lundi, décembre 02, 2013

Sur le drame de Berck : ce qu'il est interdit d'écrire

Une fillette de 15 mois que sa mère a fait noyer par la marée.

Le mode opératoire m'a intrigué mais je ne m'intéresse peu aux faits divers, je n'ai pas creusé. Je me suis contenté de lire les titres du Figaro et les chapeaux d'articles.

J'ai été ensuite scandalisé par les propos de l'avocate et du mari décrivant une «mère formidable». Mais au pays de la culture de l'excuse, plus aucune indécence ne m'étonne.

Puis, j'ai lu que la mère déclarait que «sa fille aurait eu une mauvaise vie». Ce fut une illumination. Je me suis dit : «Je parie qu'elle est noire». Pourquoi ? Parce que les blancs croient rarement aux mauvais esprits, au vaudou et à la sorcellerie.

Je me renseigne. Evidemment, jack-pot : elle habite Saint-Mandé et est originaire du Sénégal.

Je vous décris sans apprêt le cheminement de ma pensée. Mon hypothèse n'étonnera aucun africaniste. L'Afrique est le continent des enfants-sorciers. Mon idée est peut-être fausse mais pas absurde, l'enquête le dira.

Hé bien, dans la France de 2013, l'hypothèse que j'émets, qui est vraisemblable, pour ne pas dire la plus vraisemblable, n'apparaît dans aucun journal. Pire : c'est illégal de l'écrire. Ce billet tombe sous le coup de la loi.

Nous devenons cons à force de tabous.

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