mercredi, avril 03, 2013

Les affreux réacs se payent le luxe de ne pas accabler Cahuzac !


Vous avez bien craché sur Cahuzac, pas la peine de lui pisser dessus

De quoi la "lutte intérieure taraudante" de Jérôme Cahuzac est-elle le nom ?

Mes états d'âme

Et la tonalité un peu différente de Tesson :

Affaire Cahuzac - Tesson : Où est passé Hollande, le président irréprochable ?

Cette défense de Jérome Cahuzac par les réacs ne lui fera peut-être pas plaisir mais je pense qu'elle est sincère : pour un réac, il y a des crimes pires que la fraude fiscale.

Alors qu'on a l'impression en écoutant les réactions hystériques à gauche que cette échelle des valeurs n'est pas partagée de ce coté-là de l'échiquier politique : pour les gauchistes, le fraudeur fiscal se place, à l'évidence, au-dessus de Dutroux, Landru et Jack l'Eventreur dans l'épouvante (je ne méconnais pas la part d'hypocrisie dans ces condamnations exagérées).

Si j'en crois les récentes déclarations, vu de la gauche, frauder le fisc serait plus abominable que d'empaler des enfants de sans-papiers sur des sculptures d'«art» contemporain subventionné. Je suis effaré par la véhémence des jugements, au point d'en venir à penser que tout ce qui est excessif est insignifiant (Mou-Président parle d'un «outrage à la république», je comprendrai ce que cela signifie quand on m'aura expliqué ce que sont les fameuses «valeurs républicaines» qu'on invoque à tour de bras sans jamais les définir).

Il faut dire que le fraudeur fiscal cumule deux crimes atroces : il a de l'argent et il le soustrait au racket fiscal (ce faisant, il refuse de s'associer au mensonge de la «solidarité», qui n'est que prédation social-clientélistes. Comme d'habitude, celui qui dit la vérité ou, tout au moins, dévoile une certaine vérité,  doit être assassiné).

Le maitre des élégances morales parisianistes atteint un sommet vomitif :

Les liens inavouables de Cahuzac avec les "gudards" de Marine Le Pen

Sortir un tel amalgame à un tel moment, ce n'est plus tirer sur l'ambulance, c'est napalmiser un hôpital pédiatrique.

Cahuzac était ministre, il ne l'est plus. Il était tranquille, il est maintenant poursuivi. Il avait une carrière politique, il ne l'a plus (pour quelques temps). Cela suffit bien à son malheur, pas la peine d'en rajouter des tonnes.

En revanche, au-delà du cas de l'homme Cahuzac,  il est intéressant de se poser la question de la corruption morale et financière (1) généralisée de notre belle classe jacassante :

Cahuzac, produit odieux du mensonge en politique

C'est évidemment de cette question globale dont on essaie de nous détourner en se concentrant sur Cahuzac Jérome.

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(1) : en France, depuis trente ans, on peut faire fortune en politique. C'est une forme de corrution et une incitation permanente à la corruption. A Venise (une vraie république, celle-là), on sortait d'un mandat de doge moins riche qu'on y était entré.

Quand Ayrault et Hollande disent «J'assume», qu'assument-ils exactement ? Le risque de toucher plus de 25 000 € de retraite s'ils perdent leur poste, après avoir passé leur carrière à se bâtir un patrimoine de châtelain au détriment de la collectivité nationale ?


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