lundi, juin 23, 2014

Envoyons la machine Vincent Lambert à la casse (2)

Dans la droite ligne du billet précédent :

L'homme actuel se traite en matériau

La vie humaine une valeur en chute

Et comme certains commentateurs ont évoqué la trahison de leurs devoirs par les médecins, ce commentaire extrait du blog de Philippe Bilger :

Cette affaire Lambert nous amène à exprimer ici des opinionspersonnelles, reposant plus sur divers critères subjectifs et sur l'émotion que sur des bases sérieuses.

Mais l'Académie de Médecine avait déjà mis les points sur les « i » :
«L'arrêt de vie, en réponse à une demande volontaire à mouriralors que la vie en elle-même n'est ni irrémédiablement parvenue à son terme, ni immédiatement menacée ne peut être assimilée à un acte médical. Sans équivoque, quand bien même il s'agirait «seulement» d'une aide au suicide, il n'est pas dans la mission du médecin de provoquer délibérément la mort». 
(...)
Tout aussi fermement, le rapport de neuf pages réaffirme que «le droit de la personne à l'alimentation et aux mesures appropriées à la qualité de vie», comme la kinésithérapie, l'hygiène et la prévention des escarres, ne peut être «subordonné à sa capacité relationnelle», qu'«aucun médecin ne peut l'accepter». Pourtant, Vincent Lambert, depuis fin 2012, ne bénéficie plus de kiné ni d'orthophonie.
En d'autres termes, peu importe le degré de conscience ou de communication, un médecin «a mission de soigner», dit l'Académie en précisant ne pouvoir «souscrire» à une «distinction entre état végétatif chronique et état de conscience minimal».

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/05/15/01016-20140515ARTFIG00014-affaire-lambert-le-rappel-a-l-ordrede-l-academie-de-medecine.php
Merci à l'Académie de Médecine de rappeler avec fermeté ces principes qui devraient aller de soi mais que trop de nos contemporains y compris ceux qui occupent des postes à responsabilités ont tendance à oublier.
De quoi rassurer les patients potentiels qui se demandent parfois si, rentrant à l’hôpital par la porte des urgences, ils n'en sortiront pas par la cheminée de l'incinérateur sur un caprice d'un médecin de garde pressé de partir en congés.
Ceci dit, si la justice persiste à vouloir condamner à mort un de ces nouveaux accusés coupables d'être innocents, devra-t-elle recruter et former des bourreaux successeurs de Deibler pour cette besogne ?

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