mardi, mars 10, 2015

La fabrique du crétin

En 2005, Jean-Paul Brighelli publiait La fabrique du crétin, désignant ainsi le malaise du système scolaire français. Triste anniversaire.

Bien sûr, comme Brighelli est un socialiste impénitent, qui n’a toujours pas compris (et ne comprendra sans doute jamais) que la socialisation-étatisation des problèmes individuels mène à la ruine (aujourd’hui, il fait le socialiste chez Dupont-Aignan), ses « solutions » ne feraient qu’aggraver la situation (comme celles de Polony, de Le Pen, etc.), en renforçant un Etat-nounou qui fabrique d’éternels enfants.

De plus, c’est un laïcard, il renvoie dos à dos catholicisme et islam, ce qui est, évidemment, le meilleur moyen de faire place nette pour le second. Brighelli, tout « brillant » qu’il est (c’est-à-dire diplômé), n’a pas assez de bon sens pour le comprendre.

Cependant, son diagnostic de l’école est toujours actuel. Il peut désormais être étendu à l’ensemble de notre société, qui est devenue une gigantesque fabrique du crétin :


  • Forclusion du père (scène vue : un gosse qui fout le bordel et la mère « mon chéri d’amour , calme toi ». J’ai mis cinq minutes à réaliser que l’homme impassible à coté était le père alors que j’étais au bord de foutre une torgnole au gosse). Les « familles » décomposées et monoparentales participent du même mouvement de décomposition. Et comme le père est le salaud qui oblige l’enfant à se détacher de maman et à devenir adulte, on n’est pas près d’avoir des adultes. Dans la même gamme de problèmes, les pédopsychiatres estiment que la curiosité sexuelle est le moteur psychologique de l’envie d’apprendre des enfants et que, à faire de l’éducation sexuelle précoce, on désamorce le goût d’apprendre.
  • Les jeux videos et la télévision ont une part essentielle dans la crétinisation. Les études sur la question sont très accessibles, mais elles n’atteignent jamais le grand public. Le bon sens suffit mais le public est justement rééduqué pour ne plus se fier à son bon sens, baptisé du qualificatif infâmant de « préjugés ». Il faut aussi noter que, les générations passant, les parents deviennent aussi décérébrés par la télévision que leurs enfants, la transmission du bon sens anti-télévision est coupée.
  • Le téléphone portable et les réseaux sociaux. Là encore, les articles alarmants existent et le simple bon sens suffit. C’est une véritable catastrophe pour les adolescents les plus fragiles, qui se réfugient dans les relations virtuelles pour ne pas avoir à affronter des relations réelles. Cela n’aide pas au développement de la sensibilité et de l’intelligence relationnelles (euphémisme).
  • Le dysgénisme, c’est-à-dire la sélection naturelle inversée. L’assistanat est une incitation à la reproduction des plus cons.


Et toujours l’école, bien entendu, en pointe de la crétinisation.



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