samedi, janvier 24, 2015

Guilluy et la prolophobie

Guilluy : "Il ne faut avoir peur ni des musulmansni du FN"

Bien sûr, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'écrit Guilluy.

J'ai peur des musulmans parce que je suis, au sens premier du terme, islamophobe : j'ai peur de l'islam.

Et qu'on ne vienne pas me raconter que c'est irrationnel. Il y a des raisons (religieuses, culturelles et démographiques) tout à fait solides et réfléchies d'avoir peur de l'islam.

Le discours dominant traite toutes les peurs populaires comme irrationnelles (manière de prendre le peuple pour un con) alors que le peur de la haute seraient, elles, toutes rationnelles et intelligentes. Personne n'a jamais dit que la «fascistophobie» était idiote et contrevenait au vivrensemble, pourtant, elle appartient beaucoup plus à la catégorie des peurs émotives, fantasmatiques, irrationnelles et idiotes que l'islamophobie).

Cependant, je suis tout à fait d'accord avec la définition de la prolophobie de la France d'en haut donnée par Guilluy :

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Le racisme social fait partie du modèle de pensée dominante. L'idée qu'il faut rééduquer les masses et les remettre dans le droit chemin est très répandue dans la classe politique. Les catégories populaires sont perçues comme l'obstacle qui empêche la mondialisation d'avancer. On considère qu'elles votent mal, qu'elles s'égarent dans la religion surtout quand il s'agit d'islam et que seule une bonne éducation des masses réglera la situation. C'est bien évidemment faux, les années qui viennent de passer nous l'ont prouvé. Cette "France des invisibles", ce sont les catégories populaires, un véritable caillou dans la chaussure des politiques. Et c'est 60 % de la population. Gaël Brustier et JeanPhilippe Huelin n'hésitent pas à parler de "prolophobie" du politique, j'aime bien ce terme qui est très juste.
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Cette définition convient parfaitement à l'attitude de certains de mes collègues (qui se reconnaitront peut-être). Bien sûr, leur mépris social (je préfère «mépris» à «racisme») ne s'exprime pas ouvertement. Ils savent manier les mots pour envelopper leur pensée. Mais c'est bien le fond de leur opinion (c'est d'ailleurs plus une opinion qu'une pensée).


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