lundi, novembre 17, 2014

Jeunes djihadistes français de souche : aucun mystère

Le Figaro nous explique (Conversion à l'Islam : «Les jeunes français souffrent d'un malaise identitaire») qu'il y a un mystère dans les jeunes Français de souche convertis djihadistes.

Au contraire, c'est limpide, c'est même cela qui dérange. Je l'ai déjà expliqué.

Que propose la société française (si tant est qu'il existe encore une société française) à un jeune, homme ou femme ?

  • une société dévirilisée dont les pères sont absents ou se comportent comme des mères-bis. La perte de ce repère fondamental entraine celui de tous les autres (la fameuse forclusion du père, de Lacan).
  • une société déracinée. Les racines ont été sciemment coupées.
  • une société sans avenir. Quel est l'avenir d'un jeune Français aujourd'hui ? Aller de CDD en CDD pour se payer le dernier iphone ?
  • une société sans spiritualité, sans idéal et sans cause qui mérite de se sacrifier.
  • une société sans aventure, où le principe de précaution règne tout puissant.
L'islamisme leur offre (de manière frelatée, à mon avis) tout l'inverse : une virilité, des repères, une cause, une aventure, une communauté, une religion, un avenir (même s'il est dans l'au-delà).

J'ose la question sacrilège : sont-ils si différents des jeunes Français qui partirent faire la guerre d'Espagne, d'un coté ou de l'autre ?

Bien sûr, je n'en fais pas des héros romantiques, je sais que leur cause est mauvaise, que leurs pratiques sont abominables et que beaucoup sont des abrutis.

Si j'en avais un devant moi, je lui mettrais une balle dans la tête sans hésitation : c'est mon ennemi, il veut me tuer, il veut détruire ce que je suis, ce que j'aime. Mais, sans ressentir un grand respect, je n'éprouve pas pour eux un mépris infini.

Envisager les choses de mon point de vue est une évidence. C'est aussi très dérangeant pour les gens qui «pensent bien» car cela remet en cause les salades qu'ils nous vendent depuis des décennies.

C'est pourquoi la grande machine médiatique à euphémiser et à affadir s'est mise en route : de même qu'on parle de «décapitation d'otages» (connotation révolution française, problème politique) alors qu'il s'agit en réalité d'égorgements comme des moutons (connotation «religion de paix et d'amour» imparable, problème religieux), on tourne autour du pot, on interroge les parents, on psychiatrise la question, on la «sociologise».

On évite d'appeler un chat un chat. Pourtant, les motivations de ces jeunes djihadistes sont très explicites : elles s'étalent à longueur de charabia islamique dans des pages internet.

Mais bon, la lâcheté et le mensonge règnent : raconter n'importe quoi plutôt que de reconnaître que notre société décadente déboussole des jeunes, raconter n'importe quoi plutôt que de reconnaître que l'islam est une religion intrinsèquement violente fondée par un guerrier conquérant et exterminateur, donné comme «beau modèle».

La Vérité rend libre. Les medias et ceux qui les peuplent aiment leurs chaines.


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