vendredi, novembre 20, 2015

L'optimiste et le pessimiste

Philippe de Villiers est plutôt optimiste :

Philippe de Villiers : «La barbarie va nous faire redécouvrir notre civilisation»

L'objection la plus importante que je fais à l'optimisme de Philippe de Villiers n'est pas démographique mais comportementale et morale : les Français, nourris dès le plus jeune âge au biberon du maternage bisounours (maternage familial, où la femme domine, et maternage étatique), risquent de redécouvrir trop tard que la violence est une impérieuse nécessité.

Certes, la France fut guerrière, mais comment les Français s'en souviendraient-ils quand l'école étatisée leur enseigne l'oubli de Louis XIV et de Napoléon et la mémoire d'un empire de traine-savates maliens ?

Eric Zemmour voit les choses beaucoup plus noires que de Villiers. Il commence par latter Brighelli qui, au fond, n'est qu'un petit prof de province (que les profs de province ne me lynchent pas, ils m'ont instruit) :

Voltaire peut-il nous sauver ?

Et surtout, en une phrase, in cauda venenum, il explose la tête d'Ali Juppé, objet d'un grand amour de ma part, genre mawachigeri coup de pied circulaire :

La France, éternel “petit Satan”


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(1) : Que diront tant de Ducs et tant d'hommes guerriers
Qui sont morts d'une plaie au combat les premiers,
Et pour la France ont souffert tant de labeurs extrêmes,
La voyant aujourd'hui détruire par soi-même ?
Ils se repentiront d'avoir tant travaillé,
Assailli, défendu, guerroyé, bataillé,
Pour un peuple mutin divisé de courage
Qui perd en se jouant un si bel héritage.

On peut préférer, du même auteur :

Ce jour, Martel aura tant de courage
Qu’apparaissant en hauteur davantage
Que de coutume, on dira qu’un grand dieu,
Vêtant son corps, aura choisi son lieu.

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