vendredi, janvier 22, 2016

Porco Rosso et les garçons

Je suis tombé sur un entretien étonnant de Miyazaki. Pour expliquer la genèse de Porco Rosso. il raconte qu'il en avait marre de voir les filles marcher fièrement devant et les garçons suivre tout penauds derrière. Il se demande ce qui est arrivé aux garçons pour que les filles les jugent désormais « insatisfaisants et manquant d'assurance ».

J'ai déjà entendu cette réflexion de filles et de jeunes femmes françaises, mais ces dames devraient se remettre un peu en question. On prétend les femmes plus psychologues que les hommes, ce n'est vraiment pas mon expérience. Quand les femmes se comportent comme des syndicalistes SNCF, qu'y a-t-il d'étonnant à ce que les hommes préfèrent l'original à la copie, délaissent les femmes et se mettent en ménage avec de vrais syndicalistes SNCF ?

Les femmes se plaignent de maux dont elles chérissent les causes. Car la virilité ne provoque pas seulement des agressions sexuelles, elle est aussi ce qui pousse les hommes à protéger les femmes. A Stockholm, combien de Suédois, à Cologne, combien  d'Allemands, ont essayé de réagir et de protéger leurs compagnes contre les agressions de jeunes musulmans en rut ? Beaucoup trop peu, d'après ce que j'ai compris. Ces dames veulent de gentils toutous obéissants, qu'elles ne se plaignent pas ensuite de ne pas avoir de chiens de garde quand ça tourne au vinaigre.

Je pense que le féminisme militant est une catastrophe sociale et que sa conséquence la plus grave est notre suicide démographique.

Les imbéciles me rétorqueront « Alors, tu es d'accord avec les islamistes pour enfermer les femmes ». Pauvre réplique.

Car, entre l'islam et nos sociétés devenues folles, il y a la place pour un monde. Et ce monde, c'est celui de l'amour occidental traditionnel, celui qui commence avec le christianisme, la dévotion à la Vierge et se poursuit par l'amour courtois et le « fine amor ». Cet équilibre là a été détruit par le féminisme militant.

Nous devons redécouvrir dans la douleur que, tout comme l'autorité a une grande utilité, la virilité est utile. Il ne serait pas étonnant que cette demande de virilité vienne des femmes et que les hommes y résistent car la virilité, c'est chiant. Cela suppose, idéalement, d'être capable de se sacrifier pour sa famille, pour son clan, pour sa patrie (ce n'est pas un hasard si le féminisme a commencé à prendre le dessus après 1918 et l'overdose de sacrifices virils pour la patrie). Se comporter comme une fiotte molle et geignarde, façon François Hollande, est bien plus confortable.

Revenons à Porco Rosso. Les propos de Miyazaki m'ont d'abord étonné parce que les héroïnes, Fio et Gina, sont plus posées et plus courageuses (sentimentalement) que les hommes. Mais, en réfléchissant, les hommes de ce film se comportent bien comme des hommes au sens le plus traditionnel, courageux (physiquement), protecteurs, un peu tout fous, chevaleresques, causant mécanique et artillerie, buvant des coups ...

Bref, Porco Rosso, c'est l'équilibre perdu entre hommes et femmes !



Nota : dans la version française, à la fin du film, il y a une erreur de traduction gravissime. On dit : « On ne l'a jamais revu », alors que la version japonaise dit littéralement : « Il n'a jamais remontré son visage ». Dans le contexte de Porco Rosso, un pilote humain dont le visage s'est transformé en cochon et qui, peut-être, suite au baiser de Fio, est redevenu humain, c'est important. Or, en regardant bien la dernière image de l'hôtel Adriano, on aperçoit un avion rouge qui ne peut être que celui de Porco/Marco.

Autrement dit, la fin suggérée en japonais est l'inverse de celle traduite en français. Regrettable contresens !




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