceux qui soutiennent des opinions indécentes.

Du premier coté, je mets les conservateurs, ceux qui estiment que la société était mieux avant mai 68 (plus exactement : qu'avant mai 68, il y avait une société et qu'ensuite, elle a été méthodiquement détruite).

De l'autre, je mets les amis du désastre, indiffèrent au fait qu'ils se revendiquent de gauche ou de droite. Comment reconnaitre un ami du désastre ? Suivant une définition que j'aime bien, c'est quelqu'un qui appelle "progrès" les dérèglements de la société.

Et je n'ai plus envie de discuter avec ces gens-là, je n'ai plus envie d'analyser leurs débilités.

J'en ai fait des tartines sur ce blog à propos du "mariage homosexuel", mais c'est contraint et forcé par l'actualité et par la stupidité de certains de mes contemporains.

Sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, le temps que j'y ai consacré au-delà des vingt secondes que prend à un homme de bien le grand éclat de rire qui sied est perdu. Et perdu dans le déplaisir de débattre de choses basses et sordides. Je me sens sali de m'être mêlé d'un débat qui ne devrait même pas exister tant l'évidence de la connerie de la proposition devrait sauter aux yeux de tous.

Je connais l'objection qu'on peut me faire : les amis du désastre ne se lassant jamais de pousser leurs "progrès", ils profitent de la démission de leurs opposants. Je sais. Mais j'ai tout de même droit au repos de temps en temps.

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