dimanche, février 17, 2013

Une critique intéressante de la Manif pour tous et des conseils pour le 24 mars

Critique de la Manif pour tous

Sans faire une critique aussi systématique, j'étais dérangé par la niaiserie de l'emploi continuel de «papa» et «maman». Moi, en public, j'ai un père et une mère, pas un papa et une maman.

Le sentimentalisme crétin de cet emploi récurrent de «papa» et «maman» me semblait déjà une concession intellectuelle à l'ennemi gauchiste. «Père» et «mère», voilà des mots qui se tiennent droit, qui ne s'abaissent pas.

Bien sûr, la Manif pour tous était prise dans le dilemme de toute expression droitière en France : pour ne pas être censuré ou dénigré par les médias gauchistes, il faut accepter de dénaturer son message et de payer un péage symbolique à la "pensée" de gauche.

C'est d'ailleurs pour cela que la gauche détient le pouvoir intellectuel en France malgré la faillite de ses idées.

Mais maintenant, il faut passer au deuxième étage de la fusée : après avoir fait de la com', il faut faire de la politique. Le message vers le gouvernement doit être :

«Nous ne vous aimons pas, nous ne partageons ni vos idées, ni vos valeurs. Elles sont nocives. Nous avons raison et vous avez tort. Nous ne voulons pas discuter, nous ne voulons pas négocier, nous voulons débarrasser la France de votre gouvernement. La première étape, c'est le retrait de votre loi criminelle sur le "mariage pour tous"».

Pas sûr, hélas, que les organisateurs de la manifestation du 24 mars entendent le message.

Cela me rappelle les Pigeons qui, par refus imbécile de politiser leur mouvement, ont joué petit bras et se sont faits b..ser jusqu'au trognon par le gouvernement. Punition amplement méritée : quand on se place sur le terrain politique, on fait de la politique et la politique, c'est le rapport de forces.

Quand on tient l'ennemi à la gorge, on ne relâche pas la pression pour des scrupules mal placés, on serre le kiki jusqu'à ce que l'autre demande grâce, et même à ce moment, on ne s'en tient pas pas aux promesses, on serre encore plus fort et on exige des actes.

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