vendredi, mai 01, 2015

Revenir à la nation (JL Harouel)

Excellent livre qui rassemble nombre de réflexions de ce blog. Ce billet est un peu long mais il est fondamental.

On peut faire l'éloge des nations à la Chateaubriand. Harouel est plus analytique.

Nous sommes dans la droite ligne des vertus chrétiennes devenues folles de Chesterton, que mes fidèles lecteurs connaissent par cœur.

Extrait (dont j’ai fait sauter les références, que vous retrouverez dans le livre) en forme d’introduction et d’incitation à l’achat. Vous apprécierez la critique de l’Eglise catholique conquise à l’insu de son plein gré par la religion séculière humanitaire, car elle répond à une discussion récurrente sur ce blog, les chrétiens sont-ils les meilleurs amis ou les meilleurs ennemis des nations européennes ? :

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Amour obligatoire de l'autre et haine de soi des Européens

Si l'oubli total de soi au profit de l'autre est une vertu chrétienne, elle est aujourd'hui dénaturée par sa sécularisation et sa transformation en norme juridique. Dans le christianisme, c'était un acte libre accompli dans l'espérance du salut. Dans le post-christianisme, c'est devenu une contrainte juridique sans contrepartie. C'est une tyrannie exercée au nom de la vertu.

La très vertueuse religion séculière des nouveaux droits de l'homme trace aux Européens le devoir de disparaître en souriant pour faire place sur leur sol à d'autres peuples et à d'autres civilisations. C'est une invitation implicite à une euthanasie collective, à un suicide forcément heureux puisque conforme aux exigences de la vertu. Et le plus étrange, c'est que les peuples européens, ou du moins leurs dirigeants, semblent acquis à ce programme de sortie de l'histoire par la sortie de la vie.

Des observateurs lucides, tel Pierre Manent, ont noté cette effarante adhésion de la civilisation européenne à son propre anéantissement au profit des autres, perçu comme l'accomplissement d'un devoir éthique: «Je suis très surpris de la léthargie des Européens qui semblent consentir à leur propre disparition. Pis, ils interprètent cette disparition comme la preuve de leur supériorité morale. » Or cette prétendue supériorité morale est fondée sur la haine de soi : nous sommes sublimes puisque nous acceptons de disparaître au profit des autres ; mais si nous l'acceptons, c'est que nous ne méritons pas de vivre car nous sommes infâmes. Tel est le mécanisme de ce que Pascal Bruckner appelle le «masochisme occidental». Celui-ci est indispensable à l'amour de l'autre jusqu'au mépris de soi qu'exige le millénarisme post-chrétien. Si on déteste sa religion, sa civilisation, sa nation, il est logique de s'effacer devant les intérêts, les modes de vie et de pensée de l'autre. Le masochisme européen est l'outil obligé du travail de destruction des nations européennes par la religion humanitaire.

Les Européens ne se sentent plus le droit de s'estimer ni de s'aimer, comme le souligne Pierre Manent : «Il y a peu de temps encore, l'idée démocratique légitimait et nourrissait l'amour que chaque peuple éprouve naturellement pour lui-même. Désormais, au nom de la démocratie, on réprouve et rabroue cet amour. » C'est que - et j'y reviendrai -, sous l'effet du millénarisme post-chrétien, on a adopté une conception sensiblement différente de la démocratie, avec injection massive de valeurs universalistes. Si bien que, si on se place du point de vue des nouvelles valeurs démocratiques, «aucun peuple n'est plus légitime [et] seule la généralité humaine est légitime» .

Pourtant, les peuples européens ont une identité, un contenu humain, une histoire, une civilisation. Mais tout cela est en péril de mort à cause du millénarisme de l'amour de l'autre jusqu'au déni de soi. Car la question de l'identité est interdite aux populations « indigènes » d'Europe par le despotisme antiraciste, c'est-à-dire universaliste. Dans les pays européens, les seules revendications identitaires ne risquant « pas de s'attirer des accusations de nationalisme, de racisme ou de xénophobie [sont] celles émanant des étrangers » .

En érigeant son droit en religion d'Etat bourrée de valeurs d'origine évangélique aboutissant à un universalisme fantasmé et à une chasse féroce à toute velléité de discrimination, l'Europe occidentale s'est placée en position de faiblesse par rapport aux autres civilisations, qui sont peu concernées par le projet millénariste d'une humanité unifiée par l'amour de l'autre jusqu'au mépris de soi.

Le post-christianisme démocrate-chrétien contre la nation et la démocratie

Il est bien connu que la démocratie chrétienne n'aime pas vraiment la démocratie et n'aime pas du tout la nation, cadre optimal de la démocratie. Nation et démocratie sont étroitement liées. Ainsi que l'écrit Rousseau au début de l’Emile, « où il n'y a plus de patrie, il ne peut plus y avoir de citoyens». Patrie, démocratie : dans les deux cas, il s'agit du peuple, d'un peuple particulier, ce que les chrétiens-démocrates abominent puisqu'ils n'aiment que l'universel.

On le voit admirablement à la manière dont l'Europe occidentale fut dirigée après la Seconde guerre mondiale, durant la période de la reconstruction, qui fut aussi le temps des Trente Glorieuse et celui du lancement du projet européen. La partie continentale de l'Europe était alors pour l'essentiel dominée par la démocratie chrétienne. Or, tant au niveau des choix politiques et institutionnels internes que dans la mise en œuvre de la construction européenne, toute l'action des dirigeants chrétiens-démocrates s'exerça contre la nation et la souveraineté du peuple.

Leur objectif était de détruire « l'idée d'une suprématie parlementaire absolue» et ils y parvinrent. Partout en Europe sauf en Grande-Bretagne, elle « cessa d'être considérée comme légitime». Le moyen employé fut une « technique constitutionnelle» reprise de Kelsen : la création des cours constitutionnelles. Kelsen fut leur grande référence, car sa pensée constitutionnaliste était jugée utile pour limiter le pouvoir du peuple souverain au moyen du droit. On a adopté la solution des cours constitutionnelles afin de «limiter ou même contredire la notion traditionnelle de souveraineté populaire». La création des cours constitutionnelles était clairement dirigée contre les parlements nationaux.

Quant à la construction européenne, elle fut décidée de la manière la moins démocratique du monde par la démocratie chrétienne. Les fondateurs de la Communauté européenne, Robert Schuman, Alcide de Gasperi et Konrad Adenauer, qui étaient tous des chrétiens-démocrates, s'abstinrent soigneusement «de convoquer leurs peuples devant les urnes pour définir les dispositifs supranationaux». Ils recherchèrent «un consensus parmi les élites» pour décider «un certain nombre de mesures technocratiques et administratives». Ils tenaient par-dessus tout à éviter «les périls de la souveraineté populaire». Ils craignaient autant la démocratie que l'idée de nation. L'objectif des démocrates-chrétiens était «la dévalorisation de l'idée de souveraineté nationale».

Celle-ci fut, dès le début des années 1960, anéantie au niveau des principes par un coup de force judiciaire de la Cour de justice des communautés européennes décidant que le droit communautaire prévalait sur les législations nationales et était donc directement applicable dans les Etats membres, où il pouvait être invoqué par les particuliers devant les juridictions du pays. C'est de là qu'a découlé la déréliction des nations souveraines.

La construction européenne a marqué la fin des démocraties européennes. L'idéologie et les mécanismes institutionnels de l'Union européenne ont vidé les instances politiques nationales de leur substance. Pour la prise de décision, les mécanismes de la démocratie ont fait place au règne feutré des technocrates, des banquiers et des juges qui exercent dans le secret de leurs bureaux un pouvoir absolu. Les luttes électorales et politiques à l'intérieur des Etats-nations ne sont plus qu'un théâtre d'ombres sans enjeu réel, dont le spectacle n'a pour raison d'être que d'empêcher les peuples de prendre tout à fait conscience que les grands choix de société ne se font plus au niveau national, que les hommes d'Etat des divers pays européens ne sont plus que des marionnettes en charge de faire accepter ce qui a été décidé ailleurs.

Nous ne sommes plus des citoyens. Nous sommes les dociles sujets des experts de Bruxelles et des juges de Strasbourg, qui exercent sur nous un despotisme doux dans la forme mais inflexible dans le fond. Cela ne veut pas dire que, dans l'Union européenne, le politique n'existe pas. Il existe tout en étant nié comme tel. L'abandon du gouvernement des hommes et des choses pour une gouvernance économique docilement soumise aux dogmes du libre échange universel est un choix politique en creux.

Et il en est de même pour le remplacement du pouvoir législatif par le règne du droit, dominé par la norme sacrée de l'anti-discrimination, dont le culte est entretenu par des juges-prêtres qui lui font dire ce qu'ils veulent, tout comme les prêtres de Delphes interprétaient à leur guise les oracles d'Apollon.

Tout cela exprime un rejet de l'éthique de la responsabilité en faveur de l'éthique de la conviction. C'est un choix politique négatif, mais un choix politique tout de même. Dans l'Union européenne, le pouvoir est entre les mains du juge, du commissaire et du banquier. Le déficit démocratique de l'Europe n'est « pas une dérive, une erreur d'aiguillage, mais bien un projet pensé, superbement mis en œuvre». Tournant radicalement le dos à la démocratie, l'Union européenne est un millénarisme bureaucratique post-chrétien.

La démocratie post-chrétienne contre la démocratie libérale

Sur quantité de sujets majeurs, le millénarisme de l'amour de l'autre jusqu'au mépris de soi fait obstacle au débat démocratique, que l'État-Eglise de la religion de l'anti-discrimination parvient à empêcher grâce à l'arme de la répression pénale des expressions de la pensée libre. Cela traduit une crise peut-être mortelle de la démocratie européenne.

C'est que, sans trop le dire, on nous impose une version post-chrétienne de la démocratie, fort éloignée du modèle classique de la démocratie libérale : souveraineté du peuple et garantie des citoyens contre l'arbitraire par les libertés publiques. Dans sa nouvelle version, la démocratie ne consiste pas «qu'en la souveraineté du nombre». Elle « consiste surtout dans des valeurs de tolérance et de dialogue ».

Bref, dans son acception post-chrétienne, la démocratie, c'est fondamentalement le culte de l'universel, l'ouverture à l'autre, la chasse aux discriminations, la mise en tutelle de la souveraineté du peuple. On est là en pleine guerre des mots. Si on décide que là est la démocratie, cela veut dire que la classique démocratie libérale n'était pas la démocratie. Et c'est ce qui s'est passé de manière assez sournoise. On a décidé que les valeurs de la religion humanitaire étaient les vraies valeurs démocratiques. On a placé ces valeurs au-dessus de l'Etat. Et, ce faisant, on a « institutionnalisé la paralysie politique de la démocratie» .

En se réclamant de Kelsen, on a voulu réduire l'Etat à n'être plus qu'une hiérarchie de normes. Or le principe du règne abstrait du droit, se suffisant à lui-même et ne se souciant pas des conséquences pratiques auxquelles il aboutit, relève de la morale de la conviction dont Max Weber observait qu'elle ne pouvait être la morale de l'État. Le gouvernement d'un Etat doit se soucier des résultats de son action, il doit donc se fonder sur la morale de la responsabilité. Étant trop souvent une éthique de l'irresponsabilité, l'éthique de la conviction ne saurait régner souverainement sur la société sans de graves dangers pour celle-ci. Établir une fois pour toute une norme suprême et s'interdire de la remettre en cause malgré ses effets pervers est un système suicidaire.

Si les normes supérieures régissant une nation mettent en péril son existence, la nation doit pouvoir les changer, ou au minimum les mettre entre parenthèses pendant le temps nécessaire. C'est l'idée, exposée en 1938 par le politologue allemand Karl Loewenstein, alors réfugié aux États-Unis, que face à une menace de nature totalitaire, une démocratie est handicapée par « un aveuglement légaliste» et « un formalisme exagéré de l'État de droit» . C'est dans le même sens que s'inscrit la fameuse formule du juge Robert H. Jackson quand il déclarait en 1949: «La démocratie n'est pas un pacte suicidaire. »

Or la démocratie post-chrétienne constitue un pacte suicidaire pour les nations d'Europe occidentale, exposées sans défense à une menace totalitaire feutrée mais bien réelle, d'autant plus pernicieuse qu'elle se trouve au cœur même de leur système de normes. Le principe de prohibition absolue de toute discrimination est lourd de menace totalitaire, car sa logique est d'anéantir l'État libéral. La démonstration en a été faite dès 1965 par Léo Strauss. Celui-ci expose que le libéralisme « repose essentiellement sur la distinction entre l'État et la société, ou sur la reconnaissance d'une sphère privée, protégée par la loi mais où la loi ne peut pénétrer». L'Etat libéral ne doit pratiquer aucune «discrimination» entre ses citoyens. En revanche, du fait de l'existence officielle d'une sphère privée, il ne peut sans se renier intervenir dans cette sphère pour empêcher une «discrimination "privée" » pratiquée par des individus ou des groupes. En conséquence, «une interdiction légale de toute "discrimination" de quelque sorte qu'elle soit» signifie «l'abolition de la sphère privée, la négation de la différence entre l'État et la société, la destruction de l'État libéral». Bref, un système totalitaire.

Racine du principe de non discrimination, l'amour évangélique est fou dans une perspective terrestre et humaine. Il n'est sage que dans la perspective du salut céleste. Pour un pouvoir s'inscrivant dans une logique exclusivement terrestre et humaine, il est fou et suicidaire de faire de l'amour absolu de l'autre la norme juridique suprême, sanctionnée par le juge.

Le désintérêt de l'Église post-chrétienne envers les nations européennes

Le christianisme ayant été en grande partie chassé de la Méditerranée orientale et de l'Afrique du Nord par l'islam, il n'a pu survivre que grâce à l'Europe. Pendant un millénaire et demi, l'histoire du christianisme s'est pour l'essentiel confondue avec l'histoire des Européens. Mais, aujourd'hui, les intérêts du christianisme ne résident plus que très secondairement en Europe. La pratique religieuse y est tombée à peu de chose, tandis que l'explosion démographique de l'Afrique, de l'Amérique latine et de l'Asie y a multiplié le nombre des chrétiens pratiquants.

L'Église catholique est une institution admirable qui a joué un rôle historique immense. Elle doit son immense succès à l'Europe qui a été pendant une grande partie de son existence son tissu porteur. Maintenant, elle prend acte de ce que son mariage avec les Européens est caduc. Elle tourne la page sans état d'âme. Elle ne s'attache à rien ni à personne. Par-delà son empathie affichée, l'Église est un monstre froid, tout autant que l'État, lequel s'est construit à son image. L'Église ne connaît que ses intérêts, sa survie dans la longue durée. Et celle-ci passe aujourd'hui par ce que l'on appelait naguère le Tiers Monde, où sont maintenant les gros bataillons de fidèles. D'où l'intérêt que l'Église peut avoir aujourd'hui à se créer une clientèle parmi ces peuples en prenant ouvertement leur parti contre les nations européennes, spécialement à propos de l'immigration.

Ce faisant, l'Église a été amenée à effectuer dans le cadre de son magistère des prises de position politiques s'inscrivant dans la logique millénariste de la religion humanitaire. Le tournant s'est placé sous le pontificat de Jean XXIII, quand le pape a déclaré qu'il lui fallait intervenir non seulement en raison du salut des hommes, mais aussi au nom des droits de l'homme. Après quoi le pontificat de Paul VI a marqué le passage de l'Église à une théologie de la démocratie constitutionnelle. D'un point de vue politique, tout cela été très positif, puisque les prises de position de Jean-Paul II en faveur des droits de l'homme et de la démocratie dans les pays de l'Est ont grandement contribué à délégitimer le communisme et à favoriser la chute de l'Union Soviétique. Il n'en reste pas moins que le culte des droits de l'homme et de la démocratie relève de la religion humanitaire et donc du post-christianisme.

Dans le passé, on a beaucoup critiqué l'Église pour avoir marqué son attachement aux régimes monarchiques, condamné la liberté de conscience, la souveraineté du peuple, le libéralisme et des théories philosophiques telles que le naturalisme ou le rationalisme. Et il est vrai que l'Eglise n'était pas dans son rôle. Mais elle n'est pas davantage dans son rôle quand elle prend aujourd'hui fait et cause pour la démocratie et pour les droits de l'homme, et quand elle prétend interdire aux nations européennes tout contrôle des flux migratoires.

Dans son principe, l'Église est une institution de nature de spirituelle ayant pour objet la foi en vue du salut. Or, dans l'Église actuelle, la religion chrétienne cohabite avec une religion séculière très proche d'elle sur le plan moral mais dont les préoccupations sont exclusivement terrestres : la religion de la démocratie et des droits de l'homme, lesquels sont principalement envisagés sous l'angle de la non-discrimination. C'est ainsi qu'on voit l'Eglise réclamer à cor et à cri l'accueil à bras ouverts en Europe de toute l'immigration illégale en provenance de l'Afrique et de l'Asie.

L'appel lancé à Lampedusa par le nouveau pape a des accents millénaristes : accueillons tous les migrants et ce sera la cité de Dieu sur la terre. Mais l'histoire des mouvements millénaristes se réclamant de l'amour divin enseigne qu'ils n'ont jamais débouché sur autre chose que sur un enfer. Etrangement, le pape actuel a choisi la posture de chef d'un mouvement humanitaire, ce qui transforme quelque peu l'Église en une ONG droits-de-l'hommiste. Il y a actuellement deux religions dans l'Église : la religion catholique et la religion humanitaire, laquelle est une religion séculière. L'Église est décidément contaminée par le post-christianisme et de ce fait devenue peu amie des nations européennes.

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Puisque l’universalisme est l’ennemi mortel pour les nations européennes, que propose Harouel ? De prendre exemple sur la plus particulariste des nations démocratiques : Israël. Il développe cette idée intéressante.

Israël a été fondée par des Européens et il ne faut pas oublier que la notion de peuple élu marque la naissance des nations européennes.

En effet, chacun se référant à l'Ancien Testament, se voulait le peuple élu de la Nouvelle Alliance. C'est particulièrement flagrant dans la mythologie du royaume de France.

Quant aux cathos mièvres qui feraient la moue devant cette référence à l'Ancien Testament pas assez bisounours, je leur rappelle que l'oubli de l'Ancien Testament est une hérésie (le marcionisme).

Il a toujours été entendu en bonne théologie que l'amour du prochain se faisait en cercles concentriques, qu'avant d'aller chercher des amours lointaines et souvent abstraites, il fallait assumer ses amours proches et concrètes.

Aimer d'abord les siens et ensuite seulement l'étranger n'est pas une faute mais un devoir.

L'appartenance à la nation suppose l'accueil de l'héritage par l'enfant et par l'immigré. Ni l'enfant ni l'immigré n'arrivent dans un pays vide.  L'appartenance à la nation entraine avec lui l'acceptation active de l'héritage national. Chaque Français hérite d'un petit bout de France qu'il est de son devoir d'accueillir, de préserver et de transmettre. Le droit naturel de la nationalité est donc le droit du sang. Le droit du sol ne peut être qu'une exception très restreinte.

Le droit du sol généralisé et automatique actuel est mortel, parce que les immigrés sont trop nombreux, d'où le Grand Remplacement, et parce que, de culture et de religion différentes, voire opposées à aux nôtre, ils ne se sentent nullement concernés par notre héritage et n'ont aucune intention de le faire leur. Ils gardent leur héritage et ne le remplacent pas par leur nôtre. On le voit  à la mortifère (pour la France) fierté de leurs origines. Combien d'immigrés de deuxième ou de troisième génération font encore «comme au pays» marquant de la manière la plus claire que la France n'est pas leur pays, quoiqu'en dise l'administration ?

L'islam s'est construite en opposition avec la chrétienté, donc avec l'Europe. Toute arrivée massive de musulmans en Europe ne peut être, qu'on le veuille ou non, qu'une invasion et qu'une colonisation. A partir d'un certain nombre, dépassé depuis longtemps, peu importent les destins individuels.

On ne peut être à la fois bon musulman et bon Français (air connu sur ce blog). On ne peut donc devenir réellement français qu'en cessant d'être musulman. Et c'est le rôle des institutions (administration, lois, etc) et des Français eux-mêmes que de forcer les musulmans à choisir.

Harouel est saignant sur toutes les manifestations de la présence des musulmans en France (menus hallal, voile, ségrégation sexuelle, mosquées pharaoniques, etc.). Pour lui, ce sont les manifestations de victoire d'une colonisation, ennemie par essence, et elles doivent être interdites pour cette raison. Cette position a le mérite d'être claire et juste.

Il rappelle un point intéressant : le Coran interdit aux musulmans de s'installer en «terre de mécréance», point validé par l'université Al-Hazar. L'expulsion de France des musulmans ne serait même pas en contradiction avec le Coran ! Je n'en ai rien à foutre du Coran, mais c'est rigolo.

La solution ? La préférence nationale dans tous les domaines. Le premier devoir d'un Etat est de protéger ses nationaux. Tout autre attitude est une trahison.

Concrètement, cela suppose de sortir de tous les «machins» européistes  et mondialistes (cours de justice, parlements, commissions, chartes, déclarations, Euro, etc.) dont la finalité est d'empêcher les nations européennes de se défendre an nom de la théorie fausse «les nations, c'est la guerre».

Cela suppose aussi, comme dit précédemment, qu'on arrête cette folie de l'acquisition de la nationalité par un droit du sol largement ouvert et automatique.

Harouel fait remarquer que les petits pays, Suisse, Israël, semblent avoir moins de problèmes à assumer le sentiment national. Je soupçonne qu'il met beaucoup d'espoir dans les petits pays, Grèce, Portugal, menacés par le bulldozer bruxello-berlinois.

Je termine par des commentaires personnels.

La violence vient. Elle est déjà là. C'est celle des musulmans imposant leur mode de vie aux Européens et elle ne peut aller qu'en augmentant. Mais je souhaite une autre violence : celle des Européens expulsant les musulmans.

Ceux qui nous disent que ce n'est pas possible sont des traitres ou des imbéciles (ou les deux). Si on avait dit aux Français d'Algérie de 1952 que, dix ans plus tard, ils repasseraient la Méditerranée avec un baluchon sur le dos et que l'Algérie ne serait plus un département français, si on avait dit aux Allemands de 1935 que, dix ans plus tard, ils seraient expulsés par millions des terres de l'est où ils vivaient depuis des siècles et que la Prusse serait rayée de la carte, ils n'y auraient pas cru et vous auraient dit que ce n'était pas possible. Et pourtant, c'est arrivé.

Je connais trop l'histoire des guerres pour être de ces intellectuels fascinés par la violence. Mais je pense qu'en l'état actuel des choses, la violence est inévitable. Alors je préfère qu'elle soit de notre coté plutôt que du leur.

J'espère encore que notre violence puisse être limitée à l'économique et au social, mais j'en suis de moins en moins certain. Si notre violence doit devenir civile et guerrière, hé bien tant pis, cela sera un grand malheur, mais moins grand que la servitude.











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