dimanche, juillet 21, 2013

Autrefois, les plaisirs de la vie étaient plus forts

Philosophant de comptoir avec un ami, évoquant les interdictions de fumer, de stationner, de rouler vite, de piloter où on veut etc. qui entravent nos vies, nous constatâmes qu'autrefois les plaisirs de la vie étaient plus forts et les libertés plus grandes.

Le gens étaient mieux habillés et les mariages duraient trois jours.

On pourrait multiplier les comparaisons. Je ne pense pas que cela soit seulement une poussée de nostalgie de vieux cons.

Bien sûr, la guerre, la maladie, l'accident et la mort étaient plus présents.  Ce n'est pas contradictoire.

Nous sommes en quelque sorte devant le dilemme d'Achille revisité : voulons nous une vie courte et intense ou une vie longue et morne ?

Comme nous ne croyons plus en rien de spirituel, que nous célébrons le culte du matérialisme, nous plaçons notre vie biologique au-dessus de toute autre considération. C'est pourquoi nous choisissons collectivement une vie longue et morne.

Autrement dit, entre une vie de chevalier et une vie de cheval, nous avons choisi la seconde, nous avons choisi l'animalité contre la civilisation. Comme disait Philippe Muray, nous allons vers des lendemains qui rampent.

Il est donc dans l'ordre des choses que l'on bride les plaisirs typiquement humain. Un boeuf à l'étable n'a jamais ressenti le besoin de fumer un havane après le déjeuner.

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