samedi, novembre 30, 2013

France : vers la dictature socialiste

Depuis des mois, je vous répète que le gouvernement Hollande est totalitaire mou.

C'est bien de totalitarisme qu'il s'agit, puisque, sous ce gouvernement, l'Etat a vocation à se mêler de tout.

La vie privée et la propriété (indissolublement liées comme garantes de la liberté) sont des tolérances révocables ad nutum par le fait du prince. Tout contestataire est illégitime, frappé d'un sceau infamant (au choix «fasciste», «raciste», «macho» etc.). On ne discute pas, on condamne. Il suffit de suivre l'actualité pour s'apercevoir que cette mentalité totalitaire préside aux choix gouvernementaux.

Cet esprit n'a pas été créé par le gouvernement Hollande, il est en germe dans l'étatisme à la française. Cependant, il prend une ampleur inédite, à cause du sectarisme à front de taureau des Taubira, Vallaud-Belkacem, Peillon et consorts. Sans oublier le sectaire en chef, François Hollande.

Mme Taubira a dévoilé, s'il en était besoin, sa pensée totalitaire en invoquant «l'Etat de droit» pour faire taire les opposants à sa loi de dénaturation du mariage. C'est la conception totalitaire illustrée par l'inénarrable sénateur Michel : «Le juste, c'est ce que dit la loi».

A ce compte-là, étant donné que tous les zeks arrivaient au goulag condamnés dans la plus parfaite légalité soviétique, sans un vice de forme, Soljenitsyne, Sakharov et Walesa sont d'abominables factieux.

Non, l'expression «l'Etat de droit» signifie que l'Etat lui-même et ceux qui font les lois sont soumis à des règles qui encadrent leur arbitraire. Nous sommes très loin des conceptions taubiro-micheliennes.

Bref, aucun doute, nos socialistes de gouvernement sont totalitaires dans leur tête. Mais le sont-ils en pratique ? Leurs lois sont scélérates (c'est déjà pas mal !), mais ensuite ?

Connaissant les horreurs des totalitarismes du XXème siècle, j'avais quelques scrupules à employer ce vocabulaire pour nos petites misères, mais les pratiques se rapprochent :

1) La paranoïa.

Il ne faut pas me la faire : quand on se balade à Paris, on voit des choses qui ne sont pas dans les journaux. Je n'ai jamais vu autant de cars de CRS autour de l'Elysée et du Palais Bourbon. Et pas qu'un peu. Pourtant, en vingt ans, j'en ai fait des balades dans Paris.

Ca sue la trouille. Le syndrome de la tour d'ivoire. La fièvre obsidionale. La semaine derrière les murailles du Kremlin, le week-end dans la datcha.

Sans oublier de lois de plus en plus intrusives.

Comme ce sont des incultes (1), qu'ils sont complètement isolés, déconnectés, ils analysent très mal la situation. Ils craignent une révolution ou un coup d'Etat alors qu'il s'agit d'une fronde.

2) La justice aux ordres. Le deux poids, deux mesures. L'injustice permanente. Inutile de revenir sur le traitement très particulier du point de vue judiciaire des «Manifs pour Tous».

3) Le harcèlement des opposants. Technique éprouvée et cet article m'a fait réagir :

Répression de «Hollande démission»

Vous me direz que c'est con et absurde, mais là encore, c'est une pratique bien connu.

Si on accuse de manière rationnelle un opposant, il peut tenter de se défendre rationnellement. Alors que si l'accusation est absurde, il est démuni, il ne peut pas répondre point à point.

Un petit truc de rien qui marchait très bien : pénétrer chez un opposant en son absence et déplacer un objet. Répété régulièrement, cela peut rendre fou. Pas besoin de grands procès de Moscou pour verser dans le harcèlement dictatorial.

4) le pourrissement du débat. L'interdiction de poser clairement les problèmes sur la table. Le recours perpétuel aux leurres, diversions, attaques ad hominem, etc.

5) Enfin, il ne faut pas oublier que la «bonne» dictature est celle qui s'installe dans un semblant de continuité avec l'ancien système. Bonaparte avait insisté pour donner au coup d'Etat du 18 Brumaire une apparence de légalité et de respect des lois.

L'article en lien insiste sur le fait que l'assassinat de de Gregoris Lambrakis a eu lieu avant l'installation de la dictature des colonels.

Point n'est besoin des signes formels de la dictature (c'est même maladroit) pour y être en pratique. Formellement, Nicolas Bernard-Buss n'a pas été condamné à de la prison pour opposition à Christiane Taubira, mais nous savons bien que c'est en réalité le cas.

Apparemment, nous vivons sous la même constitution que du temps de Georges Pompidou, mais quel Français serait prêt à jurer qu'il est plus libre en 2013 qu'en 1973 ?

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(1) : le biographe de François Hollande dit qu'on ne lui connaît aucune passion, aucun centre d'intérêt, à part la politique.

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