jeudi, octobre 15, 2015

Chaos migratoire

«Chaos migratoire» : l'analyse sans concession d'un groupe de hauts fonctionnaires

Il est à la mode de nous raconter que la droite «zemmourienne» a gagné la bataille des idées. Billevesées ! Foutaises !

Que l'article ci-dessus ait été écrit par des fonctionnaires gardant prudemment l'anonymat et non par des politiciens en vue, oeuvrant à visage découvert, alors que l'immigration est un problème national depuis quarante ans, montre assez que les progrès du conservatisme dans la bataille des idées sont très lents et, pour tout dire, quasi-inexistants. En tout cas, sans influence sur la politique suivie.

D'ailleurs, Marine Le Pen, opposition officielle, ne perd pas une occasion de montrer son communisme et son progressisme. Avec une opposition pareille, la bien-pensance n'a aucune crainte à avoir, même si elle nous fait l'éternel sketch «Chéri, fais moi peur. Adolf est ressuscité».

Autrement dit, cet article est plein de bon sens, mais c'est comme pisser dans un violon.

Au fait. Les auteurs signent Plessis. Un plessis, c'est la fortification médiévale du pauvre. Un plessis est une haie d'arbustes taillés de manière à ce que leurs branches s'enchevêtrent à l'horizontale.

L'intérêt du plessis est de garder le bétail, de gêner les chapardeurs et d'obliger les éventuels assaillants à abandonner leurs chevaux et à enlever leurs armures (encore faut-il que le plessis soit assez large et assez haut). Dans le pire des cas, il ralentit la progression de l'ennemi.

On peut assimiler le bocage normand à un plessis géant et les Américains en ont gardé un cuisant souvenir.

Revenons à l'article. C'est moi qui souligne.

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La générosité affichée par nos dirigeants, et par nombre de dirigeants européens, n'est que le masque de l'impuissance. Derrière cette façade, on enrichit des trafiquants impitoyables (la traite des êtres humains rapporterait désormais plus que le trafic de drogue), on pousse des malheureux à prendre des risques insensés sur des embarcations de fortune ; on valide la stratégie de Daech de purification ethnico-religieuse, sans parler de la déstabilisation sans doute volontaire de l'Occident par l'arrivée en masse de populations de culture musulmane, sans même parler des probabilités d'infiltration d'éléments terroristes. Ajoutons que l'on vide les pays du Sud de leurs éléments les plus qualifiés et les plus dynamiques. Avec bonne conscience, les dirigeants européens se livrent à une véritable spoliation de l'avenir de ces pays, tout en imposant à leurs propres peuples de se perdre dans une bien aventureuse «dilution dans l'universel», pour reprendre l'expression d'Aimé Césaire.

«Rien n'est meurtrier comme la lâcheté ; rien n'est humain comme la fermeté.» écrivait Charles Péguy [Stefan Zweig a écrit La pitié dangereuse]. Face aux menaces actuelles qui engagent notre responsabilité collective vis-à-vis des générations futures, il est temps d'être humains et fermes.

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Résoudre la crise de l'asile, c'est d'abord s'attaquer aux causes et définir une stratégie claire au Proche-Orient, conforme à nos intérêts: un rapprochement avec l'Iran, une concertation avec la Russie, une politique plus pragmatique à l'égard du régime de Damas.

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La deuxième priorité est de s'attaquer à l'économie même des passeurs. A cet égard, l'exemple australien est éloquent: aucune arrivée illégale par bateau n'est tolérée, les bateaux sont raccompagnés soit vers leur lieu de départ, soit vers des centres de rétention extraterritoriaux, mis à disposition par des pays riverains et où les demandes d'asiles sont traitées. Le résultat est sans appel : aucun mort en mer à déplorer depuis 18 mois.

Il est parfaitement envisageable, pour l'Europe ou, à défaut, pour la France seule, de reproduire ce dispositif en concluant des accords (assortis d'une aide financière) avec des pays du Sud de la Méditerranée pour la création de ces centres. L'action de la Marine serait alors réorientée vers le raccompagnement des embarcations et de leurs passagers en direction de ces centres et vers la traque des passeurs qui est désormais un enjeu de sécurité nationale. Un dispositif européen similaire pourrait également être envisagé pour les demandeurs d'asile empruntant la route terrestre des Balkans. Ne seraient alors admises en France que les personnes s'étant effectivement vues octroyer le statut de réfugié au sens de la Convention de Genève ou de la Constitution. Ce système aurait donc le mérite d'éviter d'introduire en France des demandeurs d'asile dont fort peu répondent aux critères (70 % de déboutés malgré une procédure très favorable aux demandeurs) mais qu'il est ensuite extrêmement difficile d'éloigner (moins de 5% des déboutés).

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Cette crise d'une ampleur exceptionnelle appelle un retournement de paradigme qui passe par un changement de discours sur l'immigration. Il est temps d'admettre que, contrairement à certaines idées reçues, la France n'a pas besoin d'une immigration supplémentaire. Et si les beaux esprits le contestent, il n'est que de demander son avis au peuple de France par référendum [demander son avis au peuple ? Et puis quoi encore ! Encore des imbéciles qui se croient en démocratie]. Notre taux de chômage élevé, l'immense besoin en formation de nos jeunes inactifs peu qualifiés montrent bien que le pays n'a aucunement besoin d'un apport extérieur de maind'oeuvre, à l'exception de quelques travailleurs particulièrement qualifiés.

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Réviser en profondeur l'accord de Schengen afin de permettre un contrôle réel de l'immigration irrégulière aux frontières nationales: le contrôle aux frontières de l'espace Schengen est un leurre. Sans doute faut-il fixer un principe : franchir illégalement les frontières de l'Union ne crée aucun droit.

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Enfin, briser l'outil d'encouragement aux migrations non maîtrisées que représente l'espoir de régularisation. D'exceptionnelles, les régularisations sont devenues, notamment sous la pression d'associations, une modalité banale d'admission au séjour en France et constituent un puissant incitatif à l'entrée et au séjour irréguliers. Dès lors, pourquoi ne pas inscrire dans la Constitution, via un référendum [ils sont agaçants, avec leur manie de vouloir demander son avis au peuple], que les régularisations d'étrangers en situation irrégulière sont interdites ?
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