mardi, septembre 29, 2015

Charles Gave sur l'affaire Volkswagen

La Saga Volkswagen

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Car, si les autorités de contrôle pour les voitures sont incapables ou corrompues, ou les deux à la fois, qu’en est-il des AUTRES autorités de contrôle ?

Citons quelques secteurs ou l’on peut avoir des doutes, sans espoir d’être exhaustif.

Les banques sont soi-disant contrôlées par les banques centrales. Qui contrôle ce contrôle et qui contrôle les banques centrales ? Au nom de quel mythe devraient elles être indépendantes et non responsables de leurs actions qui pourraient être délictuelles voir criminelles ?

Et qui contrôle :

Notre diplomatie ? A-t-elle été achetée pour un plat de lentilles par le Qatar ou l’Arabie Saoudite ?

Notre Souveraineté Nationale ? Vendue pour quelques sièges à la Commission ou au Conseil de la BCE… ?

Les dépenses de notre Etat ?

La Justice ?

Le Fisc ?

La Police?

La Sécu ?

L’Education Nationale ?

En principe me répondra le lecteur, notre système représentatif, nos élus, sont chargés de ce contrôle.

Mais qu’en est-il si nos institutions et nos élus sont tombés sous le contrôle de groupes de pression obscurs et puissants à la fois ?

Et si c’était le cas, ne sommes nous pas tombés dans un monde où les gens à qui nous avons confié le privilège exorbitant d’exercer en notre nom la «violence légitime», c’est-à-dire de faire respecter les Lois au besoin par la force ne sont plus légitimes et ne sont que des démagogues/ploutocrates manipulant le système à leur profit et au profit de ceux qui les commanditent ?

Et ces démagogues/ploutocrates ne sont ils pas en train d’utiliser à NOS DEPENS ce monopole de la Violence Légitime que nous leur avons confié, pour mettre en prison, ruiner ou forcer à se taire ceux qui déclarent que le Roi est nu ?

Sommes-nous tombés dans la Dictature molle dont parlait Tocqueville ?

Poser la question c’est y répondre …

Que faire me dira le lecteur ?

Ma réponse est : je ne sais pas trop.

Ce que nous essayons de faire à l’Institut des Libertés est d’informer, d’essayer de faire réfléchir, d’aider dans la mesure du possible à la formation des générations nouvelles, de créer un réseau de gens qui ont une sensibilité commune.

Ai je une solution miracle ? La réponse est non.

Y a-t-il un parti politique qui m’inspire, des hommes ou des femmes en qui j’aurais confiance ?

La réponse est encore non.

Vont -ils surgir dans un avenir proche ? Je le pense, si les difficultés s’aggravent.

Nous sommes à la fin des années Brejnev en Union Soviétique. Tout le monde sait que nous arrivons à la fin, mais personne ne peut deviner les contours de ce qui va suivre.

Et donc, chacun doit se préparer, individuellement, et faire passer le message autour de lui. Au moins, nous saurons que nous existons. Et c’est peut être de gens que nous aurons aidé à comprendre que viendra la solution ?

Le futur le dira.
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